AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2354081766
Éditeur : Mnémos (06/05/2014)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 91 notes)
Résumé :
1868, aux confins de l’Amérique, les Veneurs, une petite troupe d’hommes et de femmes sans foi ni loi, aux munitions forgées d’argent, l’âme froide comme l’acier, parcourent les immensités de l’Ouest sauvage.

Ils s’enfoncent, la peur au ventre mais déterminés, dans les gigantesques forêts que seuls les Indiens et les pionniers arpentent. Ils connaissent leur mission : elle pue le sang et la mort. Elle a le son des chairs qui se déchirent et des os qui... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  12 mai 2014
Ils sont sept. Sept Veneurs à arpenter inlassablement le territoire américain à la recherche de Notre-Dame des loups, créature supposément débarquée sur le Nouveau-Continent à bord du Mayflower et qui serait à l'origine de la prolifération des lycanthropes sur le territoire américain. En cette année 1868, alors que le gouvernement des États-Unis entreprend de grignoter davantage encore les territoires indiens et que le pays se remet difficilement de la guerre de sécession, les Veneurs sont les seuls à véritablement connaître l'existence de ce monstre, et les seuls à se tenir entre la population et les meutes de la Dame, toujours plus nombreuses, toujours plus féroces. Récompensé en 2012 par le prix Imaginales pour son premier roman « La geste du sixième royaume », Adrien Tomas nous offre avec « Notre-Dame des loups » un roman haletant sous le charme duquel je suis totalement tombée. L'ouvrage est court, certes, mais en à peine deux-cent pages l'auteur parvient à élaborer une histoire cohérente et à créer des personnages profonds et nuancés aux côtés desquels je me serais bien attardée davantage.
Le procédé narratif adopté est simple : un chapitre, un narrateur, chaque fois un membre de la Vénerie que l'auteur nous donne l'occasion de découvrir plus intimement. Et le résultat fonctionne à merveille ! Chaque personnage possède ses secrets, son histoire, ses motivations et c'est au fur et à mesure que l'on fait successivement connaissance avec tous les Veneurs qu'on peut apprécier la façon remarquablement ingénieuse dont Adrien Tomas à construit son récit. Un récit qui parvient jusqu'à la toute dernière page à surprendre, et dont les nombreux rebondissements sont amenés fort habilement. Pari réussi également en ce qui concerne l'ambiance, à mi chemin entre le western et le récit horrifique : difficile de rester indifférent face à l'évocation de ces vastes espaces désert et de cette immense forêt blanche dans laquelle évoluent nos Veneurs et où rôdent les meutes de lycanthropes de la Dame. Les dialogues sont eux-aussi très réussis, tour à tour cyniques ou mordants, et renforcent l'impression d'authenticité qui se dégage du roman, que ce soit au niveau du décor ou bien des protagonistes. Mention spéciale d'ailleurs pour le personnage de Jack, véritable salopard que l'on ne peut toutefois s'empêcher d'admirer.

