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Christopher Tolkien (Éditeur scientifique)Delphine Martin (Traducteur)Alan Lee (Illustrateur)
ISBN : 2267019655
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (21/02/2008)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 373 notes)
Résumé :
Des milliers d'années avant les événements relatés dans Le Seigneur des Anneaux, la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. Morgoth lance une terrible malédiction contre Túrin et Niënor, les enfants de Húrin, les contraignant à une vie errante, pour se venger du héros qui a osé le défier.

Túrin, qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes, lutte de manière spectacul... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Kenehan
  16 mars 2015
Challenge Variétés 2015
Catégorie : Un livre que vous n'avez pas encore lu écrit par un auteur que vous adorez
"Les enfants de Húrin" constitue très probablement le dernier récit de la Terre du Milieu que j'ai eu envie de lire et que je lirais. J'aime beaucoup cet univers mais je ne suis pas fan au point de lire tous les textes publiés jusqu'ici. J'en reste donc aux plus classiques et au plus abordables mais aussi aux plus complets.
Si j'ai une nette préférence pour "Le Seigneur des Anneaux", le présent ouvrage m'a bien plu. Là où "Bilbo, le hobbit" est un roman lumineux, simple et accessible aux plus jeunes, "Les enfants de Húrin" reste simple mais beaucoup plus sombre. Il est en quasiment l'opposé.
Nous sommes ici des milliers d'années avant la formation de la Communauté de l'Anneau. Morgoth, premier Seigneur Ténébreux, a soif de conquête et désire faire main basse sur tout le territoire. Se dresse alors Húrin mais ce héros à la noble ascendance tombera sous l'emprise de Morgoth et ce dernier prononcera une terrible malédiction à l'encontre de la descendance de Húrin. Nous suivrons alors les méfaits de cette malédiction…
Les premières pages peuvent faire un peu peur. Une avalanche de noms s'abat sur le lecteur et il faut un petit temps d'adaptation pour se réhabituer à ce style. Mais si l'on force un peu se premier obstacle, le texte se s'allège pour nous conter cette sombre histoire. Si la lumière et le bonheur s'insinue par moment dans ce récit ce n'est que pour de brefs instants. Dans sa grande majorité, c'est l'histoire d'un destin contre lequel on ne peut lutter. Un destin qui frappe froidement Húrin et tout ceux l'approchant.
Pour les lecteurs de "Bilbo, le hobbit" et du "Seigneur des Anneaux", nous retrouvons ici les ingrédients principaux de l'univers de Tolkien : la Terre du Milieu, les elfes, les hommes, les orques, un dragon ou encore des nains et un balrog. Si nous regardons d'un peu plus près la généalogie de Húrin, nous remarquons une branche peu éloignée où apparaît Elrond. Bref, les liens sont là malgré les millénaires séparant ces trois textes.
On notera un autre élément propre à Tolkien : la multiplication des noms de personnages et de lieux. Je me demande si Túrin ne bat pas tous les records d'ailleurs. Il change pratiquement de nom à chaque chapitre. Encore qu'ici ce soit plus une volonté de sa part de fuir son destin et de tenter une nouvelle vie. Malheureusement pour lui, la malédiction de Morgoth le suit comme sa propre ombre. Ses multiples noms marquent également son parcours comme des cicatrices à la fois visibles de tous et porteuses d'un sombre mystère.
"Les enfants de Húrin" est une histoire triste mais qu'on ne peut lâcher. Encore une fois, on ne s'ennuie pas avec Tolkien. Pour autant, il est temps que je m'éloigne de cet auteur pour explorer d'autres univers en espérant qu'ils soient aussi passionnants...
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Aline1102
  13 novembre 2011
Hurin participe aux Nirnaeth Arnoediad, la Bataille des Larmes Innombrables, au côté d'autres armées des Hommes et de nombreuses armées Elfes. le but de cette immense coalition est de vaincre Morgoth, le Seigneur Ténébreux des Jours Anciens.
Mais, comme son nom l'indique, la bataille tourne mal et de nombreux participants sont tués. Hurin est fait prisonnier et amené devant Morgoth, qu'il défie. Pour se venger, Morgoth lance une malédiction sur la famille de Hurin et force ce dernier à rester prisonnier de sa volonté, afin que le valeureux guerrier assiste sans répit aux malheurs de son épouse, Morwenn, et de ses deux enfants, Turin et Niënor.

Cette magnifique tragédie a été écrite par le professeur Tolkien pendant la Première guerre mondiale. L'influence de cette sombre période de notre histoire sur le récit est indéniable: l'ambiance en est pessimiste et oppressante. On ressent, page après page, le danger auquel les habitants de la Terre du Milieu de cette époque sont soumis.
