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EAN : 9782267028911
430 pages
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (22/10/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.38/5 (sur 4878 notes)
Résumé :
Frodon le Hobbit et ses Compagnons se sont engagés, au Grand Conseil d'Elrond, à détruire l'Anneau de Puissance dont Sauron de Mordor cherche à s'emparer pour asservir tous les peuples de la terre habitée : Elfes et Nains, Hommes et Hobbits.
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Critiques, Analyses et Avis (160) Voir plus Ajouter une critique
Dixie39
  17 mars 2016
- Attends ! J'ai peur de comprendre là. Tu es en train de me dire que tu n'es pas venue hier parce que tu voulais finir un bouquin ? C'est ça ?
- Bah oui. Mais c'est pas un vulgaire bouquin. C'est le
- On s'en fout de ce que c'est ! Liza ! Tu nous a laissé en plan.
- Non, mais si. Enfin, tu comprends, c'est pas rien. C'est le tome 2 du
- Non mais je rêve ! La dernière fois c'était un article à finir, l'avant dernière fois, tu devais poster une critique, et cette fois-ci, tu restes chez toi pour bouquiner pendant qu'on trime avec nos transcriptions. C'est pas sérieux, ça, Liza ! Si tu continues comme ça, on va faire comment pour tout boucler en juin ?
- Je te jure, je les ai travaillés mes textes. J'ai deux-trois blancs qu'il faut que je comble, mais c'est rien, je t'assure !
- La dernière fois que tu nous a dit ça, on a trimé pendant trois plombes.
- Écoute ! Attends, je te jure écoute cela, et tu vas comprendre. je te jure que tu vas comprendre !
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Attends j'te dis !
- Non/mais/je/LE/crois/pas ! t'es en train d'allumer ta liseuse... Ah, non ! Pitié ! Tu vas pas recommencer à me faire la lecture ? Laisse tomber. Cela va aller. On va s'arranger.
- Écoute, je te dis. Au lieu de râler ! Franchement ! Là ! C'est autre chose encore. Je te jure ! Dieu sait que c'était beau, Matilda, Serpentine, Mélanie Fazi. J'ai adoré, ça, c'est sûr. Mais, là, on est ailleurs. On est... enfin écoute, je te jure, là, on est dans une autre dimension.
Il FAUT que tu écoutes ça :
[Alors j'ai commencé à lire - Livre 4ième, milieu du chapitre 8 -]
« Je n'aime rien du tout ici, dit Frodo, marche ou pierre, souffle ou air. L'air, la terre et l'eau semblent toutes trois maudites. Mais notre chemin est ainsi tracé. (...) Il fut un temps où je pensais qu'ils y allaient de plein gré, tous ces gens merveilleux dans les histoires, parce qu'ils le voulaient, parce que c'est excitant et que la vie est un peu monotone – comme un divertissement, si vous voulez. Mais c'était pas du tout ça, pour les histoires qui comptaient vraiment, ou celles qui nous restent en mémoire. Les gens s'y retrouvaient malgré eux la plupart du temps, on dirait ; leur chemin était tracé de cette façon-là, comme vous dites. Mais je gage qu'ils ont eu une foule d'occasions, comme nous, de faire demi-tour, seulement ils l'ont pas fait. Et s'ils l'avaient fait, on n'en saurait rien, parce qu'ils seraient oubliés."
[et j'ai continué avec tout ce passage sublime ou Sam n'aspire qu'à une chose : voir la fin du conte arriver et se reposer. Tout en se demandant, s'ils feront un jour, eux aussi, partie d'une histoire écrite dans un grand livre que les pères liront à leurs enfants]
"Toi et moi, Sam, nous sommes encore coincés dans les pires moments de l'histoire, et il est à peu près certain que des gens diront à ce stade : “Referme le livre, papa ; on ne veut pas savoir ce qui va se passer.”
- le seigneur des anneaux ? C'est le seigneur des anneaux ! Tu t'es mise à lire le seigneur des Anneaux ? Je le crois pas...
Dis rien ! C'est la nouvelle traduction ? Oui, c'est bien ça ! C'est la nouvelle traduction...
Et tu me dis rien ! Qu'est-ce que tu en penses ?
- J'ai ad
