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EAN : 9782212545302
183 pages
Eyrolles (04/02/2010)
3.62/5   42 notes
Résumé :

Qui n'a pas vécu un jouir ou l'autre, la morsure cruelle de l'abandon ? Qui n'en éprouve pas , parfois, la sourde angoisse ?

Ce livre explore les abandons, vécus ou craints, et leurs multiples conséquences - dépendance, dépression, honte - , ainsi que les défenses qui permettent de les occulter,, de les maitriser ou de les justifier.

Apres être remonté aux origines infantiles de ces troubles, l'auteur nous guide concrètement pou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Un bon essai sur la blessure d'abandon qu'on a toutes et tous vécu un jour, que ce soit dans notre enfance ou dans notre vie d'adulte. C'est un sujet qui me parle beaucoup car c'est une peur que j'ai constamment dès que je commence à me lier avec quelqu'un, parfois allant jusqu'à même provoquer l'abandon car je pense que la personne va me laisser alors qu'il n'y a aucun signe, j'en ai bien conscience mais après coup. C'est un sujet assez difficile pour moi mais les nombreux exemples du livre me permettent aussi de me montrer mon fonctionnement et de lutter contre.
Toutefois je n'ai pas trouvé toutes les clefs que je cherchais, l'essai permet de mettre un pied dans le sujet mais ne pousse pas assez sa réflexion, du moins pas jusqu'au bout mais reste un bon tremplin. Dans l'ensemble je l'ai beaucoup apprécié, notamment pour la multitude de témoignages qu'il donne mais aussi car c'est un livre très facile d'accès, qui ne demande aucune connaissance dans le sujet.
Saverio Tomasella est un bon vulgarisateur tout public, mais ne prend pas non plus ses lecteurs pour des enfants, et ça aussi j'apprécie. Il donne beaucoup d'information dans des chapitres très courts sans pour autant alourdir le texte avec trop de divagations. J'ai quand même pris mon temps pour bien lire et relire certains passages qui me parlaient le plus, en identifiant au passage ce qui clochait chez moi. Il m'a aidé mais pas autant que je le souhaitais à la base, cependant je pense lire d'autres de ses essais car il a su me pousser à la réflexion et à l'introspection et c'est plutôt ce que je voulais.

L'abandon est un sujet très vaste qui nécessiterait plus que les 175 pages dont il se compose, toutefois je ne suis pas sûr de vouloir lire un pavé sur le sujet. Ce petit livre est pile ce qu'il me fallait pour me débloquer un peu dans la compréhension de moi-même. Dans l'ensemble je l'ai beaucoup apprécié et encore une fois, les nombreux témoignages offrent une simplicité et des exemples que l'auteur n'aurait pu trouver par lui-même, un témoignage vaut mille mots selon moi, il est aussi accessible et plutôt bien écrit.
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Un livre qui n'est pas inintéressant, qui se lit facilement et très rapidement. C'est une bonne "mise en bouche", car ce sujet grave et universel concernant la notion d'abandon ne peut pas être traité en seulement 180 pages mais mérite d'être approfondi.
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Un livre clair et concis sur le sentiment d'abandon et les différentes formes qu'il peut prendre : l'abandon réel d'un parent, d'un proche, le deuil etc. L'auteur aborde la terrible angoisse que l'abandon, réel ou symbolique, provoque et les différentes façons de les parer (addiction, refus de s'engager, dépendance vis-à-vis d'une autre personne...) afin de combler l'effacement de personnalité que subit la victime. le texte est accompagné de témoignages de personnes en analyse, qui illustrent bien le propos. Les derniers chapitres donnent ou tentent de donner des clés pour sortir de ces schémas qui empêchent d'avancer. D'après l'auteur, psychanalyste, il faut plonger dans le passé, aller vers l'enfant qu'on était alors et accepté les faits pour se retrouver soi-même et pouvoir avancer seul dans la vie. Cette partie aurait méritée d'être plus développée et plus pratique.
L'ensemble se lit agréablement et peut donner de l'espoir et quelques clés de compréhension sur ce sentiment complexe et très fréquent. J'en conseille la lecture pour qui est concerné ou simplement intéressé.
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Moins bon que les autres livres de l'auteur. Je suis resté sur ma faim au sujet de la cure du sentiment d'abandon. Cette partie mérite quand même plus de développement. L'auteur ne va pas en profondeur et ses analyses sont parfois superficielles. Ce sujet a été traité plus en profondeur par d'autres. Il faudra en revoir la granularité.
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Inintéressant. Extrêmement psychanalytique. 2/3 du bouquin dans l'explication de pourquoi, et un chapitre « comment s'en sortir » inconsistant pour quelqu'un déjà en chemin. Pas de clef intéressante. Ecriture pénible par ailleurs, un enchaînement de récits d'analyses mises bout à bout sans véritable logos.
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Citations et extraits (114) Voir plus Ajouter une citation
Bien souvent, nous nous abandonnons, nous nous - laissons tomber -, nos démissionnons : nous renonçons à notre désir, notre identité, notre capacité de discernement.
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Le sentiment d'abandon peut correspondre des réalités très différentes. Il est nécessaire de distinguer l'impression d'être abandonné, qui donne lieu à une plainte, de la crainte de pouvoir l'être, qui produit souvent une revendication pour éviter de l'être vraiment, et d'un abandon réel, ou vécu d'abandon, qui constitue une épreuve douloureuse pour le sujet. Ainsi, le sentiment d'abandon dont souffre l'adulte ne repose pas forcément sur un abandon réel, bien que ce soit fréquemment le cas. En revanche, les situations d'abandon vécues dans l'enfance génèrent inévitablement, plus tard, un sentiment d'abandon plus ou moins persistant.
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Cette inertie, Freud l’a nommée « pulsion de mort ». Elle provoque et maintient l’immobilisme, la répétition des drames et des blessures. Pourquoi le maladif, le morbide et le non-vivant sont-ils si attirants, si fascinants ?
Marc avance quelques pistes : « Je repense au totalitarisme de mon père, je crois qu’il fantasmait sur la perfection de ce fils. C’est peut-être pourquoi je m’en veux inlassablement ou que je trouve toujours que ce que je fais n’est pas bien... »
[...]« Je perçois une destruction de la vie en moi, comme si mon père avait voulu éteindre ce qui était vivant. Devenu adulte, j’ai pris le relais. Aujourd’hui, c’est moi et moi seul qui détruis la vie en moi. »

