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ISBN : 2877305589
Éditeur : Editions Philippe Picquier (28/09/2001)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Enquête du mandarin Tân : 1er volume

Lorsqu'il rejoint son poste, aux confins de l'empire vietnamien du XVIIe siècle, le mandarin Tân ne sait pas encore que les familles de notables n'ont qu'une idée en tête : le marier à leurs filles nubiles. Cependant le jeune homme n'a guère le temps de se prêter à ces jeux sociaux, car il se voit bientôt confronté à sa première affaire de magistrat. Une succession de meurtres aussi cruels qu'inexplicables le condu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  06 août 2016
Avec cette lecture, j'ai posé mes valises au Vietnam. Nous voici plongé au coeur du XVIIe siècle et l'on fait la connaissance du mandarin Tan chargé de représenter l'empereur dans une contrée lointaine. Il va résoudre ici sa première enquête, lié au temple de la grue écarlate. Si deux hommes éminemment respectés veulent a tout pris voir ce temple fermé, ce lieu semble aussi lié à des meurtres étranges et violents.
Le mandarin Tan est un personnage attachant et j'ai pris plaisir à faire sa connaissance au fil de ces pages. Je suis curieuse d'en apprendre davantage sur lui lors de ses prochaines aventures.
Je suis aussi conquise par le dépaysement que procure ce policier historique. La plume de l'auteur y est pour quelque chose : en effet le texte est truffé d'humour et d'expressions rigolotes.
Bref, c'est une chouette découverte et surtout un premier tome très prometteur.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Musardise
  15 juillet 2017
Pas très convaincante, cette première enquête du mandarin Tân. Elle démarre pourtant sur les chapeaux de roue, dans l’ambiance d'une mystérieuse et effrayante scène nocturne qui prend des airs de surnaturel... et qui passe aussitôt aux oubliettes. Donc, après avoir accroché leur lecteur sur une note inhabituelle, les sœurs Tran-Nhut le font basculer dans un roman policier tout ce qu'il y a de plus conventionnel.
Je n'ai pas de récriminations particulières contre le déroulement de l'enquête, même si, régulièrement, il m'a semblé que les personnages agissaient au hasard, sans schéma directeur, et que leurs avancées relevaient donc de la chance plutôt que d'un travail méthodique. Il n’en reste pas moins qu'on a envie de connaître le nœud de l'histoire : que se trame-t-il autour du fameux temple de la Grue écarlate et pourquoi des enfants difformes, qui y ont été recueillis, sont-il assassinés ? Je crois que j'ai relevé là la principale qualité de ce roman.
Malgré ça, on trouve ici un gros défaut plutôt rare dans les romans policiers historiques : ni la ville où évolue le mandarin Tân, ni même la province qu'il administre n'ont un jour existé. Dès lors, difficile de faire revivre les jours passés de l'empire vietnamien. On n'y retrouve qu'avec peine une saveur, une atmosphère que, personnellement, je viens chercher lorsque je lis ce genre d'ouvrage. Les perpétuelles références à des dictons français revus à la sauce vietnamienne du XVIIème siècle n'aident pas non plus, et j'avoue que le ton humoristique du roman, que j'ai trouvé un peu lourd, m'a difficilement arraché un sourire. J'étais d'ailleurs gênée par le manque de clarté du projet des sœurs Tran-Nhut : qu'est-ce qui relève ici de l’Histoire, qu’est-ce qui relève de la pure invention (même si certaines situations et certains noms ne peuvent prêter à confusion et sortent évidemment tout droit de imagination des auteures) ? Il m'a parfois été difficile de démêler l'un de l'autre, alors qu’habituellement, les romans policiers historiques sont plutôt clairs et honnêtes de ce point de vue.
J'ajouterai que les personnages principaux en présence m'ont paru d'une largeur d'esprit proprement stupéfiante, pour ne pas dire anachronique, ce qui m'a laissée quelque peu dubitative. La façon dont la justice est rendue est particulièrement clémente et, surtout, très en rapport avec les idées du monde occidentale des XXème et XXIème siècles (je précise que les auteures ne sont pas du tout historiennes et que, si elles sont nées au Vietnam, elle n'y ont que très peu vécu). Certes, il n'est pas rare de voir un auteur de roman policier historique travailler son ou ses personnages de façon à le(s) rendre compatible(s) avec les valeurs du monde contemporain, ça relève de la convention de ce genre littéraire. Tout de même, je trouve que c'est un chouïa exagéré dans notre cas... Toujours est-il que la conjonction de tous ces éléments ne m'a pas donné envie de lire la suite des enquêtes du mandarin Tân.
