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EAN : 9782266299800
480 pages
Éditeur : Pocket Jeunesse (03/10/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.22/5 (sur 197 notes)
Résumé :
Morrigane Crow est maudite. Née le jour du Merveillon, elle est accusée de tous les maux, des tempêtes de grêle aux crises cardiaques. Pire encore, elle est condamnée à mourir, le jour de son 11e anniversaire. Alors que toute sa famille semble se réjouir de sa mort prochaine, elle est secourue in extremis par un mystérieux étranger, Jupiter North, qui l'emmène à "Nevermoor", un royaume dont elle n'a jamais entendu parler... Là-bas, les meubles changent d'aspect en f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (89) Voir plus Ajouter une critique
Latulu
  28 janvier 2020
Morrigane Crow , bientôt 11 ans, n'a pas de chance. Née à une mauvaise date, l'enfant est considérée comme maudite. Selon la tradition, elle devra être tuée le soir du Merveillon, une nuit d'hiver. Depuis sa naissance Morrigane est donc sans cesse pointée du doigt par les habitants dès qu'une catastrophe plus ou moins grave se produit. Son père, un homme d'affaires et sa belle-mère, une femme frivole, sont bien embarrassés par sa présence et ne manquent pas de le lui faire savoir régulièrement. Seule sa grand-mère, au premier abord froide et distante, semble lui témoigner un peu de compassion.
Le récit commence alors que nous découvrons Morrigane évoluer au milieu de cette société hostile, tentant tant bien que mal de trouver sa place au sein d'une famille qui a déjà fait le deuil de leur enfant. Pas très gai comme ambiance...
Pourtant Morrigane se révèle intelligente, curieuse et surtout, avide de ne pas être oubliée.
Mais un soir, les cloches du Merveillon sonnent et Morrigane comprend qu'il ne lui reste que quelques heures à vivre. C'est sans compter sans l'arrivée impromptue de Jupiter Nord, un habitant d'une contrée éloignée qui va simuler sa mort aux yeux de tous, y compris sa famille, et l'emmener dans son pays pour qu'elle mette son « don » au service d'une société.
Dès lors, confortablement installée dans l'hôtel Deucalion, Morrigane va découvrir tout un univers étrange, peuplé de créatures fantastiques ; nain vampire, dragons, chats géants et tenter de trouver le don qu'elle possède et qui pourrait bien être le seul moyen de lui éviter d'être renvoyée de ce nouveau pays.
J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce récit. L'imagination de l'auteure est fertile, son univers bien pensé, quelques touches d'humour viennent adoucir le côté sombre de l'histoire. L'hôtel Deucalion en particulier a retenu mon attention de lectrice. J'aime la description des lieux et les auteurs qui savent donner une « âme » à leur décor. Pari réussi pour cette auteure. Ainsi, la chambre de Morrigane se transforme chaque jour selon l'humeur de la jeune fille, de même que le fumoir dispense des fumées différentes pour alléger ou adoucir le caractère (chocolat, vanille, fraise). le grand chandelier est animé d'une vie propre…
Les thèmes chers à l'enfance ne sont pas oubliés : l'amitié, la compétition, le doute, se trouver (Morrigane ne découvrira qu'à la fin en quoi consiste son « don »).
Bref, la plume de Jessica Townsend m'a conquise et le tome 2 m'attend déjà.
Challenge auteures SFFF 2020
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Lunartic
  01 juillet 2019
Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique d'un livre que vous avez certainement dû voir passer partout sur la blogosphère depuis sa parution en octobre, et ce à juste titre, celle du premier tome de la saga jeunesse fantastique Nevermoor, écrite par la jeune autrice américaine Jessica Townsend. Je remercie infiniment Artemissia Gold, créatrice du webzine Songe d'une Nuit d'été, et les éditions Pocket Jeunesse d'avoir organisé ce concours qui m'a permis de remporter ce magnifique lot. Regardez-moi cette couverture sublime qui regorge de couleurs, qui fleure bon tous nos rêves d'enfant, avec ces parapluies et ces personnages qui volent (l'influence de P.L. Travers est passée par là et, rien que pour ça, j'aime l'univers de Nevermoor de tout mon coeur ♥), cet énorme chat (en l'occurrence chatte) grognon dont la trogne boudeuse ferait pâlir d'envie un certain Pattenrond, une immense bâtisse d'architecture victorienne en arrière-plan, la calligraphie splendide du titre et du sous-titre... Bref, il n'en fallait pas plus pour m'enchanter et, après n'avoir fait qu'une bouchée de ce premier tome, je peux vous affirmer que le contenu est à la hauteur du contenant ! Pari réussi pour PKJ qui a réalisé un excellent choix éditorial avec la traduction du tome premier d'une saga qui s'annonce si prometteuse ! Je ne les en remercierai jamais assez ! Merci aussi d'avoir conservé la somptueuse couverture d'origine, c'est un véritable régal pour les yeux ! Bref, cessons de contempler béatement cette remarquable beauté (j'en fais trop, vous croyez) et sautons à pieds joints dans le vif du sujet !
Ce tome introductif nous raconte l'histoire mouvementée de Morrigane (que j'aime ce prénom, autant que le surnom Mog/Moggers qui sera donné à l'héroïne par la suite), une enfant pas comme les autres étant donné qu'elle est considérée comme maudite. En effet, depuis sa naissance, tous les habitants de sa ville, Jackalfax, lui imputent tous les maux ! Par exemple, si Morrigane a eu le malheur de déclarer à sa grand-mère qu'il faisait chaud, vous pouvez être sûrs que le lendemain, il va grêler ! Ou bien, si la fillette a fait au jardinier du manoir familial un compliment sur ses fleurs, quelques jours plus tard, celles-ci auront fanées, ou bien le jardinier sera mort ! Bref, vous l'aurez compris, dès qu'un malheur s'abat sur la cité, c'est Morrigane qui en paye les frais... ainsi que le compte en banque de son père. La pauvre enfant a tellement été habituée à se voir être traitée comme la plus grande porteuse de poisse de tous les temps qu'elle a fini par en être convaincue ! Et pour couronner le tout, même sa famille n'ose pas la défendre : entre la belle-mère frivole qui ne pense qu'aux apparences, à ce qui est convenable et qui est remarquablement niaise, le père qui ne voit son unique fille que comme un oiseau de malheur mettant un frein à sa carrière politique et ruinant sa réputation et la grand-mère raffinée mais aussi agressive qu'un bouledogue (cependant, celle-ci a le mérite de sortir du lot dans cette famille de bras cassés et de démontrer un semblant d'intérêt et de compassion pour sa petite-fille), autant vous dire que le portrait que l'on peut se dresser de la famille Crow est tout simplement grotesque et tend à ce que l'on en ait des rires nerveux toutes les cinq minutes tant leurs conversations entre eux notamment sont absurdes, dénuées de sentiments et de sens commun. Cela me rend vraiment triste de me dire que Morrigane a passé la quasi intégralité de sa vie auprès de proches qui n'osaient pas lui déclarer leur amour, qui n'osaient pas la soutenir et la rassurer, l'encourager à être simplement elle-même et à ne pas se soucier du qu'en-dira-t-on. Au lieu de ça, notre héroïne a passé tout ce temps à se dire qu'elle ne valait rien, que l'épée de Damoclès qui menaçait son existence dès sa naissance lors du Merveillon, passage symbolique d'une ère à une autre, était in fine une bénédiction, au vu du fait que son existence même nuit à tout le monde. A bien y réfléchir, ce roman qui se déroule pourtant dans un univers extravagant aux bizarreries plus gigantesques et fascinantes les unes que les autres est en réalité une vaste allégorie de la vie, de notre façon de nous comporter en société et confronté au regard des autres. Qu'on soit enfant ou adulte (soit un enfant qui a simplement grandi, dixit mon cher Walt Disney), on peut tous s'y retrouver, que ce soit dans la destinée de Morrigane ou dans le caractère et le vécu d'autres personnages. Jessica Townsend a beaucoup de messages bêtes comme choux mais tout bonnement essentiels à nous faire passer et elle le fait d'une façon remarquable, toute naturelle. Tout réside dans les détails, et c'est ce qui fait la force du récit.
