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EAN : 9782330127251
260 pages
Éditeur : Actes Sud (02/10/2019)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Un adolescent erre à la recherche de son petit frère dans une ville ravagée par la guerre nucléaire qui oppose les Russes et les Américains, dans le huis clos infernal d’une ville dévastée (qui pourrait être Budapest). Après Comme des rats morts, Benedek Totth signe un postapocalyptique dense, fascinant et d'une noirceur totale, sur lequel plane l'ombre tutélaire de Cormac McCarthy.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
diablotin0
  25 octobre 2019
Comment ne pas être enthousiaste lorsque dans la 4ème de couverture, on lit :" Roman postapocalyptique sur lequel plane l'ombre tutélaire de Cormac McCarthy" ? En tout cas, moi je me faisais vraiment une joie de commencer ce roman et je le regrette vraiment car cette impatience de découvrir un nouvel auteur et ce d'autant plus qu'il y avait l'ombre de Cormac Mccarthy s'est progressivement transformée en ennui.
Je trouve qu'il y a des longueurs et surtout pas assez d'émotions intenses, de profondeurs pour réussir à embarquer le lecteur dans la tragédie que vit le narrateur et Jimmy.
Je précise que je ne suis pas une spécialiste du genre et que de fait mon ressenti, je l'espère, ne sera pas partagé par une majorité.
Merci à Babelio et aux éditions Actes Sud pour l'envoi de ce roman.
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Wyoming
  17 mars 2020
Un roman très noir, plein d'horreur et de sang, sur le thème inépuisable de la guerre, de tous les malheurs qu'elle déclenche. Il est difficile de voir le peu de positif dans cette histoire, peut-être dans les réflexions personnelles du garçon, son hésitation à tuer l'américain, ses souvenirs d'enfance heureuse.
Le reste n'est qu'une suite de péripéties misérables malgré la détermination qui anime les deux principaux héros, le garçon et l'américain. Ils ont de la volonté et parviennent à atteindre certains de leurs objectifs, pas forcément partagés, mais pour lesquels ils unissent leurs forces. Ce sont dans doute celles-ci qui donnent une dimension épique à ce roman si noir.
Il n' y a pas vraiment de fin, mais le narrateur, le garçon, aurait-il eu la possibilité de la rédiger quand tout s'écroule autour de lui?
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LauBlue
  29 octobre 2019
Ce que je préfère dans les masses critiques Babelio, c'est partir à la découverte de romans vers lesquels je n'irais pas forcément. Avec La guerre après la dernière guerre, me voilà servie.
Ce roman noir, post-apocalyptique trace l'errance et la survie d'un adolescent dans une ville ravagée après une guerre nucléaire entre la Russie et les États-Unis. Comme si cette guerre nucléaire n'avait pas suffi, on reste au coeur d'une guerre, (après la guerre nucléaire) où survivre relève du miracle. Les irradiés parqués dans la Zone rouge qui s'en échappent, les tirs ennemis qui font rages, les bombes qui continuent de pleuvoir.
Ne vous fiez pas à la quatrième couverture qui donne le point de vue des éditeurs. Bien entendu l'histoire parle de guerre et d'errance et quelquefois de cendre qui tombe, mais je n'ai pas compris le renvoi à Cormac McCarthy et à son roman La route auquel il est fait référence. On est loin d'être dans un récit de la même ampleur et l'intensité narrative n'est pas vraiment au rendez-vous.
Ce qui frappe dans ce roman de Benedek Totth, c'est la solitude extrême dans laquelle se trouve le garçon, même entouré de ses amis avant qu'ils ne disparaissent, même lorsqu'il est aux côtés du parachutiste blessé et de tous ceux qu'ils rencontrent dans le camp. Ça suinte dès les premières phrases, et confère une dimension de désolation supplémentaire au récit déjà fort imprégné de dévastation.
L'ambiance est pesante est en cela le récit retrace bien l'atmosphère de la guerre. Curieusement ce n'est pas tant la violence que les descriptions des blessés, des morts, des irradiés qui plombent la narration. La surenchère est éprouvante, à la limite de l'overdose.
Le récit manque d'empathie, on a du mal à se projeter aux côtés de l'adolescent, le regard reste en recul, sans autre émotion que celle de faire face à un roman impitoyable.
C'est peut-être bien le sens que souhaitait donner Benedek Totth à son récit. Il n'empêche la lecture déjà ardue par son thème, devient au fil des pages difficile à digérer. Décourageant...
Je remercie Babelio ainsi que les Editions Actes Sud. L'un pour l'opération masse critique et l'autre pour l'envoi de ce roman.
