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Louis Viardot (Traducteur)Adeline Wrona (Éditeur scientifique)
EAN : 9782253149460
89 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)
3.82/5   119 notes
Résumé :
Le journal d'un homme de trop appartient aux premières oeuvres de Tourgueniev. Publiée en Russie en 1850 dans la revue Les Annales de la patrie, cette nouvelle ne paraîtra en volume que dix ans plus tard, fortement censurée. Un homme, encore jeune et malade, s'éteint peu à peu. Il emploie ses dernières forces à noter l'imminence de sa disparition tout en se remémorant les moments importants de sa vie. Ainsi se dessine le tableau d'une société russe provinciale, médi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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blanchenoir
  18 février 2014
Un beau livre de Tourguenieff sur le non-sens de la vie, sur les sentiments d'un homme qui se sent fondamentalement superflu...
Un amour impossible, une ambivalence des sentiments sont superbement décrits ici, pour le plaisir du lecteur... Et "l'homme de trop" sait qu'il va mourir... L'homme sans nécessité trempe ici sa plume dans la noirceur d'une intériorité, ouverte, jusqu'à la mort, sur une "nature indifférente" qui brille "d'une éternelle beauté"...
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Tatooa
  17 février 2016
Je continue mon exploration des auteurs "classiques" russes, avec encore un journal, celui de "l'homme superflu", cette fois !
Présenté dans la préface comme une critique à peine voilée de la société bourgeoise provinciale russe, j'avoue que j'ai un peu peiné à la voir, cette critique, car les autres y sont présentés comme mieux, et meilleurs à tout point de vue que l'auteur du récit.
J'ai plus ressenti dans ce récit le malaise et les contradictions d'un type qui n'arrive pas à s'adapter ni à s'intégrer à une société à laquelle pourtant il adhère et dont il voudrait faire partie, tout en ne la supportant pas.
En fait de critique de société, donc, j'y ai plutôt lu une auto-flagellation personnelle pour "incapacité sociale", d'un gars qui se reproche de n'avoir pris que de mauvaises décisions pour arriver à son but, en vain, forcément. Comme ce "petit père" est à l'article de la mort, il évoque ce qui est sans doute le seul souvenir "heureux" de sa vie, son amour pour Lise. Non payé de retour, ce qui en fait aussi un souvenir fort malheureux. Et dans l'auto-critique, il y va à fond, bien plus que dans la critique de "la société". Les autres sont aimables, ont des sentiments "justifiés" par rapport à ses actes, etc etc, alors que lui est tout le temps à côté de la plaque, jouissant de ses mauvais sentiments, voulant la mort du rival pourtant si parfait et aimable.

A part ma petite déception de ne pas arriver à percevoir ce qui semble trop subtil pour moi, c'est fichtrement bien écrit et bien traduit, plutôt finement observé et assez désespéré, finalement. Il est dit encore dans la préface que seul le "début" de la vie du héros (dont je n'arrive pas à me souvenir du nom !) a quelque chose en commun avec celle de Tourgueniev. Je pressens cependant que ses ressentis sont plus proches de ceux de l'auteur qu'il ne l'est dit. Car je sais assez précisément de quoi il parle. Sans vouloir pourtant autant que lui absolument m'intégrer à une "société" que je n'apprécie pas, je comprends ce questionnement permanent du "qu'est ce qui ne tourne pas rond chez moi pour que je sois aussi inadapté", et le fait de se réfugier dans "la nature". Je suis donc moi aussi une "femme superflue". J'ai juste eu la chance de rencontrer deux trois personnes tout aussi "superflues" que moi, dont mon mari, ce dont je ne remercierai jamais assez la vie, sans doute... Arf !
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colimasson
  31 octobre 2013
En trop par rapport à rien, en trop par rapport au reste, qui n'est rien, l'homme de trop de la nouvelle d'Ivan Tourgueniev décrit sa situation par une brillante et courte analogie :

« Je me souviens que je pris un jour la diligence pour aller à Moscou. La route était bonne, et pourtant le postillon attela un cheval de volée de front avec les quatre autres. Misérable et parfaitement inutile, attaché n'importe comment à l'avant-train par une corde épaisse et courte qui lui coupait sans pitié la cuisse, lui frottait la queue, le forçait à courir de la façon la plus grotesque, et donnait à tout son être l'aspect d'une virgule, ce misérable cheval excitait toujours ma plus profonde compassion. Je fis observer au postillon qu'il me semblait qu'on aurait pu se passer du cinquième cheval… Il secoua la tête, lui donna une dizaine de coups de fouet dans toute la longueur de son dos décharné, de son ventre bouffi, et marmotta avec une sorte d'ironie : « C'est vrai, il est de trop !... » Moi aussi, je suis de trop… »

Combien d'entre nous se reconnaîtrons dans ce passage ? Et combien d'entre nous, semblables à cet homme de trop, essayerons malgré tout de se faire une place au creux d'un monde qui se débrouille très bien tout seul ?

