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EAN : 9782909797458
275 pages
Éditeur : Créer (01/12/1999)
5/5   1 notes
Résumé :
Avec le siècle qui s'achève, revenons une centaine d'années en arrière? Dans le département de l'Allier, les trois quarts de la population vivent encore dans les campagnes : grands propriétaires fonciers, fermiers généraux, métayers, petits propriétaires, domestiques et ouvriers agricoles, vignerons, ouvriers de la forêt? Mais aussi commerçants et artisans des bourgs encore très nombreux. C'est la vie quotidienne de ces populations qui est étudiée à partir de docume... >Voir plus
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CREERCREER   21 février 2013
L’enrichissement des fermiers généraux se situe selon E. Guillaumin, entre 1850 et 1880 ; les bénéfices agricoles augmentèrent alors plus vite que le prix des fermages.
De plus en plus rarement, les métayers, dans l’impossibilité de réunir les fonds nécessaires, pouvaient devenir fermiers généraux. Le fermage général ne constituait plus une promotion à l’intérieur de la profession paysanne, comme cela avait pu être le cas sous le second Empire. De pionniers de l’agriculture, prenant parfois des risques, transformant des communes entières et payant de leur personne, les fermiers généraux se transformèrent progressivement en simples “affairistes” recherchant le profit à tout prix. Pressés de s’enrichir, ils exploitaient les métayers. La direction absolue des domaines leur appartenait et en dépit des conditions portées sur les baux, il leur arrivait d’effectuer les transactions sans la présence ni le consentement des métayers.
Le “travailleur rural” accusa certains d’entre eux de tricherie. Par exemple, ils achetaient du bétail au loin de façon à ce que le prix d’achat fût ignoré du métayer ; ils vendaient la graine de betterave, à qualité égale, deux fois plus cher que chez les commerçants, sous prétexte que c’était une “graine spéciale”…
E. Guillaumin, dans “Le syndicat de Baugignoux” cite quelques cas typiques : le fermier général qui se fit livrer 3 200 kilos de pommes de terre par ses métayers, en donna une partie à ses porcs et revendit le reste aux métayers au moment de la semence ; ou encore, Auburtin, qui obligeait les paysans à utiliser son moulin à orge, moyennant cession d’une partie de la récolte.
Le rendement à tout prix que recherchaient certains fermiers généraux, ne donna pas toujours de bons résultats sur le plan de l’exploitation. Certaines terres se trouvèrent vite épuisées. Le baron de Veauce, sénateur de l’allier, affirmait en 1866 dans un rapport sur la situation agricole du département : “Les gros fermiers exploitent plutôt leurs métayers que le sol”.
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