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EAN : 9782253164395
360 pages
Le Livre de Poche (04/04/2012)
3.22/5   41 notes
Résumé :
Chaque année, le 5 février, Agata enseigne à sa petite-fille Agatina les secrets de la préparation des gâteaux en l’honneur de la sainte dont elles portent toutes les deux le prénom. Tandis qu’elles pétrissent les cassatelle en forme de sein, les tétins, la grand-mère raconte le martyre de la sainte à qui le cruel consul Quinziano, ne supportant d’être repoussé, fit couper les mamelles. Grace à cette histoire dramatique, elle enseigne à sa petite-fille une règle du ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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araucaria
  21 octobre 2012
J'ai vraiment apprécié les deux premiers tiers de ce roman, qui est écrit comme un récit autobiographique et qui dégage beaucoup de poésie et d'émotions. Mais la fin racontant les amours assez sulfureuses d'Agatina me semble être de trop, ce passage qui occupe plusieurs paragraphes n'était pas nécessaire à mon goût, d'où ma note minorée. Dommage!
Lien : http://araucaria.20six.fr
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mollymon
  03 janvier 2021
Recette des cassatelle de Guiseppina
Ingrédients:
- 150 p d'histoires de famille.
- 50 p d'un peu de pâtisserie.
- 10 p de vie de Sainte Agathe.
- 150 p de relations entre hommes et femmes.
- 100 p de seins dans tous leurs états.
Préparation:
Mélangez bien tous les ingrédients jusqu'à ce qu'ils forment une pâte, saupoudrez généreusement de spécificités siciliennes puis divisez en trois parties égales. Et c'est tout.
A consommer de préférence en été et de bonne humeur. Dans d'autres circonstances, cela pourrait s'avérer pénible car plutôt indigeste.
Malgré ma gourmandise, je n'ai pas réussi à avaler la totalité de la fournée des douceurs concoctées par Guiseppina. Quelques bouchées de ce mélange aux saveurs douteuses, ont suffit à me couper l'appétit de façon définitive.
Je préfère largement m'envoyer une bonne galette des rois !
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moustafette
  30 mai 2011
La petite Agatina voit toujours arriver le 5 Février avec joie. Ce jour est synonyme de réjouissances culinaires en compagnie de sa grand-mère, elle aussi prénommée Agata, laquelle met un point d'honneur à célébrer la sainte du même nom afin d'assurer la protection des femmes de la famille et de leurs précieux atours. Pour cela rien de plus simple, il suffit de confectionner les fameux gâteaux, les tétins de sainte-Agathe, spécialité sicilienne de Catane, sans doute la plus coquine et la plus suggestive des pâtisseries comme l'atteste la photo de couverture.
Ce moment partagé est aussi l'occasion pour la grand-mère de préparer la fillette à sa future vie de femme et de lui asséner quelques maximes de son cru afin de la mettre en garde contre la gente masculine, tâche non négigeable dans l'univers machiste sicilien. Une femme avertie en vaut-elle deux ? Rien n'est moins sûr...
Mais pour la narratrice, cette cérémonie culinaire est surtout une délicieuse occasion de revisiter l'histoire familiale et de nous conter ce qu'est devenue la petite Agatina. Au fil des pages, nous nous embarquons pour un savoureux voyage au pays de la ricotta, des boulettes de thon à l'orange et au thym, des artichauts panés et de la gelée au café et à la cannelle ! Préparez-vous à une explosion de saveurs et de parfums qui viendront chatouiller vos papilles et vos narines tandis que vous cheminerez sur les chemins caillouteux ou les rues poussièreuses de la Sicile en compagnie de personnages hauts en couleur et au caractère bien trempé !
Dotée d'un talent évocateur indéniable, l'auteure nous offre une vision sans fioriture de la société sicilienne où, si les hommes n'ont pas le beau rôle, les femmes ne sont pas en reste non plus... Entre dévotions et autres bondieuseries, les langues de vipères vont bon train tandis que mafiosi machos font la loi et chavirer le coeur des femmes, même celles les plus émancipées ou les plus averties... La cuisine et l'amour ont toujours fait bon ménage, la fillette Agatina n'échappera pas à son destin. le Sirocco balaiera de son souffle torride sa vie adulte, un souffle qui peut rendre fou, mais la sensualité qu'il génère vaut peut-être la peine de s'y laisser emporter.
Comme le pendant italien à "L'illustrissime gâteau café café d'Irina Sasson" de Joëlle Tiano, "Les tétins de sainte-Agathe" viennent lui faire une douce et sympathique concurrence. Ils trouveront leur place sur les étagères de votre bibliothèque ou de votre cuisine, c'est au choix, car bien sûr la recette y figure mais, comme pour le précédent, ne comptez pas sur moi pour la divulguer ici... Ne me remerciez pas de prendre soin de votre ligne !

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CLAVIE
  18 août 2012
Ce livre resplendit des couleurs de l'Italie du sud. Tout y est, l' équilibre ambigue entre le religieux et le profane, la saga familiale, la légèreté des hommes, leur machisme, la raison des femmes, leur jalousie, la société meurtrie par la mafia, l'attachement ilien pour la Sicile.