L'homme de trop commence à écrire son journal alors qu'il sait qu'il va bientôt mourir. Voici enfin une information qui l'inscrit dans la réalité et qui lui donne une contenance. Commençant d'abord par retracer sa généalogie, l'entreprise exaspère l'auteur par son inutilité. Poursuivant par une esquisse de sa personnalité bien vite résumé, le journal finira enfin par décrire un ultime échec sentimental. Cette mésaventure sans satisfaction n'est pas tragique en elle-même : elle l'est en tant qu'impossibilité constante de s'affirmer et d'exister aux yeux des autres. le dernier recours pour résister à la tragédie est la valorisation de l'échec. L'homme de trop exploite ses catastrophes et les inclut dans son existence comme une caractéristique rare. L'amour de la souffrance se révèle comme palliatif au bonheur inaccessible, réminiscences d'un Knut Hamsun plus mordant que jamais et anticipation de la pensée contradictoire d'un Emil Cioran pratiquant avec cruauté l'autodérision.

« Je me sentis tout à coup excessivement méchant, et je me souviens que cette nouvelle sensation me causa une jouissance extrême, et que j'en ressentis même quelque estime pour ma personne. »

Les Trois rencontres qui suivent ce Journal font pâle figure. L'histoire amoureuse sert encore une fois de prétexte à l'affirmation douloureuse de vivre. Sur plusieurs années, un homme s'éprend d'une passion de plus en plus forte pour une femme qu'il rencontrera trois fois en des lieux et des époques différents. Destin ou hasard ? Les coïncidences sont trop frappantes pour n'être qu'anodines. le sens de l'existence de cet homme s'affirme autour de la pensée de celle qu'il croit être sa dulcinée jusqu'à l'ultime rencontre qui lui permettra de confirmer ou non la pertinence de ses croyances. L'enjeu paraît trivial. Pour cet homme, il ne l'est pas : il a investi le sens de son existence dans cette relation fantasmée et ne saurait plus comment vivre sans le moteur de cet espoir. L'histoire d'amour révèle un monde vidé de sens mais encore obsédé par l'apparition de signes divins. Encore une fois, l'ironie et l'autoflagellation seront les remèdes à cette déchéance.
Derrière des apparences légères, Ivan Tourgueniev décrit la mélancolie de l'homme moderne. Privé de sens, déraciné, monade angoissée cherchant désespérément des accroches là où elles se présentent, il figure un tableau pessimiste que l'humour parvient parfois à atténuer. Lorsque la lucidité s'échappe discrètement, la simplicité n'en devient que plus puissante.

« Pendant qu'il vit, l'homme ne sent guère sa propre existence ; elle ne lui devient perceptible, comme le son, qu'à une certaine distance, après un certain temps écoulé. »