- ça m'étonne pas ! Quand je pense que depuis des années, tu n'as jamais voulu ouvrir le moindre bouquin de fantasy et là, toi, dans ton coin, tu te mets à lire l'incontournable, LA référence absolue. Et dire que t'es même pas venue avec nous voir les films ! D'un autre côté c'est pas plus mal. C'est toujours ce que je dis, c'est pas ce qu'il y a de mieux de voir l'adaptation avant d'avoir lu le livre. Cela te bouffe tout ton imaginaire, cela t'impose des images qui ne seront pas forcément les tiennes. Les bonnes. Tu veux que je te dise, Liza ? Tu réalises pas la chance que t'as ! Tu dois t'éclater à lire ça... Qu'est-ce que j'aimerai être à ta place. Qu'est-ce que j'aimerai l'oublier, ce livre, pour pouvoir le découvrir avec un oeil neuf... Sentir la présence écrasante des Ents dans la peau d'un hobbit et errer dans la forêt de Fangorn.
Et les premières pages des deux tours : Boromir... J'en ai encore des frissons, tellement tu as envie de le retenir encore, et cette barque, ultime demeure qui file sur l'eau et qu'on doit laisser partir. Tout est tellement beau, tellement juste. Ah ! Que d'émotions, j'ai laissées accrocher à cette quête. Ce seigneur des anneaux, je crois pas avoir ressenti ça avec un autre livre, ou tout du moins, pas aussi intensément. Et la nouvelle traduction, faut être honnête, ça lui a redonné un sacré pep's ! quand Sam se met à gueuler sur Araigne !
"Maintenant, amène-toi, ordure ! (...) T'as fait mal à mon maître, sale brute, et tu vas payer. On continue notre route ; mais faut en finir d'abord avec toi. Viens, donc, viens déguster une deuxième fois ! "
- Y a pas c'est quand même autre chose. D'ailleurs pour le Gollum ? Tu y as cru ? Et Gandalf ? Non, ne me dis rien, te connaissant, t'as plongé. T'y croyais, avoue. T'y croyais ?
- Franchement oui... J'étais persua
- Je m'en doutais ! La première fois que je l'ai lu, moi aussi.
Mais bon, j'avais douze ans...
(...)
- Tu sais, il va falloir que je te laisse. J'aimerai bien écrire ma critique ce soir. c'est pas que
- Laisse tomber. Sur ton babelmachin, une critique de plus ou de moins sur un chef d'oeuvre pareil, cela va rien changer.
-Non, je sais bien, mais c'est le principe : tu lis un livre et tu postes une critique pour partager avec la communauté, tes impressions, bonnes ou mauvaises, ton avis et ce qui
- Franchement Liza, il doit y en avoir combien déjà ? Faut qu'on avance là, sinon on va jamais s'en sortir...
- Bon mais c'est vraiment parce que hier je ne suis pas
- Et puis tu verras, on a commencé à bosser sur la Tour-du-Meix. ça va pas trop te dépayser. Tu seras dans ton élément... Ah ! Ah ! Ah !
(Je crois bien qu'il se fout de moi...)
- - -
Voilà ! J'avais deux choix : Mentir ou faire amende honorable et dire la vérité pour mon absence injustifiée d'hier.
J'ai choisi la seconde option...
(J'aurais sans doute dû étudier de plus près la première ?)
Lien : http://page39.eklablog.com/l..
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Megadonut
  04 janvier 2016
Bon, critique du deuxième tome !
Encore une fois, j'ai passé un super moment avec ce magnifique écrit de J.R.R. Tolkien ! le début du récit est un peu moins long à vraiment démarrer, seul minuscule point négatif du premier tome. Donc c'est mieux pour le démarrage. Ensuite, le reste de la compagnie à affaire à de nouveaux ennemis (comme Saroumane), et sont séparés. J'ai préféré le fait que la compagnie soit dissociée car bien que le récit soit découpé selon les personnages, il est plus varié et la trame est je trouve meilleure que celle du premier (bien sûr, je parle meilleur mais même le premier c'est le top du top ! Je suis dans la catégorie très haute...). J'ai beaucoup apprécié aussi le passage avec les Ents qui m'a fait penser à la déforestation en Amazonie et qui apporte une nouvelle qualité au récit. Nous traversons aussi aux côtés de Aragorn, Legolas et Gimli les terres du Rohan, un nouveau peuple humain qui est "spécialisé" dans les chevaux. J'ai beaucoup aimé le passage avec Legolas et Gimli à la bataille du gouffre de Helm, qui comptent leurs et ennemis en faisant une sorte de compétition, moment qui m'a fait bien rire (même à la dixième relecture ^^). Bref, encore un super tome où règne le suspense et qui m'a fait passé de très bons moment ! A lire, à relire et à re-relire !
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Yendare
  29 décembre 2019
Je comptais aller voir l'exposition sur Tolkien pendant ses vacances de Noël mais avec les grèves des transports j'ai renoncé à cette idée. Ce n'est pas grave car j'ai quand même bien pris mon pied à relire la trilogie du seigneur des anneaux en profitant au passage de sa nouvelle traduction.
