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EAN : 9782070137367
256 pages
Gallimard (22/03/2012)
4.25/5   10 notes
Résumé :
Ayant depuis plusieurs années cédé la ferme à son fils, Vincent Loiseau est vieux, de soixante-quinze ans ou plus. Il demeure quand même à La Hourdais, dans sa famille en somme, où il se contente des tâches dont il est encore capable et, surtout, que son fils lui laisse faire. Selon le désordre de la mémoire, mais avec minutie et un humour discret, il raconte sa vie de retiré sur place, les petits travaux qui l'occupent et ceux qu'il a rudement accomplis autrefois. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
biblio47
  18 juillet 2012
Un très beau roman à lire cet été car il fleure bon la campagne!!!!
Vincent Loiseau est vieux et veuf. A son fils, qui l'ignore, et à sa bru il a cédé la ferme mayennaise dont il avait lui-même hérité et ses vingt-deux hectares.
Entretenir les haies est désormais sa seule occupation et dans le patois de mayenne (Glossaire obligatoire) notre personnage principal nous entraîne dans le souvenirs des travaux et des jours passés.
Un retour en arrière permanent, une comparaison entre un monde agricole condamné à l'oubli et une agriculture moderne.
A travers ces ligne l'auteur nous livre son univers.
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Ckan
  25 septembre 2012
J'ai lu cet ouvrage il y a déjà quelque temps. C'est absolument adorable. Vincent le patriarche passe son temps à "barbeyer" tandis que son fils et sa brue s'occupe de la ferme.
On vit avec eux, on est avec eux.
La charrue, les fourches, les bonnes branches à utiliser pour fabriquer de bonnes échelles et des barrières. Ce livre détonne à notre époque et nous renvoie au temps d'avant celui des grands parents de nos parents, on y apprend le jargon de ces paysans de "La Hourdais" et les réflexions du pépé sont émouvantes.
Il tient sa place de veuf dans la maisonnée de son fils et sa belle fille qui ne lui manifeste pas beaucoup de tendresse, mais c'est la vie dure des paysans et je pense que ce sont des taiseux et que ce sont leurs habitudes de vie.
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chantalfichou
  09 juin 2019
Voici un joli livre paysan,récit d'un vieux cultivateur des années 50 qui nous narre sa vie aux champs,les traditions anciennes dans un patois mayennais et nous chuchote le goût de l'authentique;style épuré,léger et poétique,source de méditation,leçon d'humilité
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ledevorateur
  28 novembre 2019
Il n'y a pas d'histoire dans L'homme des haies, si ce n'est l'histoire des traditions agricoles dans le Bocage mayennais. Vincent Loiseau raconte ses souvenirs, sans trame apparente, au gré de sa mémoire. Mais ceux-ci sont très précis et vivants.
Le narrateur est vieux et c'est son fils qui a repris la petite exploitation agricole. Il vit chez celui-ci et se contente désormais de petites tâches, en fonction de ce qu'il peut encore faire et ce que son fils le laisse faire. Son occupation favorite : l'entretien des haies. Les haies sont un élément incontournable du Bocage.
En racontant ses souvenirs, celui-ci revient sur l'histoire inconnue parce que non écrite d'une agriculture traditionnelle plus en phase avec la nature. Il s'inquiète parfois des changements qu'il voit s'opérer autour de lui (les oiseaux où les lièvres qui disparaissent, les commerces de proximité qui ont fermé). Il raconte son histoire, parce qu'il est sans doute l'un des derniers à pouvoir raconter le quotidien d'une petite ferme dans l'Ouest avant l'industrialisation de l'agriculture.
Je ne m'y attendais pas du tout, mais ce livre m'a beaucoup ému. Il m'a rappelé que la campagne d'où je venais pouvait être belle si on savait la regarder. le Bocage disparaît (avec tout ce que ça veut dire pour la biodiversité de ce milieu). Les pratiques et les traditions disparaissent, et avec elles, tout un pan de l'histoire rurale de l'Ouest.
Je trouve la démarche de Jean-Loup Trassard très importante : donner une voix à ceux qui n'en ont pas, ici un paysans âgé de Mayenne. Et de le laisser parler dans sa langue. Une langue qui a longtemps été dénigrée, qu'on considérait comme un patois, quelque chose qu'il fallait oublier. le mayennais est très proche du gallo, langue indigène d'où je viens en Bretagne. J'espère qu'elles ne disparaîtront pas.