J'ai également trouvé que l'autrice décrivait le monde de l'enfance et cet état de la vie d'un être humain, où l'on est extrêmement curieux, où l'on se pose tout plein de questions, où nos opinions commencent à se former et à se solidifier, alors qu'on est encore un filtre absorbant de tout ce que l'on voit avec des yeux grands ouverts, tout ce que l'on touche, ce que l'on entend, ce que l'on sent et éprouve, avec brio. Les enfants auront beaucoup à apprendre de ce livre car l'autrice fait passer des messages percutants de façon simple et concise, distillée dans l'ensemble de son oeuvre, qui fait qu'un jeune lectorat réagit au quart de tour et retient instantanément la leçon. Cela s'imprime dans leur mémoire à tout jamais, j'en suis persuadée, car ces petites morales déguisées s'appuient sur notre instinct primaire, notre réaction première. Pour donner un exemple qui illustrerait bien mon propos et qui m'a considérablement marquée, à plusieurs reprises, Morrigane va se voir être discriminée au sein de la cité de Nevermoor, coeur de l'Etat Libre, non pas parce qu'elle est une enfant maudite comme auparavant, mais parce qu'elle est une sans-papiers au sein de ce soit-disant état merveilleux, égalitaire et libre. Pourtant, Morrigane n'est pas libre d'y être qui elle est car tout le monde ou presque la considère comme une immigrée originaire de la République (contrée de naissance de l'héroïne qui se divise en cinq régions) et qui est abhorrée par les citoyens de l'Etat Libre, qui la voit comme un pays rétrograde, peu civilisé, sous développé et aux moeurs répréhensibles. Alors qu'ils ne valent au fond pas mieux ! En effet, ils sont prêts à renvoyer Morrigane au sein de cette immonde République plutôt que de l'accueillir à bras ouverts car elle n'est pas l'une des leurs ! Si ce n'est pas un comble ça ! Et là où je parlais d'instinct primaire, c'est qu'en lisant cela, qui plus est de façon répétée (on peut dire que Morrigane est carrément harcelée et stigmatisée à ce sujet, cela en devient sa pire hantise), notre première réaction, peu importe notre âge et notre situation éthique et sociale, est de trouver cette xénophobie absolument révoltante, abjecte et injuste ! Alors que Morrigane risque la mort et le rejet dans son pays d'origine, on lui refuse l'asile et le droit de faire montre de sa bonne volonté ? C'est insensé ! Jessica Townsend nous invite dès lors à une réflexion profonde et nécessaire car, là où on serait enclin à la compassion et à l'ouverture d'esprit, on se rend vite compte qu'en réalité, nous sommes loin d'agir en fonction de ce que notre conscience nous dicte... Cela a de quoi laisser songeur...
C'est sûrement là toute la grandeur du récit : nous dépeindre un univers qui concentre tout ce qui a rendu notre enfance belle et formidable à vivre sans en oublier la noirceur véritable de notre monde et le fait qu'il faille constamment se battre et faire ses preuves pour avoir le droit à une mince étincelle de bonheur. C'est ainsi que Morrigane se retrouve au pays magique de Nevermoor, où les transports en commun sont les plus extraordinaires et ahurissants que vous ayez jamais vus (un indice : parapluie), où les différentes fêtes de l'année sont célébrées avec un entrain qui fait chaud au coeur (le passage se déroulant à la période de Noël m'en a mis des étoiles plein les yeux, c'était d'une féerie sans pareil) et surtout, c'est l'endroit où se trouve le Deucalion, hôtel qui va devenir le lieu de résidence de notre courageuse héroïne jusqu'à la fin de ses fameux "défis" ou plutôt véritables épreuves afin de faire partie de la société Wundrous. Je me suis instantanément sentie comme chez moi au sein de cette bâtisse majestueuse qui a réussi à me surprendre à chacun de ses recoins. J'étais si heureuse à l'idée que Morrigane se soit trouvé un foyer aussi spécial et qui puisse prendre une place toute particulière dans son coeur. Et les résidents du Deucalion ne sont pas en reste ! Mon coup de foudre va bien évidemment à l'inénarrable Capitaine Jupiter Nord, propriétaire et directeur de l'hôtel, qui occupe une place de choix au sein de la bonne société de Nevermoor et que j'ai trouvé juste remarquable ! Jupiter a beau être un adulte mais il a l'espièglerie d'un enfant, il ne supporte pas d'avoir trop de responsabilités à assumer, il est d'un optimisme fou et sa nonchalance peut autant exaspérer que nous enthousiasmer ! Personnellement, Jupiter est un être en qui je placerais toute ma confiance, les yeux fermés. Ne vous laissez pas avoir par ses manières volages et son côté incroyablement culotté qui donnent l'impression qu'il ne prend rien au sérieux car en réalité, s'il y a bien une chose que le Capitaine Nord ne peut tolérer, c'est l'injustice et croyez-moi, il sait vous faire passer l'envie de vous montrer injuste envers quiconque ! Je trouve que Jupiter, Jove pour les intimes, est un personnage juste formidable, qui respire l'optimisme et la joie de vivre et de s'émerveiller de tout. J'ai en particulier adoré la relation très touchante qui se tisse entre lui et Morrigane. Cette dernière a enfin droit à une figure paternelle qui la fait s'accepter telle qu'elle est, qui lui fait reconnaître ses nombreuses qualités, qui lui apporte un toit agréable sous lequel vivre, une grande et belle famille de coeur et un but à son existence jusqu'alors maussade. Jupiter saura aussi se montrer ferme avec Morrigane car celle-ci va commettre des erreurs, de jugement notamment. C'est un autre aspect du livre que j'ai aimé : notre héroïne a beau être une sorte d'élue (ceci n'est pas un spoil) comme on peut le voir dans de nombreux schémas narratifs de livres pour enfants mais elle est avant tout un être humain, qui peut éprouver des sentiments nobles mais aussi d'autres beaucoup plus laids, comme la jalousie, le mépris, le ressentiment, voire même la haine. Et il n'y a pas de mal à ça car nous-même sommes en proie à ce genre de sentiments beaucoup plus souvent que l'on ne le souhaiterait. Morrigane est une enfant comme les autres, à laquelle on s'attache car elle nous apparaît d'autant plus crédible à nos yeux avec ses qualités et ses défauts. Jupiter non plus n'est pas un saint, il peut se montrer par moments décevant et sacrément gonflé, et l'on comprend alors totalement la colère de notre héroïne à son encontre ; néanmoins, je ne cesserai jamais de déclarer mon amour à ce charmant monsieur qui n'a quasiment rien à se reprocher ainsi qu'à son splendide hôtel dans lequel je meurs déjà d'envie de retourner y séjourner. Et puis, juste pour vous convaincre encore plus que Jupiter est l'homme parfait : il a de soyeux cheveux roux et une barbichette bien fournie assortie ! Ça fait rêver, n'est-ce pas ?
Afin de vous parler des autres personnages, laissez-moi vous dire qu'il y en aura forcément un qui saura vous séduire car ils sont tout tellement plus fascinants et hauts en couleur les uns que les autres. Il est très facile de s'y identifier et de trouver celui dont la situation et les sentiments feront écho en vous. Mes personnages favoris sont indéniablement, en dehors de mon Jupiter d'amour, dieu roux de mon coeur, Fenestra, dite Fen, la Magnifichatte, grande amie de Jupiter et responsable du service ménagerie du Deucalion, et Hawthorne, qui va très rapidement devenir le meilleur ami de notre Morrigane. Fenestra la Magnifichatte, rien que cette appellation envoie grave du pâte, n'est-ce pas ? J'ai tout simplement adoré cette animale gigantesque, majestueux, splendide, ravissante, qui est tout bonnement imposante et géniale. Elle m'a fait mourir de rire grâce à ses répliques cinglantes et à sa franchise désarmante et franchement chafouine pour le coup. Et puis Fen est une ancienne championne de lutte ! Autant vous dire que, si vous osez lui jeter ne serait-ce qu'un regard de travers, elle n'hésitera pas à vous rentrer dans le lard bien comme il faut ! A ce moment-là, fuyez pauvres fous, c'est le seul bon conseil que je puisse vous donner ! En dehors de cela, ce qui m'a le plus émue chez Fen, ce que j'ai le plus apprécié dans sa personnalité, c'est qu'au-delà de son côté détaché, très distant, elle va en réalité profondément s'attacher à Morrigane et à Hawthorne et se montrer extrêmement protectrice, telle une maman chatte qui prend soin de ses petits et qui n'hésiterait pas à sortir les griffes pour eux. Bref, coeur sur ma Fen ♥ Quant à Hawthorne, ce qui m'a fait kiffé chez lui, c'est qu'il est une version enfant nec plus ultra de Jupiter ! Ce gamin est impertinent (mais c'est pour la bonne cause), culotté, intrépide, aventureux, très drôle et toujours joyeux, extrêmement talentueux aussi, de quoi vous en laisser bouche bée. Et surtout, c'est un ami loyal, fidèle, qui ne vous laissera jamais tomber, qui saura toujours vous remonter le moral et vous redonner le sourire jusqu'aux oreilles et ce, malgré le fait qu'il soit censé être votre "rival". Je l'aime très fort mon petit Hawtournounet ! Et encore, vous allez encore faire plein de belles rencontres au cours de ce roman : celle de Martha et Charlie, d'autres employés de l'hôtel qui sont amoureux l'un de l'autre et qui forment un couple parfait, l'une étant une jeune femme absolument charmante, la gentillesse incarnée, si douce et généreuse, source de sérénité et l'autre un chauffeur dévoué à son travail et à sa si jolie et honorable fiancée ; de Frank, un nain vampire (pardon, vampire nain !) hilarant et vraiment pas comme les autres (un vampire nain, non mais vous avez vu comment ça en jette ?!) ; de Kedgeree et de Dame Chanda, le maître-majordome de l'hôtel toujours on point et une cantatrice impressionnante de bon goût qui sait attirer aux animaux grâce à son chant divin ; de Clarence, je ne vous dis pas qui est Clarence car elle fut pour moi ma plus belle surprise du roman, j'en attends beaucoup d'elle par la suite ; de Jack, neveu de Jupiter qui m'a un peu agacée au début mais j'ai de suite senti qu'il était spécial et qu'il était un bon garçon et je n'avais qu'une envie, comme mon Jove d'amour, c'était que Morrigane et lui deviennent amis, j'ai hâte de découvrir le background de ce petit gars, ça va promettre, je pense... Vous l'aurez compris, ce roman fourmille de personnages plus intéressants et captivants les uns que les autres et, un point commun que j'ai constaté entre eux tous, qu'ils nous soient chers à notre coeur ou plutôt antipathiques, c'est qu'à l'instar de notre héroïne, dont le nom de famille est Crow (choix tout à fait adéquat de la part de l'autrice, qui n'a fait preuve que d'une grande ingéniosité dans son premier roman, chapeau !), ils sont tous des corbeaux, c'est-à-dire de mon point de vue des personnages que l'on pourrait mal juger à première vue, que ce soit de façon méliorative ou péjorative, et qui vont tous se révéler au fil de l'intrigue plein de surprises. C'est un beau compliment que je leur fais là car les corbeaux sont selon moi des animaux qu'on a trop vite tendance à dénigrer alors qu'ils méritent d'abord d'être aimés et compris. Voilà pour mon petit plaidoyer pour les corbeaux, haha !
Pour conclure, je ne peux que vous encourager à vous jeter à corps perdu dans la lecture du premier tome de Nevermoor ! Certes, cela n'a pas été un coup de coeur, il s'en est d'ailleurs fallu de très peu, mais cela ne m'empêche pas d'être totalement emballée par cette nouvelle saga jeunesse rafraîchissante et tout simplement magique ainsi que par tout son potentiel ! Je suis tout simplement hystérique à l'idée de me procurer le second tome, Wundersmith : The Calling of Morrigane Crow, en version française à la fin de l'année, j'espère... En tout cas, merci aux éditions Pocket Jeunesse d'avoir cru en cette incroyable histoire et de permettre au lectorat français de la découvrir, merci à Jessica Townsend qui est une jeune autrice tout simplement bluffante, à l'imagination sans limites et dont la plume nous promet encore de beaux instants d'aventure extraordinaire auprès de notre courageuse et pleine de ressources Morrigane, qui est loin d'être au bout de ses peines... Son épopée ne fait que commencer et il est désormais temps pour elle de prendre son effrayant et grandiose destin en main. le chemin des ténèbres et de la mort lui est encore accessible, à elle de ne pas dévier de sa trajectoire en cours de route... En tout cas, je serai là pour l'accompagner, à mes risques et périls ! J'en trépigne d'impatience !
Lien : https://lunartic.skyrock.com..
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mickaelinecuny
  01 mars 2020
Ce livre me faisait de l'oeil depuis sa sortie, ou du moins depuis le salon du livre jeunesse de Montreuil 2018. On pouvait guère l'ignorer puisque les éditions PKJ (pocket jeunesse) s'étaient auréolées de parapluies et de guirlandes lumineuses. Si je n'ai pas cédé à la tentation lors du salon, c'est pour la principale raison que mon blocage littéraire n'était pas encore fini. Je m'étais promis de découvrir la saga une fois cette dernière terminée. (la patience ne fait pas partie de mes traits de qualité.).
Puis finalement mon blocage étant parti comme il était venu, je me suis remise à lire. Un matin, alors que je visionnais la vidéo d'une amie tout en déjeunant, elle y parlait du tome 2 de Nevermoor, argumentant qu'elle le préférait au premier tome.
Pour la petite histoire, j'avais oublié le livre de ma lecture en cours au resto. Qu'à cela, ne tienne, je téléchargeais aussitôt le premier tome de Nevermoor, à la fois en numérique puis en audio. Jusque-là, j'étais assez frileuse quant à ce support. Mais depuis que je fais plus d'une heure de route, aller-retour pour me rendre au resto, j'apprécie d'écouter un livre pendant mon trajet.

