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Éditeur : Bibliothèque Russe et Slave (12/12/2010)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 4 notes)
Résumé :
« Deux vieillards avaient fait voeu d’aller à Jérusalem en pèlerinage. L’un d’eux était un riche moujik : il s’appelait Efimrassitch Schevelev ; l’autre, Élysée Bodrov, n’était pas riche.

- Eh ! bien, compère, dit Élysée, à quand l’accomplissement de notre voeu? [...] »

Dans ce conte édifiant et naïf, Tolstoï enrichit encore notre connaissance de la vie pitoyable des pauvres moujiks.

Traduction : Ely Halpérine-Kaminsky... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
seblac
  01 mai 2016
Magnifique nouvelle de Tolstoï racontant le pèlerinage de deux moujik vers Jérusalem. L'un le riche Efim parviendra au bout de son voyage et s'en rentrera en proie au doute. L'autre le pauvre Elysée s'arrêtera en cour de route et apportera son aide à une famille de moujiks qui était en train de mourir dans la misère la plus noire. Tolstoï pose ici la question des oeuvres dans le christianisme. Il y répond de la pus belle manière à travers le personnage d'Elysée qui naturellement, sans calcul vient en aide aux plus malheureux que lui. Par ses paroles, ses gestes, il a accompli le bien et n'en retire aucune fierté. Pire il est même gêné à l'évocation du bien qu'il a fait car pour lui il n'a agit que selon sa conscience d'homme.Bien sur on pourra trouver la construction assez simpliste en apparence mais le récit s'avère d'un humanisme beaucoup profond qu'un simple prêche. Et puis il y a l'écriture...et quelle écriture! du Tolstoï dans toute sa splendeur!
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   24 février 2016
La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es prophète.
Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous dites, vous autres, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.
Jésus lui dit : Femme, crois-moi, le temps vient que vous n’adorerez plus le Père ni sur cette montagne, ni à Jérusalem.
Vous adorez ce que vous ne connaissez point ; pour nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs.
Mais le temps vient, et il est déjà venu, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car le Père demande de tels adorateurs.
(Év. selon St Jean, ch. IV, versets 19-23)

I

Deux vieillards avaient fait vœu d’aller à Jérusalem en pèlerinage. L’un d’eux était un riche moujik : il s’appelait Elim Tarassitch Schevelev ; l’autre, Élysée Bodrov, n’était pas riche.
Efim était un moujik rangé. Il ne buvait pas de vodka, ne fumait pas de tabac et ne prisait pas ; il ne jurait jamais : c’était un homme grave et rigide. Il avait déjà été deux fois staroste [1]. Il avait une nombreuse famille : deux fils et un petit-fils mariés, et tous demeuraient ensemble. C’était un moujik vigoureux, droit, barbu : à soixante-dix ans, sa barbe commençait à peine à blanchir.
Élysée était un petit vieillard, ni riche ni pauvre. Il s’occupait jadis de charpenterie ; depuis que l’âge était venu, il restait chez lui et élevait des abeilles. Un de ses fils travaillait au dehors, l’autre à la maison. C’était un bon homme jovial : il prenait de la vodka, prisait du tabac, aimait à chanter des chansons ; mais il était débonnaire, et vivait en bons termes avec les siens et les voisins. C’était un petit moujik, pas plus haut que ça, un peu bistré, avec une barbiche frisée, et, comme son patron le prophète Élysée, il avait toute la tête chauve.
Voilà bien longtemps que les deux vieillards s’étaient entendus pour partir ensemble. Mais Efim différait toujours, ses affaires le retenaient : une terminée, une autre aussitôt s’engageait. Tantôt c’était le petit-fils qu’il fallait marier, tantôt le fils cadet dont il voulait attendre le retour de l’armée, tantôt une nouvelle isba qu’il était eu train de construire.
Un jour de fête, les deux vieillards se rencontrèrent ; ils s’assirent sur des poutres.
— Eh ! bien, compère, dit Élysée, à quand l’accomplissement de notre vœu ?
Efim se sentit embarrassé.
— Mais il faut attendre encore un peu : cette année est justement des plus chargées pour moi. J’ai commencé à construire cette isba. Je comptais y mettre une centaine de roubles, et voilà déjà que la troisième centaine est entamée. Et je n’ai pas fini ! — Remettons la chose à l’été ; vers l’été, si Dieu le permet, nous partirons sans faute.
— À mon avis, répondit Élysée, il ne convient pas de tarder davantage : il faut y aller maintenant. C’est le bon moment : voici le printemps.
— C’est le moment, oui, c’est le moment. Mais une entreprise commencée, comment l’abandonner ?
— N’as-tu donc personne ? Ton fils te suppléera.
— Mais comment fera-t-il ? Je n’ai pas trop de confiance en mon aîné : je suis sur qu’il gâtera tout.
— Nous mourrons, compère, et ils devront vivre sans nous. Il faut bien que tes fils s’habituent.
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