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EAN : 9782226446206
448 pages
Albin Michel (04/09/2019)
4.09/5   281 notes
Résumé :
Dans les années 1920, en Virginie occidentale, Joshua et Joylette habitent une modeste ferme avec leurs quatre enfants, à qui ils transmettent leur curiosité du monde et une dignité teintée de modestie. « Vous êtes aussi bons que n'importe qui dans cette ville, mais vous n'êtes pas meilleurs. », ne cesse de répéter le père. Katherine, la benjamine, passe ses journées à compter. Elle calcule le nombre de pas pour aller à l'école, mesure la hauteur des arbres, se ques... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (98) Voir plus Ajouter une critique
4,09

sur 281 notes
Voici mon avant-dernière lecture de l'année 2019, avec la révision des examens du premier semestre puis le passage de ceux-ci en plein mouvement de grève mon université ayant refusé de les retardés mettant ainsi bon nombre d'étudiants en difficulté (mais ça il faut pas le dire) je n'ai pas pris le temps de rédiger mon avis sur ce roman qui pourtant mérite amplement les quelques minutes que je prends à présent pour écrire ses quelques lignes.

J'avais repéré ce dernier lors de la masse critique du mois de novembre, je l'ai acheté peu après et ce dernier n'aura pas trainé trop longtemps dans ma pal curieux d'en apprendre plus sur la femme extraordinaire qu'est Katherine Johnson grâce à cette biographie romancée que nous propose avec talent Carole Trébor.

J'ai vu le très bon film Les figures de l'ombre plusieurs fois et ainsi découvert entre autres le parcours hors normes et incroyable de cette femme, je trouve que ce roman en constitue un excellent complément, on découvre ici l'enfance de cette génie des mathématiques jusqu'à son ascension fulgurante au sein de la NASA contribuant à permettre aux premiers hommes d'aller sur la lune. le parcours de cette femme est incroyable mais aussi semé d'embuche entre racisme et misogyne car oui Katherine Johnson et une femme, une femme noire. Ce roman décrit la bien triste réalité d'une époque pas si lointaine et qu'il ne faut pas oublier, voici une des notes du livre que je trouvais particulièrement parlante « en 1940, 2% des femmes noires sont titulaires d'un diplôme universitaire et 60% de ces femmes deviennent enseignantes ».

Combien de pas jusqu'à la lune est un excellent roman à lire et à faire lire aussi bien pour découvrir la femme extraordinaire qu'est Katherine Johnson que pour le contexte qu'il décrit.
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Katherine Johnson a longtemps évolué dans l'ombre, mais son destin extraordinaire a été mis en lumière avec le film Les Figures de l'ombre, sorti en 2016. Rien ne prédestinait cette femme noire, née en 1918 dans l'État ségrégationniste de Virginie occidentale d'un père bûcheron et d'une mère enseignante, à devenir mathématicienne à la NASA. On pourrait même dire que tous les déterminismes sociaux, raciaux et de genre s'y opposaient.

Mais l'histoire de Katherine est tout à la fois celle d'une femme douée, passionnée et tenace, indéfectiblement soutenue par un entourage aimant, et celle d'un siècle d'avancées progressivement durement acquises face au racisme, à la ségrégation et à la misogynie. Je recommande chaudement à ceux qui ne l'auraient pas fait de lire la trilogie du siècle, de Ken Follett, qui est particulièrement instructive sur l'histoire du mouvement des droits civiques aux États-Unis. Ce n'est qu'en 1954 que la ségrégation scolaire est interdite, l'accès à l'université restant fermé aux Afro-Américains dans les États ségrégationnistes. C'est grâce à un arrêt de la Cour suprême que Katherine qu'elle deviendra, au terme d'un parcours scolaire exceptionnel, la première femme noire de son État à étudier à l'université. Après des années de travail comme enseignante, elle saisit l'opportunité d'entrer à la NASA comme calculatrice et parvient à grimper les échelons, toujours grâce à ses capacités hors du commun doublées d'une volonté sans faille face aux barrières de genre et de race. C'est ainsi qu'elle jouera un rôle-clé dans la préparation de la mission Apollo 11, au cours de laquelle les premiers humains marcheront sur la lune…

C'est cette histoire incroyable que retrace cette biographie romancée (qui s'inscrit dans la collection DESTINS qui rend hommage à des personnalités marquantes comme Simone Veil, Mohamed Ali ou Marilyn Monroe). Passionnée à la fois par l'histoire des États-Unis, la cause des Afro-Américains, les recherches aérospatiales, les sciences et les difficultés qui persistent pour les femmes à s'y faire une place (je suis bien placée pour m'en rendre compte, en tant que chercheuse au CNRS), je ne pouvais pas passer à côté de cette lecture.

