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ISBN : 9791021340664
Éditeur : Editions la Bibliothèque Digitale (22/07/2013)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Trois Morts. Léon Tolstoï, écrivain russe (1828-1910). Ce livre numérique présente «Trois Morts», de Léon Tolstoï, édité en texte intégral. Une table des matières dynamique permet d'accéder directement aux différentes sections.Table des Matières-01- Présentation-02- -03- -04- -05-

Cette très courte nouvelle raconte trois morts. A travers ces morts, Tolstoï semble reprendre des thèmes qui lui sont chers : le mensonge face à la mort, l'hypocrisie de la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
palamede
  02 juillet 2016
Chez Tolstoï, l'angoisse face à de la mort est peut-être venue de son enfance de jeune orphelin. Il écrit, alors qu'il n'a que trente-deux ans : " Quand on réfléchit que la mort est la fin de tout, il n'y a rien de pire que le vie ".
Trois morts, une oeuvre où pointe la critique sociale, illustre parfaitement cette anxiété existentielle à travers la mort d'une vieille dame, d'un cocher et d'un arbre. La première meurt comme elle a vécu, acariâtre et tyrannique. L'arbre mort laisse sa place à d'autres arbres, et devient une croix sur la tombe du vieux cocher, disparu simplement, à l'image de sa vie.
Des vies qui s'achèvent, dans le mensonge pour la vieille dame, paisiblement pour le moujik, utilement pour l'arbre. La mort de trois êtres magnifiquement imaginée par Léon Tolstoï comme une suite logique de leur passage sur terre.
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Tage
  20 septembre 2019
Cette nouvelle, très courte, présente trois personnages qui vont mourir.
L'une lutte contre la mort et essai de se rendre en ville pour être guérie. Son entourage sait qu'elle est condamnée mais pour ne pas lui causer du tord accepte qu'elle se tue à essayer de vivre. Elle accepte finalement son sort en s'en remettant à Dieu. Son entourage espère qu'elle comprendra enfin les grandes paroles une fois morte.
L'autre personnage est un homme qui sait qu'il va mourrir. Il donne des bottes à son cousin qui en a besoin et lui demande, en échange, qu'il lui fasse un pierre tombale. Ce mort-ci pense à la « postérité » et la question de la légation est insinuée par le don des bottes.
La troisième mort, concerne un arbre. La nouvelle se termine avec le cousin du deuxième mort. Il part préparer une croix pour son oncle et voit un arbre qui se fait abattre. Des oiseaux volent, vivent alors que l'arbre, lui, meurt.
Par ces belles images, Tolstoï montre que la mort s'appréhende de manière différente d'un personnage à l'autre. Il montre que chacun et chacune d'entre nous tente d'anticiper la fin en agissant sur les derniers instants qui la précède. de manière plus « méta », disons que Tolstoï nous rappel que nous naviguons dans la vie, nous y laissons une trace mais que cette dernière est éphémère car tôt ou tard nous serons oublié des vivants. En effet, le cousin du deuxième mort n'a pas encore acheté de pierre tombale pour son oncle à la fin de la nouvelle. Pourquoi ? Parce qu'il est occuper à vivre. Moralité ? Nous faisons partie d'un grand tout où ce qui vie continue de vivre malgré la mort qui rode.
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Aikez
  16 mars 2015
Une nouvelle très courte, mais trois histoires en une, et un message très puissant. Une femme qui refuse d'accepter la mort, malgré les efforts de ses proches pour tenter de la raisonner, un vieil homme qui attend sa mort de manière plus patiente que son entourage, et un arbre qui meurt paisiblement. Bien évidemment, pour tous, un même dénouement.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ZefirZefir   04 octobre 2017
Les mains croisées sur les genoux, les yeux fermés, la dame ballottait faiblement sur les coussins amoncelés derrière son dos : des quintes de toux fréquentes amenaient une légère contraction sur ses traits. Elle était coiffée d’un bonnet blanc, un fichu bleu était noué sur sa gorge fluette et pâle. Une raie droite, visible sous le bonnet, partageait des cheveux blonds, lissés à plat ; la blancheur de la peau, sur cette large raie, avait quelque chose de mort et de desséché. Des chairs flétries et plombées, rougies sur les pommettes des joues, s’adaptaient mal à l’ossature élégante et fine du visage. Les lèvres étaient sèches et inquiètes, les cils rares et droits ; une capote de voyage en drap dessinait ses plis réguliers sur la poitrine affaissée. Bien que ses yeux fussent clos, le visage de la voyageuse gardait une expression de fatigue, d’énervement et de souffrance habituelle.
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ZefirZefir   04 octobre 2017
— Bon Dieu ! dit la fille du maître de poste en s’écartant vivement ; elle qui était si belle, voilà ce qu’il en reste : c’est à faire peur ! Tu as vu, tu as vu, Aksioucha ?
— Oui, et comme elle est maigre ! Allons regarder encore, comme si nous allions au puits. Elle s’est retournée, j’ai encore vu ! Quelle pitié, Macha !
— Oui, et quelle crotte ! repartit Macha. Toutes deux revinrent en courant vers la porte.
— Je dois être bien effrayante, pensa la malade. Ah ! passer la frontière, plus vite, plus vite ! je me rétablirai promptement là-bas...
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ZefirZefir   04 octobre 2017
Le malade inclina sa tête fatiguée sur la cruche de terre. Il but avidement en trempant dans l’eau trouble ses moustaches rares et pendantes, sa barbe malpropre, embroussaillée. Ses paupières éteintes, affaissées, se soulevaient avec peine vers le postillon. Quand il eut fini de boire, il voulut élever la main pour essuyer ses lèvres humides, mais il n’y parvint pas et les sécha à la manche de son caftan. Il respira péniblement par le nez, rassembla ses forces et regarda fixement le jeune homme sans ouvrir la bouche.
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ZefirZefir   04 octobre 2017
— Ne pleure pas, tu te tourmentes et tu me tourmentes, dit la malade ; cela m’enlève le peu de calme qui me reste.
— Tu es un ange ! s’écria la cousine en lui baisant la main.
— Non, embrasse-moi ici, ce sont les morts à qui l’on baise la main.
Le soir de ce même jour, la malade n’était plus qu’un cadavre, couché dans une bière au milieu de la grande salle de l’hôtel. Dans cette vaste pièce, les portes closes, un diacre était assis, seul, récitant les psaumes de David d’une voix nasillarde et monotone.
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ZefirZefir   04 octobre 2017
— Mais comprends donc, mon amie, qu’avec ce temps-là, si tu te trouves plus mal en chemin ?... À la maison, du moins...
— À la maison ! mourir à la maison !... interrompit avec emportement la dame.
Mais ce mot, mourir, l’effraya visiblement ; elle fixa sur son mari un regard interrogateur et suppliant. Il baissa les yeux et se tut. Les lèvres de la malade se contractèrent avec une moue d’enfant, des larmes jaillirent de ses yeux.
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