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EAN : 9782262008895
308 pages
Éditeur : Perrin (12/09/1999)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Béatrix de Toulouse-Lautrec et sa mère ont été arrêtées par la Gestapo de Lyon en juin 1944, internées au fort de Montluc, puis déportées à Ravensbrück en août et libérées en avril 1945. L'auteur, qui avait vingt ans en 1944 et était alors Mlle de Gontaut-Biron, a raconté son épreuve dès 1946, sans intention de publication, pour se libérer de ce qu'elle venait de vivre. Mais le manuscrit a circulé anonymement, signé "matricule 75 537"; dès 1948, trente-trois ans ava... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
claireo
  24 juin 2019
Un témoignage très fort sur la déportation. L'écriture est vive, et se lit très bien. Un ouvrage qui m'a beaucoup marqué, malheureusement aujourd'hui il n'est plus édité en papier.
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karenbzh
  17 mai 2020
Béatrix de Toulouse-Lautrec et sa mère la Comtesse de Gontaut-Biron sont arrêtées par la Gestapo de Lyon et conduites au fort de Montluc pour faits de résistance.
Camus a dit de ce texte "La forme n'est pas littéraire, c'est un fait. Mais sans doute ne pouvait-elle pas l'être". Béatrix de Toulouse-Lautrec n'a d'ailleurs pas cherché à faire un livre. le manuscrit n° 75.537 n'était au départ qu'un exutoire, une volonté de coucher sur le papier l'indicible mais aussi de porter la mémoire de celles qui sont restées à Ravensbrück.
Elle y raconte ce qu'elle a vu et vécu au cours de ces interminables mois où sa vie et celles de ses comparses a été mise entre parenthèses. C'est un texte avec beaucoup de dialogues, c'est la dure réalité des camps, brute, sans fioritures. Leur convoi entre dans Ravensbruck alors que Paris est libéré mais l'heure de la liberté n'est pas encore venue, contrairement à ce que s'imaginent les optimistes. Il va leur falloir apprendre à "vivre" dans cet enfer dont beaucoup ne reviendront pas. Malgré tout, il y a parfois un peu d'humanité et même de l'humour qui permettent de tenir et de s'accrocher à ce qui leur reste de vie.
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akhesa
  07 octobre 2017
Temoignage interessant d'une jeune fille ayant vécu la vie des camps de concentration
La fin m'a un peu dérangée,face à l'ingratitude et commentaire désobligeant de l'auteur vis-à-vis de la Suède qui a permis à un certain nombre de prisonniers de quitter les camps avant la fin de la guerre;c'est pour moi le seul bémol
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thedoc
  16 octobre 2015
Dans ce livre, l'auteur Béatrix de Toulouse-Lautrec témoigne de son année passée dans le camp de concentration de Ravensbrück en tant que détenue.
En juin 1944, Béatrix de Toulouse-Lautrec, portant alors le nom de Gontaut-Biron, est arrêtée avec sa mère par la Gestapo de Lyon. D'abord incarcérées au fort Montluc, les deux femmes sont ensuite déportées à Ravensbrück en août de la même année. Elles seront libérées en avril 1945. L'auteur a témoigné de cette terrible épreuve dès 1946, mais sans intention d'être publié. le manuscrit anonyme, signé tout simplement « matricule 75 537 », a finalement circulé dès 1948. Il faudra attendre 1981 pour le découvrir dans sa première édition.
Ce récit, écrit très simplement, témoigne de toute la force mentale de l'auteur. Sans tomber dans le pathos ou dans des descriptions pénibles, Béatrix de Toulouse-Lautrec raconte la vie carcérale de tous les jours avec ses compagnes d'infortune. Dans ces moments des plus angoissants où l'imminence de la mort et l'espoir d'un jour meilleur se côtoient, l'auteur montre également que ces femmes savaient garder confiance en la vie et restaient solidaires face à l'épreuve. L'alternance des dialogues et des scènes révèle toute la spontanéité, l'émotion et la simplicité qui unissaient ces femmes. Face à l'horreur, elles savaient profiter de la moindre petite joie ou lueur d'espoir.
Un beau témoignage, simple et sans ambages, mettant en avant la sollicitude et la confiance en la vie de ces prisonnières.
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Adl
  07 mars 2013
Quelle force et quel courage, à cet âge là, de croire encore à la vie malgré les horreurs subies au quotidien. Cette génération était particulièrement forte, mais n'oublions pas que des populations vivent encore cela aujourd'hui. Un très beau témoignage, parce que la vie est belle, contre toute attente.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
claireoclaireo   20 mai 2019
— Ma nièce revient d'un camp de concentration.
