AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 1517080851
Éditeur : CreateSpace Independent Publishing Platform (30/08/2015)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Ce recueil composé de 54 textes courts, parfois très courts, fait jaillir la beauté et les délices du quotidien le plus prosaïque et insignifiant. Son instrument privilégié est une langue riche et soigneusement ciselée, un humour qui se teinte volontiers de noir sans négliger sa large palette de nuances stylistiques : jeux de mots, intertextualité, mises en abyme… pour le plus grand plaisir du lecteur.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Tandarica
  20 septembre 2015
Littérature contemporaine qui s'attache à décrire les absurdités du quotidien, entre autres celle du monde de l'édition et/ou de l'art en général, pour lequel l'auteur marque sa prédilection au point que l'ICR devient personnage d'une nouvelle : voir aussi, entre autres, "L'anathème d'un petit peintre". L'absurde vire parfois au fantastique, la littérature devient une porte ouverte sur une autre porte: sur la science en folie ("Bestiaire", "La vengeance d'un scientifique") sur la littérature en soi, mise en abyme ("La lettre"), sur la mythologie ("Comment on écrit l'histoire"), sur la politique qui, bien entendu, en prend pour son grade ("Le coucher"). Elle devient en quelque sorte sous la plume de Călin Torsan un art (au sens d'artisan) total, que les nombreux jeux de mots qui se transforment ça et là en parodie ou en blagues potaches empêchent avantageusement de se prendre au sérieux. Noter enfin ce que Leonid Dimov appelait la dimension balkanique, en filigrane dans plusieurs nouvelles, ("Même pas un père bizarre") qui dessine au firmament littéraire la prose de Călin Torsan comme un soleil levant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          540
Francharb3
  09 octobre 2015
Voici la traduction qui dépasse son modèle, puisque le livre roumain n'est pas encore sorti.
De cette cinquantaine de textes courts, beaucoup passent par l'absurde et la satire. Mais l'auteur se prête aussi aux mélanges les plus explosifs : avec la mythologie, l'histoire ou la mise en abyme. "L'anathème d'un petit peintre" dépeint un défunt barbouilleur qui pourfend littéralement un certain nombre de turpitudes sociales. "Comment on écrit l'histoire" reprend le mythe de la langue en voie de disparition, comme Anita Desai l'a fait avec l'ourdou et obtient des résultats surprenant... comme un livre de Călin Torsan.
Commenter  J’apprécie          230
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Francharb3Francharb3   17 septembre 2015
Suspendu calmement au col amidonné, un des rubans pied-de-poule avait froufrouté nonchalamment quelques minutes avant que des mains élégantes et habiles en plusieurs affaires relevant de la nature humaine ne le retournassent avec autorité. Son petit jeu qui dessinait une queue de cochon avait entortillé les couches d’air, de sorte qu’à présent un vent frais d’automne humide se mit à voguer dans tout Bucarest. Pour cette raison, tous les invités à cet événement très couru – écrivains résidant dans la capitale – se présentèrent au salon du livre habillés chaudement. Une conséquence semblable, mais moins proche des phénomènes physiques, avait été provoquée dans les derniers jours précisément par l’apparition du volume en question, dont les couvertures, qui virevoltaient la signification du livre dans les pages des principaux magazines culturels, avaient déclenché un tourbillon de commentaires au sujet de la sélection retenue.
(extrait de L’effet papillon)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
TandaricaTandarica   13 septembre 2015
B1 :
Judith, je l’ai connue il y a trois ans. Nous travaillions à l’époque ensemble, la rencontre n’était, par conséquent, pas fortuite. Certes, sur ce point on pourrait développer une théorie tout entière sur la contingence. Ce n’est cependant pas le bon moment. Faute de temps. Au fond, il s’agit là d’un aspect de ma vie : j’ai toujours été coursé par la fuite du temps. Avec les yeux qui quittaient leurs orbites, les veines qui dessinaient mon profil tendues comme des cordes à linge, mes journées commençaient tôt le matin pour s’achever tard le soir, bien après le coucher du soleil. Soit, il y avait aussi les cigarettes, la boisson, le repas pris sur le pouce. Toujours au service des autres. Oubliant le moi. M’oubliant moi-même.
(extrait de "Trois balles pour un seul suicide")
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
TandaricaTandarica   13 septembre 2015
Pendant l’enterrement, Dieu secouait un prunier en fleurs. Quelques pétales virevoltaient dans l’air pour se mélanger ensuite aux gravillons du cimetière. Comme un signe d’adieu.
Seul à observer cela, Cicerone Lăcustă était élève en sixième B. Les autres étaient beaucoup trop absorbés par les paroles du prêtre. Et par l’aspect des couronnes.
(Ecce homo !)
Commenter  J’apprécie          350
Francharb3Francharb3   17 septembre 2015
– Mais non, voyons, comment, manger directement sur la table, on n’est quand même pas des animaux ! Moi, même à la maison, j’aime pas manger sans nappe propre et amidonnée. Je m’assois pas jusqu’à ce que… Geta le sait : elle ne commence pas à réchauffer la soupe tant qu’elle n’a pas dressé la table à mon goût.
– Bien sûr que moi aussi, j’aime ça chez moi, mais là on n’est pas à la maison. Qu’est-ce que tu veux ? On peut pas tout avoir. On se débrouille avec la dotation qu’on a.
(extrait de Thomas Quel Mann ?)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
TandaricaTandarica   24 août 2016
— Te-a amețit horinca, moșule* ?
L’oncle resta coi, essayant vainement de demander si…
— Eh oui, tout ce que je viens de te dire, c’est en dace. Il y a de quoi rester coi, n’est-ce pas ? C’est à ne pas en croire ses oreilles. C’est ça qui est intéressant, en plus de plusieurs substantifs de ladite origine, il existe suffisamment de verbes certifiés de la même origine linguistique, de sorte qu’on peut former plusieurs types de propositions et même des phrases un peu plus développées. Se penchant vers l’Ancien, pour lui murmurer à l’oreille ce qu’il allait lui signifier, le neveu sans gêne improvisa quelques significations alambiquées pour prouver que la langue des Gètes cachait tant de nuances qu’on pouvait en jongler même dans les recoins les plus sombres :
— Zburdă ielele cu pizdele pline de mărar/Ademenind băieții cărora li se scoală burghiele de măgar**.
Tonton George éclata de rire, comme s’il avait été frappé par des convulsions, donna l’impression de faire un malaise à cause de la nourriture et de la boisson, incita ainsi madame Roare à courir pour voir si tout va bien.
[ Notes de la traductrice, dans le livre :
*En l’état dans le texte : L’Ancien, l’eau-de-vie t’a terrassé ?
**En l’état dans le texte : Les goules gambadaient les sadinets pleins d’aneth/Affriolant les garçons dont se dressaient les asines baguettes]

(extrait de "Comment on écrit l’Histoire")
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
autres livres classés : littérature roumaineVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
14569 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre