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ISBN : 2355741808
Éditeur : Akileos (05/02/2015)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Bien qu'étant de basse extraction, celui que l'on appelle Le Triste Sire est un des personnages les plus craints et respectés du royaume. Officiellement, il ne sert que la cause de son souverain, le roi Philippe Auguste, dont il assure la garde rapprochée. Mais dans l'ombre, appuyé par ses redoutables espions et hommes de main, les Ribauds, il surveille, manipule et parfois élimine ceux qui se mettent en travers de son chemin, dans les bas-fonds autant qu'à la cour.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
bibiouest
  11 mai 2018

Si babelio n'existait pas...., heureusement voici une nouvelle lecture que je n'aurai pas faites sans babelio, et je tiens à remercier Arthas qui dans son billet concernant « Ira Dei, l'or des Caïds » m'a donné l'envie de lire Le Roy des Ribauds .
Magnifique scénario, qui mélange vérité historique et imagination, l'idée de départ est géniale empruntée à Maurice Druon dans Les Rois Maudits. Cette histoire nous plonge dans les bas-fonds de Paris de la fin du XIIème siècle. Les personnages sont très charismatiques et les dessins sublimes très cinématographiques.
Je dois tout de même avouer qu'il m'a fallu (au moins) 1 chapitre pour me plonger pleinement dans l'histoire, mais après ce tome 1 se lit d'un trait...
Commenter  J’apprécie          503
boudicca
  06 septembre 2016
Dans sa célèbre série « Les rois maudits », Maurice Druond mentionne au détours d'un passage l'existence de gardes bien spéciaux entourant Philippe le Bel (les « Ribaldi regis ») menés par un certain « Roi des Ribauds ». Il n'en fallait pas plus pour enflammer l'imagination de Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat qui s'inspirent de l'anecdote pour créer le personnage du Triste Sire, héros d'une série de romans graphiques parus chez Akiléos. L'action prend place dans le Paris du début du XIIIe siècle et met en scène un homme présenté comme étant à l'origine de cette énigmatique charge qu'on retrouvera quelques décennies plus tard sous le règne des derniers Capétiens. Homme de main, protecteur, espion, diplomate… : le Triste Sire cumule les fonctions mais n'a rien d'un ministre ou d'un courtisan ordinaire puisque c'est du côté des bas-fonds davantage que du faste de la cour que l'entraînent la plupart de ses missions au service du roi Philippe Auguste. le rôle est ambiguë et il en va de même de la personnalité de ce Triste Sire, tour à tour père aimant et protecteur, ennemi inflexible et sans pitié, ou ami et serviteur dévoué à la couronne. Un protagoniste atypique, donc, entouré d'une flopée de personnages secondaires possédant eux aussi une large part d'ombre mais malgré tout suffisamment étoffés pour parvenir à éveiller la curiosité du lecteur. On pourrait d'ailleurs en dire autant du scénario, Vincent Brugeas nous en dévoilant juste assez pour nous accrocher tout en gardant un bon nombre d'informations en réserve, histoire de nous frustrer un peu plus et de conserver le suspens jusqu'au tome suivant.
La qualité de l'ouvrage tient également énormément au travail de Ronan Toulhoat qui opte ici pour une ambiance très sombre qui convient non seulement à la personnalité et à l'humeur du protagoniste mais aussi au décor dans lequel se déroule l'essentiel de l'action. Car si l'illustrateur se plaît à nous laisser apercevoir ici une luxueuse chambre royale, là une magnifique vue sur la façade de la cathédrale Notre-Dame, ce sont surtout les bas-fonds de la capitale qui servent de cadre au récit. Arrières cours mal famées, intérieurs de tavernes ou de bordels, ruelles les moins fréquentables de Paris… : la variété des lieux dessinés et la multitude de détails qui les accompagnent témoignent du minutieux travail de recherches effectué par l'artiste qui rend ainsi relativement aisée l'immersion du lecteur dans cette France du début du XIIIe siècle. La qualité de la reconstitution historique ne s'arrête d'ailleurs pas qu'aux graphismes puisque le scénario nous permet d'avoir un aperçu succinct de la situation politique de l'époque et en particulier du règne de Philippe Auguste. Ce premier tome se focalise avant tout sur la rivalité opposant le souverain français à son homologue anglais, Richard Coeur de Lion, et à sa mère, la désormais âgée mais toujours aussi redoutable Aliénor d'Aquitaine. Là encore on a bien du mal à appréhender le personnage de ce roi à la fois machiavélique et habile stratège mais aussi tourmenté et prématurément vieilli (avec une calvitie et un oeil en moins, on a peine à croire qu'il n'est âgé que de vingt-neuf ans au moment du récit…). Une chose est sûre : on meurt d'envie d'en découvrir davantage !