Cependant, l'essentiel réside dans la description de tout ce que féconder cet attribut féminin, qu'est la poitrine : objet de désirs, d'Amour, de féminité, de perdition, de regrets, de malheur, le berceau de la descendance.... tant pour les femmes que pour les hommes.
Alors, il est bien dommage que la traduction pêche. Elle ne reflète pas toute la musique du texte original, mais notre langue française comporte des lacunes comparée l'Italien.
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Accalia
  10 octobre 2014
J'avais acheté ce petit roman au Prix du livre de poche de Saint Maur de l'année précédente. Je me suis dit que cela semblait être un roman d'été parfait! Et comme en plus, je sortais un livre de ma PAL, c'était encore mieux!
Et en effet, ce roman marche très bien comme roman d'été pas prise de tête.De plus, c'est une histoire de famille, voir même des femmes de cette famille, une thématique que j'aime vraiment beaucoup! j'ai passé un bon moment, surtout au début, parce que la deuxième partie était moins passionnante!
En effet, j'ai nettement préféré la première partie du récit, où Agatina est enfant et quand il est question de ses ancêtres. La deuxième partie, avec Agatina adulte était, je trouve, moins intéressante. Certainement parce le personnage d'Agatina ne me plaisait pas plus que cela.
Surtout qu'à un moment, cela a commencé à déraper, à tomber dans le sado-masochisme et c'est dommage. Cela m'a moins plu, ce n'est pas très intéressant à lire.
L'auteure a réussi dans son roman à faire de la nourriture quelque chose de très sensuel. Cela m'a presque (seulement presque, il ne faut pas rêver) donné envie de cuisiner! Surtout qu'on a le droit à la recette des Tétins de Sainte Agathe!
Mais ce roman aborde aussi des thèmes bien moins drôle, à savoir le cancer du sein et, hélas, sa grande part de génétique chez les femmes. le tout saupoudré de beaucoup de superstition et de religion, surtout dans la première partie de l'histoire. Et franchement, je fais dans la redite, mais j'adore les histoires de famille sur plusieurs générations.
On goûte également aussi l'ambiance de la Sicile, très machiste dis donc! C'était intéressant de suivre l'évolution de l'île, avec les révolutions, la mafia…
———————————————————–
Un petit roman, parfait pour l'été, dont la dernière partie m'a un peu déçue…Ce n'est pas un grand roman, mais pour qui aime la Sicile, les histoires de famille, je pense qu'on peut passer un bon moment.
Lien : http://writeifyouplease.word..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
moustafettemoustafette   30 mai 2011
Au moment du café, les cassatelle étaient accueillies par des applaudissements. Le grand plateau débordait de ces petites montagnes invitantes, disposées deux par deux. Elles incitaient d'abord à toucher, puis à lêcher le sucre glace et enfin à mordre avec délicatesse, pour ne pas les blesser. Quand je croquais, la crème à la ricotta, au sucre et au chocolat envahissait ma bouche, je la sentais s'étaler sur mon palais ; je fermais les yeux et le plaisir s'étendait à tout mon corps de petite fille (...)
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CrumpetCrumpet   27 décembre 2012
Cependant, la cerise sur le gâteau c’étaient les occupants du sixième, avec qui mon père passait tout son temps libre. Michele Settecamini, le chef de famille, était un notaire d’un certain âge, gros, diabétique, très riche et affublé d’une maîtresse fixe qu’il emmenait tous les lundis à son cercle de tir au pigeon. Il était d’usage, à Palerme, pour les professions libérales, d’exhiber leurs maîtresses, un symbole aussi important que la voiture, la maison ou la villa à la mer. La femme du notaire, Rosuccia, petite et forte, une sorte de tonneau aux cheveux blond platine coupés court et crêpés, la mode de l’époque, passait ses journées entre la cuisine, où elle préparait de succulentes omelettes et des ratatouilles parfumées, et sa chambre à coucher, où elle se reposait, papotait avec ses amis et se coiffait. LE RECIT DANS LE RECIT, chapitre 19.
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moustafettemoustafette   30 mai 2011
Assunta avait rencontré son mari, mon arrière-grand-père, à l'époque de la moisson : un bandit de passage qui battait la campagne en évitant les routes fréquentées et les places des villages. Ils s'étaient croisés une nuit d'août, avant l'aube, quand l'air condense les rêves sur les hommes et les transforme en désir. Le ciel était un pan de tissu sombre tendu entre les étoiles qui en trouaient la trame.
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AccaliaAccalia   10 octobre 2014
Parce que tu dois savoir que si tu ressens pas de plaisir quand ils te touchent , les hommes se sentent atteints dans leur virilité, mais gare à toi si tu prends du plaisir, parce que là, ils te prennent pour une putain
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CLAVIECLAVIE   17 août 2012
Quelle idée de naître cette nuit-là, dit un proverbe. Je n'ai même pas le temps de le penser qu'une sage-femme m'appelle aux admissions, preuve du pouvoir évocateur des mots. Je dévale les escaliers en priant Sainte Agathe : "Ma petite sainte, fais que ce soit un accouchement, fais qu'il y ait de la vie."
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