Dans ce tome bien que la première partie soit passionnante j'ai toujours préféré la deuxième avec Frodo et Sam sans oublier Gollum. Depuis petit je trouve ce personnage aussi effrayant que passionnant. Je me souviens que j'avais eu peur la première fois que j'ai vu le deuxième film où il se fait attraper par Sam et Frodo, j'en avais fait des cauchemars. Chaque personne prend ici de l'épaisseur et la série n'en devient que plus intéressante son parler de l'univers toujours aussi bien décrit.
J'ai  donc pris beaucoup de plaisir à lire ce second tome et j'ai rapidement terminé avec le dernier tome de cette extraordinaire trilogie de Tolkien.
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Tatooa
  01 novembre 2015
C'est quand même dingue, quand on y pense.
Je connais l'histoire par cœur. J'ai lu l'ancienne traduction il y a 35 ans pour la première fois, puisque mon père possédait ces livres dans son immense bibliothèque, en poches, avec Asimov, Van Vogt, Vance, aux côtés des œuvres complètes de V. Hugo, Rimbaud, Anouilh et plein d'autres reliées cuir, merci papa.
Je l'ai relue quand je me suis acheté la trilogie il y a une vingtaine d'années, avec autant de plaisir.
J'ai vu les films à peu près 10 fois chacun, si c'est pas plus. Je connais l'histoire par cœur.
Alors comment expliquer le plaisir que j'ai à lire cette nouvelle traduction ? Je ne sais pas. Moi qui ne relis quasiment jamais mes livres... C'est pas explicable.
Et pourtant voilà quatre jours que je vis leurs aventures à leurs côtés, que je me marre (Sacré Sam !), que je tremble, que je bataille avec eux. Que je redécouvre l'écrit, parce que 20 ans quand même ça fait un bail...
Dans ce second tome, la même chose que dans le premier me saute aux yeux : c'est incroyablement vivant ! Bien plus que dans mon souvenir des lectures précédentes. Je me demande si c'est lié au fait que les films existent aujourd'hui et que du coup les images me viennent plus facilement. Il y a également les illustrations d'Alan Lee, magnifiquement reproduites, dont j'allais oublier de parler, elles sont juste superbes...
Comme j'ai dit dans mon avis sur le tome 1, je ne comparerai pas les deux traductions, j'ai lu la première il y a trop longtemps. Mais celle-ci me comble de bonheur, il n'y a pas à tortiller ! Il y a également moins de coquilles que dans le tome 1 (même s'il y en a), la correction a été plus soignée sans doute.
Il ne me reste plus qu'à attendre une année de plus pour avoir enfin "le retour du roi"... Snif...
Et potopom...
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Hugo
  21 juin 2013
Moi : ♫Tinnnn tinnnn tintintin tintintin tintintin tintintin tin tin tinnnnnnnn…. tin tintintin…♫
Choupette : Encoreeeeeeeeee, ma parole tu ne connais que ça.
Moi : Pourquoi tu gueules Tchitchounette ?
Choupette : Je ne gueule pas putain, tu es un escroc c'est tout : la dernière fois que tu avais Frodon(é) cet air :on avait conclu un accord oral
Hugo : Moi j'ai rien dit…
Choupette : Normal dans ce genre de contrat, c'est moi qui m'occupe du précieux
Hugo : Tu m'avais dit je cite : « Balance la sauce » (critique de la communauté tome 1)
Ahhhhhhhhh Mon précieux : La communauté s'est disloquée, Frondon de la comté accompagné de Sam sont partis, suivis de près par Gollum qui les mènera tout droit dans le repaire d'Arachne, l'araignée géante. Gandalf a sauté le pas, il est devenu blanc en vainquant le terrible Balrog. Gimli, Legolas et Aragorn continuent à chevaucher les hautes terres du milieu pour retrouver les deux Hobbits capturés par les orcs… Sauron les garde à l'oeil mais « sauron » t-ils lui échapper…
Choupette : Moi j'aime bien les orcs : Willy était plutôt sympa, par contre dans « de rouille et d'os » ils sont moins cool. Pauvres bêtes, les foutre dans des aquariums géants aussi, ça a de quoi les rendre ouf non ?
Hugo : Tu vois qu'on se comprend finalement
Choupette : C'est pour ça qu'on s'aime…
Hugo : Sinon tu l'aimes ta Mauboussin…
Comme dirait le vieux Gandalf : "Fuyez pauvre fou"
A plus les copains
♫Tinnnn tinnnn tintintin tintintin tintintin tintintin tin tin tinnnnnnnn…. tin tintintin…♫
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ESnMzQZubKg
à 1 min 47