Je ne sais pas vous, mais moi en regardant cette sublime couverture, je ne peux m'empêcher de faire un petit lien même infime à Mary Poppins. Oui, je sais, je suis faible devant les belles couvertures.
Je reproche souvent aux premiers tomes de s'éterniser, d'être long à capter notre intérêt. Ici rien de tout cela. Au contraire dès les premiers chapitres, j'ai été captivée par l'histoire et ses personnages.
Comment ne pas s'attacher à Morrigan, condamnée à mourir juste parce qu'elle est née le jour du Merveillon il y a presque 11 ans. C'est déjà lourd à porter, mais quand en plus on vous annonce que pour la même raison vous êtes maudite… Son entourage et son peuple usant à loisir du “Faut bien trouver un responsable” à chaque fois que quelque chose ne se déroule pas correctement on accuse aussitôt Morrigan. Les confitures sont ratées, c'est à cause de Morrigan qui est passée non loin de là. le chat est mort, c'est à cause de Morrigan parce qu'elle l'aimait bien, ce chat. Il se met soudain à pleuvoir des cordes, une tempête, c'est à cause de Morrigan parce qu'elle appréciait le rayon de soleil juste avant.
Prenez garde si toutefois elle vous souhaite une bonne journée, ou tout autre souhait que l'on use à longueur de journée !