Troisième roman d'Adrien Tomas, « Notre-Dame des loups » est un roman passionnant mettant en scène des personnages aussi sombres que complexes et dans lequel l'auteur se réapproprie avec talent le mythe du loup-garou. Après le « Manesh » de Stéphane Platteau, voilà sans doute mon second gros coup de coeur de cette année 2014 !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          555
Dionysos89
  15 septembre 2015
Les conseils de ma chère et tendre m'ont encore frappé ! Oui, vous avez bien lu, les stigmates sont cuisants et, en parlant de griffes mal placées, Notre-Dame des Loups envoie du bois yo' ! Alors ramassez vos tripes et courrez comme moi aux trousses d'Adrien Tomas et de ses comparses chasseurs de wendigos !
À l'assaut de la Forêt blanche aux confins de territoires indiens pendant la conquête de l'Ouest américain, nous suivons une petite compagnie de Veneurs (on emprunte là un terme de chasse à courre, si vous préférez), des chasseurs spécialisés lancés dans la traque argentée de la Dame, la fameuse Notre-Dame des Loups, qui lancent régulièrement lycanthropes, appelés Rej ou wendigos, contre eux. Chacun leur tour, les membres de cette vènerie vont s'exprimer et faire avancer l'histoire de cette traque qui semble sans fin. Les charmeurs et écorchés vifs Arlington, Jonas et Billy, le vieux roublard Wilhelm Würm, la rugueuse Evangeline, la troublante Waukahee Oowesha et enfin Jack, leur chef : tous vont nous exposer leurs états d'âme face à cette chevauchée fantastique, mais meurtrière.
Cette « ballade au coeur de la Forêt Blanche », comme le présente parfois l'auteur en dédicaces, n'est clairement pas de tout repos, car il respecte un principe parmi les plus fondamentaux quand on écrit un roman : devoir raconter l'histoire la plus importante du monde à faire découvrir au lecteur. C'est tout à fait le cas ici. Les personnages jouent gros, c'est peu de le dire et le lecteur s'en rend rapidement compte. D'ailleurs, une fois l'habitude prise, on repère facilement les indices égrainés par l'auteur afin de prévenir les coups de théâtre, car il y en a ; le lecteur cerne vite la structure très bien maîtrisée par l'auteur, mais qu'il se permet de tordre un peu plus tard.
Notre-Dame des Loups n'est peut-être donc pas un roman parfait, mais c'est un coup de coeur, non seulement par son ambiance particulièrement léchée, mais aussi et surtout par ses personnages sacrément bien campés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          520
Masa
  06 mars 2018
Je l'assume, certains thèmes me sont très chers. La lycanthropie est l'un d'entre eux et j'essaie au maximum de trouver ces récits qui traitent le sujet. J'avoue avoir été très peu déçu, a contrario du vampirisme, et quand on rajoute de l'horreur, on attend presque la perfection (je frémis encore en pensant à « Garouage » de Nancy Averill Collins). Alors, quand j'ai vu que ce roman faisait cohabiter des cow-boys avec des bêtes poilues (cela dit, j'aurais pu dire l'inverse), je n'ai pas hésité longtemps.
Bienvenue au temps du far-west, dans une Amérique sauvage où l'homme blanc colonialiste extermine les peuples indigènes. Oubliez la poussière de l'Arizona, car nous sommes dans les contrées enneigées (c'est de saison), dans les forêts sombres de conifères. Ça y est ? Vous êtes dans l'ambiance ? C'est parfait. Ils sont sept, non pas une meute de lycanthrope, mais bien sept chasseurs – des veneurs – à la poursuite de la Dame blanche, cette louve, la mère de tous les loups-garous.
J'ai été agréablement surpris par le style de l'auteur, ça se lit très très facilement, mais aussi par la structuration du récit. Je ne voudrais pas divulguer (autrement dit spoiler), chaque chapitre est une vision vue par chacun des membres des veneurs.
Le tour de force réside donc dans le développement des personnages. Même si je me suis un peu embrouillé avec les noms, l'auteur fait en sorte de les rendre réels, si bien que l'on voit par leurs yeux, que l'on les suit par leurs réflexions.
L'autre qualité de l'ouvrage est son immersion. Je me suis senti embarqué à la fois dans l'époque, dans l'Amérique et dans le récit. Bien que les lieux soient désertiques, j'aurais préféré un peu plus de vie, c'est-à-dire plus d'interaction avec les villages isolés. Ceci n'engage que moi.
Si j'ai beaucoup aimé le récit, j'ai été un peu déçu par deux points. le texte manque cruellement d'action et ceci est dû à l'écriture qui se veut plus intimiste. Ce n'est pas une faiblesse en soi, mais plus une déception de mon point de vue. L'autre fait qui m'a dérangé concerne la fin.
Mes maîtres sont anglo-saxons. Pourtant, j'ai vu dans l'écriture d'Adrien Thomas un auteur de qualité. J'admire même son imagination. « Notre-dame des loups » mériterait une adaptation cinématographique, malheureusement, ils sont rares les écrivains français à avoir eu la chance de voir leurs oeuvres immortaliser (Pierre Boulle). Je ne connais pas bien l'exportation de notre culture littéraire vers l'étranger, mais je pense bien peu de nos écrivains ont la chance d'être publié outre-Atlantique. Quoiqu'il en soit, c'est un très bon livre, ça se lit très bien. Je lirai d'autres ouvrages de l'auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
alberthenri
  07 août 2016
En 1868, aux Etats Unis, une petite troupe hétéroclite nommée les veneurs, flanquée d'une meute de molosses, traque les lycanthropes et cherche à débusquer leur mère à tous: Notre-Dame des loups.
Sans être d'une originalité bouleversante, le roman d'Adrien Tomas réunit quelques atouts (beaucoup d'action, pas de temps morts, des personnages bien campés) qui suffisent à ce qu'un lecteur de fantastique un peu blasé comme moi y trouve son compte.
L'idée de découper le roman non en chapitres, mais en récits de l'action par les protagonistes eux-mêmes est bonne, encore que la narration est un peu trop similaire d'un personnage à l'autre - soucis déjà pointé dans d'autres critiques-, en outre, et à titre personnel, l'utilisation de terme résolument modernes ("ça me gonfle", etc...) dans la bouche de personnes censées vivre au XIX éme siècle m'a un peu gêné, tout comme l'utilisation du terme "canon", traduction littérale de "gun" pour parler des armes à feu.
Mais, il ne s'agit là que de détails qui ne nuisent pas à l'ensemble, qui pourrait constituer un fort bon scénario pour un film, ou une bande dessinée d'aventure/fantastique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
Arakasi
  17 août 2017
Les indiens les appellent wendigos, les blancs Reqs. Depuis deux siècles, ils ont fait leur apparition sur les terres du Nouveau Monde, se dissimulant la journée sous une forme humaine pour mieux pouvoir chasser la nuit sous forme lupine. le temps passant, leur existence a été découverte et le corps des Veneurs est né, un corps constitué de mercenaires voués à l'extermination des lycanthropes et à la protection des humains. Nous sommes en 1868 et un petit groupe de Veneurs s'enfonce dans la forêt. Au fin fond des bois, ils cherchent à débusquer Notre-Dame des loups, le monstre fantastique qui serait responsable de l'arrivée des loups-garous en Amérique et dont le meurtre pourrait chasser à tout jamais le Mal des terres civilisées. Mais la chasse est périlleuse, le gibier féroce et malin, et, petit à petit, les Veneurs voient leur groupe décimé…
Un western avec des loups-garous ! L'amatrice de stetson que je suis ne pouvait qu'être tentée… Après un bon apriori de départ, je sors de cette lecture mi-figue, mi-raisin. le récit est, à n'en pas douter, extrêmement prenant et se lit avec une grande facilité. L'alternance des points de vue – chaque chapitre étant narré par un personnage différent – est ingénieux et permet au scénario de nous ménager quelques belles surprises. Belle ambiance également, sentant bon le sang frais, la poudre et les tripes à l'air. Non, ce n'est clairement pas le fond qui pose problème, mais plutôt la forme. Si la structure est réussie, l'écriture l'est beaucoup moins. Je m'explique : sans être mauvais, le style est trop homogène, ne présentant aucune variation d'un personnage à l'autre. le petit cowboy immature s'exprime exactement de la même façon que le dandy allemand cultivé, ce qui appauvrit le concept de l'alternance des points de vue. Les personnages, charismatiques et intéressants vus de l'extérieur, perdent en intérêt quand ils prennent la parole – ce qui est tout de même un comble ! le tout s'avère plaisant et très efficace, mais aurait bénéficié d'une narration plus maitrisée. A recommander tout de même aux amateurs du genre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230