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LePamplemousse
  05 août 2013
Ceci est le premier volume des aventures policières du mandarin Tân, un jeune homme qui occupe les fonctions de magistrat dans un Vietnam moyen-âgeux.
Dans chacun des romans, il y a toujours plusieurs enquêtes de menées et bien souvent les différentes affaires ont un lien les unes avec les autres.
Dans ce tout premier opus, nous découvrons ce personnage atypique, ainsi que ses acolytes, le lettré Dinh, qui lui sert d'aide pour gérer les affaires qu'on lui soumet et qui s'intéresse beaucoup aux arts et à la culture et le docteur Porc, un fin gastronome en plus d'être médecin et de faire office de légiste lors des affaires de meurtres.
Le mandarin Tân est un homme plein d'esprit et de sagesse, qui mène les enquêtes avec discipline et originalité, même s'il a tendance à tout oublier lorsqu'une belle femme le distrait.
L'ambiance de l'époque et du lieu a une importance capitale à chaque fois et chaque élément donné nous sert à comprendre ce qu'il s'est réellement passé.
Ici, nous avons affaire à des meurtres particulièrement horribles puisque les victimes sont des enfants.
Ce premier roman est instructif, passionnant et drôle, bref, une excellente série à découvrir si vous aimez vous sentir dépaysé.
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kaerlyon
  20 mai 2016
Entre filles à marier et meurtres, le nouveau mandarin Tân ne s'ennuie pas. Un policier historique bien mené.
Le jeune mandarin Tân nouvellement nommé, passe l'essentiel de son temps dans les soirées mondaines organisées par les notables ayant des filles à marier. Cela lui permet surtout de connaître ses nouveaux administrés, notamment les liens et les tensions entre eux. La première affaire qu'il doit gérer concerne un temple de moines chinois utilisant plus les arts martiaux que la méditation et qui entraine des dissensions au sein de la ville. Avant même d'avoir pu statuer sur le sort de la communauté religieuse, une série de meurtres commence. Les petits corps retrouvés sans vie sont ceux d'orphelins infirmes qui habitent au temple. La question que se pose le jeune mandarin est de savoir à quel camp peut servir la mort de ces enfants. Et si le lien était tout autre ? C'est à ces questions que doit répondre le mandarin Tân et son ami, le lettré Dhin.
"C'est quoi cette histoire ? ça part dans tous les sens !" Voici ma première impression. Impossible de savoir où voulaient en venir les auteures. Les personnages, hors les héros, sont négatifs : ambitieux, violents, veules, voire fous. Où et quand se situe ce roman ? Aucun repère historique. le seul nom donné est factice. J'ai même eu un doute : est-ce le Viêt-Nam ou la Chine ? La ressemblance est troublante : le concours pour l'élection des mandarins, l'importance de l'empereur, le culte des ancêtres qui régit la vie des vivants, les bonzes pratiquant méditation et arts martiaux (Shaolin?). Progressivement, tous les éléments se mettent en place. Si les religieux viennent bien de Chine, la tension entre ce pays et le Viêt-Nam est présente. le caractère des coupables potentiels est assez ambigu pour dérouter le lecteur et ainsi garder le mystère jusqu'au bout. le poids du confucianisme sur la société est important. Il est mis en parallèle avec l'autre courant philosophique, le taoïsme, qui lui est antérieur. Là encore, il semble que les moines soient de la tendance Chan, c'est-à-dire un bouddhisme teinté de taoïsme. Et si je peux me permettre une petite digression, ici nous sommes plus proche des shaolins actuels et leur démêlé avec la justice que ceux fantasmés par la légende romantique voire télévisuelle occidentale.