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Citations et extraits (128) Voir plus Ajouter une citation
SimonbothorelSimonbothorel   12 mai 2021
Quelques citations citations/extraits du livre Le Seigneurs des anneaux : Les Deux Tours (1954) de J.R.R. Tolkien (Éditions Pocket, 2017) Traduit de l’anglais par Daniel Lauzon :

• À travers le Rohan, par les prés et palus où pousse l’herbe haute,
Le Vent de l’Ouest avance et court au bas des côtes.
Quelles nouvelles de l’Ouest, ô toi, vent vagabond, m’apportes-tu de nuit ?
As-tu vu Boromir le Grand sous l’étoile qui luit ? »
Je l’ai vu chevaucher par-delà sept rivières aux eaux larges et traîtres ;
Je l’ai vu cheminer en pays désolés avant de disparaître
Dans les ombres du Nord. Je ne le vis plus alors.
Le Vent du Nord, peut-être, aura ouï le cor du fils de Denethor. »
Ô Boromir ! De ces hauts murs sur l’Ouest, je regardai au loin,
Mais tu ne revins pas des lieues désertes où les hommes ne vont point.  » (Aragorn qui chante un poème pendant que Boromir est dans sa barque funéraire et s’éloigne sur le Fleuve Rauros) p. 27

• « Alors continuons, dit Gimli. Mes jambes devront oublier les milles. Leur volonté serait plus grande si j’avais le cœur moins lourd. » (Gimli avec Aragorn et Legolas à propos de leur poursuite pour recherche les traces de Pippin et Merry) p. 50.

• « Il est des choses qu’il vaut mieux entreprendre que refuser, quand bien même la fin risque d’être sombre. » (Aragorn) p. 73.

• « D’abord, cela prendrait du temps : mon nom ne cesse de grandir, et j’ai vécu très, très longtemps ; ainsi, mon nom à moi est comme une histoire. Les noms véritables vous racontent l’histoire des choses auxquelles ils appartiennent, dans ma langue […] » (Barbebois à Pippin et Merry qui rencontrent les Ents) p. 119.

• « Mais voilà, mes amis : les chansons, tout comme les arbres, ne portent leurs fruits qu’au moment voulu et à leur manière ; et parfois, ils se gâtent prématurément.  » (Barbebois à propos de son peuple qui disparaît peu à peu) p. 160.