Lien : http://colimasson.over-blog...
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mh17
  25 mai 2020
Le narrateur le sait, il va bientôt mourir. Au printemps, à trente ans. Il vit seul avec son chien et la vieille servante Tiérentievna. Il décide de tenir son journal. Pour y raconter quoi ? Il se sent tellement insignifiant. Il commence par résumer son enfance, une période morne et sans joie. Il aimait passionnément un père joueur et fuyait une mère vertueuse mais peu chaleureuse. A la mort du père, la famille est ruinée. Il doivent partir à Moscou. Il se souvient des parfums du jardin, du bruit de la cloche...Mais il s'en veut d'être aussi sentimental. Il choisit alors d'exposer son caractère: celui d' un homme parfaitement de trop, superflu, et va en donner la preuve en racontant sa passion contrariée pour Elise.
Le narrateur, affublé d'un patronyme ridicule, est un jeune homme parfaitement banal mais profondément solitaire, en décalage permanent par rapport à la société qui l'entoure et par rapport au moment présent. Il est trop timoré pour agir quand il le faudrait, trop indécis, trop spectateur. Toujours à côté de la plaque. Quand il réagit, il est trop tard. On a décidé pour lui. La chance est passée. Il a été évincé. Il se retrouve tout seul. Reste la nature, son chien et la brave Tierentievna.
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belcantoeu
  12 décembre 2017
Le titre de cette longue nouvelle, le Journal d'un homme de trop (Дневник лишнего человека), l'une des les plus commentées de Tourguéniev, reprend une expression déjà présente dans L'Hamlet du district de Chtchigry (1849), et qui reviendra souvent, notamment dans Une Correspondance (1856). On la retrouve aussi chez Alexandre Herzen, ami de Tourguéniev (À qui la faute?, 1846), chez Gontcharov (Oblomov, roman déjà connu de Tourguéniev, mais publié seulement en 1857) et chez Dostoïevski (Le Joueur, 1866 et L'Éternel Mari, 1870). C'est donc un thème très présent dans la littérature de l'époque, qui remonte même à Pouchkine (Eugène Opéguine, 1831). On sent aussi l'influence du romantisme noir de Lermontov (le personnage de Petchorine dans Un héros de notre temps, 1840), écrivain qui a beaucoup compté pour Tourguéniev.
La nouvelle revient sur le thème de l'amour contrarié et impossible, et constitue un tableau cinglant de la société russe désoeuvrée et provinciale, ce qui n'a pas plu à la censure. Il a fallu attendre dix ans pour qu'elle soit éditée, et encore, fort censurée. Ont notamment été supprimés, les passages relatifs au vice du père, la description satirique de la ville de O., les portraits de fonctionnaires, l'appartenance de Koloberdiaïev à l'armée, et la rencontre de Lise à l'église.
Tchoulkatourine va bientôt mourir bien qu'encore jeune, et décide de se raconter dans un journal intime où il se définit comme homme de trop. Il mourra onze jours plus tard.
Il est né dans une famille noble de propriétaires aisés, et n'a que douze ans quand, après une enfance sans joie, son père meurt, et que sa mère doit vendre presque toutes les terres de la famille pour payer les dettes de jeu de son défunt mari. Cette déchéance le conduit à faire une carrière de fonctionnaire subalterne, dont il adopte le langage assez trivial ce qui le conduira à l'échec.
Il passe un jour dans la région pauvre où se trouve la dernière terre de la famille. Chez le haut fonctionnaire Ojoguine, il s'éprend de sa fille Lisa avec qui il fait de longues promenades bras dessus bras dessous. Ils prennent le thé en famille, lisent Pouchkine ensemble, et tout semble baigner dans l'huile jusqu'à l'arrivée d'un jeune prince de vingt-cinq ans, dont Lisa tombe amoureuse, délaissant Tchoulkatourine qui, pris de jalousie lors d'un bal, insulte son rival qui le provoque en duel, et le ridiculise aux yeux de toute la ville. Une pièce se joue sur le petit théâtre de cette ville fermée sur elle-même quand le prince s'y arrête quelques semaines, bouleversant la vie des habitants avec légèreté et inconstance. le prince s'en va sans épouser Lisa, dont la porte reste fermée à Tchoulkatourine qui aperçoit un jour la jeune fille avec Besmionkov, un autre fonctionnaire, à qui elle accordera sa main. Il n'aura connu que trois semaines d'illusion amoureuse, victime de son langage que Lisa n'a pas apprécié.
Au moment où la mort s'approche, il commente amèrement «Pendant tout le cours de mon existence, j'ai trouvé ma place prise, peut-être parce que je ne la cherchais pas là où elle devait être… Ma petite comédie est terminée. le rideau tombe. En rentrant dans le néant, je cesse d'être de trop».
Le seul côté joyeux de la nouvelle se trouve dans les descriptions de la nature, l'unique chose que regrette Tchoulkaltourine: «Et vous bouleaux aux longues branches pendantes, à travers lesquelles m'arrivait du chemin de traverse, la chanson mélancolique d'un paysan… je vous envoie mon dernier adieu ! En quittant la vie, c'est à vous, à vous seuls, que je tends les bras».
Un autre extrait : «Je me souviens que je pris un jour la diligence pour aller à Moscou. La route était bonne, et pourtant le postillon attela un cheval de volée de front avec les quatre autres. Misérable et parfaitement inutile, attaché n'importe comment à l'avant-train par une corde épaisse et courte qui lui coupait sans pitié la cuisse, lui frottait la queue, le forçait à courir de la façon la plus grotesque, et donnait à tout son être l'aspect d'une virgule, ce misérable cheval excitait toujours ma plus profonde compassion. Je fis observer au postillon qu'il me semblait qu'on aurait pu se passer du cinquième cheval… Il secoua la tête, lui donna une dizaine de coups de fouet dans toute la longueur de son dos décharné, de son ventre bouffi, et marmotta avec une sorte d'ironie : C'est vrai, il est de trop !... Moi aussi, je suis de trop».
Un autre encore : «Le médecin me quitte. Je l'ai enfin obligé à s'expliquer. Il a eu beau dissimuler, il lui a fallu me confesser toute la vérité. Je vais mourir. Oui, je vais mourir bientôt. Les rivières vont dégeler, et je m'en irai probablement avec les derniers glaçons… Où irai-je? Dieu le sait. À la mer aussi ! Eh bien quoi, s'il faut mourir, autant mourir au printemps… Mais n'est-il pas ridicule de commencer un journal peut-être quinze jours seulement avant l'heure de la mort? Bah ! Qu'est-ce que cela fait? En quoi quinze jours diffèrent-ils de quinze ans, de quinze siècles? En face de l'éternité, tout est néant, dit-on. Soit ; mais dans ce cas, l'éternité même n'est que néant. Il me semble que je tombe dans la métaphysique, c'est mauvais signe. Aurais-je peur ? Mieux vaut raconter quelque chose. le temps est humide, le vent souffle avec violence. Il m'est défendu de sortir. Que raconterai-je? Un homme bien élevé ne parle pas de ses maladies ».
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   29 septembre 2013
Au village d’O… 20 mars 18..
Le médecin me quitte. Je l’ai obligé à s’expliquer enfin. Il a eu beau dissimuler, il lui a fallu me confesser toute la vérité. Je vais mourir : oui, je vais mourir bientôt ; les rivières vont dégeler, et je m’en irai probablement avec les derniers glaçons… Où irai-je ? Dieu le sait ! À la mer aussi ! Eh bien ! quoi ! s’il faut mourir, autant vaut mourir au printemps… Mais n’est-il pas ridicule de commencer un journal peut-être quinze jours seulement avant l’heure de la mort ? Bah ! qu’est-ce que cela fait ? En quoi quinze jours diffèrent-ils de quinze ans, de quinze siècles ? En face de l’éternité, tout est néant, dit-on ; soit ; mais dans ce cas, l’éternité même n’est que néant. Il me semble que je tombe dans la métaphysique, c’est mauvais signe ; aurais-je peur ? Mieux vaut raconter quelque chose. Le temps est humide, le vent souffle avec violence. Il m’est défendu de sortir. Que raconterai-je ? Un homme bien élevé ne parle pas de ses maladies ; écrire un roman n’est pas de mon ressort ; raisonner sur de graves sujets est au-dessus de mes forces ; la description des objets qui m’entourent ne m’offrirait aucun plaisir ; ne rien faire est ennuyeux ; lire me fatigue… Ah ! je vais me raconter ma propre vie. Quelle bonne idée ! Cette revue de soi-même est chose convenable avant la mort, et ne peut nuire à personne. Je commence.