Bienvenue à nouveau sur le blog. Comme ce n'est pas la 1ère fois que vous venez ici, vous voudrez sans doute lire mon guide Au secours mon enfant est dyslexique, l'essentiel à savoir pour aider votre enfant cliquez ici pour télécharger le livre gratuitement ! 🙂
Nevermoor T1
Auteur: Jessica Townsend
Genre : Fantasy, jeunesse
Edition : Pocket Jeunesse
Sortie, le 04/11/2018
Pages : 474
Prix : 17,90 euros
Age : dès 9 ans
*Commander sur amazon : Nevermoor T.1 Les défis de Morrigane Crow*

Morrigane le regarda, incrédule. Elle se demanda un instant si c'était raisonnable d'être passée à travers une horloge dans un autre pays pour aller vivre avec un fou dans son hôtel.

Résumé :
Morrigane Crow est née le jour du Merveillon, ce qui signifie deux choses :
1. Elle est maudite.
2. Elle est condamnée à mourir à minuit le jour de ses onze ans.
Son cercueil l'attend.
Elle est sauvée in extremis par un homme étrange qui l'emmène dans le royaume magique de Nevermoor…

Mon avis :
Pourquoi ce livre
Ce livre me faisait de l'oeil depuis sa sortie, ou du moins depuis le salon du livre jeunesse de Montreuil 2018. On pouvait guère l'ignorer puisque les éditions PKJ (pocket jeunesse) s'étaient auréolées de parapluies et de guirlandes lumineuses. Si je n'ai pas cédé à la tentation lors du salon, c'est pour la principale raison que mon blocage littéraire n'était pas encore fini. Je m'étais promis de découvrir la saga une fois cette dernière terminée. (la patience ne fait pas partie de mes traits de qualité.).
Puis finalement mon blocage étant parti comme il était venu, je me suis remise à lire. Un matin, alors que je visionnais la vidéo d'une amie tout en déjeunant, elle y parlait du tome 2 de Nevermoor, argumentant qu'elle le préférait au premier tome.
Pour la petite histoire, j'avais oublié le livre de ma lecture en cours au resto. Qu'à cela, ne tienne, je téléchargeais aussitôt le premier tome de Nevermoor, à la fois en numérique puis en audio. Jusque-là, j'étais assez frileuse quant à ce support. Mais depuis que je fais plus d'une heure de route, aller-retour pour me rendre au resto, j'apprécie d'écouter un livre pendant mon trajet.

Je ne sais pas vous, mais moi en regardant cette sublime couverture, je ne peux m'empêcher de faire un petit lien même infime à Mary Poppins. Oui, je sais, je suis faible devant les belles couvertures.
De façon générale :

Je reproche souvent aux premiers tomes de s'éterniser, d'être long à capter notre intérêt. Ici rien de tout cela. Au contraire dès les premiers chapitres, j'ai été captivée par l'histoire et ses personnages.
Comment ne pas s'attacher à Morrigan, condamnée à mourir juste parce qu'elle est née le jour du Merveillon il y a presque 11 ans. C'est déjà lourd à porter, mais quand en plus on vous annonce que pour la même raison vous êtes maudite… Son entourage et son peuple usant à loisir du “Faut bien trouver un responsable” à chaque fois que quelque chose ne se déroule pas correctement on accuse aussitôt Morrigan. Les confitures sont ratées, c'est à cause de Morrigan qui est passée non loin de là. le chat est mort, c'est à cause de Morrigan parce qu'elle l'aimait bien, ce chat. Il se met soudain à pleuvoir des cordes, une tempête, c'est à cause de Morrigan parce qu'elle appréciait le rayon de soleil juste avant.
Prenez garde si toutefois elle vous souhaite une bonne journée, ou tout autre souhait que l'on use à longueur de journée !
Comme en plus, son père est un homme influent, on exige que Morrigan s'excuse à chaque incident, et que ce dernier sorte son porte-monnaie, bien entendu. Lors de ces séances d'écriture où la jeune fille doit rédiger des lettres d'excuses, on découvre une Morrigan pleine de vie et d'espièglerie, dès lors, j'ai su que je l'aimerai et qu'elle avait un réel potentiel.
Logiquement, la jeune fille aurait dû avoir une année supplémentaire de vie, tous les spécialistes étant unanimes le prochain Merveillon ne devrait avoir lieu que l'année de ses 12 ans. Mais que voulez-vous, quand on est maudit, on l'est jusqu'au bout. Il ne reste plus que quelques jours à Morrigan non seulement avant son onzième anniversaire, mais également pour sa mort futur. Bien que le sujet soit tabou, cela n'empêche pas sa belle-mère de commander son cercueil. (quelle charmante personne !)
C'était sans compter sur Jupiter Nord, de Nevermoor qui décida de devenir le mécène de la jeune fille.