Nous sommes, avec ce roman, dans la première aventure du mandarin Tân. Est-ce à dire qu'il s'agit également du premier roman des soeurs Tran Nhut ? j'ai peine à le croire. Il n'en a pas les défauts. Peut-être quelques longueurs dans la première partie mais qui donne plus un air de tranquillité de la vie d'une petite ville de province qu'un ennuie réel à la lecture. L'idée originale d'avoir francisé les prénoms donne une touche exotique aux personnages tout en permettant de les identifier plus facilement. Enfin, gros point positif pour moi : un appendice consacrait à une mise au point historique : nous sommes bien au Viêt-Nam entre le XVIe et le XVIIe siècle. le pays sort d'une instabilité politique où la Chine a eu son importance, d'où l'influence que nous ressentons bien tout au long de ce livre. Cet appendice apporte d'autres petits détails qui enrichissent ce policier. Cette première aventure donne vraiment envie de connaître la suite des aventures du mandarin Tân et de ses amis.
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Lounima
  05 juin 2013
Vietnam, XVIIè siècle. le jeune mandarin Tân, fraîchement nommé mandarin civil dans la province de Haute Lumière, ne s'attendait certainement pas à un accueil aussi enthousiaste de la part des notables de la région ayant une fille à marier ! Certes, il représente un très bon parti mais sa charge lui interdit de se marier avec une fille de notable, sous peine d'être accusé de favoritisme. Et, sachant cela, les riches de la province ne semblent guère rebutés et s'acharnent tout de même à vouloir lui présenter leur fille tout en le gavant de succulents plats!!
Mais là n'est pas le principal souci du mandarin Tân. En effet, outre le fait qu'il cumule les charges de gouverneur de la province, chef de service administratif et chef de service judiciaire, il doit faire face, dès son premier conseil communal, à un problème bien épineux : doit-il ou non prendre la décision de fermer le Temple de la Grue Écarlate ? Maître Ba, le maître d'école accuse en effet les bonzes du temple d'être violents, non respectueux des préceptes de leur religion en plus de menacer la sécurité des pèlerins qui viennent se recueillir dans le temple car celui-ci tombe en ruine... Dans son camp, le commandant Quôc, mandarin militaire de la province. Dans le camp adverse, l'entrepreneur Ngô, négociant influant qui traite de bonnes affaires avec le temple et n'a donc aucun intérêt à ce que celui-ci ferme ses portes ! Quelle décision le mandarin Tân doit-il prendre ? Il décide en tout premier lieu de mener une enquête sur l'état du temple et de ses habitants parmi lesquels on compte les bonzes mais également des enfants nés difformes surnommés les "Rejets de l'Arbre Nain". Très vite, les faits semblent donner raison au maître d'école car un enfant est retrouvé sauvagement mutilé : et si les violences des bonzes n'étaient pas que des racontars ? le mandarin Tân a donc fort à faire pour retrouver ce monstre tueur d'enfant; il est aidé dans sa tâche par son ami Dinh qui, de plus, l'aidera à garder sa lucidité et la tête froide même devant les belles jeunes filles à marier que lui présentent les notables de la région...
J'ai beaucoup aimé cette plongée dans ce Vietnam moyenâgeux, fortement marqué par des siècles de dominations chinoises mais malgré tout ancré dans ses traditions. Ce roman est un vrai régal pour qui aime le dépaysement : arts martiaux, taoïsme, confucianisme, médecine traditionnelle, un peu de chimie et beaucoup de références culturelles vietnamiennes (cuisine, saveurs, odeurs, société et un peu d'histoire), ce récit nous entraîne aisément en voyage : c'est donc une lecture idéale pour les vacances !
L'intrigue policière est, quant à elle, très bien menée et toutes les clés sont entre nos mains pour dénouer le mystère; j'ai d'ailleurs pris beaucoup de plaisir à élaborer des théories pour résoudre cette enquête ! Et, de fait, la fin se devine assez facilement mais cela n'enlève rien au plaisir de lecture !
Pour finir, je ne pouvais pas ne pas sourire avec vous à l'évocation des noms des personnages... Car, en effet, les deux auteurs ont été bien inspirées (et d'humeur bien moqueuse) lorsqu'elles ont nommé leurs personnages... On rencontre ainsi, au détour des pages de ce roman, Monsieur Mignon, l'habilleur des morts, Odeur de Vice (ou Parfum des Vertus Sublimes), le second du temple de la Grue Écarlate, Grande Vie Intérieure, le Supérieur de la bonzerie, les élèves Pastèque et Caillou, Foie de Crevette, un veilleur quelque peu peureux... et des tas d'autres personnages secondaires que je vous laisse découvrir... Tout un programme !