• « J’ai prononcé des paroles d’espoir. Mais d’espoir seulement. L’espoir n’est pas la victoire. La guerre est sur nous et sur tous nos amis, une guerre dans laquelle seul l’usage de l’Anneau nous assurerait la victoire. J’en suis profondément chagriné et effrayé ; car maintes choses seront détruites et tout pourrait être perdu. Je suis Gandalf, Gandalf le Blanc, mais le Noir est plus puissant encore.  » (Gandalf à Aragorn, Legolas et Gimli après qu’ils se soient retrouvés) p. 186.

• « Il se leva et considéra longuement Gandalf. Les autres les regardèrent en silence tandis qu’ils se tenaient l’un face à l’autre. La forme grise de l’Homme, Aragorn fils d’Arathorn, était haute, et sévère comme la pierre, sa main sur la poignée de son épée ; on eût dit qu’un roi sorti des brumes marines avait posé le pied sur les rivages d’hommes de moindre stature. Devant lui s’arquait la vieille silhouette, blanche, brillant à présent comme d’une clarté intérieure, courbée, chargée d’années, mais investie d’un pouvoir au-delà de la puissance des rois. Ne dis-je pas vrai, Gandalf, reprit enfin Aragorn, en affirmant que vous pourriez aller où qu’il vous plaise d’aller plus rapidement que moi ? Et je dis ceci également : vous êtes notre capitaine et notre étendard. Le Seigneur Sombre en a Neuf. Mais nous en avons Un, plus puis » p. 187.

• « Lentement, le soleil descendit le ciel jusque dans l’Ouest. Regardant au loin à travers l’immense plaine, les cavaliers le virent étinceler un moment comme une flamme rouge s’enfonçant dans l’herbe. Très bas à l’horizon, des épaulements de montagnes rougeoyaient de part et d’autre. On eût dit qu’une fumée s’élevait et assombrissait le disque du soleil, qui paraissait teinté de sang, comme si l’herbe s’était embrasée alors qu’il plongeait sous la lisière du monde.
« C’est la Brèche du Rohan, dit Gandalf. Presque plein ouest d’où nous nous trouvons. Isengard est là-bas. »
« Je vois une grande fumée, dit Legolas. Que peut-ce donc être ? »
« La bataille et la guerre ! dit Gandalf. En avant !  » p. 196.

• « Cette nuit me dure autant que des années, dit-il. Le jour tardera-t-il encore longtemps ?  »
«  L’aube n’est pas loin, dit Gamling, maintenant à ses côtés. Mais j’ai bien peur qu’elle ne puisse nous aider. »
« Pourtant, l’aube a toujours été l’espoir des hommes », dit Aragorn. » (Aragorn et Gamling avant la Bataille de la Gorge de Helm) p. 255.

• « Viendrez-vous avec moi, fils d’Arathorn ? Nous pourrions fendre les rangs, ou arriver à une fin qui soit digne d’un chant – s’il en reste un demain pour chanter nos prouesses. » (Théoden [roi du Rohan] à Aragorn avant la Bataille) p. 260.

• « Ce sont des Ents que vous avez vus, ô Roi, des Ents de la Forêt de Fangorn, qu’en votre langue vous appelez le Bois d’Ent. Croyiez-vous que le nom avait été donné par pure fantaisie ? Non, Théoden, il en va tout autrement : pour eux, c’est vous qui n’êtes qu’un récit passager ; toutes les années depuis Eorl le Jeune jusqu’à Théoden le Vieux comptent pour peu de chose à leurs yeux ; et tous les exploits de votre maison ne sont que broutilles. »
Le roi resta muet. « Des Ents ! dit-il enfin. Des ombres des légendes anciennes, je crois commencer à comprendre le prodige des arbres. J’aurai vécu d’étranges jours. Longtemps nous avons élevé nos bêtes et cultivé nos champs, bâti nos maisons, façonné nos outils, ou chevauché au loin pour prendre part aux guerres de Minas Tirith. Cela, c’était pour nous la vie des Hommes, le train du monde. Nous n’avions cure de ce qui se trouvait au-delà des frontières de notre pays. Nos chansons nous parlent de ces choses, mais nous les oublions, et nous ne les apprenons plus qu’aux enfants, négligemment, par tradition. Et aujourd’hui, les« chansons resurgissent parmi nous des endroits les plus étranges, et on les voit marcher sous nos yeux à la lumière du Soleil. »
« Vous devriez vous en réjouir, Théoden Roi, dit Gandalf. Car ce n’est plus simplement la vie des Hommes qui est de nos jours menacée, mais aussi celle des choses que vous preniez pour une affaire de légende. Vous n’êtes pas dépourvu d’alliés, bien que vous puissiez ne point les connaître. »
« Mais je devrais aussi m’en attrister, dit Théoden. Car quelle que soit la fortune de la guerre, ne doit-elle finir de telle sorte que bien des choses qui étaient belles et merveilleuses s’en iront à jamais de la Terre du Milieu ? »
« Cela se peut, dit Gandalf. Le mal de Sauron n’est pas entièrement remédiable, et on ne peut l’effacer comme s’il n’avait jamais été. Mais telle est la destinée de notre temps, et nous y sommes condamnés. Maintenant, allons-nous-en, et poursuivons le voyage entrepris ! » p. 280.