Par un nombre incalculable de passe-passe, il subtilise la jeune fille et l'emmène dans son hôtel particulier de Nevermoor. La jeune Morrigan doit lui succéder, mais pour cela, il lui faut intégrer la prestigieuse société Wundrous, pour ce faire elle devra passer les épreuves de sélection.

Quand on parle d'épreuve dans un livre jeunesse, on s'attend à ce que l'auteur gère la situation avec bien trop de facilité. Détrompez-vous, ici Jessica Townsen jouera avec vos nerfs. (et ceux de Morrigan) Croyez-moi, elle ne facilite absolument pas la vie de son héroïne, ou devrais-je dire plutôt de son anti-héroïne. Puisque dans un ouvrage à l'univers fantastique, on s'attend en toute logique à trouver un héros ou une héroïne avec un réel talent.
C'est d'ailleurs une des conditions pour entrer dans la société Wundrous. Hors Morrigan n'en possèdes aucun, hormis celui de porter malheur.

Alors que ce tome était bien parti pour être un coup de coeur, j'ai pris une claque monumentale à l'occasion du dernier défi, au chapitre intitulé “les tricheurs”. Je suis restée abasourdie, je ne voulais pas croire ce que je venais de lire. Quoi !? Et c'est tout ?! Me suis-je écriée.

Je venais sans m'en rendre compte de tomber les deux pieds dans le piège tendu par l'auteure. J'aurai pu trouver cela ingénieux, si je ne m'étais pas tant attachée à Morrigan, et si le mal infligée à la jeune héroïne m'avait ramené à mes propres années d'école, lorsque l'on me jugeait à cause de ma dyslexie.

J'étais à deux doigts de refermer le livre et de l'abandonner. Comment l'auteure pouvait elle se foutre de nous à ce point.
Heureusement, à la place, j'ai tourné la page suivante. Moi aussi, je voulais connaître les explications de Jupiter, et elles avaient intérêt à tenir la route !
Pour les tenir, elles les tenaient. Malheureusement sous risque de vous spoiler, je ne peux vous en dire plus à ce sujet.

Continuons sur le même registre, c'est-à-dire : dans ce qui m'a le moins convaincu dans ce premier tome.
Je n'ai pas compris pourquoi l'auteure conserve Halloween et Noël. Encore que pour Halloween, je fermerais plus facilement les yeux, étant donné qu'elle ne l'appelle pas de la même façon, la manière dont elle le décrit peut s'accorder avec le reste. Mais Noël, je suis désolée ça ne passe pas. Pas si l'on reprend l'origine de ce dernier.
Suite à la lecture de ce passage, je me suis interrogée sur l'univers complexe de l'auteure. Sommes nous dans une dystopie avec un univers parallèle plus fantastique. À l'image des moldus et des sorciers (cf Harry Potter) ? Où comme je le présumais au départ dans un monde créé entièrement par l'auteure. Dans ce cas, pourquoi garder cette fête. (qui pourtant est celle de l'année que je préfère.).

En commençant ma lecture, j'ignorais que la critique et la maison d'édition comparaît Nevermoor à la saga Harry Potter. Pourtant c'est bien à ce dernier que me faisait penser ma lecture, pour cause Jessica Townsend suit les codes de la littérature jeunesse, tout comme J.K Rowling les avait suivit.

Il faut reconnaître également que Morrigan, (Mor comme dirait Jupiter), est aussi attachante qu'Harry, souffrant des mêmes lacunes et ayant les mêmes qualités que le petit sorcier à lunette.
L'hôtel Deucalion en est le Poudlard. Tout comme j'aime la fameuse école de sorcellerie, j'aime l'hôtel de Jupiter. Mais ce que j'aime par dessus tout au Deucalion c'est Fen (Fenestra de son vrai nom) Fen est ce qu'on appelle une magnifichat, c'est à dire un chat géant et magnifique, au caractère bien trempé, au langage tranchant, le tout enrobé d'un coeur d'or, ne vous y trompez pas. Peut-être ne le savez vous pas, mais nous les dyslexiques avons l'avantage, ou l'inconvénient, suivant comment on se place de “lire en image”, lorsqu'on lit, c'est comme si nous regardions un film. Alors Fen à aussitôt pris l'apparence de mon Mainecoon (pour vous faire une idée de ce dernier vous pouvez consulter mon compte Instagram). Depuis ma lecture, je donne régulièrement le surnom de Magnifichat à mon propre chat.
Que serait le monde sans l'amitié ! Hawthorne est le meilleur ami de Morrigan et mon chouchou. Malicieux, intrépide, un personnage haut en couleur comme je les aime. Une fois de plus, je ne peux m'empêcher de faire une comparaison, car Hawthorne m'a souvent fait penser à Ron. Ils sont aussi drôles l'un que l'autre, dans l'ombre des personnages principaux tout en sachant mettre ces derniers en valeur. Il est un allié sûr pour Morrigan.

