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EAN : 9782234088733
300 pages
Stock (04/03/2020)
4.38/5   4 notes
Résumé :
Raconter l’existence d’Helen Scott, c’est ouvrir le livre du rire et de l’oubli : cette femme que plus personne ne connaît aujourd’hui a marqué son entourage par sa fantaisie, son humour, son intelligence. Son destin fut romanesque, mais elle est demeurée dans l’ombre des artistes qu’elle a accompagnés. Serge Toubiana part sur sa trace, et raconte.
Les années d’enfance, avec un père journaliste russe, ayant migré aux États-Unis au début du XXe siècle, expédié... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Bazart
  04 août 2020
Il est parfois des admirations qui nous dépassent. Pourquoi un film vu à l'âge de 14 me bouleverse encore. Pourquoi la course finale vers la mer et le regard caméra de Jean-Pierre Léaud/ Antoine Doinel ont marqué des générations des cinéphile. J'ai vu plusieurs fois les films de Truffaut et lu, je crois, à peu près tout la littérature qui lui a été consacrée.
Après la formidable biographie d'Antoine de Baecque et Serge Toubiana parue chez Gallimard et surtout la lecture de sa monumentale correspondance parue chez Hatier en 1988, un personnage m'avait frappé, une figure importante,  une femme de l'ombre, une femme amoureuse.  Helen Scott, une femme malheureuse car amoureuse d'un homme amoureux
de toutes les femmes. J'aurais tant aimé en savoir plus sur elle.
Et voilà comme un cadeau, moi lecteur, je viens de lire le livre dont j'ai toujours rêvé – chose assez rare pour être signalée.
 Helen Scott est vrai personnage de roman : américaine, Issue d'une famille juive russe, parfaitement bilingue, francophile, elle fut la parfaite ambassadrice du cinéma français et de la nouvelle vague en particulier.
Pugnace attachée de presse pour le French Film Office de Manhattan c'est elle qui fit connaitre Truffaut
Godard, Resnais, Chabrol et tout le cinéma européen qui comptait dans les années 60 et 70. Elle fut aussi l'indispensable et merveilleuse cheville ouvrière du non moins indispensable et merveilleux recueil d'entretiens Hitchcock/Truffaut.
Mais elle fut tellement d'autres choses avant, syndicaliste, résistante active durant la deuxième guerre mondiale, amie d'Eleanor Roosevelt, elle répond à l'appel du général De Gaulle et s'embarque pour le Congo et travaille à la radio de la France Libre, on la retrouve journaliste couvrant le procès des Nazis à Nuremberg en 1945, militante communiste... peut-être espionne pour la Russie Soviétique…
Helen Scott née à Brooklyn en 1915 morte à Paris en 1987,  méritait vraiment un livre, merci Serge Toubiana.

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parisienne12
  27 juillet 2021
L'amie américaine est celle que nous voudrions tous et toutes avoir eue - le titre fait aussi penser à celui du film de W. Wenders! Helen Scott restera toujours un peu mystérieuse, j'entends sa voix lorsqu'elle traduisait les propos des cinéastes et, plus particulièrement, ceux d' A. Hitchcock. Cet essai bibliographique est aussi un portrait en creux de François Truffaut tant il est présent dans la correspondance qu'a lue S. Toubiana (elle écrivait aussi à Godard, mais ses lettres ne figurent pas ici car c'est bien de la Truffe, comme elle l'appelait, dont il est question ici). le puzzle prend forme, très minutieusement reconstruit et nous donne à voir les vies d'Helen, aux USA, en Afrique et celle qu'elle mena à Paris dans le milieu du cinéma, celui des films en noir et blanc dont nous viennent des images mentales durant la lecture. Ce livre est aussi une ode aux écrivains de polars (dont quelques livres ont été adaptés par Truffaut) chez qui "il y a souvent quelque chose de désespérant et de fatal" à raconter des histoires criminelles. Je suis d'accord avec Helen qui dit que le "Hitchbook"est difficile à digérer, je ne l'ai pas lu en entier! Helen à Paris se débat avec ses soucis matériels, médicaux mais François est là et c'est comme une perfusion de lui qui la fait vivre. Cet amour pour lui la conduira à connaître le cinéma pour le faire connaître ensuite ainsi que ses metteurs en scène (ensuite oscarisés parfois). Il est très émouvant de lire cet essai bibliographique (avec des redites parfois) qui nous rend H. Scott attachante, vivante et amoureuse pendant tout le temps où elle a connu Truffaut (l'amour au premier regard). En aimant (en adorant comme moi) le cinéma de François Truffaut c'est aussi Helen Scott que l'on aime et à qui on dit merci!

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Vidéo de Serge Toubiana
Découvrez l'émission intégrale :https://www.web-tv-culture.com/emission/serge-toubiana-le-fils-de-la-maitresse-53358.html Quand il raconte sa vie, Serge Toubiana redevient très vite le gamin de Sousse, cette petite ville de Tunisie en bord de mer où il a grandi, dans une famille heureuse. Très vite aussi reviennent les premiers souvenirs de cinéma, comme « La Strada « , le film de Fellini, qui l'effraya au plus haut point. La famille et le 7ème art, voilà peut-être les deux piliers qui ont façonné Serge Toubiana. Arrivé en France à l'adolescence, il découvre le cinéma de la Nouvelle Vague, les réalisateurs et les acteurs en vogue et se fait un nom dans le métier. 50 ans plus tard, Serge Toubiana affiche sur son CV ses années dans les pages des Cahiers du Cinéma, son rôle et tant que directeur de la Cinémathèque française et aujourd'hui sa place à la présidence d'Unifrance, en charge du rayonnement du cinéma français à l'étranger. Serge Toubiana a consacré de nombreux ouvrages à sa passion. Que ce soit sur François Truffault, le réalisateur japonais Yasujiro Ozu ou Jean Renoir, des livres sur des acteurs et actrices célèbres, des films mythiques, des histoires du cinéma… Il aime faire partager sa passion. Mais Serge Toubiana aime aussi partager ses souvenirs. Et là vient se glisser une mélancolie qu'il revendique pleinement. « Les fantômes du souvenir » par exemple, en 2016, dans lequel il évoque les grandes rencontres qui ont marqué sa vie, et plus personnel encore, « Les bouées jaunes » en 2018, hommage à sa compagne décédée, la romancière et scénariste Emmanuelle Bernheim. Voici aujourd'hui « le fils de la maitresse » aux éditions Arléa. Un avion entre Toronto et Paris, à l'automne 2019. Confortablement installé en classe affaire, Serge Toubiana laisse vagabonder son âme. Et la solitude arrive. Personne ne l'attend plus à l'arrivée. Quelques mots griffonnés en plein ciel puis la plume qui court dans les semaines qui suivent. Serge Toubiana va raconter son enfance, sa famille et plus précisément sa mère, Georgette. Au fil de ce livre très personnel, touchant, pudique, c'est une vie simple qui s'offre à nous, une enfance heureuse, choyée entre cette mère institutrice, ce père horloger, tous deux militants communistes convaincus. Il y a le soleil de Tunisie puis l'exil vers Grenoble, de nouveaux repères avec le cinéma en toile de fond, le temps qui court, l'affection qu'on ne sait pas toujours montrer. La plume de Serge Toubiana est belle, émouvante, poétique et littéraire, sans être jamais dans le pathos. A travers ces gens sans artifice mais authentique, chacun pourra plaquer ses propres souvenirs, sa propre nostalgie. Récompensé par le Prix Marcel Pagnol, le livre de Serge Toubiana est un coup de coeur. « La fils de la maîtresse » est publié chez Arléa
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