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ISBN : 2889600157
Éditeur : La Baconniere (18/10/2019)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Les Choses, les gens sont deux séries de proses brèves qui font suite à Les Bêtes publiés en français dans la collection Biophilia chez José Corti en 2011. Les Choses se composent de 167 courtes proses ; des observations du poète qui se définit en évoquant les habitations de Sienne et de Florence, quelques objets et surtout la nature environnante. Ces fragments explorent l’immédiateté de la relation du narrateur entre l’extérieur et l’intérieur et sa lutte contre l’... >Voir plus
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
coco4649coco4649   24 novembre 2019
Les choses…


Entre les étoiles et nous, il y a une amitié qui, lorsque nous nous en apercevons, paraît se rapprocher de Dieu. Alors, notre âme s'ouvre à toute l'immensité de l'univers, et les choses les plus lointaines sont également plus intimes que les plus proches. À l'évidence, les montagnes sont également là pour nous tenir compagnie ; et nous en éprouvons une violente émotion. Il semble aussi que, pour parcourir son chemin, le printemps traverse le milieu de notre âme et que ses ombres elles-mêmes sont douces. Si, au contraire, à certaines heures, nos yeux se fermaient et que nous ne voyions plus rien, nous serions assaillis par on ne sait quelle peur ; car notre âme a besoin de tout ; et il est des états d'âme qui ne sont constitués ni par des pensées ni par des rêves, mais par des choses mystérieuses, dont la sensation indéfinissable seule nous parvient. Nous avons en nous une existence faite de musiques silencieuses qui donnent à nos mots la sonorité de notre humanité individuelle ; de la même façon, chaque chose possède une voix qui découle de sa matière et de ses formes.

(Fragment 1)

//traduit de l’italien par Philippe di Meo
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coco4649coco4649   24 novembre 2019
Les gens…


Je voudrais savoir si, lorsque j’étais un jeune garçon, un vieil homme m’accompagnait lors de mes promenades ou si c’est moi qui l’imagine.
D’autant plus qu’il n’est pas le seul de ces personnages qui appartiennent peut-être seulement à la mémoire de l’imagination ; parce que, certes, il est une vie à laquelle seule notre âme participe ; comme si nous avions le temps de véritablement participer à tout ce qui existe dans notre âme. Ce vieillard peut, cependant, avoir véritablement existé ; parce que je me souviens même de son prénom. Mais il est si loin de moi que je parviens seulement à le revoir sur un bout de route ensoleillée, sans la reconnaître et sans même comprendre où elle commençait.
Une bonne part de notre vie disparaît ainsi ou s’égare dans une ambiguïté indéfinissable ; à l’instar de ces vieilles croûtes dont le sens s’est perdu. Et ainsi, cette cendre de nous-mêmes nous sert le long de notre chemin quotidien !
Sur ce vieil homme, je suis sûre que je ne parviendrai jamais à en savoir davantage.

(Fragment 26)

//traduit de l’italien par Philippe di Meo
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coco4649coco4649   24 novembre 2019
Les choses…


J’ai constaté qu’il est des pensées plus légères que les rêves, qui naissent et meurent comme la rosée. Et il y a, au contraire, des rêves qui peuvent se ficher en travers de la réalité comme des clous qui se brisent plutôt qu’ils ne se laissent arracher. Je ne sais laquelle des ces deux choses préférer ; parce que parfois la musique ne suffit plus à mon besoin de voir. Mais j’ai tendance à donner aux rêves tout ce que je soustrais à la vie quotidienne.

(Fragment 49)


//traduit de l’italien par Philippe di Meo
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coco4649coco4649   24 novembre 2019
Les choses…


Les fleurs n’étaient pas celles que je voyais ; mais celles du temps passé ; celles qui avaient toujours leur odeur dans mon âme ; celles dont je peux seulement rêver ; celles que je vois seulement quand je pleure. Mais le vent continuait à souffler et ne les trouvait plus. Les collines étaient toutes vertes, et il n’y avait aucun pétale qui en fût le signe. Et le vent et moi sommes restés seulement l’un contre l’autre.

(Fragment 24)

//traduit de l’italien par Philippe di Meo
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coco4649coco4649   24 novembre 2019
Les choses…


Au soleil, les papillons semblaient être les flammèches de choses qui brûlent.

(Fragment 93)

//traduit de l’italien par Philippe di Meo
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