Dans la saga Nevermoor, les personnages sont nombreux, tous vous les détailler reviendrait à vous dresser une liste soporifique. Pourtant, j'ai envie de vous parler de Clarence, c'est le personnage qui m'a le plus bluffé, je suis restée médusée à la suite de la révélation de son talent. Tout au long du livre, je l'ai tour à tour aimé, puis détesté, eu envie de la serrer dans mes bras, et de la baffer. Je me suis même demandé un moment donné, si elle n'était pas légèrement timbrée. Mais dès l'instant où j'ai su son secret, je n'ai pu m'empêcher de sourire. C'était certain, j'allais aimer Clarence.

Puis vient les personnages qui m'intriguent, et dont j'attends plus de révélations dans les futurs tomes. Dame Chanda, la cantatrice, je n'arrive pas à savoir si elle est vraiment sincère ou si elle est faussement gentille. L'excentrique vampire nain, Franck, aussi hilarant, qu'énigmatique.
Enfin les deux personnages que je trouvais encore ambiguë à la lecture de ce premier tome, alors que pourtant, ils tiennent une place de choix, sont Jupiter et son neveu Jack. Je pense avoir cerné le second avec la suite de Nevermoor. Mais Jupiter reste une énigme. J'ai l'impression qu'il cache bien des choses, bonnes ou mauvaises ? L'avenir nous le dira.
Pour conclure, je me suis plongée dans cette histoire avec délice. Dès les premières pages, l'auteure m'a envoûté, j'avais tellement de mal à lâcher ce premier tome de Nevermoor, que je l'ai également télécharger en audio. D'ailleurs, puisqu'on en parle, j'ai adoré l'interprétation d'Helena Coppejans. C'est la voix parfaite pour les personnages, ou du moins celle qu'ils prenaient lors de ma lecture numérique. En plus, l'élocution d'Helena Coppejans est agréable et audible.
Nevermoor est une histoire passionnante et envoûtante, je reconnais cependant que certains mots peuvent être difficiles pour les enfants DYS, ou moins bons lecteurs. Je vous conseil alors vivement la version audio qui est de très très bonne qualité.
Lien : https://lavisdemickaeline.co..
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MaggyM
  26 mai 2020

