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EAN : 9782847421835
142 pages
Le Passage (01/03/2012)
3.21/5   7 notes
Résumé :
Vers 1850,pour rejoindre son époux à la manufacture hollandaise de Nagasaki, Alexandra Van Polder brave les océans et les convenances.Avec elle,débute la saga océanique des Polder.
Entre le Japon et l'Amérique, c'est le choc du Nouveau Monde,des histoires d'hommes qui domptent les mers et de femmes qui se jettent à l'eau par amour,une merveilleuse alchimie d'image et de magie qui se rejoignent par-delà le temps et les océans jusqu'à Sarah, son arrière-arrière... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
brigittelascombe
  06 avril 2012
Un roman d'amour, d'art et d'aventure au début enchanteur, car la délicatesse de Valérie Tordjman (diplômée d'histoire de l'art, ayant travaillé pour le Centre National de photographie) transparait dans son doigté pour manier les phrases, la préciosité des mots et la lumière ambiante captée.
Deux parties.Deux destins mis en parallèle, celui d'Alexandra van Polder, rousse Hollandaise, photographe partie retrouver son époux "ingénieur en hydraulique" sur l'ilôt japonais de Deshima et celui de son arrière-arrière-petite-fille Sarah partie des Etats Unis, son Yaschika en bandoulière, qui recontrera "Boucles brunes" un beau sculpteur italien. Une même trajectoire funeste qui se termine par un grand plongeon.
Autant donc j'ai aimé la première partie, "le cran" de ce "diable de femme", l'érotisme sous-jacent de son art léger comme un papier de soie, doux comme une caresse ( On imagine sans peine les images fixées lors du rituel du bain et les empreintes de mains laissées sur une peau nue) autant la partie New-York (succession de clichés) puis Italie (phrases plus hermétiques rendant la vision des prises de vue plus difficile) ne m'a pas trop plu. Une saga sur 139 pages, c'est du condensé! Dommage!
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ramettes
  30 août 2021
Je découvre Valérie Tordjman...
Deux femmes qui ont vécu grâce à la photographie, mais avec deux parcours différents. Leurs conceptions de la vie et de l'art photographique sont différentes. Ce n'est pas seulement, l'évolution de la technique qui sépare ces 5 générations.
Alexandra sera plutôt un photo-reporter avec sa « vérité fixée » (p.43) et Sarah une artiste photographe avec sa « magie / image ».
Des petits chapitres allant d'un paragraphe à deux pages. Des idées concentrées avec des phrases que l'on sent très travaillées, avec des énumérations et des images, une certaine accumulation.
Les descriptions des personnages sont plus des esquisses. On baigne dans la lumière et la couleur.
C'est un type de roman qui a un certain charme et une certaine poésie mais qui peut dérouter le lecteur. Il y a un je ne sais quoi qui me fait penser à l'écriture de Christian Bobin dont j'apprécie la qualité et l'univers avec des personnages forts.
C'est un roman bref sur deux femmes particulières. J'ai plus apprécié le parcours de la première avec la métaphore de l'eau. Cette thématique englobe aussi un aspect sexuel plutôt sensuel. Alexandra la rouge qui ira au Japon retrouver brièvement son époux et elle va aller se fixer en Amérique. Nous avons les déplacements : Hollande/Japon / Hollande / Amérique.
Dans l'histoire de Sarah on sent un malaise, une fin de cycle. Elle aura du mal à trouver sa place et sa destinée. Là les déplacements sont Amérique / Europe / Amérique.
C'est un récit qui parle de l'illusion de la vie. On a un fil rouge avec Houdini le grand illusionniste américain, issu de l'immigration, un pur produit de « american way of life » (p.78). le titre représente les insectes, la lumière et le côté éphémère de la vie.
Sarah semble le négatif d'Alexandra, le côté sombre de l'existence.
On a aussi une suite de ponts : le pont au Japon, le pont de Brooklyn ou le pont du bateau. Lieux de passage, de transition, le mouvement et le vertige. Les chutes !
Lien : https://latelierderamettes.w..
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Unity
  05 mai 2013
Malgré des thèmes intéressants, les histoires de Valérie Tordjman sont loin de leurs promesses. de bonnes connaissances en art ne font pas l'écrivain. L'enchantement des lucioles est un texte plat, bien écrit, si l'on considère que cela peut se tenir à une suite de phrases maîtrisées ourlées de beaux mots mais l'ensemble manque de clarté. L'aspect exposé, qu'il soit artistique ou historique, prend souvent le pas sur la littérature, quant au scénario, il semble à peu près inexistant.
Au fil de ces quelques 140 pages, nous suivons des personnages dépouillés de toute consistance, des fantômes liés par un lien de sang, une passion commune pour la photographie. Ce n'est malheureusement pas suffisant pour faire un (bon) roman.
Certaines circonstances m'avaient amenée à lire les trois précédents romans de l'auteur il y a quelques années. L'enchantement des lucioles souffre des mêmes défauts que les autres. Pas d'amélioration en vue malgré un univers qui pourrait être un peu plus original que le gros des parutions françaises. Beaucoup d'affectation pour peu de choses au final. Les informations techniques et factuelles dominent la tentative de récit et noient rapidement une histoire qui ne peut émerger de ce fouillis.
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LN
  27 mars 2012
Valérie Tordjman nous convie dans un univers mouvant, fluctuant, au sein duquel les femmes s'épanouissent dans une vie métaphorique dense et passionnante.