Les fans du "Seigneur des Anneaux", s'ils peuvent être légèrement déroutés par ce récit se situant à une époque si lointaine de celle de la Compagnie de l'Anneau, ne seront néanmoins pas déçus par cette histoire, mise en état par Christopher Tolkien. Car les parallèles entre les deux histoires sont nombreux. Ainsi, le couple Thingol-Melian, du Doriath, rappelle beaucoup le duo Celeborn-Galadriel, de Lothlorien. Comme le sera la Lothlorien dans "Le Seigneur des Anneaux", le Doriath est protégé par l'Anneau de Melian, qui empêche les intrus de pénétrer au sein du Royaume de Thingol. C'est peut-être normal, puisque Galadriel a séjourné en Doriath après son exil de Valinor et y a profité des enseignements de Melian, une puissante Maia.
De plus, Thingol et Melian sont les parents de Luthien, cette Elfe qui a sacrifié sa vie immortelle pour un mortel, Beren. Dans "Le Seigneur des Anneaux", Galadriel est la grand-mère d'Arwen en qui, dit-on, revit la beauté de Luthien. Et Arwen aussi aimera un mortel...
Mais le Conte des Enfants de Hurin ne se concentre pas seulement sur les peuples elfiques. Si le Doriath y est autant présent, c'est parce que le destin de Turin, adopté par Thingol après la capture de Hurin, y est irrémédiablement lié.
A tel point que la Malédiction de Morgoth le suivra jusque là... Turin devra alors quitter le Doriath et vivra une vie de hors-la-loi, pendant un certain temps.
Malgré quelques succès remportés par Turin, qui donnent au lecteur l'impression que la Malédiction pourra être vaincue, l'histoire se termine de façon tragique.
Une lecture conseillée à tous les fans de Tolkien, Turin étant l'un de ses plus grands héros, celui dont il est dit qu'il vaincra Morgoth lors de la Dernière Bataille.
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Henri-l-oiseleur
  21 mai 2018
A sa mort, Tolkien a laissé une masse énorme de récits ébauchés, inachevés, abandonnés à divers états de leur progression, et j'en venais à me dire que le pieux travail de son fils Christopher n'aboutissait qu'à une décevante collection de brouillons peu cohérents. Avec "Les enfants de Hurin", il y a assez de matière pour faire un véritable roman, avec l'unité d'action et une trame claire, que des interruptions de l'éditeur ne viennent pas brouiller. Il s'agit du déroulement implacable d'un destin tragique, d'une malédiction pesant sur une famille. Comme les personnages sont des elfes et des hommes, le ton et le style sont souvent élevés et soutenus, et conviennent parfaitement à la grandeur tragique de ce roman. Tolkien retient enfin de la tradition épique l'opposition entre le héros protecteur, qui se bat pour sa cité et les siens (c'est le type d'Hector, qui combat pour Troie et pour son peuple), et le héros glorieux, qui ne se bat que pour sa célébrité personnelle, indifférent au bien des autres, poursuivant ses propres buts, souvent irrationnels, et parfois frappé de folie ou d'excès (c'est Achille). Les "Hector" du roman sont les rois elfes, ou les chefs humains des communautés qui accueillent Turin ; et Achille, c'est Turin, dont les victoires font le malheur de tous, vainqueurs comme vaincus. Sa malédiction le rend indifférent au bien des autres et Tolkien, par un trait de génie, fait surgir le mal, la négativité, d'un héros du Bien. Cette complexité ne se trouvait pas dans les autres récits du Premier âge, monotones et manichéens. C'est la grande réussite des "Enfants de Hurin"
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MissSherlock
  03 janvier 2016
Le Père Noël, dans son infini générosité, a glissé Les enfants de Húrin dans mes bottes fourrées. le Père Noël connait bien mes goûts et sait que j'ai toujours plaisir à voyager en Terre du Milieu.

Les premières pages sont tout de même laborieuses car Tolkien nous assomme avec une tonne de noms propres et une généalogie difficile à appréhender. Mais une fois ce cap passé, la lecture des Enfants de Húrin est un vrai bonheur.
L'histoire se situe des siècles avant celles de Bilbo et du Seigneur des Anneaux. En Terre du Milieu, le vil Morgoth a soif de pouvoir et de conquête. Il pille, tue et détruit tout sur son passage. Mais les Hommes résistent et le courageux Húrin le défie. Piqué au vif, Morgoth finit par soumettre Húrin et jette sur sa descendance une terrible malédiction. Les enfants de Húrin arriveront-ils à échapper à leur Destin ?
