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Éditeur : Cal (01/01/1959)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 87 notes)
Résumé :
Réunis un soir, des amis se racontent leur premier amour.
« J'avais alors seize ans. Cela se passait au cours de l'été 1833. J'étais chez mes parents, à Moscou… » Dans la maison voisine, une princesse, jeune fille à la Tourgueniev, délicieuse, pure et volontaire, s'amuse de ses soupirants jusqu'au jour où elle-même succombe à l'amour.
Ce récit au charme cruel est une histoire vraie. L'adolescence de Vladimir fut celle de Tourgueniev. Il n'aima vraiment... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  20 mars 2017
Peut-être l'oeuvre la plus connue de Tourgueniev, "Premier amour" est un court roman (ou une longue nouvelle) qui dépeint les affres des premiers émois adolescents.
Si le thème est assez classique, le traitement qu'en fait l'auteur est aussi plein de sensibilité que de surprise dans son dénouement. le style de Tourgueniev est très accessible, proche de celui de Pouchkine de mon point de vue. Plutôt minimaliste quant aux décors, l'auteur s'attarde davantage sur les émotions et les caractères de ses personnages.
Vladimir Petrovitch a seize ans lorsque, résidant à la campagne avec ses parents fortunés, il s'éprend de sa voisine, nouvellement emménagée, de quelques années plus âgée que lui et qui a d'elle-même une assez haute opinion. Cette disposition d'esprit l'incline à séduire tous les hommes passant à sa portée et à se comporter comme une reine au milieu de sa cour d'adorateurs. Notre "héros", ingénu comme un poussin né de la veille, encore aveuglé par l'éclair du coup de foudre qui vient de le terrasser, plonge la tête la première dans la toile savamment tissée par l'élue de son coeur. Mais tel l'arroseur arrosé, gare aux âmes qui se jouent des sentiments d'autrui lorsqu'un amour profond et passionné habite enfin leur propre coeur...
Le roman est court, je ne vais donc pas en dévoiler davantage. Si j'ai prêté assez peu d'intérêt à la romance en elle-même, j'ai apprécié le style et la structure de l'oeuvre, tout comme l'évolution des sentiments, depuis l'extase jusqu'à l'indifférence, en passant par la joie, la souffrance et le ressentiment. C'est typiquement le genre de récit dont la brièveté nuit à l'attachement qu'on peut ressentir pour les personnages.
Je lui préfère le romanesque "Pères et fils" du même auteur.

Challenge XIXème siècle
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aouatef79
  13 février 2019
Le romancier russe ,Ivan Tourneguiev ,a une façon originale de décrire "les
amours inachevés".Ses romans sont empreints souvent de tristesse et de
mélancolie ."Le premier amour"est pour une grande part autobiographique .Son père est plus jeune que sa mère .Cette dernière est en possession d' une grande fortune .Elle est aussi une femme sévère .
Dans "Le premier amour", il s' agit d' un adolescent âgé de seize ans qui tombe amoureux d' une jeune femme ,Zénaide , âgée de vingt-un ans .Cette dernière est éprise, aussi, du père de l' adolescent .Alors s'instaure
entre le fils et le père , une rivalité amoureuse .
L' auteur décrit avec une grande pénétration psychologique , beaucoup de finesse et de délicatesse cette concurrence entre les deux amoureux .
. Bonne lecture .

