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Jean Léger (Traducteur)
ISBN : 2714444008
Éditeur : Belfond (08/01/2009)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Stupéfiant d'imagination, de drôlerie et de profondeur, un premier roman époustouflant, finaliste du prestigieux Man Booker Prize. Porté par une véritable dynamite verbale, un mélange détonant entre roman d'aventures, farce jubilatoire et conte philosophique. Une flamboyante odyssée familiale, du bush australien au Paris bohème et à la jungle thaïlandaise, des années 1960 à nos jours. Toute sa vie, Jasper Dean a hésité entre détester, plaindre, adorer et assassiner ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Archie
  31 juillet 2017
Une partie du tout. Un titre énigmatique pour un livre monumental, extravagant, déconcertant. Une lecture distrayante pour les uns, rébarbative pour d'autres... Et qu'en ai-je pensé moi-même ? demandez-vous. – J'ai pris beaucoup de plaisir dans certaines parties, j'ai dû m'accrocher dans d'autres. – Mais ai-je aimé le livre ? insistez-vous. – Quelques minutes après l'avoir terminé, je n'aurais pas su quoi répondre. Quelques jours plus tard, après m'être penché sur sa structure et en avoir relu certains passages, je reste partagé mais ce sont quand même les bons côtés qui prennent le dessus. Une partie du tout, en quelque sorte !
Voilà qui me semble cohérent : j'ai bien aimé mais je reste réservé. Car je doute que tous les lecteurs aillent au bout des cinq cents pages écrites par le romancier australien Steve Toltz.
Une partie du tout est l'histoire d'un homme. Mais duquel ? Est-ce de Martin (ou Marty) Dean, le père ? de Jasper Dean, le fils ? Ou de Terry Dean, le frère… à moins qu'il ne soit l'oncle… on s'y perd un peu, au début. En fait, Terry est le frère de Martin et l'oncle de Jasper. Vous y êtes ?
Terry est un ancien grand champion sportif qui a mal tourné tout en restant une idole nationale en Australie. Une étoile inaccessible pour son neveu Jasper qui ne l'a pas connu. Une étoile noire qui aura absorbé toute la lumière auquel son frère Marty aurait pu prétendre, ce dont ce dernier ne se remettra jamais. Terry Dean, un gangster mythique dont l'éclat obscur rayonne jusqu'à la fin du roman.
Un roman en forme de puzzle, dont la construction très originale nécessite un minimum d'explications. le narrateur du roman, c'est Jasper. Mais Jasper laisse volontiers la parole à Marty, son père. Il nous branche ainsi en direct sur un très long monologue de Marty : vingt-deux heures d'affilée, transcrites en un chapitre de cent cinquante pages, pour raconter à Jasper son enfance dans l'ombre de Terry ; quasiment un roman dans le roman. Plus loin dans le livre, Jasper nous fait déchiffrer l'intégrale du journal intime tenu par Marty, lors de pérégrinations à Paris, juste avant la naissance de son fils ; puis peu avant les derniers événements du roman, il nous dévoile un ouvrage inachevé : l'« Autobiographie sans titre de Martin Dean, par Martin Dean », un non-titre saugrenu donnant le ton humoristique, parfois hilarant, qui caractérise l'ensemble de l'ouvrage. Comprenez donc, quand vous lisez « je », que ce peut être Jasper ou Marty qui s'exprime. de l'importance de savoir dans quel chapitre vous êtes, si vous ne voulez pas vous embrouiller !
