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koalas
  22 janvier 2016
Who are you ?

Pete Townshend, le guitariste compositeur d'un groupe dinosaure du rock...
Les Who, groupe rock anglais formé en 1964, enflamment la scène, hurlent leur mécontentement à leur génération... avec les riffs, les moulinets et les sauts mythiques de Pete Townshend, les roulements incroyables de Keith Moon, le batteur fou, l'impassibilité stoïque du bassiste virtuose John Entwistle (solo d'anthologie dans la chanson My Generation) et la puissance du chanteur félin Roger Daltrey. Incontournable, le final destroy des Who, larsen dissonant, fracassement de la guitare et mise en pièce de la batterie...Pete a montré la voix à Jimmy Hendrix qui a perfectionné le rituel en enflammant sa guitare sur scène .

Dans "Who i am" Pete se raconte à livre ouvert et parle avec émotion de son milieu populaire et artistique , dévoile son parcours d'étudiants des Beaux-arts qu'il délaisse pour la musique, plus lucrative.

Il assume sa vie " Sex, drugs and rock'n'roll", sa double vie de superstar et de père de famille . Il livre des anecdotes quelque fois croustillantes de ses rencontres notamment avec Les Rolling Stones, Marvin Gaye, Eric Clapton. Il parle avec tendresse de ses femmes, de ses groupies, de ses enfants, de sa famille et dévoile sans tabous ses fêlures, ses errements, addictions (alcools, drogues), ses accès maniaco-depressifs et auditifs.

Et surtout la fierté d'appartenir à un groupe légendaire les Who...les nombreux concerts à travers le monde, (dont le festival de Woodstock), les frasques et pitreries incroyables de Keith Moon, les conflits inévitables de leadership avec Roger Daltrey et la mort douloureuse de Keith Moon et John Entwistle...

J'ai réécouté ses premiers albums mods et les opéra rock Tommy et Quadrophenia et l'énergie est toujours palpable, incroyable...

Un livre intimiste qu'il a écrit avec ses tripes...Il se lâche avec passion comme sur scène et livre sans retenu ses joies, des doutes et ses peines.