Cette grande conscience vive, rapide dans l’instant, cette fulgurance de la pensée juste est à l’opposé des moments de sidération, de torpeur, d’anesthésie, d’angoisse ou même des crises d’épilepsie, qui étaient des signaux des reviviscences traumatiques, des remontées imprévues de la mémoire d’abandon.
En arrêtant de « chercher la faute » chez les autres, en répondant de ses choix d’hier et d’aujourd’hui, Marc trouve sa place, séparée, donc libre : hors de la fusion, du mélange, des ligatures à ce qui est mortifère en l’autre.

« C’est dommage, c’est idiot, tout ça. Il y a une chose que j’ai vraiment du mal à comprendre, c’est pourquoi on va vers le mauvais. Je crois que jamais mon père ne m’a regardé avec dans les yeux l’éclat de la bonté et de l’amour. Si je remonte la généalogie, sa mère était sévère et dure, son père, faible, son beau-père, rigide. Personne dans ma famille ne sait ce qu’est l’amour, personne. »

La reconnaissance ne peut venir que de soi-même.
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Bien que psychique, la dépendance fait du corps son lieu d'élection : il est le siège réel où se niche l'addiction. L'accrochage morbide se construit autour de la place omniprésente du corps organique.
La boulimie consiste à manger, se "bourrer" pour remplir les vides et colmater les brèches, se "rembourrer" pour amortir les "mauvais coups" de l'existence, surtout les chocs affectifs, autant que se blinder et se construire une carapace.
Mes patientes boulimiques ont pu repérer la lourdeur et surtout l'avidité qui caractérisaient leur système familial : la trivialité des propos et des gestes des membres de la famille; un désintérêt pour les sentiments, voire l'interdiction de leur expression; souvent une forte avarice.
Leurs parents croyaient détenir des "droits" de possession sur elles. Dans le même temps, elles ne se sentaient pas exister pour les proches; elles avaient l'impression d'être rejetées, délaissées, abandonnées.
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(...), nous ne pouvons pas changer notre histoire, pas plus que nos parents, nos frères, nos soeurs, les drames d'abandon qui nous ont blessés et les égarements dont nous avons souffert et qui ont blessé nos proches. Tous ces aspects de notre existence ne peuvent pas être effacés. En revanche, nous pouvons changer notre regard sur chacun d'eux et choisir de transformer notre façon de considérer et d'apprécier nos qualités personnelles.
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Videos de Saverio Tomasella (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Saverio Tomasella
À l'occasion de la parution de son nouveau livre "Les bonheurs de l'art", Saverio Tomasella a répondu aux questions des lecteurs Babelio.
À travers une sélection d'oeuvres emblématiques, Saverio Tomasella propose une balade qui stimule notre imagination et nourrit nos rêves. Nul besoin de connaissances artistiques pour sentir, percevoir, aimer… Chaque oeuvre, quels que soient l'école, l'époque ou le courant dans lesquels elle prend naissance, entre en résonance avec celle ou celui qui la regarde et lui transmet un message.
Chaque tableau révèle un fragment de bonheur. C'est cet enseignement que nous dévoile Saverio Tomasella en nous conviant à découvrir dans un bouquet de Séraphine de Senlis notre moi profond, les premiers pas de l'enfance dans une scène de Vincent van Gogh, ou encore le chemin de nos désirs dans une sculpture de Camille Claudel : tous les bonheurs de l'art pour changer de regard sur la vie.
Saverio Tomasella est docteur en psychologie et psychanalyste. Auteur notamment de Hypersensibles, le sentiment d'abandon, Attention coeurs fragiles, Tu ne le sais peut-être pas mais tu as un don, il est également conférencier.
+ d'infos : https://www.editions-eyrolles.com/Livre/9782212572261/les-bonheurs-de-l-art
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