Au fur et à mesure de la découverte des pièces du puzzle, c'est la vie et la personnalité de Martin Dean qui s'affichent : un misanthrope, philosophe, moraliste, indécis, dépressif, fragile, autodestructeur, probablement génial, peut-être carrément fou… Pour Jasper, la narration est un parcours initiatique à la recherche de lui-même au travers d'une relation père - fils complexe. Un père à l'évidence soucieux de ce que deviendra son fils, mais souvent incohérent dans ses actions. Un fils qui voit clair dans les traits de caractère de son père, mais qui a du mal à faire le tri entre les positifs et les négatifs, conscient qu'il en héritera naturellement certains et qu'il lui appartiendra de choisir, parmi les autres, ceux qu'il adoptera. C'est la loi de la transmission de père en fils : opter pour la bonne partie du tout. Pour le complément, on a une mère, et Jasper comme tout le monde…
Haïr plutôt qu'aimer, punir ! Un début d'envie chez Jasper comme chez Marty ; juste une velléité. Un père ne sait pas s'il aime son fils parce qu'il a les mêmes défauts que lui, ou au contraire parce qu'il a d'autres qualités. Et quand il n'y a que l'amour et pas de haine – comme moi avec mon père et mes deux fils – c'est de fierté ou de regret qu'il s'agit. Mais sait-on jamais ce qui est positif chez soi-même.
Une partie du tout est un roman philosophique. On y évoque l'Homme, sa peur de la mort, sa peur de la peur de la mort, sa propension à construire son chez soi au centre d'un labyrinthe, sinueux comme la formation des idées et impénétrable comme les voies de Dieu. Les personnages s'interrogent, dissertent, débattent. Des commentaires pertinents, drôles, très drôles souvent, mais parfois incompréhensibles, longs, très longs et sans intérêt…
Le livre est aussi une saga romanesque bien maîtrisée, passionnante, amusante, aux péripéties surprenantes, originales, loufoques, qui pour l'essentiel prennent place en Australie, une démocratie éloignée et pourtant très similaire à la nôtre : une population de consommateurs en quête de sens, un microcosme de médias manipulateurs et manipulés, un monde politique à la recherche de l'efficacité, notamment face à l'immigration de Clandestins, un mot que l'auteur écrit avec un C majuscule, comme si c'était une nationalité ou une ethnie.
Et comme souvent, l'amour est la cause involontaire des pires trahisons. Celles qui font tout basculer.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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Kittiwake
  16 août 2015
Epoustouflant, déroutant, foisonnant.
Certains critiques l'ont comparé à « La Conjuration des imbéciles ». On y retrouve certes ces personnages déjantés, asociaux et géniaux, mais l'écriture est ici virtuose : j'ai mis un mois à le lire, parce que je m'y suis promenée, (et c'est une longue rando, 500 pages écrites serrées) avec la certitude de nouvelles découvertes à chaque page tournée, non dans l'histoire (encore que l'on se balade d'Australie à Paris puis en Thaïlande et que les rebondissements sont nombreux) mais dans le style.
le pseudo-philosophe autodidacte qu'est le père du narrateur ne donne pas que dans la psychologie de bazar. C'est aussi une profonde réflexion sur le sens de la vie (ou de la mort ?).
Quant à la relation père-fils, c'est un filigrane permanent tout au long du roman.
Après un succès largement mérité pour ce premier roman, l'auteur se fait rare pour ne pas dire muet : dommage.
A lire et à relire

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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carre
  12 mars 2012
Une partie de tout fait partie des romans dont on sait dès les premières pages que le plaisir sera au rendez-vous, et pour le coup Steve Toltz réussit un formidable roman flamboyant, bourré d'humour, avec un talent incroyable pour créer des situations qui flatte notre imaginaire. L'odyssée de ces deux frères est d'autant plus attachante que Toltz n'a pas son pareil pour nous émouvoir et éviter tout sentimentalisme. Un conteur né qui livre un premier roman foisonnant, riche, culotté. Jubilatoire. Ne ratez pas ce roman c'est du bonheur tout du long. Tout simplement génial.
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Shan_Ze
  23 juin 2015
Jasper Dean a été en conflit avec sa père jusqu'à la mort de celui-ci. Martin Dean, cet homme qui a vécu dans l'ombre de son grand bandit de petit frère, a eu une sacrée vie. Jasper Dean nous la raconte, par la voix paternelle, des carnets ou par sa présence auprès de lui.