Who i am...Je ne sais pas qui tu es mais à ta lecture et à ton écoute...
et après toutes tes expériences (en groupes et solo) livrées , Pete Townshend t'es toujours un Rock sacrément vivant.
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eco
  03 décembre 2013
Les Who ont parlé à leur génération et ont marqué de leur emprunte Rock & Roll les années '60 et '70. Je ne suis pas un grand fan du groupe mais je suis un grand fan d'autobiographies car, pour peu qu'elles soient écrites sans concessions on y apprend beaucoup de choses sur la vie de l'intéressé et l'époque (ou les époques) qu'il a traversé. de plus, c'est l'auteur lui-même qui choisit ce qu'il raconte, ce qui est loin d'être un gage de sincérité mais je préfère les mensonges de l'intéressé plutôt que ceux d'une tierce personne, et on a moins l'impression d'être un voyeur indélicat comme c'est parfois le cas en lisant des biographies non autorisées de gens qui connaissent des gens qui étaient le voisin de la personne en question.
"Who I am" est écrit sans concession à tel point que j'ai eu un peu de mal à entrer dans la vie d'un Pete Townshend égocentrique, vaniteux et grincheux. Mais au fil des pages, cette manière de se décrire sans fioriture ni ornement est finalement tout en son honneur; Pete Townshend nous plonge dans son univers talentueux et névrosé; on y apprend quand même pas mal sur les coulisses du groupe et sur le grand-écart constant entre sa vie de rockstar et sa vie de famille qu'il essaye (plus ou moins) de préserver. On y apprend aussi l'importance à ses yeux de "Tommy", le 1er opéra-rock des Who qui, dès sa création, deviendra en quelque sorte le fil rouge du groupe et de Pete Townshend. le guitariste se révèle plus sympathique que prévu et son histoire est passionnante donc si vous aimez les Who ou si vous aimez les biographies ou si vous aimez les deux, vous ne perdrez pas votre temps en vous plongeant dans la vie de l'auteur des génériques des "Experts"! (Whoooooooooo are you? hou hou, hou hou…)
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Morphil
  21 septembre 2021
Il m'est difficile d'être totalement objectif, Les WHO ont changé ma vie. Un disque oublié chez moi découvert à pâques 1969, une compilation qui est pour moi mon premier disque même si j'en avais de plus anciens. A 8 huit et demi, j'avais sauté sur une mine et je décidais de jouer de la batterie et de la guitare.
Pour ce dernier instrument Peter Townshend a été mon professeur, sans le savoir, sans lui versé de droit d'auteur. Son jeu foisonnant est plus accessible que ceux d'un Jimmy Hendrix ou d'un Jeff Beck.
Avec le temps et mes début en langue anglaise, je me suis intéressé à ses textes et j'ai découvert un univers tout en introspection évoluant avec l'âge et un commentaire social plutôt lucide, c'était assez rare dans le rock à cette époque dont les thèmes (très masculins) tournait souvent autour de la bagnole, la drague et les premiers amours. Sans totalement renoncer à ses standards, Pete les aborde sous un autre angle : Qu'est-ce qui m'arrive (I can't explain), le conflit inter-générationnel (My géneration) , la différence entre l'être et le paraitre qui engendre l'inquiétude (Substitute), la quête de sa vérité qu'on cherche à imposer aux autres quand on croit l'avoir trouvée (Tommy) ou encore le sentiment d'être différent de ceux qui nous sont proches qu'on pense être seul à éprouver (Quadrophénia)...
Bon, je suis plus réservé sur la production musicale des WHO des 25 dernières années (sauf le dernier album que je trouve plutôt très bon). Les concerts grandioses avec 50 musiciens, 100 choristes, trois autruches, un éléphants et un cirque chinois, turlututu et plume dans le cul m'insupporte. C'est tellement aux antipodes de ce qu'ils ont représenté.
Mais ça n'a rien à voir avec ce témoignage.
Pete se livre sans tabou, sans dénie, sans geindre, il mets ses problèmes sur la table dans se livre, il Put The Money Down. Il y décrit aussi ses joies, ses fiertés sans fausse modestie.
J'attendais cette autobiographie depuis longtemps et je n'est pas été déçu.
Un détail pour conclure ignoré de beaucoup : The WHO, le nom, est un magnifique canular en forme de jeu de mot. Qui ou the World Health Organisation ? That is the question ...
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Leliseux
  02 octobre 2014
Très bonne auto-biographie. Il explique très bien cette époque de fou dans laquelle vivaient les who. Je ne m'attendais pas à autant de détails personnels. Townsend se livre entièrement.
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ecceom
  17 janvier 2022
Maximum R&B !

J'ai dévoré ce livre et pourtant, je ne suis pas un inconditionnel des Who.

Mais il faut dire que cette autobiographie de 516 pages va au delà de l'histoire des ex-The Detours et se présente aussi, comme une longue confession/introspection de Pete Townshend.

Son enfance apparaît clairement comme la source de ses problèmes comportementaux. Les dissensions entre ses parents, son séjour chez sa grand-mère sont un régal pour psychiatre (même si au fond, le sujet récurrent de l'abus sexuel est évoqué de manière assez sybilline -que lui a fait exactement sa grand-mère Denny ? Qui était l'"oncle" sourd d'une oreille, avec une moustache à la Hitler ? Pete est-il monté à l'arrière de cette voiture clinquante ? Qui a "Fiddle about" ?...). Seule une séance sous les douches lors d'un stage de scout marin est explicite.

Quoi qu'il en soit, comment s'étonner que cette enfance livre un jeune homme bourré d'énergie et de colère, mal à l'aise avec les femmes, peu sociable et enfermé dans son monde musical et dans ses divers home-studios ?

Au delà de ça, les anecdotes livrées sont toutes intéressantes (il découvre le rock via Bill Haley mais trouve qu'Elvis est un "ringard, un crétin à la voix traînante qui fait des chansons sur des chiens") et on croise au fil des pages, tout le gratin du rock.

Townshend ne fait pas mystère de ses admirations pour les Stones (il pique le truc du moulinet avec le bras, à Keith Richards et rêvait de coucher avec Jagger "visiblement bien monté"), pour les Beatles (jugés au dessus de tout le monde, convaincus de leur puissance), pour les Kinks (il loue le jeu de Dave Davies et le talent et la beauté de Ray), pour Hendrix, John Sebastian, les Everly Brothers, Steve Cropper, Keith Jarret...