« Il est permis de violer l'histoire à condition de lui faire de beaux enfants. » Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat l'ont bien compris et nous offrent avec ce premier tome du « Roi des Ribauds » un album visuellement et scénaristiquement impeccable. Nul doute que le deuxième opus sera du même acabit.
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Commenter  J’apprécie          330
Erik35
  25 septembre 2017
L'EMPRISE DES ÂGES SOMBRES
Janvier 1194. En cette fin de siècle qui aura vu la difficile mais inexorable montée en puissance des premiers capétiens, Philippe II Roy de France, bientôt qualifié de Bel, peut-être considéré comme le premier grand monarque de ce qui n'est encore qu'un embryon de notre actuel pays. Mais si son intelligence quelque peu atrabilaire, sa ruse ainsi que ses incontestables réussites guerrières lui permettent de demeurer encore dans les hagiographies de l'histoire de France, ce fameux "roman national", il n'en est guère de même de ce Paris des bas-fonds, que l'on croise pourtant ici et là dans des romans plus contemporains, que l'on songe à cette cour des miracles fantasmée d'un Victor Hugo dans son Notre-Dame de Paris ou dans des descriptions un peu plus véridiques d'une France miséreuse, violente, crue et cruelle que l'on croise aussi bien dans Les Rois maudits de Maurice Druon que dans Fortune de France de Robert Merle, (et dans bien d'autres) même si ces séries historiques se déroulent en des temps plus où moins lointain de ceux évoqués dans ce "Le Roy des Ribauds, Livre 1".
Sur ce Paris des abîmes, le Roi n'est pas forcément celui que l'on pourrait croire. D'ailleurs, tout au long de cette première plongée dans ce Paris des petites ruelles, des tavernes interlopes et des arrières cours sous domination des coupe-jarret en tous genres, les hommes du prévôt pas plus que ceux protégeant Philippe ne semblent avoir véritable mainmise. C'est en effet un personnage sombre, marqué d'une étrange cicatrice en étoile sous son oeil gauche qui semble diriger, d'une pogne de fer, tout ce petit monde des bandes de tire-bourse, d'aigrefins, de mauvais larrons et autres écorcheurs. Mais notre homme, le véritable Roy des Ribauds - même s'il doit régulièrement subir les conseils des chefs de clans et obtenir leur accord - et qui se fait appeler le Triste Sire est un homme duplice. En effet, s'il dirige de main de maître toutes ces bandes de malandrins, c'est pour mieux espionner, protéger et à l'occasion rendre directement service au seul maître qu'il s'est jamais donné : Sa Majesté Philippe elle-même. Les auteurs ne s'en cachent pas : cette espèce de milice des bas-fonds a bel et bien existé et c'est même en lisant Maurice Druon qu'ils l'ont découverte. Même si c'est sous son descendant, un autre Philippe mais surnommé cet fois "Le Bel" que ces "Ribauds du Roy" existèrent, l'occasion était trop tentante de tordre légèrement le cou à l'histoire pour les anticiper en ces temps très sombres de cette fin de XIIème siècle qui porteront les prémices de la future guerre dite de cent ans.
Notre Roy des Ribauds règne donc en maître incontesté - du moins en apparence - sur la rue et la faune malfamée de la capitale jusqu'à ce jour d'hiver où, pour venger sa fille, à l'honneur de laquelle des commerçants sûrs de leur puissance et de leur or ont attenté, il tue l'homme à l'existence duquel il ne fallait surtout pas attenter... En effet, ce Guilhem Poudevigne au nom si prédestiné était un riche marchand de vin bordelais, proche de la fameuse Aliénor d'Aquitaine mais espion de Philippe et qui devait lui confier le nom de l'homme gagé pour assassiner le Roi ou des ambassadeurs allemands essentiels. La boulette est d'autant plus énorme que Sa Majesté demande incontinent à son fidèle homme de main, le Triste Sire - qui est donc une espèce de chef des Renseignements Généraux doublée d'une milice secrète bien avant l'heure - de trouver les coupables et d'en obtenir les renseignements que son espion n'a jamais pu lui communiquer. Ainsi, l'homme le plus puissant des rues de Paris se retrouve dans la situation de pouvoir tout perdre et va s'ensuivre, sous les yeux ébahis du lecteur, un thriller médiéval noir et cruel, tour à tour sordide, violent, fort, impitoyable et fantastiquement puissant, à commencer par les amitiés et les haines qui, à aucun moment, ne font dans la dentelle, mais sont étonnante de profondeur.