Nevermoor, un royaume que Morrigane Crow va découvrir alors qu'elle pensait mourir le soir du Merveillon parce qu'elle fait partie des enfants maudits. Et pour intégrer la société Wondrous, il faudra qu'elle relève plusieurs défis avec l'aide de Jupiter North qui l'a prise sous son aile.
Jessica Townsend nous a inventé un univers magique très riche et foisonnant. Bien entendu, on ne peut s'empêcher de penser à Harry Potter en débutant cette série fantasy. Et la comparaison passe la rampe. Parce que l'autrice nous propose un monde tout à fait inédit, dans lequel les habitations décident elles-mêmes, chaque jour, à quoi vont ressembler leurs pièces, tandis que les lustres y poussent sans qu'on sache bien comment et où l'on se déplace en parapluie à travers la cité.
Tout est tellement bien décrit, qu'on peut facilement s'immerger dans ce royaume aux côtés de Morrigan, petite fillette de 11 ans. Sans être trop enfantin, le récit s'adresse à la jeunesse qui y trouvera tous les ingrédients de la fantasy et du roman d'aventure. Et bien entendu, on y retrouvera également les grands concepts habituels de la littérature jeunesse: l'honnêteté, la quête de soi, la loyauté, la compétition, la camaraderie... Les adultes quant à eux apprécieront de s'immerger dans un monde nouveau et particulièrement bien construit.
Ce premier tome est l'amorce de la série, là où on plante le décor et où on fait connaissance avec les personnages. Et le pari est réussi: une fois qu'on a mis les pieds à Nevermoor, on a qu'une hâte, y retourner !
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nekomusume
  21 avril 2019
Un roman jeunesse potteresque selon la critique inscrite au dos du livre. Même si ce livre n'atteint pas le niveau du graal des lecteur de ces 20 dernières années, il s'agit néanmoins d'un roman jeunesse d'une grande qualité.
Morrigane Crew fait partie d'une famille mal aimante au simple prétexte qu'elle est née le mauvais jour, elle est donc maudite et connait déjà l'heure de sa mort. Seulement ce jour là un inconnu vient la sauver in extremis et lui propose d'intégrer son ancienne école, bien mystérieuse, pour laquelle elle doit réussir 3 épreuves avant d'être accepter. La plus difficile pour elle sera la présentation de son don, sauf qu'elle ignore en posséder un. Jupiter Nord par contre est convaincu qu'il n'y aura aucun problème à ce niveau.
La malédiction attachée à notre petite héroïne est particulièrement pernicieuse puisque le simple fait d'avoir regardé quelqu'un la rend responsable du fait que cette personne se casse la jambe en glissant sur une plaque de verglas 3 semaines plus tard par exemple. En bref tout et n'importe quoi est reproché à cette petite au simple prétexte qu'on la juge maudite. Et celà donne lieu chaque mois de son existence à un conciliabule avec les services sociaux obligeant la petite à rédiger des lettres d'excuses et son père à régler des dédommagements... Celui-ci n'étant pas d'un naturel chaleureux et surtout préoccupé de sa carrière politique, n'importe quel enfant aurait été une gêne mais une enfant maudite... de là découleront de nombreux complexes qui entraveront la progression de la demoiselle lors de ses préparations aux épreuves d'admission.
Heureusement Jupiter Nord et les habitants de son hôtel apportent une note beaucoup plus positive dans la vie de Morrigane.
Certes, il y a de nombreuses ressemblances avec Harry Potter, l'énfant mal-aimé, le sauveur inattendu, le mentor fantasque, extravagant, mystérieux et fort peu enclin à répondre aux questions, une école énigmatique (d'ailleurs vivement le tome 2 pour savoir ce qu'il s'y passe), des amis initiateurs au nouveau monde dans lequel elle se trouve, un méchant doté de pouvoir incommensurable qui cherche à mettre la main sur elle (mais pas pour la tuer apparemment). Bref, vous l'aurez compris, le terme potteresque est plus du au fait que l'auteur y a certainement puisé une partie de son inspiration.
L'univers de Mademoiselle Crew est également fort intéressant, magique en partie, intégrant la technologie steampunk , il est plein de surprise, comme cette chatte géante qui est la gouvernante de l'hôtel.
Vivement la suite de la série.
#ChallengeMauvaisGenre
#ChallengeSérie2019
#ChallengePlumes féminines2019 item18 une oeuvre de jeunesse dans laquelle un animal parle aux humains
#ChallengeMultiDéfi2019 item 41 un roman avec un dragon... ou un bison
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critiques presse (2)
Elbakin.net   27 mai 2019
S’il y a sans doute entre ces pages de quoi captiver les jeunes lecteurs, les plus aguerris seront peut-être un peu moins emballés par l’ensemble. Une lecture au demeurant sympathique, mais pas renversante.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Ricochet   03 décembre 2018
La lecture de ce livre est agréable, les pages s’enchaînent rapidement grâce à une écriture simple et fluide et une intrigue qui tient en haleine. Le lecteur découvre, en même temps que Morrigane, le monde extraordinaire de Nevermoor et les mystères qu’il renferme.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
LunarticLunartic   01 juillet 2019
- Les donjons Dredmalis, chuchota-t-elle en fermant les yeux : quartier Est, rue Rifkin. Le Parlement : quartier Nord, passage Flagstaff. La bibliothèque Gobleian : quartier Est, non Sud, non, enfin...
- Quartier Ouest, idiote, dit une voix traînante.
Fenestra, allongée au soleil, léchait sa fourrure à coups de langue languides.
- Rue Mayhew. Maintenant, tais-toi.
- Merci, dit Morrigane.
Elle remarqua que Jupiter observait la Magnifichatte du coin de l'œil et se demanda pourquoi. Sous le soleil, la salive de Fen faisait scintiller sa fourrure grise comme si elle était coulée dans un métal argenté. Elle étira ses belles pattes et bâilla bruyamment. Elle était vraiment superbe ; superbe et terrifiante.
- Vous avez fini, tous les deux ? dit Fen d'une voix faussement agacée. J'essaie de faire ma toilette. Bande de pervers.
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rowenabookinerowenabookine   25 octobre 2018
– Fen ?

– Quoi ?

– T’as une haleine de sardine.

– Bah ouais. Je suis un chat.

– Et maintenant mon visage sent la sardine.

– Je m’en fiche. Je suis un chat.
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MuBoDocMuBoDoc   11 novembre 2019
- Et ta chambre, ça va ?
- Ouuui...bien sûr, hésita-t'elle. Du moins tout allait bien quand je suis partie. Promis.
Jupiter fronca les sourcils, passablement dérouté. Puis il ferma les yeux et parti d'un grand rire.
- Non. Je veux dire... Est-ce qu'elle te plaît ? Est-ce qu'elle te va ?
- Oh, dit Morrigane qui se sentit rougir. Oui, elle est super. Merci.
Jupiter eut le tact de ravaler lentement son sourire.
- C'est...Je sais qu'elle est un peu rasoir. Mais laisse-lui une chance, elle vient juste de faire ta connaissance. Tu verras, les choses changeront.
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EmalyEmaly   09 juin 2019
Morrigane sentit bouillonner en elle une panique mêlée à une joie étrange. C’était sa seconde chance. Le commencement d’une nouvelle vie qu’elle n’avait jamais osé espérer. Allait-elle tout gâcher en se cassant les deux jambes, ses deux jambes maudites ? Ou, pire s’écrabouillerait-t-elle tout entière sur le trottoir ? Avait-elle trompé la mort lors du Merveillon pour mieux s’offrir au Matillon ?
Il n’y avait qu’une façon de le savoir.
Morrigane laissa le manteau de Jupiter tomber à ses pieds. Elle grimpa sur la balustrade et ouvrit son parapluie ciré de ses mains tremblantes. Surtout, ne regarde pas en bas. Elle manquait d'oxygène.
— À pieds joints ! chuchota Morrigane.
Puis elle ferma les yeux.
Et sauta.
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LatuluLatulu   28 janvier 2020
Baz est ce qu'on appelle un mécène spaghetti. Il parcourt l'Etat libre tous les ans à la recherche de candidats potentiels et fait passer les épreuves à une douzaine d'enfants, qu'ils soient prêts ou non, pour augmenter ses chances de placement. C'est comme lancer une poignée de spahettis au mur en espérant qu'une pâte collera, tu vois ?
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