Ce texte est terriblement sombre ! S'il est émaillé de quelques moments de lumière et de joie, dans l'ensemble Les enfants de Húrin est d'une tristesse absolue. Pour comparer, il serait la face obscure de Bilbo le Hobbit. Bien qu'accessible aux plus jeunes, je ne le recommanderais tout de même pas aux plus sensibles
C'est un drame poignant que nous conte Tolkien. Mais la magie de la Terre du Milieu opère toujours car on y croise des Elfes, des Orques, des Nains, un Dragon et même un Balrog. Les amateurs seront comblés.
On y trouve aussi la langue des Elfes et des personnages et des lieux aux noms multiples (la palme d'or revient à Túrin qui doit changer de nom au moins dix fois). Les non-initiés seront surpris, les fans ravis.
On retrouve cette musique propre à Tolkien, ce style si particulier qui m'enchante toujours autant. Certes certains dialogues sont pompeux et certaines tournures de phrase alambiquée mais c'est aussi ce que j'aime chez Tolkien.
Je ne me suis pas ennuyée une seconde pendant ma lecture. Cependant je dois reconnaître que j'ai mis du temps à lire Les enfants de Húrin car c'est un livre qui nécessite une certaine concentration. Mais il en vaut la peine !

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20thCenturyBoy
  27 juillet 2012
Dans la liste des livres publiés après la mort de Tolkien, ce qui revient à une grande majorité de son oeuvre, Les Enfants de Hurin fait figure d'ouvrage à chérir. Christopher, le fils prodigue, aura certes fait le boulot : au même titre que la dynastie Méliès qui s'évertue à collecter et restaurer les films de leur illustre ancêtre, le brave garçon est à l'origine de la récupération inestimable des manuscrits de son paternel, qu'il va probablement s'efforcer jusqu'à la fin de ses jours d'organiser et mettre en forme en vue d'une publication sur laquelle des fans omnivores en attente de chair fraîche se jetteront sans réfléchir. Et ils auront bien raison.
Or donc, réjouissons-nous ; ce n'est pas tous les jours que nous arrive de ces fonds de tiroirs un objet aussi agréable à lire que celui-ci. Déjà que le maître n'est pas réputé pour son style (ah, cette bonne vieille herbe à pipe des Hobbits, raison principale d'abandon de lecture du Seigneur des Anneaux durant les premières pages..), l'assemblage de documents n'arrange rien, et beaucoup se seront effrayés de l'aspect parfois trop "historique" du Silmarillion, par exemple, qui ressemble de loin à une énumération de personnages et d'évènements. Ces lecteurs peuvent se rassurer : Hurin et toute sa clique les attendent bien sagement au coin du feu. Aucune difficulté, l'intrigue est passionnante, le style est (quasi-) fluide, on avale des pages et des pages sans s'en apercevoir et on ne subit aucune note qui venait perturber la lecture des Contes Perdus ou des Légendes Inachevées. C'est pas Bilbo mais c'est pas loin.
Maintenant que le gros des ennuis est évité, que reste-t-il à défendre ? Nul besoin de vous décrire le plaisir d'effleurer l'aura qui transpire des écrits de Tolkien, qui tire autant ses sources des légendes nordiques kalevaliennes (adjectif que j'invente sans culpabilité particulière), de la Chanson de Roland, et particulièrement ici, même si l'auteur n'a jamais été très tendre envers ses créatures, de la tragédie grecque. Ah bah c'est sûr que faut pas lire ça quand vous n'avez pas le moral. On suit la vie entière de notre héros du jour, Turin Turambar, fils de Hurin, de son enfance insouciante jusqu'à sa mort (qui l'est un peu moins), parcourant la Terre du Milieu telle qu'elle l'était aux Jours Anciens, croisant sur son passage villages et cités, rois et reines, Elfes et Nains, bandits de grands chemins et dragons, et bien sûr trucidant des Orques à tour de bras, sinon ce n'est pas drôle. La variété des situations empêche tout ennui de s'installer, et les innombrables personnages secondaires sont savoureux, même si la psychologie ne fut jamais le fort de l'auteur : ne vous attendez pas à d'autres caractéristiques que l'amitié, l'envie, l'amour, la sagesse, etc.
Et bien sûr, la puissance provient particulièrement de l'environnement, du contexte, mais vous le savez aussi bien que moi : tous les noms de personnes, tous les lieux, tous les évènements évoqués et les divinités invoquées, toutes les références font partie d'un ensemble mûrement réfléchi et développé jusqu'au malsain. Les lecteurs étant passés par le Silmarillion, qui contient d'ailleurs une version réduite de ce récit (sur quelques dizaines de pages déjà titanesques, contre 250 ici), saisiront avec plaisir tous les renvois qui abondent presque à chaque page, les autres non, mais ce n'est pas un drame, puisque n'est-ce pas là l'une des qualités du SDA, de prendre place dans un univers où l'on sent que tout est pré-établi sans oubli ? Ainsi les premiers seront ravis de se replonger dans un conte extraordinaire de manière bien plus approfondie, et les seconds auront la chance de découvrir les Premiers Âges du monde dans un des ouvrages tolkieniens les plus abordables que je connaisse. D'autant plus que l'introduction explique suffisamment le contexte, alors un peu d'enthousiasme que diable !
