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EAN : 9782868046574
Éditeur : Michel Lafon (30/11/-1)
2/5   1 notes
Résumé :

L'ancien chef de la milice de Lyon en 1943, qui vient d'être arrêté, a raconté sa vie à un journaliste : sa famille, son engagement dans la milice, ses crimes contre l'humanité, ses amitiés.... Et pourtant, Touvier ne regrette rien.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
lanard
  20 août 2010
L'étonnante reconversion d'un milicien antisémite non repenti et clandestin:
On s'étonne des activités audio-visuelles du milicien en cavale ; il a réalisé avec le soutient de Pierre Fresnay et Jacques Brel (qui l'avait pris en amitié et qui bénéficia de son aide quand le chanteur était en recherche d'un chalet à acheter près de la Grande Chartreuse) un microsillon documentaire pour l'éducation sexuelle des enfants qui eut une très bonne critique de presse à sa sortie (L'amour et la vie, 33 tours, Philips, 1967 ; « la face numéro un s'adresse aux enfants de 8 à 12 ans, le verso aux adolescents » le Figaro du 10 mai 1967). A cette date Touvier est encore recherché, cependant 1967 est l'année de sa prescription ; "A partir de 1967, je suis resté condamné à mort, mais, la prescription ayant joué, je devenais théoriquement un homme libre ; c'est à dire que l'on ne pouvait plus exécuter la peine. Mais il restait les peines dites accessoires qui sont très embarrassantes. Il y en a trois : interdiction de séjour dans vingt et un départements, confiscation des biens, incapacité civique" (p. 132). Ainsi la prescription ne permettait pas à Touvier de sortir de l'ombre. Prudent, se sachant l'objet d'une « fatwa » de la part de résistants jusqu'au-boutistes, il se terrait dans l'ombre des sacristies et des couvents qui lui ont toujours été charitables quand il avait besoin de quitter son repère ; la maison des Charmettes, demeure paternelle à Chambéry. le disque fut donc réalisé avant cette année là, alors qu'il vivait tout à fait dans l'ombre. Bien entendu le disque ne sortit pas sous le nom de Paul Touvier mais sous celui de son épouse, Berthet (Monique Berthet, qu'il épousa clandestinement sous la bénédiction d'un prêtre ; la clandestinité du couple – qui dura de 1945 jusqu'à son arrestation en 1989 – ne leur permettait pas de se marier civilement).
Les premières démarches pour cette réalisation ont été entreprises en 1965 ; selon le figaro « M. Berthet a mis deux ans pour faire son disque. Deux ans, pendant lesquels il a parcouru la France, interrogeant des professeurs, des psychologues, des médecins, des prêtres et des enfants. le « service de documentation conjugale » de Grenoble a également fourni d'importants éléments ». Deux comédiens, Jean Négroni et Christine Sandré incarnent le papa et la maman tandis que Brel a composé pour le disque une chanson intitulée « Voir » (p. 127 Touvier raconte comment il est allé rencontrer Brel dans son hôtel alors que sa tournée passait à Lyon ; p. 148 il prétend que L'Epervier, une chanson sur les condamnés à mort, a été écrite à la suite de leur première rencontre). Touvier donne finalement peu de détails sur cette expérience discographique.
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Agoaye
  04 janvier 2018
Simple échange de questions réponses entre Paul Touvier et le journaliste qui a rédigé cet ouvrage, on n'y apprend rien, ou très peu, mais on assiste surtout aux pitoyables tentatives d'évitement de cet homme face à son passé.
Alors Touvier était-il déjà un vieil homme gâteux ? sa mémoire lui avait-elle fait oublier certaines de ses horreurs ? Ou bien a-t-il toujours été persuadé de faire convenablement son boulot sans réflechir ? On ne sait pas…
Et cet ouvrage ne nous aide pas à le comprendre.
Lien : http://www.agoaye.com/mes-le..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
lanardlanard   20 août 2010
Questionné sur ce qu’il attendait de sa relation avec Pierre Fresnay Touvier répond :
p. 127
Pierre Fresnay m’a souvent invité au théâtre, j’allais le voir dans sa loge. Un jour, je lui ai parlé des mes projets audio-visuels. Il m’a répondu que son père était le premier en France a avoir pensé à utiliser l’audiovisuel pour l’éducation des enfants. Fresnay m’a montré le manuscrit de ce que son père avait enregistré chez Barclay. J’ai pensé m’en servir pour faire un montage de démonstration. Le grand acteur m’a confié ce document unique ainsi que des photographies auxquelles il tenait comme à la prunelle de ses yeux.
Les textes que j’avais écris ne plaisaient pas à Pierre Fresnay, aussi m’a-t-il proposé de me faire un brouillon. Je n’aurais jamais osé le lui demander. Sur ce texte de Pierre Fresnay, j’ai réalisé un montage audiovisuel qui a emballé Barclay. Hélas, c’était le moment où il était en difficulté. Les Américains ont racheté Barclay entreprise et annulé tout ce qui était en cours. L’audiovisuel sur un texte de Fresnay n’a jamais vu le jour. Par la suite, je devais mener à bien une vie de Van Gogh, celle de Saint Bruno, des documentaires sur la Corse, la Grande Chartreuse, la Villa d’Este, la Villa Médicis.
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lanardlanard   20 août 2010
Touvier et Brel:
p. 129 En 1967, lorsque la peine de mort à laquelle j’avais été condamné a été prescrite, j’ai repris espoir et je me suis lancé dans un projet d’édition de disques pour enfants. C’est d’ailleurs Jacques Brel qui m’a introduit dans les milieux du disque à Paris. Je pensais enregistrer un texte pour expliquer la conception et la naissance aux enfants. Mon projet avait enthousiasmé Jacques Brel et de nombreux amis m’encourageaient. J’ai rencontré des éducateurs, des psychologues, des médecins. Après une année de travail, j’ai proposé une interprétation que j’avais fait approuver par différentes autorités, dont celle de l’Eglise, bien sûr. J’ai alors composé le disque et c’est Brel qui m’a accompagné chez Philips pour établir le contrat. L’amour et la vie est sorti le 26 avril 1967. Ce fut une réussite. La presse fut unanime, de La Croix à L’Humanité-Dimanche, en passant par le Monde, France-Dimanche ou Télérama. Ce disque c’est vendu pendant plus de dix ans. J’avais travaillé sous le nom de Paul Berthet, le nom de famille de ma femme, mais beaucoup avaient deviné ma véritable identité et ce fut très dur de mener ce travail à bonne fin. Ce disque ne m’a pour ainsi dire rien rapporté : il a tout juste couvert les dettes que j’avais contractées pour sa réalisation.
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