« A cet instant, aux antipodes, pareille aux algues phosphorescentes en mer, aux petites lueurs verdâtres des vers luisants sur terre, aux étoiles du ciel et, dans l'air, aux lucioles qui émettent en morse lumineux la fugacité de leur apparition, Sarah Polder se tenait là.
Toujours au bord de sa vie vivante.
Déjà plus là. » (p. 136)


Les images sont au coeur du texte comme au coeur des destinées des femmes pour qui la photographie, l'illusion, la magie constituent une raison d'être et de devenir. Alexandra a mis au point un procédé pour photographier alliant les techniques nouvelles de Daguerre et de Cutting et sa fille Sarah découvre avec tout autant de plaisir et de passion l'art et les secrets de la photographie.

« L'image, la magie, leurs escamotages et autres métamorphoses luttaient à la surface du monde contre le réel, la crédulité, le chagrin ; contre l'amour aussi. Et la mort devait être de la partie. » (p. 83)

Un beau roman aux accents mélancoliques.

Lien : http://lecturissime.over-blo..
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94sophie947708
  07 janvier 2013
Un roman qui se lit comme un album photo.
Les chapitres sont courts et découpés comme un ensemble de photos prises pour raconter un siècle de l'histoire hollandaise, à travers une génération de femmes d'une même famille.
On y suit la vie des van Polder, dont la première femme part rejoindre son mari au Japon, y rapporte des photos et une fille. Leur vie et les avancées des Etats-Unis, des débuts de la photographie, des magiciens tels Houdini, nous sont racontés au fil des photos prises par Alexandra.
Le déracinement est abordé par la vie du père au Japon, de la mère en Hollande puis aux Etats-Unis, de la recherche de son identité par Sarah.
Recherche qui la poursuivra tout au long de sa vie, du fait de la perte de ses parents et de sa recherche de l'Amour.
Mais Sarah a reçu en héritage familial, l'art de la photographie et l'histoire se continuera jusqu'à son dénouement final à travers cet art.
C'est un roman ciselé, à l'atmosphère du papier glacé des photos et de leur enseignement.
Citation :
Qu'est ce que la photographie sinon des filets à papillons démaillés, qui laissent passer la lumière intermittente du réel.

Lien : http://carnetslecturesophie7..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
brigittelascombebrigittelascombe   06 avril 2012
Qu'est-ce que la photographie sinon des filets à papillons démaillés qui laissent passer la lumière intermittente du réel?
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brigittelascombebrigittelascombe   06 avril 2012
Comme un bon tour d'illusion, une photo marchait ou ne marchait pas;rien n'était caché-ecceitas!:"il n'y a rien que cela!" comme disait Sarah souffrant de terribles prémonitions en latin quand ce n'était pas raté ni salopé.
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brigittelascombebrigittelascombe   06 avril 2012
Naviguer comme on marche sur des oeufs, aux aguets des fantômes et des monstres marins, n'était pas pour rassurer mais il n'était pas question d'aller au sacrifice.
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brigittelascombebrigittelascombe   06 avril 2012
Le bruit d'un corps qui bascule dans la nuit est le bruit de toute une vie.
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brigittelascombebrigittelascombe   06 avril 2012
Magie tel est l'autre nom de l'image.
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Video de Valérie Tordjman (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Valérie Tordjman
Valérie Tordjman - Faites vos valises les enfants, demain on va en Amérique ! .Yann Briand vous prsente l'ouvrage de Valérie Tordjman "Faites vos valises les enfants, demain on va en Amérique !" aux éditions le Passage. Rentrée littéraire 2013. http://www.mollat.com/livres/tordjman-valerie-faites-vos-valises-les-enfants-demain-amerique-9782847422771.html Notes de Musique : Art Ensemble of Chicago 4 Tutankhamun
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