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Anne-Laure Fournier (Traducteur)
EAN : 9782809702514
128 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (10/03/2011)
2.96/5   13 notes
Résumé :
Ces nouvelles, bizarres et délicates, se situent toutes à la fin de la Révolution culturelle. Elles traduisent le choc entre la vieille Chine des dynasties disparues et le communisme puis l'économie actuelle du « tigre ».

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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
AmyFarrah
  23 octobre 2020
Ce recueil de mini-chroniques - deux, trois pages chacune à tout casser - est un diaporama de la Révolution Culturelle telle que l'a vécue Su Tong à partir de son enfance dans les années soixante, époque bassinée par des slogans impérieux - voire menaçants - sous une apparence d'enthousiasme naïf. Toute une époque en quelques rencontres décisives, en quelques instantanés de vie, en quelques objets familiers. Et ces poissons rouges, ces bicyclettes et cette rivière auxquels l'auteur prête des réflexions très humaines et amusantes. de l'enfance on glisse à des réflexions sur les bizarreries de la vie et des gens puis aux écrivains qui ont marqué Su Tong, puis il nous parle de son rapport à l'écriture et de ses interactions avec ses lecteurs. Revenant à une évocation du passé et de la ville où il a grandi, l'auteur brosse quelques portraits de boutiquiers, employés d'État : marchands de nouilles, de viande, de tissu, ferblantiers, pharmaciens... On glane quelques détails sur les conditions de vie de l'époque et quelques traits typiques de la société chinoise communiste : l'amour de la bonne chère, les ragots et les dénonciations, le troc et le marché noir, le système D, les pénuries ... etc. le charme de ce recueil réside dans la sincérité de son auteur, dans son regard malicieux et un brin philosophe sur les années passées. C'est ce regard lucide et humoristique, terre-à-terre mais plein de réflexion, cette âme chaleureuse, qui donnent tout son lustre à cette évocation d'une époque assez terne en réalité. S'appuyant largement sur l'humour et un grand amour de la vie, l'auteur fait revivre des circonstances souvent pénibles, voire dangereuses, avec une pudeur et une poésie familière très touchantes.
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LeManegeDePsylook
  29 novembre 2021
Je ne sais pas trop par où commencer, en tout cas, je peux affirmer qu'il me sera impossible de résumer cette lecture.
C'est un recueil de nouvelles : l'auteur nous partage certains souvenirs de son enfance dans la Chine des années 70… à plus ou moins dix ans, certains récits se passent un peu avant, d'autres après.
C'est un peu fouillis, c'est d'ailleurs l'impression que ça m'a donné, du moins pour les nouvelles les plus longues. Ça part dans tous les sens, pouf un mot et l'auteur passe du coq à l'âne. Ça arrivait souvent au moment je parvenais enfin à m'imprégner de l'anecdote dont il nous faisait part : c'était très désagréable, ça coupait brutalement.
J'ai beaucoup apprécié tous les passages qui relatent la vie quotidienne des personnages, c'était beaucoup plus parlant et représentatif de la Chine de l'époque que toutes les réflexions brouillonnes dont nous fait part l'auteur.
J'ai également aimé les nouvelles les plus courtes : celles qui font trois pages parce que Su Tong n'a pas le temps de faire de digressions, donc il reste dans le sujet annoncé par le titre.
Je ne vais pas m'attarder longtemps sur cette chronique : je me suis mortellement ennuyée. Je m'endormais au bout de deux paragraphes lorsque je lisais le soir… et honnêtement, mettre trois jours pour lire 140 pages, ça m'a paru une éternité.
Bref, j'ai détesté cette lecture et je suis contente que ce soit terminé.
Lien : https://psylook.kimengumi.fr..
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traversay
  28 août 2012
Que dit la quatrième de couverture d'A bicyclette, dernier ouvrage de l'écrivain chinois Su Tong, auteur, entre autres, d'Epouses et concubines ? "Ces nouvelles, bizarres et délicates, se situent toutes à la fin de la Révolution culturelle. Elles traduisent le choc entre la vieille Chine des dynasties disparues et le communisme puis l'économie actuelle du " tigre ". Eh bien, désolé, monsieur l'éditeur, mais ce ne sont pas des nouvelles et les récits ne sont pas politiques pour un yuan ! Voyons voir de plus près : A bicyclette, qui n'est pas une auto-biographie non plus, évoque les souvenirs d'enfance de Su Tong dans la ville de Suzhou, dans de courts chapitres qui dépassent rarement 3 pages. L'écrivain esquisse ainsi l'ambiance d'une époque, juste après la Révolution culturelle, à travers des portraits de commerçants et de petites histoires vraies, souvent incongrues, au point de se rapprocher parfois de la fiction. Nostalgie d'une ère révolue, au fort goût d'enfance, photographies jaunies par le temps qui semblent à des années lumière de la Chine d'aujourd'hui. Su Tong en profite pour se dévoiler, parler de son statut d'écrivain, exprimer une philosophie toute simple de l'existence. Un livre humble, tendre et amusant, qui éclaire sur la personnalité d'un romancier qui, malgré le succès, n'a pas oublié où sont ses racines.
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trust_me
  30 mai 2011
« Les souvenirs d'enfance sont, semble-il, toujours coiffés de l'auréole d'un bonheur illusoire. »
Su Tong, l'auteur mondialement connu d'Épouses et concubines, revient sur sa jeunesse. Il plonge le lecteur dans la Chine rurale des années 70 à travers le quotidien du petit garçon qu'il était à l'époque. Un enfant « un peu seul et vite inquiet » vivant au sein d'une famille pauvre de six enfants. de sa première bicyclette aux séances de cinéma en plein air, de ses débuts d'écolier à son apprentissage de la natation, il porte un regard nostalgique mais lucide sur ces années où la vie des masses n'étaient franchement pas simple sous le joug d'un régime communiste omniprésent. La pénurie de nourriture et les queues interminables devant des magasins à moitié vides font partie des images fortes du recueil. Tout comme les réflexions sur la relation au père ou encore sur la passion de l'auteur pour la lecture.
Ces micro-nouvelles semblent écrites, comme le dit Su Tong, dans la paume de la main. Un exercice difficile qui nécessite à la fois fluidité et concision. Littérairement parlant, rien à dire, ça tient la route. Par contre, pour ce qui est de l'intérêt de ces différents textes, je dois reconnaître que je me suis franchement ennuyé. Et pourtant j'adore les nouvelles. Mais là, rien à faire je n'ai pas du tout accroché. Heureusement que chacun de ces « instants minuscules volés à la mémoire » ne fait que 3 ou 4 pages sinon l'ouvrage me serait plus d'une fois tombé des mains. Je suis allé jusqu'au bout en me disant que j'allais bien finir par tomber sur une perle cachée entre deux textes soporifiques parlant du coiffeur, de la bouchère ou des pharmaciennes. Résultat, l'ensemble du recueil m'est passé sous les yeux sans que j'en retienne un seul moment fort. Finalement, je l'ai refermé sans regret, me disant que tout cela avait été aussi vite lu qu'oublié.
Une déception évidente, donc. Mais je ne me suis pas juré pour autant de ne plus jamais me frotter à la littérature chinoise. Je garde de trop bons souvenirs des Contes étranges de Pou Song Lin ou de l'excellentissime roman de Lu Wenfu Vie et passion d'un gastronome chinois.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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ASAI
  14 avril 2020
Premier livre de cet auteur que je lis, je n'ai donc ni référence, ni point de comparaison.
Ma lecture n'a pas été désagréable : des courts récits, moins nouvelles, que des pages de souvenirs, qui vont et viennent, au gré de la mémoire, peut-être d'une image, d'un bruit. Dans une Chine qui a disparu, la nostalgie est omniprésente.
J'ai hésité devant cet embellissement du passé, car, il me semble (en fait j'en suis sûre) que la Chine communiste même avant la Révolution culturelle n'était pas si rigolote. Mais cela se lit comme on grignote des madeleines au thé matcha devant une tasse de thé au jasmin.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
AmyFarrahAmyFarrah   22 octobre 2020
Gonflée d'animosité, la rivière refuse d'être un cours d'eau responsable et de bonne moralité. Lorsqu'au printemps on observe la saleté à sa surface, tel un mauvais garnement, elle traite avec espièglerie l'enchevêtrement de débris en train de flotter : " Vous les graisses, les légumes, les plastiques, les chats morts et autres préservatifs, si ça vous chante d'être là, alors restez-y ! Je m'en contrefiche !"
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AmyFarrahAmyFarrah   23 octobre 2020
Aujourd'hui encore je ne peux me défaire de l'influence de Salinger. Dans certaines de mes nouvelles, on reconnaît la douceur et le fluidité de son style et de sa langue. Le monde littéraire vit une période de renversement et de destruction de ses idoles. On voit en Salinger, et cela me chagrine beaucoup, un petit auteur de seconde catégorie, sur lequel on n'aurait pas dû s'attarder. J'espère ne jamais le voir méprisé car je me suis attaché à ce qu'il m'a offert : mon tout premier rayon de soleil.
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AmyFarrahAmyFarrah   23 octobre 2020
Le soleil de cette année 1967 traversait la fenêtre et me réchauffait, il créait une atmosphère chaude, inconnue de moi, qui avait quelque chose de sanguinaire, comme un péché. Je me souviens de la rumeur des élèves lisant leur leçon à haute voix, retentissant aux quatre coins de la pièce, encore et encore. Ce fut, quoi qu'on en dise, la première fois où je ressentis le délice de l'ordre et de la rythmique , propres à l'instruction.
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AmyFarrahAmyFarrah   23 octobre 2020
Si l'amour paternel n'a pas besoin de mots pour s'exprimer, alors, qu'on nous laisse, jour après jour, baigner dans son silence.
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KrystaleKrystale   20 novembre 2013
Tout le problème est là : l'humanité a atteint un tel stade de développement qu'on ne peut plus avoir l'ours et le saumon. Mais réfléchissez un instant : qu'est-ce qui empêche de se régaler des deux à la fois?
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Video de Su Tong (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Su Tong
Raise the red lantern (d’après le roman Épouses et concubines )1991 bande-annonce
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