Mais ces noms évocateurs et, il faut bien l'admettre, assez moqueurs, sont encore bien en deçà des noms des figures et techniques de combat qui jalonnent ce récit et vous ne pourrez que sourire lorsque la description de la technique de la Danseuse Lubrique, la Grenouille Ailée, l'Ane qui rue ou encore les Feuilles de Laitue qu'on Essore vous seront présentées et, encore, j'en passe et des meilleures !! ;-)
Lien : http://loumanolit.canalblog...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
LounimaLounima   05 juin 2013
"Dans un mouvement concerté, les brigands portèrent un coup qui aurait terrassé un autre que le mandarin. Mais celui-ci anticipa la trajectoire, ayant capté l'imperceptible signe qu'ils se donnèrent, et se retournant complètement sur lui-même, il saisit les bambous selon la technique du Pêcheur Tirant la Nasse. Les bambous partirent comme des flèches perdues, et les brigands déséquilibrés se heurtèrent de front, résonnant tels des gongs. Leurs comparses se ruèrent à l'assaut, la gueule ouverte, mais le mandarin s'était replié sur lui-même, et exécutant le geste parfait de la Grenouille Ailée, s'éleva dans les airs, par-dessus leurs figures ahuries. Une liane lui servit d'appui, et il pivota une fois, les jarrets tendus. Son pied devenu dur comme le rocher rencontra le crane de l'un et l'omoplate de l'autre. Ils s'étalèrent dans un bel ensemble et de bougèrent plus. [...]
Quand Dinh ouvrit les yeux, il vit un pied puant arriver à grande allure. Par réflexe, il se laissa tomber sur le flanc, ce qui lui évita d'avoir le nez cassé. Le brigand qui l'avait manqué proféra un juron et voulut le frapper au crâne en exécutant la figure connue de la Vieille qui Bat le Grain. Mais ayant pris des appuis trop écartés, il laissa Dinh lui passer entre les jambes. Celui-ci se redressa et à l'aide de la technique peu élégante de l'Âne qui Rue, atteignit les parties tendres de son agresseur qui s'écroula en hurlant." (Picquier poche - p.244-245)
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LounimaLounima   05 juin 2013
"- Que le Maître veuille bien se retenir de bouger pendant que je lui peigne les cheveux, supplia la servante Carmin. Elle se baissa pour ramasser le peigne en écaille de tortue tout en retenant d'une main la chevelure lourde et indisciplinée du magistrat.
Le mandarin Tân tourna brusquement la tête et dit:
- Mais certainement.
S'adressant à l'homme qui se tenait devant la fenêtre ouverte sur le jardin, il continua:
- Tu te rends compte de tout ce temps perdu à se préparer pour les banquets et autres cérémonies officielles ? Depuis que je suis arrivé ici, je suis la proie de tous ces coiffeurs, auricures et tailleurs de cette ville. La vie d'un mandarin en poste s'accompagne de plus d'obligations que je ne l'avais prévu, Dinh. [...]
En réponse aux lamentations du mandarin, il [Dinh] dit enfin:
- Alors, il ne fallait pas réussir de manière si brillante ses examens de mandarinat; n'importe quel idiot aurait pu te le dire, Mandarin Tân. Te voilà au début de ton ascension dans le monde, et ce n'est pas le moment de faire la fine bouche." (Picquier poche - p.16-17)
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missmolko1missmolko1   03 août 2016
- Par les démons accroupis la-bas sur les montagnes, je jurerais avoir avalé des couleuvres qui font des nœuds dans mon ventre ! s'écria le mandarin Tan en desserrant la ceinture de sa robe.
il se pencha vivement par-dessus le petit bateau en prévision d'une remontée inopinée du récent festin.
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missmolko1missmolko1   06 août 2016
Tu sais qu'il n'y a que deux sortes de femmes : celles qu'on achète avec un coupon de soie... et celles qu'on achète avec un nom respectable. Les premières n'ont pas de souche, les autres n'ont pas de passion. Il faut s'en faire une raison ; et ce ne sont pas des gars du peuple comme nous qui pourraient avoir le choix.
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BibulleBibulle   30 juin 2015
Adieu à mon frère qui s'en va comme le vent,
Mes amours, mes amis sont comme poissons d'argent,
Je les tiens dans la main ,mais toujours s'échappant,
Ils me disent :laisser libre,c'est aimer vraiment.
page 368
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