• « La haine est souvent l’artisan de son propre malheur ! » (Gandalf à propos du devenir de Saruman qui s’est enfermé dans sa Tour) p. 348.

• « Ils étaient parvenus à la désolation qui s’étendait à l’entrée du Mordor : monument durable au funeste labeur de ses esclaves, qui demeurerait quand tous leurs desseins auraient été réduits à néant ; terre souillée et gangrenée au-delà de toute rédemption – à moins que la Grande Mer ne vienne la laver sous les flots de l’oubli. « J’ai mal au cœur », dit Sam. Frodo resta muet. Ils se tinrent là un moment, comme des hommes en marge d’un sommeil où le cauchemar guette ; luttant, mais sachant qu’ils n’arriveront pas au matin sans passer par les ombres. Le jour grandit et sa lumière se durcit. Les fosses desséchées et les tertres empoisonnés devinrent hideusement nets. Le soleil s’était levé ; il marchait parmi les nuages et les banderoles de fumée, mais même sa lumière était souillée. Les hobbits n’accueillirent pas volontiers cette lumière : elle semblait hostile et les révélait dans leur fragilité, petits fantômes impuissants errant parmi les tas de cendre du Seigneur Sombre. » p. 445.

• « Les premières lueurs du matin se glissaient tout juste parmi les ombres sous les arbres, mais il voyait très clairement le visage de son maître, et ses mains aussi, reposant sur le sol à ses côtés. Il se remémora soudain Frodo tel qu’il était étendu dans la maison d’Elrond, endormi, après sa funeste blessure. Là, à son chevet, il avait remarqué par moments une faible lueur brillant à travers lui ; mais à présent, la lumière était encore plus claire et plus forte. Frodo avait les traits paisibles, la crainte et le souci en étaient effacés ; mais son visage paraissait vieux, vieux et beau, comme si la ciselure des ans se révélait soudain en une multitude de fines rides, restées jusqu’alors invisibles, bien que l’identité du visage demeurât inchangée. Non que Sam Gamgie l’eût exprimé ainsi en son for intérieur. Secouant la tête, comme s’il trouvait les mots inutiles, il murmura : « Je l’aime. Il est comme ça, et on voit la lumière le traverser des fois, bizarrement. Mais je l’aime, peu importe.  » p. 475.

(suite)
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SimonbothorelSimonbothorel   12 mai 2021
(suite)

