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Éditeur : Editions Cerisier (01/01/2010)
Résumé :
Des années 1970 jusqu'à la crise mondiale ouverte en 2008/2009, l’idéologie néolibérale a conquis un espace croissant au point qu'elle a dominé largement la pensée économique et politique des trois dernières décennies. Bien qu'elle soit actuellement malmenée, elle est encore profondément enracinée dans la tête des faiseurs d'opinion et de l'écrasante majorité des décideurs politiques. Bien sûr, il leur est difficile désormais d'affirmer qu'il faut faire entièrement ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
de
  15 novembre 2011
Pour que la main demeure invisible, il faut bien que l'oeil soit aveugle
Dans ce petit livre, Éric Toussaint nous propose des lectures de textes des prédécesseurs/références des néolibéraux (Adam Smith, Jean Baptiste Say, David Ricardo ou d'autres), en soulignant les écarts entre les sources avouées et les »théorisations» plus actuelles. L'auteur met en perspective historique de l'idéologie libérale (dont son éclipse entre 1930 et les années 70).
La présentation et les analyses permettent une dénaturalisation des postulats idéologiques qui servent de soubassement aux politiques »contre réformistes». Je souligne de ce point de vue les trois encadrés « le FMI et l'inexistence du chômage involontaire », « Les aberrations des penseurs néolibéraux et néoclassiques » et « le rapport Doing Business de la Banque mondiale : un précis de politique néolibérale ».
Il ne faut pas prendre à la légère les effets de conviction de l'assimilation des rapports sociaux à des phénomènes naturels. Les constructions de »lois» comparables à celles élaborées dans les sciences naturelles ne peuvent-être que frauduleuses de la pensée scientifique, voir de la pensée tout court. de réduction en réduction, les »élaborations» néolibérales font de la société un mécanisme naturel, de l'économie la clé qui ouvre la connaissance de tous les phénomènes sociaux, du marché l'optimisation des ressources et de l'opprimé »privilégié» un oppresseur.
Sans oublier « L'ultime argument des néolibéraux pour défendre leur bilan, c'est à dire qu'il n'y a toujours pas d'allocation optimum des ressources parce que nulle part, il n'y a de fonctionnement sans entrave de marché. Il s'agirait donc de lutter contre les entraves dans la perspective lointaine d'une prospérité générale. »
Tout cela n'en reste pas au monde des idées. Comme le souligne l'auteur « Si l'on y regarde bien, le Chili à partir du 11 septembre 1973 a constitué dans l'hémisphère Sud un laboratoire dans lequel a été mis en pratique, d'une manière particulièrement violente et brutale, le projet néolibéral ». En effet, et il conviendrait d'insister particulièrement sur ce que sont les « Chicago boys », non pas des économistes (même si à leurs yeux « l'économie ainsi conçue devient en quelque sorte la théorie générale du comportement humain ») mais des idéologues, dont les délires antidémocratiques ont eu des applications sanglantes (Yves Delazy et Bryan G. Garth : La mondialisation des guerres de palais. La restructuration du pouvoir d'état en Amérique latine, entre notables du droit et »Chicago boys», Seuil Liber, Paris 2002).
Comme le dit si bien Nicolas Béniès dans le n°7 de la revue ContreTemps (Syllepse, Paris septembre 2010) : « Pour comprendre le monde et avoir une chance de le transformer, il est nécessaire d'aborder l'économie en lien avec toutes les autres sciences sociales : le fait politique est la synthèse de toutes les sciences sociales. »
Ce livre concoure bien à mettre à nu les nouveaux dieux, de décrypter les manières de penser, les kits idéologiques qui dominent. Je souligne que les néolibéraux nient la faisabilité même de l'histoire par les femmes et les hommes, en les enfermant dans un pseudo naturalisation de leurs relations.
Pour les curieuses et les curieux, le titre de cette note est une citation, reprise aussi par Éric Toussaint, de Daniel Bensaïd.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
dede   13 octobre 2011
L’ultime argument des néolibéraux pour défendre leur bilan, c’est à dire qu’il n’y a toujours pas d’allocation optimum des ressources parce que nulle part, il n’y a de fonctionnement sans entrave de marché. Il s’agirait donc de lutter contre les entraves dans la perspective lointaine d’une prospérité générale.
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