Aussitôt, l'auditoire devient très intéressé.
— Pas possible, si jeune.
— Eh ! oui, la pauvre petite, et il est clair que mon oncle
me laisse la parole.
— Avez-vous beaucoup souffert, mademoiselle?
— Mangiez-vous à votre faim ?
— Avez-vous subi de mauvais traitements?
— Les Allemands étaient-ils corrects avec vous ?
— Avez-vous reçu des nouvelles de chez vous ?
— Avez-vous rencontré de bonnes amies ?
— Aviez-vous de l'eau chaude ? une armoire ? un tapis ?
de l'argent? etc.
Autant de questions stupides, posées souvent par des gens
considérés intelligents.
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nanashinanashi   02 avril 2020
Et maintenant, va commencer pour moi un récit difficile, celui des longs jours passés dans ce bagne dont si peu sont revenues. Et du petit nombre d'entre nous qui ont revu notre France, beaucoup déjà ont conté leurs "souvenirs" poignants et héroïques.
Vous qui lirez ceci, vous connaissez déjà le camp de Ravensbrück, vous savez tous aussi ce qu'est un Block, une Blockova (chef de Block), une Stubova (chef de chambrée).
Vous savez que chaque Häftling (prisonnière) porte sur le bras gauche un numéro matricule surmonté d'un triangle dont la couleur varie selon les catégories auxquelles elle est assimilée et que le rouge signifie : détenue politique, le noir : asociale, le vert : criminelle, le mauve : secte religieuse, les évangélistes et l'étoile jaune : le juif. Vous savez aussi qu'il y a les Lagerpolizei (policières) qui ne se privent pas de battre leurs camarades delinquantes, qu'il y a des SS qui, pour une bagatelle, laissent leur prisonnière sanglante dans la rue du camp, qu'il y a un four crematoire dont la flamme qui s'échappe de la cheminée rougit trop souvent le ciel. Vous savez aussi qu'il y a une tente surnommée la "tente de la mort", d'où l'on sort des cadavres puants.
Il y a des femmes gelées dans les prisons, il y a les lapins, jeunes Polonaises servant aux expériences, il y a des nouveaux-nés étranglés et des enfants sterilisés, il y a une poudre blanche destinée à rendre le sommeil à celles qui l'avaient perdu et qui le leur donnèrent pour l'éternité, bref, vous savez qu'il y a :

Du sang, des cris, des larmes
Et la mort pour ceux qui fuient....
+ Lire la suite
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karenbzhkarenbzh   17 mai 2020
Vous qui lirez ceci, vous connaissez déjà le camp de Ravensbrück, vous savez tous aussi ce qu'est un Block, une Blockova (chef de Block), une Stubova (chef de chambrée). Vous savez que chaque Haftling (prisonnière) porte sur le bras gauche un numéro matricule surmonté d'un triangle dont la couleur varie selon les catégories auxquelles elle est assimilée et que le rouge signifie : détenue politique, le noir : asociale, le vert : criminelle, le mauve : une secte religieuse, les évangélistes et l'étoile jaune : le juif. Vous savez aussi qu'il y a les Lagerpolizei (policières) qui ne se privent pas de battre leurs camarades délinquantes, qu'il y a des SS qui, pour une bagatelle, laissent leur prisonnière sanglante dans la rue du camp, qu'il y a un four crématoire dont la flamme qui s'échappe de la cheminée rougit trop souvent le ciel. Vous savez aussi qu'il y a une tente surnommée la "tente de la mort", d'où l'on sort des cadavres puants. Il y a des femmes gelées dans les prisons, il y a les lapins, jeunes polonaises servant aux expériences, il y a des nouveaux-nés étranglés et des enfants stérilisés, il y a une poudre blanche destinée à rendre le sommeil à celles qui l'avaient perdu et le leur donnèrent pour l'éternité, bref, vous savez qu'il y a :
Du sang, des cris, des larmes
Et la mort pour ceux qui fuient...
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claireoclaireo   20 mai 2019
Certains mots évoquent certaines atmosphères. Celui de
Gestapo correspond à un malaise très marqué, mais pour
nous, Lyonnais provisoires, celui de Fort Montluc équivaut à
terreur.
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claireoclaireo   20 mai 2019
— Si vous saviez, ma petite, tout ce qu'on raconte ici sur
les camps. Il y a de quoi avoir des cauchemars. Il y a toujours
des hystériques partout, mais avec la mine que vous avez !
Cependant, j'ai trouvé votre mère fatiguée, c'est curieux.
— Elle pèse trente-quatre kilos.
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