• « Oui, c’est vrai, dit Sam. Et on serait pas venus ici du tout, si on s’était mieux renseignés avant de partir. Mais j’ai idée que c’est souvent comme ça. Les exploits des« vieux contes et des vieilles chansons, monsieur Frodo : les aventures, comme j’appelais ça avant. Il fut un temps où je pensais qu’ils y allaient de plein gré, tous ces gens merveilleux dans les histoires, parce qu’ils le voulaient, parce que c’est excitant et que la vie est un peu monotone – comme un divertissement, si vous voulez. Mais c’était pas du tout ça, pour les histoires qui comptaient vraiment, ou celles qui nous restent en mémoire. Les gens s’y retrouvaient malgré eux la plupart du temps, on dirait ; leur chemin était tracé de cette façon-là, comme vous dites. Mais je gage qu’ils ont eu une foule d’occasions, comme nous, de faire demi-tour, seulement ils l’ont pas fait. Et s’ils l’avaient fait, on n’en saurait rien, parce qu’ils seraient oubliés. On entend parler de ceux qui ont simplement continué – pas toujours vers une bonne fin, remarquez ; du moins, pas pour ceux qui sont dans l’histoire et non en dehors : eux, ils ont une autre idée de ce que c’est qu’une bonne fin. Vous savez, rentrer chez soi pour s’apercevoir que tout va bien, même si les choses ont un peu changé – comme le vieux M. Bilbo. Mais c’est pas toujours les contes les plus intéressants à entendre, quoique c’est peut-être ceux où on aimerait mieux se retrouver ! Je me demande dans quel genre de conte on est tombés ? »
« Je me le demande, dit Frodo. Mais je n’en sais vraiment rien. Et c’est à cela qu’on reconnaît les vraies histoires. Prends-en une que tu aimes, n’importe laquelle. On peut toujours savoir, ou deviner de quel genre d’histoire il s’agit – si elle aura une fin heureuse ou une fin triste ; mais les gens qui y figurent ne le savent pas. Et on ne veut pas qu’ils le sachent.  » (Notes pour annotations) p. 591.

• « Tous les grands projets importants, c’est pas pour les gens de mon espèce. N’empêche que je me demande si on finira par nous mettre un jour dans les chansons et les contes. On est dans un de ceux-là en ce moment, c’est bien sûr ; mais je veux dire : le mettre en mots, vous savez, des mots qu’on raconte au coin du feu, ou qu’on lit dans un beau grand livre en lettres rouges et noires, des années et des années après. » (Sam à Frodo) p. 593.

• « Ici, l’air était inerte, stagnant, lourd, et le son retombait sans vie. Ils avaient l’impression d’avancer dans une vapeur noire, de respirer les ténèbres mêmes, ce qui aveuglait non seulement les yeux mais aussi la pensée ; tant et si bien que le souvenir des formes et des couleurs, et de toute lumière visible, en était effacé. La nuit avait toujours été, et elle serait toujours : la nuit était tout. » (Frodo, Sam et Gollum lorsqu’ils rentrent dans l’Antre d’Araigne) p. 603.

• « À n’en pas douter, l’Anneau gagnait beaucoup en puissance à mesure qu’ils s’approchaient des lieux où il avait été forgé ; mais il est une chose qu’il ne conférait pas : le courage. » (Sam lorsqu’il met l’Anneau pour se cacher des Orques à proximité après avoir combattu contre Araigne) p. 634.
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GODONGODON   11 août 2015
«Naturellement, il est assez probable, mes amis, dit-il avec lenteur, assez probable que nous allons à notre propre fin : la dernière marche des Ents. Mais si nous restions chez nous sans rien faire, notre fin nous trouverait de toute façon, tôt ou tard. Cette pensée s’est longtemps développée dans nos cœurs; et c'est pourquoi nous marchons maintenant. Ce n’a pas été une résolution hâtive. À présent au moins, la dernière marche des Ents peut valoir une chanson. Oui, soupira-t-il, nous pouvons aider les autres avant de disparaître. J'aurais cependant aimé voir se réaliser les chansons sur Ents-femmes. Mon vœu le plus cher aurait été de revoir Fimbrethil. Mais pour cela, mes amis, les chants, comme les arbres, ne portent leurs fruits qu’en leur propre temps et à leur propre façon : et parfois ils se flétrissent prématurément.»
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Dixie39Dixie39   06 mars 2016
Les autres les regardèrent en silence tandis qu’ils se tenaient l’un face à l’autre. La forme grise de l’Homme, Aragorn fils d’Arathorn, était haute, et sévère comme la pierre, sa main sur la poignée de son épée ; on eût dit qu’un roi sorti des brumes marines avait posé le pied sur les rivages d’hommes de moindre stature. Devant lui s’arquait la vieille silhouette, blanche, brillant à présent comme d’une clarté intérieure, courbée, chargée d’années, mais investie d’un pouvoir au-delà de la puissance des rois.
- traduction de D. Lauzon, édition 2015 -
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Dixie39Dixie39   13 mars 2016
L’anneau, au-delà des portes, était rempli d’une eau fumante : un chaudron bouillonnant où flottaient et tanguaient les débris de poutres et de mâts, de coffres et de tonneaux, de mobilier brisé. Des piliers tordus ou penchés dressaient leurs fûts éclatés au-dessus de l’inondation, mais tous les chemins étaient submergés. Loin à l’horizon, eût-on dit, se dressait l’îlot rocheux, à demi voilé de nuages enveloppants. Restée intacte au milieu de la tempête, sombre et haute, la tour d’Orthanc était encore debout. Des eaux pâles clapotaient à ses pieds.

