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EAN : 9782940358441
156 pages
Éditeur : Héros-limite (05/11/2009)
Résumé :
L’œuvre de Trakl est extrêmement brève. Dans sa jeunesse, il écrit de nombreux poèmes qu’il détruit par la suite, ne voulant laisser de pages imparfaites derrière lui. Ses deux pièces de théâtre «La Mort de don Juan» et «Barbe-Bleue» suivent le même sort; toutefois, elles nous ont été conservées à l’insu de leur auteur. Nous sont également parvenues les ébauches d’un troisième drame datant des dernières années de sa vie, et dont l’atmosphère et la langue sont compar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
pleasantf
  26 septembre 2016
Outre quelques commentaires rédigés par les polyvalents, et en particulier traducteurs, Henri Stierlin et Jil Silberstein, ce recueil regroupe 25 poésies, dont quelques unes en prose, et une vingtaine de lettres adressées par G. Trakl à ses soeurs ou ses amis entre 1905 et octobre 1914, la dernière écrite une semaine avant sa mort et marquée d'une phrase prophétique 'je me sens déjà presque sur l'autre versant du monde'.
Trakl fait partie de ces poètes comme Rimbaud, Baudelaire ou Hölderlin envers lesquels la fascination des écrivains contemporains ne faiblit pas.
Ténèbres, crépuscule, lune et nuages pourpres, mort, sang, glace. La poésie de Trakl est un cheminement nocturne, tenace et solitaire vers la tombe.
Pour les lecteurs germanophones, le livre a l'avantage inestimable de présenter en face des traductions françaises les poésies dans leur version originale en allemand.
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JAsensio
  19 janvier 2012
Relisant Trakl dans l'édition de certains de ses poèmes les plus connus donnée par la maison genevoise Héros – Limite en 2009, je suis frappé par une dimension que la lecture de la route de Cormac McCarthy, puis celles de nombreux romans post-apocalyptiques que cette dernière provoqua, ont rendu plus frappante : le monde que décrit le poète est peut-être moins celui, pourtant évident jusqu'à la répétition morbide, du crépuscule de la civilisation, de la consomption de la race (un terme souvent utilisé par Trakl) et de la mort de la culture, que celui ayant survécu à quelque catastrophe inimaginable.
Lien : http://stalker.hautetfort.co..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
stekasteka   28 mai 2013
Puis une voix sombre jaillit en moi : Au fond de la forêt nocturne, j'ai brisé l'échine de mon coursier, car la folie fulgurait dans ses yeux empourprés; les ombres des ormeaux, le rire bleu de la source et la noire fraîcheur de la nuit s'abattirent sur moi, tandis qu'en chasseur féroce je poursuivais une proie couleur de neige; et mon visage s'abîma dans un enfer de pierre.
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oberman71oberman71   21 octobre 2012
Silencieux, je restais assis dans une auberge abandonnée, sous les solives enfumées, seul avec mon vin ; radieux cadavre penché sur une forme ténébreuse ; à mes pieds gisait une brebis morte. Surgissant de l'azur décomposé, la silhouette blême de ma sœur apparut, et voici comment parla sa bouche sanglante : Blesse, ronce noire. Ah ! mes bras d'argent résonnent encore de furieux orages. Sang, coule de mes pieds lunaires, et fleuris sur les sentiers nocturnes où le rat file en piaulant. Flamboyez, étoiles, sous mes sourcils arqués ; et dans la nuit, mon cœur bat doucement. Une ombre rouge, au glaive étincelant, fit irruption dans la maison, et s'enfuit, le front neigeux. Ô mort amère.

(Révélation et anéantissement)
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stekasteka   28 mai 2013
Au soir, le père devint un vieillard; dans d'obscures chambres se pétrifia le visage de la mère, et sur le fils pesait la malédiction d'une race dégénérée. Il se rappelait parfois son enfance remplie de maladies, d'effrois et de ténèbres, ses jeux secrets au jardin des étoiles, ou les rats qu'il nourrissait dans la cour crépusculaire.
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Videos de Georg Trakl (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Georg Trakl
[RARE] Georg TRAKL – Une Vie, une Œuvre : De rêves et de ténèbres étreints (France Culture, 1986) Émission "Une Vie, une Œuvre", par Hubert Juin, diffusée le 29 mai 1986 sur France Culture. Invités : Lionel Richard, François Vezin, Eugène Guillevic et Antoine Berman.
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