Sans surprise, il évoque le choc créé par les sorties de "Sergent Pepper's" et "Pet Sounds". Plus étonnant, il insiste sur l'importance au sein des Pink Floyd débutants, de Roger Waters (d'un autre côté, leurs traumatismes font écho) : "présence incroyable", "remarquablement beau"...Townshend est peut être bi, mais il a des goûts curieux !

Clou du compliment original pour son jugement sur Yoko Ono lors du "The Rolling Stones Rock'n Roll Circus" : "Yoko a été brillante, hurlant avec John...et son rôle d'artiste irritante n'était pas sans lien avec mon travail d'auto destruction avec les Who".

On découvre également un Jim Marshall encore débutant (Townshend va conseiller ses amplis à Jimi Hendrix) ou un Mc Laughlin vendeur de guitares (qui conseille lui, à Townshend, un ampli Fender pro Amp).

Une information étonnante : les Who (et même Towshend qui touchait pourtant des droits d'auteur) tirent la langue financièrement, jusqu'à Tommy (surtout le film) où là, tout bascule.

J'ai trouvé que le parcours des Who était bien relaté et j'y ai retrouvé tout ce qui m'attire : l'énergie brute, des chansons parmi les plus importantes du rock, l'assemblage de talents incroyables, l'introspection de Townshend....

J'y ai aussi retrouvé toutes mes réserves vis à vis d'eux.
S'ils sont d'extraordinaires producteurs de tubes, leurs albums conceptuels m'apparaissent souvent fumeux, tout comme le concept d'Autodestruction issu de ses années d'école d'Art brandi en permanence par Townshend.
Leurs gimmicks (les moulinets de micro, les cassages de guitare, de batteries, de chambres d'hôtel...) -et Townshend en est pleinement conscient- sont futiles et vains (mais au fond, comme le Rock lui même, non ?).

Plus gênant à mon sens : l'absence d'amitié ressentie entre les membres du groupe. Si leur cohésion musicale est impressionnante, on reste surpris de leur distance les uns vis à vis des autres.

Enfin, je trouve toujours aussi difficile de s'intéresser aux personnalités rien moins qu'attirantes de Daltrey -cockney bagarreur- ou de Keith Moon passé du stade d'amuseur à fou furieux.

Bref, un livre formidable aussi instructif sur l'époque que sur un des acteurs les plus importants et intéressants du rock.

Indispensable.
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panurge
  15 mars 2019
A BIG NOSE ON A STICK !

Pete"Windmill" Townshend, âme des Who, frappé de première, créateur de morceaux/pierres angulaires de la Rock Music ("My Génération", "Substitute", "A Quick one", "Pinball Wizard", "Won't get fooled again", du concept d'Opéra Rock raconte sa vie. L'envers du décor...Intéressant, plus qu'intéressant...

Mais rien de ce qui est écrit remplacera ce que j'ai vu, en janvier 1970, au théâtre des Champs-Elysées lors de la tournée Tommy (la set list est celle du L.P. "Live at Leeds")...Un chanteur hurleur au registre vocal d'un mordant exceptionnel, deux musicos capables de faire n'importe quoi de tentable, d'inspiré avec leur basse, et leur batterie (Entwistle "Thunderfingers" apte à TOUT dans un déluge sonore explosant les tympans, Moon, à la batterie, ou un tir de barrage d'artillerie à la soviétique) et Maître Pierre à la manoeuvre...En prime une cohésion d'une équipe de rugby type All Blacks...LE CONCERT de ma vie !

Comme personne ne peut revenir en ce jour béni, mettez "Live at Leeds" et lisez le livre. A défaut, c'est déjà pas mal.

Lien : https://www.babelio.com
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PierreJouishomme
  05 février 2018
excellent!
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qccg3330
  31 mai 2013
Le guitariste mythique des Who reprend ses carnets qu'il a écrit depuis son passage en école d'Art et nous les livre sous forme d'autobiographie sans concession. Passionant et riche d'informations sur l'Angleterre de la fin des années soixantes à nos jours.
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