- traduction de D. Lauzon, édition 2015 -
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Émission “Une vie une oeuvre” dirigée par Martin Quenehen et consacrée à la figure de l'écrivain John Ronald Reuel Tolkien ou La Féérie du verbe. Diffusion sur France Culture le 06 décembre 2014. Par Lydia ben Ytzhak. Réalisation : Marie-Laure Ciboulet. Prise de son : Stéphane Beaufils. Attachée d'émission : Claire Poinsignon. Avec la collaboration d'Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France. Pour ce philologue médiéviste enseignant à Oxford la linguistique et les langues nordiques, créer un univers monumental ne suffisait pas : il fallait aussi lui inventer une géographie toute entière avec ses cartes, ses noms de lieux rattachés à une histoire millénaire, à une cosmogonie détaillée, chacun des peuples de la Terre du Milieu possédant ses traditions, ses langues, ses chants et ses légendes, seule alchimie selon lui capable de conférer une vraisemblance à son atmosphère merveilleuse. Passionné par les langues construites, Tolkien qualifiait son amour des mots de « vice secret» le conduisant à créer des vocabulaires imaginaires, enrichis de notes étymologiques, d'alphabets dessinés et de grammaires fictives. Il affirmait ironiquement n’avoir écrit “Le Seigneur des anneaux” que dans le but de bâtir un monde rendant naturelle une salutation entre deux elfes. L'une des plus prodigieuses odyssées de l'imagination du XXe siècle fait écho à la tradition mythologique du Moyen-Age, à la littérature arthurienne, aux sagas islandaises, au poème héroïque en vieil anglais Beowulf (une épopée chevaleresque), aux anciens livres gallois, aux légendes celtiques, aux Eddas scandinaves, à la littérature haut-saxonne, nordique, germanique, anglo-saxonne... en diffusant leur étrange beauté. Son oeuvre proliférante et inachevée publiée essentiellement par son fils Christopher est devenue la référence inspiratrice du monde de la fantasy. Avec cent-cinquante millions de livres vendus, il est l'écrivain le plus lu dans le monde. Si les trilogies cinématographiques ne peuvent rendre toute la complexité de l'oeuvre de Tolkien dans sa portée esthétique, philosophique, initiatique et spirituelle, elles ont eu le mérite de relancer des millions de lecteurs dans son imaginaire poétique, sur les sentiers des elfes et les routes perdues des hobbits, sur les pistes des géants de pierre menacés par les orques, les dragons et les vieilles forêts, pour remonter aux sources de la légende du "Pays Faërie".
Invités : Vincent Ferré, maître de conférences à Paris XIII. Damien Bador, co-auteur de “L'Encyclopédie du Hobbit” et du “Monde des Hobbits” aux éditions Pré-aux-Clercs. Jean-Rodolphe Turlin, auteur de “Promenades au pays des Hobbits : itinéraires à travers la Comté de J.R.R. Tolkien” aux éditions Terre de brume. Isabelle Pantin, auteur de “Tolkien et ses légendes : une expérience en fiction” chez CNRS éditions, et d'une contribution à la revue Bifrost n°76 spécial J.R.R. Tolkien : Voyages en Terre du Milieu. Michaël Devaux, auteur de “Tolkien : l'effigie des elfes” publié chez Bragelonne, et a coordonné Tolkien aujourd'hui aux Presses Universitaires de Valenciennes.
Thèmes : Arts & Spectacles| Grands Classiques| Littérature Jeunesse| Science Fiction| J.R.R. Tolkien
Source : France Culture
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