critiques presse (1)
Elbakin.net   25 juillet 2014
Au bout du compte, ce troisième roman signé Adrien Tomas est sans doute justement le plus réussi signé de la plume de l’auteur. Si nous avons toujours du mal à nous ranger à l’enthousiasme débordant de certains, il progresse indéniablement, notamment du fait d’une certaine modestie dans le propos.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   04 juillet 2015
Les steaks sont trop cuits, les haricots pas assez, la bière trop légère et le whiskey si coupé à l'eau que j'ai l'impression de boire du thé. Mais ça fait du bien d'avoir un repas chaud dans le bide. Quand on est Veneur, dès qu'on peut manger, on mange. Beaucoup. On fait des réserves à se faire péter le ventre, on dort, comme des bienheureux, on baise, on picole, on se repose, bref, on se refait une santé. Puis on repart, et on passe deux mois à grignoter des racines, du pemmican et du lard séché, à se traîner dans la boue et la glace et à regarder tout le temps derrière notre épaule, avec la trouille permanente de voir un Rej s'approcher de trop près.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
boudiccaboudicca   13 mai 2014
Ce type est un malade obsédé par la Dame et aussi agréable qu'un putois dérangé en pleine sieste. Mais je comprends soudain qui il est réellement. Il n'est pas le salopard intraitable et tyrannique qui commande une bande de guerriers fanatiques. Il n'est pas la victime rendue ivre de rage par la mort d'êtres aimés, et dévoré vivant par le désir de vengeance. Il est un être fait de volonté pure, de maîtrise parfaite, capable de mobiliser toute son énergie, tout son savoir, en un unique objectif. Il est un véritable guerrier. Comme moi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
boudiccaboudicca   09 mai 2014
-Mon gars, je vais faire simple. Les bêtes qui t'ont attaqué, c'est des wendigos. Des loups-garous. Moi et les autres, on est des Veneurs : on les traque, et on les tue. Maintenant que tu sais qu'ils existent, et qu'on existe, t'as deux choix. Le premier, tu deviens un Veneur, et tu viens les chasser avec nous. A partir de ce moment, t'as plus de famille, plus de travail, plus de camp dans cette connerie de guerre, plus rien : t'es un Veneur, et rien d'autre jusqu'à ce que tu crèves.
-Et l'autre choix ?
-Tu deviens un héraut de panique. Et on te descend.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          172
boudiccaboudicca   12 mai 2014
-Vous vous exprimez remarquablement bien pour une Native, note Würm.
-Ça fait un paquet d'années que votre race a commencé à empoisonner cette terre. Depuis, on a largement eu le temps d'apprendre votre langue et vos coutumes. Mais si ça vous fait bander, je peux vous appeler Visage Pâle et menacer de vous scalper...
Commenter  J’apprécie          230
MasaMasa   05 mars 2018
Le silence reprend peu à peu ses droits, effaçant l’écho des tirs des armes à feu. Le tapis, de neige a perdu sa virginité, transformé en bouillie infâme de sang et de boue.
Commenter  J’apprécie          110
Videos de Adrien Tomas (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Adrien Tomas
Avec Adrien Tomas, Sara Doke, Jean-Claude Dunyach et Audrey Alwett Écoutez l'intégralité de la conférence sur : http://www.actusf.com/spip/Imaginales-2017-La-fantasy-une.html
autres livres classés : loup-garouVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

La fantasy pour les nuls

Tolkien, le seigneur des ....

anneaux
agneaux
mouches

9 questions
1321 lecteurs ont répondu
Thèmes : fantasy , sfff , heroic fantasyCréer un quiz sur ce livre