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ISBN : 2228923974
Éditeur : Payot et Rivages (05/06/2019)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 20 notes)
Résumé :

En 1855, Léon Tolstoï participa à la défense de Sébastopol, dont la chute mit fin à la guerre de Crimée. Quinze ans plus tard, il écrira la vaste fresque de Guerre et Paix. Ces Récits de Sébastopol en sont la préfiguration. On y trouve déjà la tonalité et le rythme du grand roman à venir. On y discerne aussi le même mélange de scènes guerrières et de tableaux in... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
mcd30
  13 septembre 2019
Lors de la guerre de Crimée, Léon Tolstoï était militaire, il fut envoyé à Sébastopol, ville assiégée.
C'est avant tout un témoignage sur la vie des civils, des militaires et les combats.
À son arrivée, tout semble normal, les gens vaquent à leurs occupations, si ce n'est le flot incessant des militaires tout semble normal. Ensuite, avant d'aller au front l'auteur s'arrête à l'hôpital où l'horreur de la guerre nous tombe dessus : soldats agonisants, soldats mutilés, civils touchés. Comment a-t-il pu trouver le courage d'aller se battre après toutes ces descriptions.
Dans "Les récits de Sébastopol", Tolstoï nous montre le peu de valeur que certains hauts gradés portent à la vie de leurs hommes, on y ressent la peur de ces soldats partis pour vaincre et qui se retrouvent face à leur mort prochaine. de plus ce ne sont plus des combats au corps à corps, l'armement a beaucoup changé , ils doivent faire face à des tirs de canons incessants. C'est presque une répétition pour les prochaines guerres à venir, l'industrialisation permet la fabrication massive des armes.
Ayant lu, il y a peu un essai de Tolstoï sur la non-violence, ce récit m'intéressait. Après sa lecture je comprends mieux pourquoi Tolstoï a quitté l'armée et a échangé sur la non-violence avec le tsar Nicolas II pendant quelques temps,puis avec Gandhi et bien d'autres... Et pour finir, la dernière phrase qui montre bien l'absurdité de la guerre,mais ce n'est que mon avis.
"Arrivé au bout du pont, chaque soldat, à peu d'exceptions près, ôtait son bonnet et se signait ; mais en dehors de ce sentiment, il en éprouvait un autre, plus cuisant, plus profond, un sentiment voisin du repentir, de la honte, de la haine, car c'est avec une inexprimable amertume au coeur que chacun d'eux soupirait, proférait des menaces contre l'ennemi et jetait, en atteignant le côté nord, un dernier regard sur Sébastopol abandonné."
Lu dans le cadre du Challenge Solidaire 2019
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
mcd30mcd30   30 août 2019
Pourquoi, de nos jours, n'y a-t-il que trois espèces d'hommes : les uns, qui acceptent la vanité comme un fait existant, nécessaire, juste par conséquent, et qui s'y soumettent librement ; les autres, qui la considèrent comme un élément néfaste, mais impossible à détruire ; et les troisièmes, qui agissent sous son influence avec une servilité inconsciente ? Pourquoi les Homère et les Shakespeare parlaient-ils d'amour, de gloire et de souffrances, tandis que la littérature de notre siècle n'est que l'interminable histoire du snobisme et de la vanité ?
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SZRAMOWOSZRAMOWO   17 janvier 2015
Le lendemain, le bombardement continua toujours avec la même violence. A onze heures du matin, Volodia Koseltsov se trouvait parmi les officiers de la batterie et ayant pu déjà un peu s'accoutumer à eux, examinait ces nouveaux visages, observait, contait des anecdotes. Cette conversation modeste, avec quelque prétention à la science, des officiers d'artillerie, lui inspirait du respect et lui était agréable. La jolie mine d'ailleurs de Volodia, réservée et innocente, prédisposait en sa faveur. Le plus ancien des officiers dans la batterie, le capitaine, un roux de petite taille, portant un toupet et les cheveux lissés sur les tempes, qui avait été nourri dans les anciennes traditions de l'artillerie, un chevalier servant des dames posant pour le savant, interrogeait le jeune homme sur ses connaissances dans son art, sur les nouvelles découvertes, le raillait gentiment sur sa jeunesse et sa jolie figure et le traitait en somme comme s'il était son fils, ce qui n'était pas sans plaire beaucoup à Volodia. Le sous-lieutenant Diadenko, un jeune officier qui parlait et avait l'accent petit-russien, avec son manteau déchiré et ses cheveux ébouriffés, bien qu'il
eût le verbe très haut et qu'il ne laissât échapper aucune occasion de discuter âprement sur tout sujet, malgré ses mouvements brusques, plut quand même à Volodia qui, sous cette rude écorce, eut vite fait d'apercevoir un excellent homme et un très bon cœur. Diadenko offrait à tout moment ses services au jeune officier et lui démontrait qu'aucune des batteries de Sébastopol n'avait été établie suivant lesrègles. Il n'y eut que le lieutenant Tchernovitski, avec ses hauts sourcils, bien qu'il fût plus poli que tous les autres et qu'il portât une tunique assez propre, non pas neuve, il est vrai, mais soigneusement raccommodée, bien qu'il exhibât une chaîne d'or sur un gilet de satin, qui ne fut pas beaucoup du goût du jeune homme. Il ne cessait de le questionner sur l'empereur et le ministre de la guerre, il lui racontait, avec un enthousiasme assez factice, les exploits de bravoure accomplis à Sébastopol, il se plaignait de la rareté du vrai patriotisme, de l'absurdité des dispositions prises, bref, il faisait étalage de beaucoup de connaissances, d'esprit et de nobles sentiments ; mais tout cela parut à Volodia être appris d'avance et peu naturel. Et surtout, il avait remarqué que les autres officiers évitaient presque de parler à Tchernovitski.
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Wendat69Wendat69   14 juillet 2019
Dans les moindres rides de ces visages hâlés, aux pommettes saillantes, dans chacun de ces muscles, dans ces larges aux épaules et ces larges pieds chaussés d'énormes bottes, dans ces mouvements calmes, sûrs et lents, vous reconnaîtrez ces traits principaux qui font la force du Russe, la simplicité et l'obstination.
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mcd30mcd30   31 août 2019
Une fois que la peur s'empare de l'âme, elle ne cède pas facilement la place à un autre sentiment. Lui qui se vantait de ne jamais courber la tête, il traversa la tranchée à pas rapides et presque à quatre pattes.
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Wendat69Wendat69   14 juillet 2019
Vanité, vanité, vanité partout, même sur le bord de la tombe et chez des gens qui s'apprêtent à mourir pour un haut idéal. La vanité! Elle peut être le trait caractéristique et la principale maladie de notre siècle.
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Videos de Léon Tolstoï (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Léon Tolstoï
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