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colimassoncolimasson   31 octobre 2013
Pendant les cinquante années de sa vie, [ma mère] ne se reposa pas une seule fois, elle ne se croisa pas une seule fois les bras ; elle travaillait et s’évertuait comme une fourmi, mais sans aucune utilité, ce que nul ne dira d’une fourmi. Un ver infatigable la rongeait nuit et jour. Une fois seulement je la vis parfaitement tranquille, et cela dans son cercueil, le lendemain de sa mort. Aussi son visage me semblait-il vraiment exprimer un silencieux étonnement. On aurait dit que ses lèvres à demi fermées, ses joues creuses et ses yeux paisiblement immobiles respiraient ces paroles : « Qu’il fait bon ne pas bouger ! » Oui, certes, il est bon de se dépouiller enfin de l’accablante conscience de la vie, de la sensation continue et inquiète de l’existence !
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colimassoncolimasson   08 novembre 2013
Lorsqu’un homme heureux est complètement sain d’esprit et de cœur, on sait que son cerveau travaille peu. Ce sentiment calme et serein, le sentiment de la satisfaction, s’empare de tout son être ; il en est envahi, la conscience de sa personnalité lui échappe. « Il nage dans la béatitude », disent les mauvais poètes ; mais lorsque ce « charme » s’évanouit enfin, l’homme éprouve quelquefois un certain dépit, presque un regret de s’être si peu observé au milieu de son bonheur, de n’avoir point appelé la réflexion et le souvenir à son aide pour prolonger et doubler ses jouissances, comme si « dans la béatitude » l’homme pouvait trouver qu’il valût la peine de réfléchir sur ses sentiments ! […] Aussi m’est-il presque impossible, lorsque je me rappelle ces trois semaines, de retenir dans mon esprit une impression exacte et définie.
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blanchenoirblanchenoir   18 février 2014
Quand la souffrance arrive au point où tout notre intérieur se met à craquer comme comme une telega trop chargée, elle devrait au moins cesser d'être ridicule ; mais non, le rire accompagne les larmes, non seulement jusqu'à la fin, jusqu'à l'épuisement, jusqu'à l'impossibilité d'en répandre davantage, oh ! le malheur ! il retentit encore et résonne là où la langue devient muette, où la plainte elle-même commence à s'éteindre...
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colimassoncolimasson   14 novembre 2013
Quand la souffrance arrive au point où tout notre intérieur se met à craquer comme une telega trop chargée, elle devrait du moins cesser d’être ridicule ; mais non, le rire accompagne les larmes, non seulement jusqu’à la fin, jusqu’à l’épuisement, jusqu’à l’impossibilité d’en répandre davantage, oh ! le malheur ! il retentit encore et résonne là où la langue devient muette, où la plainte elle-même commence à s’éteindre…
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