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ISBN : 2200275293
Éditeur : Armand Colin (05/02/2014)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Digne héritière de la Renaissance ou arène médiatique grotesque des frasques de Berlusconi ? On ne sait plus trop où va l’Italie. Est-elle vraiment à la dérive ? Et si oui, peut-elle se relancer ? Surtout, comment comprendre les Italiens ? Avec l’ironie du journaliste, Alberto Toscano passe en revue les clichés véhiculés par son pays de naissance : pasta, Vespa, Cinecittà… Il y mêle la rigueur de l’historien pour interpréter les vicissitudes d’un peuple unifié depui... >Voir plus
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   09 août 2016
Cette idée d’un amour-plaisir en réaction aux malheurs de la peste noire fait justice à toutes les hypocrisies dont la société adore se draper en temps ordinaire. Faire l’amour plaît aux femmes comme aux hommes, aux laïcs comme aux curés : « La jeune fille, qui n’était ni de fer ni de diamant, se plia fort aisément aux vouloirs de l’abbé », peut-on lire dans le Décaméron. Ce n’est pas un hasard si Pasolini, qui en particulier sur ce terrain adorait dénoncer les hypocrisies, a réalisé l’un de ses films les plus célèbres à partir de l’œuvre de Boccace (Le Décaméron, 1971).
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rkhettaouirkhettaoui   09 août 2016
L’amour peut même devenir un antidote à la maladie et à la mort. C’est l’histoire d’un Italien un peu particulier, qui a vécu à l’époque de la plus grande catastrophe de l’histoire européenne : la peste noire, qui entre 1347 et 1352 a tué un tiers (au moins) des habitants de notre vieille Europe. Et, c’est entre 1349 et 1351, que Giovanni Boccaccio, Boccace pour les Français, écrit le Décaméron, une apologie à l’amour. Amour et érotisme dévoilés au sein des cent nouvelles, racontées par dix jeunes gens (sept filles et trois garçons) pendant dix jours. Ils ont fui la ville de Florence pour échapper à l’épidémie qui y fait des ravages. Réfugiés à la campagne, ils parlent d’amour. Un amour bien palpable car lorsque l’on risque de mourir d’un jour à l’autre, la peur de goûter au plaisir s’évanouit. Carpe diem, disait Horace. Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain.
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rkhettaouirkhettaoui   09 août 2016
Les Italiens adorent se disputer entre eux. C’est parfois comique, parfois tragique. L’unification nationale ne s’est faite qu’au prix d’une guerre civile. Car lorsque la « Spedizione dei Mille » de Garibaldi se lance à la conquête du Sud de la péninsule en 1860, une autre guerre commence. Une guerre inavouée : Église, propriétaires fonciers et paysans du sud de la Botte s’engagent à fond – par tous les moyens – contre la nouvelle armée nationale italienne, composée surtout par des militaires du Nord. Une guerre civile qui ne dit pas son nom. Les gouvernements italiens l’appellent « guerre contre le brigandage ». Les atrocités sont fréquentes, des deux côtés. Les paysans méridionaux appellent « Piémontais » les membres de l’armée officielle. Ils ne reconnaissent pas l’unité nationale : les Piémontais sont des ennemis, pas des frères.
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rkhettaouirkhettaoui   09 août 2016
Le beau pays tel un grand fromage. La nouvelle Italie démocratique de l’après-guerre telle une immense vache à lait. Quoi de mieux pour une terre de paysans, encore liée à l’agriculture, malgré l’impressionnante industrialisation des années 1950 et 1960 ? En 1841, en Grande-Bretagne, le nombre d’actifs employés dans l’industrie dépassait celui des actifs employés dans l’agriculture ; en Italie cet événement n’a eu lieu qu’en 1961. En ce début de XXI e siècle, les Italiens sont bien forcés de constater qu’ils ont un peu trop profité du « Bel Paese ». Le peuple des ex-paysans a de sérieux problèmes à résoudre. Les Italiens doivent s’interroger sur eux-mêmes. Et changer quelque chose dans leurs perceptions, dans leurs attitudes, dans leurs comportements. La vache n’a plus de lait. La mucca non ha più latte !
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rkhettaouirkhettaoui   09 août 2016
Les terroristes ne venaient pas d’une autre planète. Ils étaient des jeunes comme nous, prisonniers d’un choix délirant. L’histoire du Mai 68 italien est celle de ma génération, qui croyait pouvoir tout gagner après avoir affirmé son droit à la transgression. Mais entre transgression et révolution il y a une belle différence. Notre génération de baby-boomers, nés après la fin de la guerre, a rempli les universités à partir de la moitié des années 1960. Nous sommes passés de la paroisse de notre quartier à des grandes et parfois magnifiques universités, du catéchisme au livre rouge du président Mao Zedong, d’un horizon local à l’illusion d’avoir des camarades dans le monde entier. La seule révolution que nous avons réalisée est notre révolution sexuelle. C’est déjà quelque chose.
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Videos de Alberto Toscano (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alberto Toscano
Italie 1943. Des personnes de bonne volonté disent « non » à la barbarie nazi-fasciste des persécutions raciales et des déportations. Parmi elles, Gino Bartali, un célèbre cycliste, refuse cette compromission au nom de ses idéaux et de sa foi catholique. Alberto Toscano nous fait partager l?incroyable destin de ce grand sportif, et revivre les moments dramatiques de l?Italie et de l?Europe au XXe siècle. Bartali a été à la fois un homme merveilleusement simple et un champion capable de s?engager pour les valeurs auxquelles il croyait. Par son courage et sa détermination, il a permis le sauvetage de plusieurs centaines de Juifs persécutés par les nazis.
Alberto Toscano, né à Novare en 1948, docteur en Sciences politiques à l?Université de Milan, est journaliste depuis 1975 et correspondant de la presse italienne à Paris depuis 1986. Ex-président de la Presse étrangère, il est l?un des journalistes étrangers les plus présents sur les chaînes radio-télé françaises. Depuis 1999, il anime à Paris le Club de la presse européenne. Parmi ses livres, Sacrés Italiens !, Armand Colin, 2014.
« Il faut lire le texte d?Alberto Toscano. Il se lit comme une aventure et, de surcroît, restitue une page qui manquait au si passionnant et si actuel livre de la vie. » MAREK HALTER
Pour en savoir plus : https://goo.gl/pQsa1C
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