Une réussite, parfaitement traduite qui plus est, abordant un grand nombre de thèmes, parlant de hauts faits héroïques et de vie dans les bois, de romance impossible et d'amitié trahie, de malédictions et de grandes batailles, susceptible de plaire aux connaisseurs et aux néophytes, qui vous offrira des visions saisissantes, accompagnées d'ailleurs par quelques superbes illustrations d'Alan Lee. Qu'attendez-vous ?
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
MissSherlockMissSherlock   03 janvier 2016
Tu dis vrai, répondit Morgoth, mais c'est moi l'Ancien Roi : Melkor, le premier et le plus puissant des Valar, qui fut avant que le monde ne fût, et qui fit le monde. L'ombre de mon dessein se projette sur Arda, et tout ce qui s'y trouve se soumet lentement et sûrement à mon vouloir. Mais sur tous ceux qui te sont chers, ma pensée pèsera comme un nuage fatal, et elle les plongera dans les ténèbres et le désespoir. Partout où ils iront, le Mal régnera. Dès qu'ils parleront, leurs paroles seront de mauvais conseil. Tout ce qu'ils feront se retournera contre eux. Ils mourront sans espoir, maudissant et la vie et la mort.
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MissSherlockMissSherlock   03 janvier 2016
Demeure donc là assis, dit Morgoth, et contemple les terres où le Mal et le désespoir vont visiter ceux que tu m'as livrés. Car tu as osé me tourner en dérision et douter de la puissance de Melkor, Maître des destinées d'Arda. Dès lors, avec mes yeux, tu verras, et avec mes oreilles, tu entendras, et rien ne te sera caché.
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TelKinesTelKines   20 février 2018
Beleg choisit alors Anglachel ; et c'était une épée de grand renom, et elle avait été nommée ainsi car elle avait été forgée avec du fer tombé des cieux comme une étoile flamboyante : elle pouvait fendre en deux tout fer extrait de la terre. Une seule autre épée en Terre du Milieu lui était semblable. Cette épée n'entre pas dans le présent récit bien qu'elle ait été faite du même minerai, par le même forgeron : et ce forgeron était Eöl l'Elfe Sombre, qui prit Aredhel sœur de Turgon pour femme. Il donna Anglachel en paiement à Thingol, qui la prit à contrecœur, en échange du droit de résider en Nan Elmoth : mais l'autre épée, Anguirel, sa semblable , il la garda, jusqu'à ce que son fils Maeglin la lui vole.
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vichenzevichenze   29 avril 2014
Puis Glaurung parla de nouveau, raillant Tùrin : « Tout ce que tu as fait s'est révélé funeste, fils de Hùrin. Ingrat avec ton père adoptif, hors-la-loi, meurtrier de ton ami, voleur d'amour, usurpateur à Nargothrond, capitaine imprudent, et traître envers les tiens. C'est en esclaves que ta mère et ta soeur vivent en Dor-lómin, dans la misère et le besoin. Tu as des atours de prince, alors qu'elles vont en haillons. Elle meurent de te revoir, mais tu n'as que faire de cela. Heureux sera ton père d'apprendre qu'il a un tel fils : car il l'apprendra »

p161
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ratkillerratkiller   07 avril 2013
Et il appela à haute voix, mais nul ne répondit. Tout était noir et désolé alentour, et il y avait un relent de mort. Il se courba et ramassa son épée, et elle était intacte, et l’éclat de son tranchant n’était nullement terni. « Immonde était le venin de Glaurung, dit-il, mais tu es plus forte que moi, Gurthang. Il n’est point de sang que tu ne boives. À toi la victoire. Mais viens ! Il me faut quérir du secours. Mon corps est fourbu, et le froid transit mes os. »
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Videos de J.R.R. Tolkien (70) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de J.R.R. Tolkien
TOLKIEN revient sur la jeunesse et les années d’apprentissage du célèbre auteur. Orphelin, il trouve l’amitié, l’amour et l’inspiration au sein d’un groupe de camarades de son école. Mais la Première Guerre Mondiale éclate et menace de détruire cette « communauté ». Ce sont toutes ces expériences qui vont inspirer Tolkien dans l’écriture de ses romans de la Terre du Milieu.
Le 19 juin au cinéma.
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