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gonewiththegreen
  06 août 2019
Les écrivains classiques russes et moi ne nous sommes jamais côtoyés . On ne sait donc pas si l'on s'apprécie. mes yeux se posant sur un Tourgueniev plutôt mince m'ont permis de palier à ce manque , en tous les cas à initier les présentations.
On est en 1833, en Russie et un jeune noble(16 ans ) tombe amoureux de sa voisine qui vient d'arriver. Celle ci , princesse Zinaïda (21 ans), se fait courtiser par divers hommes aux profils bien divers (poète, médecin, officier...). La concurrence est rude .
Grande surprise que cette oeuvre dont le ton m'a parfois rappelé l'immense Zweig.
L'auteur y évolue tout en finesse, même s'il caricature sans doute un peu les prétendants. La nature tient une place importante ainsi que l'empathie que Tourgueniev semble éprouver pour les domestiques.
Il y a beaucoup de "non dit", beaucoup de psychologie. L'amour est ici viscéral, pousse les hommes à faire n'importe quoi. Ce roman serait en partie autobiographique mais cette sensation amoureuse, qui vous tord les tripes au moindre signe négatif, on l'a sent doute tous connue un jour ou l'autre. L'auteur réussit un tour de force à faire l'intrigue presque au second plan en se concentrant sur l'évolution psychologique des personnages.
Une belle découvert, peut être pas significative de la littérature russe mais qui fut pour moi une belle entrée.
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Neneve
  26 mars 2017
Très beau texte sur le premier amour... l'amour d'enfance, ou d'adolescence... celui qui nous marquera tout notre vie, dont on se souvient encore, tout le long de notre vie. C'est pour moi le deuxième texte que je lis de Tourgueniev, et j'aime toujours autant. Certes, c'est loin d'être l'ambiance de Fantômes, le premier que j'ai lu de l'auteur... ici, pas de fantastique, ni mysticisme... mais toujours la même plume efficace et sensible. Et y'a tout de même une petite tension vers la fin de l'ouvrage, qui nous pousse à savoir vite ce qui se cache près de la fontaine, le soir tard, sous les étoiles. Bref, un beau moment de lecture... et je me délecte, parce que j'ai un autre texte de ce Russe dans ma liseuse !!!
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mumuboc
  10 juin 2018
Je n'ai jamais réellement abordé la littérature russe et c'est avec Tourgueniev et son Premier amour que j'entre dans ce domaine dont j'entends souvent parler, en bien le plus souvent, mais que j'imaginais hors de ma portée…..Cela me confirme que l'on se met des barrières à tort : ne pas avoir d'a priori en lecture, tenter soi-même avant de se fermer des portes. Les livres sont une exploration continuelle de nouveaux domaines….
Dans l'édition que j'ai lue qui date de 1970, il y a 6 nouvelles et un poème en prose mais la plus importante est donc Premier Amour, basée sur l'histoire vraie d'un amour de Tourgueniev que l'auteur a transposée dans ce récit d'un romantisme digne de la littérature anglaise.
Pour le narrateur, son premier amour a été son seul vrai amour. Il a 16 ans, Zinaïda 21, elle est belle, entourée de beaucoup d'hommes mais elle semble inaccessible, de plus en plus distante avec lui. Il découvrira qu'elle cache un secret, et ce secret va ébranler sa vie pour toujours.
Tous les ingrédients sont là : amour, fougue de la jeunesse, beauté, grands sentiments, secret, trahison et révélation. Une écriture magnifique et très accessible. Tourgueniev nous prend à témoin de cet amour, de sa cruauté, et de la blessure qui le marquera à tout jamais (puisque cette histoire est basée sur sa propre vie).
La plume est vive, alerte, sensible, détaillée mais sans ennui, il règne dans ce récit mais dans les autres nouvelles un parfum de surréalisme : les rêves, les esprits etc… ont une place importante. Les sentiments sont exacerbés, violents parfois. La nature est omniprésente, l'auteur plante le décor, les divers éléments nécessaires au climat de l'histoire.
On ressent le désarroi de l'auteur dans cette nouvelle mais aussi dans les 5 autres où il dépeint l'amour contrarié, l'amitié également (Le chant de l'amour triomphant) de l'humour (Toc toc toc) du paranormal (Fantômes, Rêves) mais toujours sur le thème de l'amour impossible, désenchanté. Pour Assez Extrait du journal d'un peintre défunt c'est un éloge à la beauté de la nature et l'absurdité des humains, peut-être le texte le plus philosophique.
Je vais continuer la découverte des classiques russes pour me faire une opinion plus précise mais je pense y retrouver le même plaisir que dans la littérature anglaise que j'aime tant.

Lien : http://mumudanslebocage.word..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
AlzieAlzie   29 janvier 2018
Remarquez, toutefois que je n'étais pas seul à être amoureux d'elle : tous ceux qui l'approchaient étaient littéralement fous d'elle, et elle les tenait, en quelque sorte, en laisse, à ses pieds. Tour à tour, elle s'amusait à leur inspirer l'espoir et la crainte, les obligeait à agir comme des marionnettes et selon son humeur du moment (elle appelait cela "faire buter les hommes les uns contre les autres") ; ils ne songeaient même pas à résister et se soumettaient bénévolement à tous ses caprices.

Chapitre 9, Flammarion, 1988, p. 82
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AllilyAllily   23 décembre 2019
En réalité, je m’assis sur une chaise et restai longtemps immobile, comme sous l’effet d’un charme. Ce que j’éprouvais était si neuf, si doux… Je ne bougeais pas, regardant à peine autour de moi, la respiration lente. Tantôt, je riais tout bas en évoquant un souvenir récent, tantôt je frémissais en songeant que j’étais amoureux et que c’était bien cela l’amour. Le beau visage de Zinaïda surgissait devant mes yeux, dans l’obscurité, flottait doucement, se déplaçait, mais sans disparaître. Ses lèvres ébauchaient le même sourire énigmatique, ses yeux me regardaient, légèrement à la dérobée, interrogateurs, pensifs et câlins…comme à l’instant des adieux. En fin de compte, je me levai, marchai jusqu’à mon lit, sur la pointe des pieds, en évitant tout mouvement brusqué, comme pour ne pas brouiller l’image, et posai ma tête sur l’oreiller, sans me dévêtir…
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aouatef79aouatef79   14 février 2019
Je vous avoue ,Messieurs ,qu' en soulevant la question du premier amour à raconter ,j' attendais quelque chose de vous célibataires ,je ne dis pas vieux , mais je ne dis pas non plus absolument jeunes .
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Gwen21Gwen21   20 mars 2017
Jamais je n’ai vu de cavalier comme mon père ; il se tenait en selle avec tant de grâce désinvolte que l’on eût dit que le cheval lui-même s’en rendait compte et était fier de son maître.
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aouatef79aouatef79   18 février 2019
Mon cœur battait à se rompre dans ma poitrine J' avais très honte et en même temps je me sentais heureux ; une émotion inconnue m' agitait .
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Videos de Ivan Tourgueniev (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ivan Tourgueniev
Poèmes russes en prose, Ivan Tourgueniev
Musique : Pyotr Il'yich Tchaikovsky Solo Instrument(s) and Orchestra Pezzo capriccioso, Op. 62 / (enregistrement domaine public)
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