Ce premier volet de la trilogie à venir est un véritable coup de maître. La plume de Vincent Brugeas frappe toujours juste et elle évite cet écueil insupportable - merci à la comédie "Les Visiteurs" - de faire s'exprimer les personnages en vrai faux ancien français pour se donner l'allure d'être vrai. En revanche, les bulles sont d'une efficacité redoutable et l'histoire se déroule comme un parchemin que l'on suit sans hésiter du début jusqu'à la fin. Cependant, dans Bande dessinée, il y a dessin, et celui de Ronan Touhloat semble avoir été fait pour illustrer cet temps que l'on aime à imaginer sombre - nul doute qu'ils le furent par bien des aspects -, une époque où il ne faisait pas bon traîner seul, à la nuit tombée, dans les rues des grandes villes. Les portraits sont affreusement réalistes - rares sont les humains sans la moindre déformation, sans la moindre blessure et les gueules d'amour y sont bien moins fréquentes que les trombines de soudards, de tire-bourse ou de mendiants -. Quant aux décors, s'ils peuvent par instants être lumineux - telle vue des rues de Paris, tel gros plan sur les tours de Notre-Dame alors sur le point d'être érigées - la plupart du temps, leur mise en oeuvre renforce encore un peu plus ce sentiment de malaise, de violence, de monde au bord de la barbarie ou des enfers. L'ensemble de cette bande dessinée - appelons cela "roman graphique" pour les esprits bobo-chagrins - se déploie un peu à la manière des meilleurs comics américain (même s'il n'est question ici d'aucun super-héros) revus à l'aune des BD franco-belges les mieux réussies.
Alors, si une plongée dans un Moyen-Âge plus vrai et plus sombre que nature ne vous indispose pas, si pour vous "Pute Borgne" est un juron classique, si la mort par l'épée ne vous décourage pas de l'humanité, que vous êtes susceptible d'admettre un monde à peu près totalement phallocrate, viril, paternaliste et autoritaire sans vous plonger aussitôt après dans Candy, cette série est faite pour vous !
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cicou45
  05 juin 2016
Il m'a fallu lire le premier chapitre avant de vraiment pouvoir me situer dans l'histoire mais le lecteur aguerri dans ce genre de lecture s'y adapte au contraire très vite, j'en suis persuadée. Ici, le lecteur suit l'histoire de Tristan, surnommé le "Triste Sire", puisqu'au service du roi et qu'il est souvent confronté à des problèmes à résoudre qui ne sont probablement pas des plus honorables. Lui-même vit dans un bordel où il tient en quelque sorte prisonnière sa propre fille Sibylle, non pas qu'il ne l'aime pas mais parce qu'il veut la protéger du monde extérieur. Cela d'ailleurs à juste titre puisque la seule fois où elle sortit seule dans les rues de Paris, elle se fit agresser. A cela, Tristan et ses hommes jurèrent de punir le coupable mais ils étaient loin de se douter que cela aller les entraîner aussi loin puisque le roi lui-même chargera Tristan et ses hommes de retrouver le dit assassin et de le punir. Pris à leur propre piège, ces derniers se doutent néanmoins qu'un complot est en train de se préparer contre le roi lui-même et ne peuvent qu'inciter ce dernier à renforcer sa garder tandis qu'eux-mêmes veillent...
