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ISBN : 2868533787
Éditeur : Le Temps qu'il fait (13/05/2003)

Note moyenne : 2/5 (sur 2 notes)
Résumé :
«Qui connaît Hippolyte Deume ? Peu de ses concitoyens. L’œuvre de cet homme a fait surgir pourtant une petite énigme aux confins lacunaires entre littérature et géographie. Depuis sa disparition, la querelle se relève de temps à autre, quand un nouveau chercheur, ayant aperçu un bout du fil — ce ne peut être que par hasard — se laisse entraîner jusqu’à donner son avis, quoique les originaux qui errent où deux fleuves savants répugnent à se mêler ne... >Voir plus
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
genougenou   15 juin 2015
Au potager l’on descendrait soit en son coin (est) par un petit escalier tombant de cette butte au bout de la terrasse, près d’une réserve d’eau (celle-ci nourrie par les gouttières qui évacueraient la toiture, Monsieur Ceineray avait admis le principe quand la couverture n’était pas encore posée), soit en son milieu par un escalier droit, plus large, assez trapu même, dont je réservais la place, ainsi que je l’ai annoncé, au coin (sud) de la cour d’arrivée, à deux toises et demie du mur de la maison. Ainsi le jardin légumier pouvait-il être tout à la fois serré contre la demeure et discret : son plan inférieur par rapport à la cour l’éloignait et pour moins d’une toise seulement de dénivelé je constatai avec plaisir combien le sentiment était fort. Je m’imaginai descendre l’escalier dont les marches à peine entaillées dans la terre n’étaient pas encore dallées et fis de cette petite éminence mon point de vue pour l’ordonnancement. Sans oublier un défaut que j’avais entendu maintes fois dénoncer selon quoi les buis logeaient force escargots qui toutes les nuits sortaient ravager «la légume», je dessinai le potager en prévoyant un tracé des allées à matérialiser par un rang serré de buis dont la taille choisirait ensuite la touffeur, car le potager selon l’un ou l’autre de ses abords étant aperçu depuis un léger surplomb, il me fallait essentiellement un spectacle. Ce qui n’empêchait point qu’à l’intérieur je devais rendre le jardin autant agréable que pratique : les allées larges d’une toise empaumée (mesure qui m’est, si l’on veut, personnelle : une toise augmentée de la largeur d’une paume pour mêler le corps aux dimensions) afin d’assurer tant la circulation du fumier que la récolte, ensuite, des légumes.

Le livre

«Qui connaît Hippolyte Deume ? Peu de ses concitoyens. L’œuvre de cet homme a fait surgir pourtant une petite énigme aux confins lacunaires entre littérature et géographie. Depuis sa disparition, la querelle se relève de temps à autre, quand un nouveau chercheur, ayant aperçu un bout du fil — ce ne peut être que par hasard — se laisse entraîner jusqu’à donner son avis, quoique les originaux qui errent où deux fleuves savants répugnent à se mêler ne souhaitent guère entendre une hypothèse neuve recouvrir l’opinion qu’eux-mêmes ont une fois pour toutes affirmée.»


L’auteur

Jean-Loup Trassard est né à la campagne, l'été 1933. Il publie pour la première fois dans la N.R.F. en 1960 puis, à partir de l'année suivante, plusieurs récits chez Gallimard. Outre quelques livres de proses, nous avons publié dans la série «Textes & Photographies» Territoires (1989), Images de la terre russe (1990), Ouailles (1991), Archéologie des feux (1993), Inventaire des outils à main dans une ferme (1981 & 1995), Objets de grande utilité (1995) et Les derniers paysans (2000).


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genougenou   18 juin 2015
Nous voici dans le fleuriste[4] : une large allée centrale, droite jusqu'à l'escalier qui allait rompre au fond le mur de soutènement des terres et donner accès à l'étage inférieur (troisième niveau qu'un autre mur viendrait bientôt épauler, lui aussi, pour redresser le sol et séparer du chemin assez bien empierré qui mène, venant du bourg, jusqu'à la Templerie d'Echerbay, quelques maisons, une petite église) (p. 54).
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genougenou   18 juin 2015
Au potager l'on descendrait soit en son coin (est) par un petit escalier tombant de cette butte au bout de la terrasse, près d'une réserve d'eau (celle-ci nourrie par les gouttières qui évacueraient la toiture, Monsieur Ceineray avait admis le principe quand la couverture n'était pas encore posée), soit en son milieu par un escalier droit, plus large, assez trapu même, dont je réservais la place, ainsi que je l'ai annoncé, au coin (sud) de la cour d'arrivée, à deux toises et demie du mur de la maison (pp. 38-41).
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genougenou   18 juin 2015
Enfin je bordai ce sentier ancien d'arbrisseaux comme sorbiers des oiseaux, troènes, cytises et viornes boules de neige… ou plutôt de leur nom car je n'étais pas encore aux plantations (p. 37).
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genougenou   18 juin 2015
Tout jardin est un paradis sur terre, créé et continué par l'exigence que quelqu'un oppose quotidiennement aux nécessités les plus triviales de la réalité, en vue d'un bonheur tout humain.
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Vidéo de Jean-Loup Trassard
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