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Nausicaah
  05 novembre 2019
La guerre après la dernière guerre est une dystopie glaçante qui parle de... guerre! Ce livre raconte comment un jeune enfant a pu être impacté par la dernière guerre mondiale et comment il essaie de survivre dans un monde désolé, extrême et surtout mortel.
On suit le chemin du narrateur, jeune adolescent qui se retrouve retranché entre deux camps et dont le quotidien a été bouleversé par ce qui semble être la destruction pure et simple de la planète terre, à coup de bombes nucléaires bien entendu. C'est au fond de cette errance que ce jeune garçon essaie de survivre tant bien que mal, toujours plus abîmé, toujours plus vide, en quête de son frère, ou bien de l'espoir on ne sait pas trop. Comment survivre dans un monde de désolation, de désespoir quand on est si jeune ? Eh bien, je ne vais pas le cacher, assez mal.
Ce roman est profondément horrible, de part le thème, mais la manière bien trop réaliste dont l'auteur a de narrer cette errance. Cela n'est pas une remarque négative, parce que l'auteur a réalisé un réel tour de force au niveau de l'écriture, qui sait trouver les mots justes et le ton adapté à l'âge du narrateur. Seul bémol, certains personnages un peu trop stéréotypés, avec notamment le surnom de certains autres enfants. Cependant l'auteur nous embarque très rapidement dans un univers glauque (âmes sensibles, s'abstenir), sanglant et vide de sens. Et devant tant de violence, on ne peut être qu'atterré d'obtenir un roman aussi réaliste, ce qui donne froid dans le dos.
Niveau scénario, on est sur une dystopie assez classique, une guerre entre deux camps, qui impacte la vie de tout le monde. On suit la quête qui semble insensée du jeune garçon et l'on ne l'en s'éloigne que quelques moments à la fin. A certains moment j'ai cependant été perdue par certaines parties du scénario, qui sont rêvée par le narrateur, mais les rêves étant imbriqués les uns dans les autres, les frontières sont devenues très flou. Cependant, l'effet est probablement intentionnel et très réussi, on l'en vient à sa questionner sur le fondement même de la réalité.
En conclusion, il s'agit d'un roman très dur sur les réalités de la guerre, certes transposées dans un futur très sombre, mais le réalisme prend à la gorge. Je ne conseille pas de mettre ce livre entre toutes les mains, car il est vraiment très prenant et certaines scènes sont extrêmement violentes, d'où ma note. le livre n'a pas de réels défauts, si ce n'est la violence dont il fait part.
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Yuyine
  12 février 2020
Avant toute chose, il est important de savoir que La guerre après la dernière guerre n'est pas si « science-fiction » que ça et que donc les allergiques au genre devraient tout de même y trouver leur compte, tandis que les amateurs sauront à quoi s'attendre. Ce roman, c'est le récit d'un adolescent anonyme et orphelin au coeur des décombres d'une guerre interminable, dit « sale », un roman d'errance au coeur d'un monde dévasté et violent. le roman nous met en effet les horreurs de la guerre en pleine face, que ce soit les viols, les morts, la faim, les effets d'un conflit nucléaire ou encore la perte de tout. Benedek Totth illustre avec [...]
Pour lire la suite de cette critique, rendez-vous sur yuyine.be!
Lien : https://yuyine.be/review/boo..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
LauBlueLauBlue   26 octobre 2019
D’après Jimmy, ces cadavres n’étaient pas victimes de la guerre, mais de leur propre cupidité, et il était effectivement difficile de concevoir qu’on puisse ne penser qu’aux affaires alors que le monde alentour était à feu et à sang. Pourtant, plus j’y pensais moins je trouvais ça surprenant. Personne ne s’était non plus soucié du réchauffement climatique et de la fonte du pôle Sud, les gens avaient continué à avancer comme des chars d’assaut, et quand il s’était avéré que les ours blancs n’étaient plus les seuls à en baver, il était déjà trop tard.
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LauBlueLauBlue   22 octobre 2019
C’était la première fois que je tuais quelqu’un. Jusqu’à là je n’avais guère tué qu’un oisillon et une souris. […] A présent venait s’y ajouter cet inconnu dont je savais seulement qu’il avait survécu à une attaque nucléaire. Ça fait une drôle d’impression de tuer un homme. Le plus étrange était peut-être qu’à vrai dire, je n’avais rien senti. Une sorte de vide intérieur.
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YuyineYuyine   12 février 2020
Il se tenait dans ce champ désolé comme un point d'exclamation rageur qui en disait plus qu'un long discours sur cette sale guerre où il s'était retrouvé tout seul.
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WyomingWyoming   15 mars 2020
Il faut apprécier chaque instant de beauté dès qu'il se présente.
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