Une histoire qui se déroule dans les bas-fonds de Paris avec la "rumeur" qui sait tout ou presque et qui est toujours là lorsque l'on a besoin d'elle mais ce qui est vraiment accrocheur, c'est que tout cela se déroule sur un fonds historique vraiment très intéressant : l'arrivée imminente de Richard Coeur de Lion et l'histoire peut dorénavant nous dire ce qu'il adviendra dans le deuxième tome. Cependant, avec ces auteurs de bandes-dessinées, il faut toujours un peu se méfier et c'est la raison pour laquelle il me tarde de découvrir la suite pour savoir quelles surprises ils nous ont réservés ! Un graphisme vraiment très bien travaillé, dans une ambiance très sombre qui correspond bien à l'intrigue mais un ouvrage pour lequel j'ai eu quelque peu de mal à accrocher complètement.
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tchouk-tchouk-nougat
  03 juin 2016
Tristan, dit triste sire, règne sur les bas-fonds de Paris. Un maitre craint et respecté parmi les voleurs, coupe-jarrets et prostituées. Mais Tristan n'est pas un brigand comme les autres, il est au travail du roi de France Philippe Auguste. Son chef des services secrets pourrait-on dire. Il ce triste sire a bien du travail en ces années troubles avec les conspiration d'Aliénor et le retour de Richard Coeur-de-Lion.
Ils faut quelques pages pour situer le contexte et le rôle des différents personnages. Mais par la suite l'histoire coule d'elle même avec fluidité et suspense. Tristan est un personnage ambivalent, entre espion fidèle au roi et violent roi des voleurs. Il est très sombre et cache beaucoup de secrets.
Le contexte est très bien travaillé. j'ai appris ainsi que cette charge de roi des ribauds avait effectivement était créée sous Philippe Auguste. Les bas-fonds de Paris sont très bien dépeins, on s'y croirait.
Les dessins sont très sombres pour coller à l'ambiance. Ils jouent beaucoup avec les jeux de lumière/obscurité. Bref ils sont sont chouettes.
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critiques presse (5)
Actualitte   07 avril 2015
Le Roy des Ribauds est un album très réussi, où l'on ressent à chaque page le plaisir qu'ont les auteurs à nous promener dans ce Paris sombre et menaçant.
Lire la critique sur le site : Actualitte
BoDoi   30 mars 2015
Le cadre authentique, le suspense jamais gratuit et le dynamisme percutant du visuel finissent par convaincre totalement.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   09 février 2015
Le personnage est ambigu et intéressant, à l’image d’un scénario complexe sans être alambiqué et d’intrigues nombreuses et savamment entrelacées qui se dénouent que partiellement à la faveur d’un cliffhanger prometteur. Parallèlement, tout est fait pour que la lecture de ces cent soixante planches se réalise d’une seule traite, sans temps mort.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDGest   03 février 2015
Le personnage est ambigu et intéressant, à l’image d’un scénario complexe sans être alambiqué et d’intrigues nombreuses et savamment entrelacées qui se dénouent que partiellement à la faveur d’un cliffhanger prometteur. Parallèlement, tout est fait pour que la lecture de ces cent soixante planches se réalise d’une seule traite, sans temps mort.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   28 janvier 2015
Oui, ce premier volume de 160 pages se dévore d'une traite, oui, c'est vrai un peu plus de finesse n'aurait pas démérité dans l'ensemble, mais quel bon moment de lecture avec cette bande dessinée !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   25 septembre 2017
- Par mes burnes, veux-tu te concentrer sur notre affaire, s'il te plait !

- Oui... Oui... Qu'est-ce qui te dérange ?

- Le quartier... Un vrai coupe-gorge qui sent la tripaille et la merde de bétail...

- Je confirme.

- Alors pourquoi un bourgeois aussi prospère que notre marchand de vin s'installerait ici ?
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EnkiEnki   08 juin 2015
LE COPISTE : Plus c'est proche du fumier et plus ça pète au-dessus de son cul.
Commenter  J’apprécie          190
fannyvincentfannyvincent   26 mai 2018
- Tu ne pouvais pas faire attention ? Tu étais obligé de le tuer ?
- Je n'y peux rien. Il s'est empalé sur ma lame ! Qu'est-ce que tu voulais que je fasse ?
Commenter  J’apprécie          50
LadydedeLadydede   14 avril 2015
Il était capable du pire comme du meilleur, et ses colères étaient légendaires.
Cependant en trois ans, je n'ai jamais vu une telle rage en lui.
Commenter  J’apprécie          40
robert7robert7   22 novembre 2015
Le hibou...
J'ai choisi ce nom moi-même. A mes yeux, c'est un symbole de force et de sagesse.
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