Lien : https://ledevorateur.fr/lhom..
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critiques presse (2)
Lhumanite   18 juin 2012
Le livre de Jean-Loup Trassard, situé quelque part entre l’ethnographie et la littérature, provoque 
l’un des plus intenses régals langagiers ressentis depuis longtemps.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Bibliobs   04 avril 2012
En [faisant parler Vincent Loiseau], c'est sa propre histoire que l'auteur de «l'Ancolie» et de «Dormance» déroule entre les lignes qui ressemblent à des sillons pleins de mottes de mots rares et beaux. On entend même le son de la terre en train de s'ouvrir. C'est unique.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
CkanCkan   25 septembre 2012
« Ma bonne femme n’était pas bavarde non plus, mais petit à petit, à mesure qu’on se connaissait mieux, on se causait, comme je dirais bien, par figure, les yeux, le regard, la bouche, une fronce ou une manière de rire. Les autres n’y voyaient rien, nous on se comprenait ».
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ledevorateurledevorateur   28 novembre 2019
On cause du pissenlit, du laiteron, de la traînasse, des poules-grasses, des parelles, des chardons, mais tout le reste, après, c'est du bourrier. Et encore, traînasse, poule-grasse, pas plus que parelle, ne sont point les vrais noms. J'en ai appris plusieurs, mais il m'arrive aussi d'oublier, alors je regarde bien la feuille, la fleur si c'est fleuri, et puis dans un moment tranquille je vais chercher dans mon livre. La petite, là, Clémentine, elle me dit : "Tu apprends tes leçons, grand-père..." Je ne suis pas devenu savant pour autant !
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ledevorateurledevorateur   28 novembre 2019
Nous, on faisait comme les anciens, semblait que c'était bon puisque ça marchait. Pour gagner de l'argent, non, mais tout le monde vivait par là, c'est vrai. Et puis tout d'un coup les jeunes se sont mis à vouloir faire le contraire. C'est-il mieux ? On verra. Eux le verront, moi je ne serai plus là. Faut que l'argent rentre, pari, tout ce qu'on achète a renchéri, n'importe quoi, le fil barbelé, la graine de trèfle, les engrais...
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ledevorateurledevorateur   28 novembre 2019
C'est moins relevé qu'avec du sel et du beurre, mais dehors, quand il ne fait pas trop bon, une patate chaude c'est réconfortant et puis on la goûte vraiment, elle me cause de la terre où elle est née ! De vrai, quand je la mange, je pense à la terre, nous, cette terre-là, ça fait longtemps qu'on la remue, mes parents, mes grands-parents, et lui maintenant.
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ledevorateurledevorateur   28 novembre 2019
Moi, c'est à force de regarder le grand-père faire des paniers à couennes et des ruchots en paille que je m'y suis mis. Pour le gamin, plus tard, il ne sera jamais question de faire faire des paniers pour serrer les pommes et les patates ! Sera-t-il seulement paysan, hein, pas sûr !
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Videos de Jean-Loup Trassard (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Loup Trassard
La Fête du Livre de Bron propose chaque année une journée de réflexion sur des enjeux majeurs de la littérature contemporaine. le vendredi 8 mars 2019, nous proposions un focus sur les liens entre littérature, nature sauvage, grands espaces, sciences humaines et environnement. Lors de cette 33ème édition, nous avions la chance d'accueillir Pierre Schoentjes, professeur à l'Université de Gand, spécialiste du « nature writing » en langue française pour un grand entretien exceptionnel, animé par Thierry Guichard, à revivre ici en intégralité.
Dans Ecopoétique, Pierre Schoentjes étudie les spécificités du « nature writing » en langue française – le terroir plus que la terre, le lieu plutôt que le paysage, l'esthétique plutôt que l'éthique – en délimitant un corpus littéraire constitué d'écrivains comme Jean-Loup Trassard, Pierre Gascar, Charles-Ferdinand Ramuz ou Philippe Jaccottet. Mais il explore aussi les oeuvres d'écrivains très contemporains comme Emmanuelle Pagano, Belinda Cannone ou Marie-Hélène Lafon. En partenariat avec l'Université Lyon 2, la Médiathèque Départementale du Rhône et Médiat Rhône-Alpes.
©Garage Productions.
Un grand merci à Stéphane Cayrol, Julien Prudent et David Mamousse.
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