Un sacré livre ! La vie de Martin Dean est un sacré labyrinthe, on se perd dans les descriptions pleines d'humour de l'auteur, mais on retombe finalement bien sur ses pattes à la fin. J'ai beaucoup aimé la prose de l'auteur parfois complexe, parfois frisant l'inconvenant mais ne lâchant pratiquement jamais cet humour qui donne à la biographie de Martin, une couleur et une saveur surprenante. Des longueurs parfois mais une belle découverte, merci pour ces bons moments Monsieur Toltz !
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Joa
  25 juillet 2015
Attention : chef d'oeuvre !
C'est l'histoire d'un père, misanthrope génial, mégalomane raté, philosophe désenchanté, et de son fils qui hésitera toute sa vie entre l'idolatrer et le détester férocement. Mais c'est surtout une histoire impossible à résumer de par sa richesse même.
Un roman fleuve, l'histoire hallucinée d'une vie, un bouquin d'une densité folle et d'une folie dense, un pavé de 800 pages où chaque page est un parpaing de mots qui vous tombent sur l'estomac ou une dentelle ciselée qui éveille votre âme, 800 pages qui réclament des jours et des jours de lecture, car non, vous ne lirez pas ce bouquin de manière légère, vous vous y investirez, et il prendra toute la place.
Ce livre est un roc, un massif, un blockhaus, le bon gros truc qui tient au corps et fait travailler les cervelles au milieu d'un alentour qui s'évertue à les ramollir ; ce livre a la puissance rare de romans tel que "Le seigneur des porcheries" ou "La conjuration des imbéciles".
BREF ! Ne lisez pas ce livre si vous cherchez du léger à lire sous les parfums de Monoï et de glace vanille. Sauf si vous avez envie d'un peu plus, auquel cas je vous clame : FONCEZ ! Car ce bouquin, BORDEL, quel voyage !!!
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   20 juin 2012
J'ai perdu ma liberté et je me suis retrouvé dans cette étrange prison où le plus difficile, à part s'habituer à ne rien avoir dans les poches et à être traité comme un chien qui a pissé dans une église, c'est l'ennui.
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OwlyOwly   17 juin 2010
A onze ans, elle possédait un atout qu’ont peaufiné les défilés de mode parisiens : une moue. Je ne le savais pas à l’époque, mais la moue suggère une insatisfaction temporaire qui vous incite à la satisfaire. On se dit : "Si seulement je pouvais satisfaire cette moue, je serais heureux ". Dans l’histoire de l’évolution, la moue est un légère anomalie toute récente. L’homme du paléolithique n’en a jamais entendu parlé.
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KittiwakeKittiwake   10 mai 2011
Si on leur avait dit qu'un cuistot aveugle qui m'avait pris pour une pomme de terre géante était en train de peler ma peau, ils auraient poussé des acclamations. Des acclamations ! Il semble que dans notre société le christianisme pioche allègrement dans la réserve de l' « œil pour l'œil » mais qu'il ait accompli peu de progrès dans l'application du pardon
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KittiwakeKittiwake   10 mai 2011
Et tu peux aimer Dieu parce que tu apprécies la beauté de sa création, mais tu n'es pas obligé de croire en un personnage parce que tu es impressionné par l'auteur


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IdiosyncrazyIdiosyncrazy   08 février 2017
J’ai soudain compris que les romantiques étaient des têtes de nœud. Il n’y a rien de merveilleux ni d’intéressant à aimer sans retour. Je trouve que c’est à chier, juste à chier. Aimer quelqu’un qui ne te rend pas ton affection est peut-être excitant dans les livres, mais dans la vie c’est d’un ennui insoutenable. Je vais te dire ce qui est excitant : les nuits de sueur et de passion. Mais rester assis sur la véranda d’une femme qui dort sans rêver de toi est chiant et tout simplement pitoyable.
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Steve Toltz P2
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