Au regard des attentes très fortes que j'avais à l'égard de ce livre, j'ai été un peu déçue. La destinée de Katherine Johnson gagne certes sans aucun doute à être connue. Mais j'ai perçu la façon dont elle est restituée ici comme trop linéaire, ne laissant pas suffisamment de place aux doutes, aux détours forcés de la vie de Katherine. L'issue heureuse de l'histoire est connue dès la lecture de la quatrième de couverture. J'aurais aimé trembler plus pour la jeune femme, mais je n'ai pas douté un seul instant qu'elle tracerait sa route. Les signes d'un destin exceptionnel sont présents dès ses premiers jours de bébé, et même avant, au travers de la curiosité et des capacités surprenantes de ses parents. Et j'ai eu l'impression que le personnage de Katherine manquait d'épaisseur, de failles qui la rendraient plus humaines, étant peut-être trop ramenée à ses capacités intellectuelles. L'exercice de la biographie romancée est difficile, à cet égard. Carole Trebor s'est attachée à rester près des faits, même si elle explique dans le prologue avoir projeté sa propre sensibilité sur le personnage de Katherine. Cette flamme qui vous touche, vous prend à la gorge même dans certains romans, m'a manqué, me donnant l'impression d'un propos parfois trop pédagogique. le travail de documentation réalisé par l'autrice est impressionnant, mais j'ai trouvé que d'une certaine manière, on le sentait trop à la lecture (et c'est un détail, mais la multiplication des notes de bas de page était-elle vraiment indispensable ?).

Malgré ces réserves, j'ai passé un bon moment avec ce livre et je suis ravie d'avoir découvert la vie de Katherine Johnson. Je regarderai à la prochaine occasion Les Figures de l'ombre, curieuse de voir comment cette vie hors des sentiers battus a été transcrite au cinéma !
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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Après une période quasiment sans lecture, je renoue avec cette activité par le biais d'un roman historique narrant un destin hors norme : celui de Katherine Johnson.
Née en 1918, elle aura vécu 102 ans tout de même ! physicienne, mathématicienne et ingénieure spatiale américaine, pas moins. Elle aura dû braver bien des obstacles pour y parvenir : femme avant tout, femme noire, à une époque et dans un état où la ségrégation raciale est encore de mise. Elle n'a cependant jamais baissé les bras et elle a permis, à sa façon, de faire avancer les choses. Elle m'apparaît comme un modèle : étudier pour évoluer, croire en ses capacités tout en respectant les autres, persévérer.
Carole Trébor a fait le choix de proposer un roman jeunesse et elle insiste sur l'enfance et la formation scolaire puis universitaire de Katherine Johnson. Elle explicite en détails également les problèmes liés à la ségrégation et au racisme ambiant de l'époque. Cela permet de vraiment comprendre le destin de cette femme et les combats qu'elle a dû mener : bien des portes fermées à enfoncer afin de poursuivre son chemin.
Sa famille jouera un rôle essentiel dans son parcours, la motivant dans ses apprentissages, l'entourant d'amour, lui apprenant à rester digne dans les difficultés.
L'auteure a su donner corps à cette femme à travers ses mots, sa narration. Cela donne un roman agréable et enrichissant, porteur de messages.

Ce roman historique est très documenté et nous trouvons en annexes :
- Une bibliographie sur la Virginie-Occidentale, sur l'histoire des Afro-Américains, sur les sciences, les mathématiques, l'astronomie et l'aérospatiale, sur Katherine Johnson
- Une filmographie
- Des interviews en ligne de Katherine Johnson
Je ne peux que recommander le superbe film « Les figures de l'ombre » de Theodore Melfi retraçant son expérience à la NASA.
Ce film et ce roman se complètent puisque le roman insiste davantage sur la jeunesse de Katherine et comment elle en arrive à travailler pour la NASA. J'ai maintenant envie de lire l'essai historique dont le film s'inspire, « les figures de l'ombre » de Margot Lee Shetterly.

Une lecture qui débouche sur d'autres envies de lecture et de partage: l'idéal en somme!
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Ce roman jeunesse nous embarque sur les pas de Katherine Johnson née Coleman, une des fameuses figures de l'ombre du film éponyme. Cette femme, âgée de 101 ans aujourd'hui, est une véritable héroïne.

Née en 1918 en Virginie-Occidentale, un état plus progressiste sur les droits des Noirs aux États-Unis que, par exemple, la Virginie, sa voisine, ou d'autres États bien plus au sud, Katherine a pu bénéficier d'une éducation à sa hauteur de surdouée malgré la ségrégation ambiante.
Ce livre retrace son enfance, son adolescence, ses débuts en qualité de professeure de mathématiques en alliant son rôle d'épouse et de mère de trois jeunes enfants puis sa carrière à la NACA qui deviendra par la suite la NASA. C'est grâce aux savants calculs de Katherine que John Glenn put sereinement partir en orbite autour de la Terre ou que Neil Armstrong et ses coéquipiers purent rentrer sains et saufs après avoir posé le pied sur la lune.

Mais ce roman nous apprend aussi beaucoup sur l'histoire, ce XXème siècle en pleine mutation. Car Katherine non seulement était noire mais était aussi intelligente et, surtout, était une femme. On peut dire qu'elle cumulait les difficultés. Mais elle a su s'imposer dans un monde d'hommes blancs, par de petits pas, de petites victoires. Sa vie est un exemple à elle seule, montrant qu'on a raison de croire en ses rêves, qu'ils peuvent se réaliser. Saint-Exupery a dit qu'il faut viser la lune car en cas de chute on tombe dans les étoiles; Katherine a non seulement visé la lune mais l'a atteinte. Car n'oublions pas que ce n'était pas gagné à la base, son parcours était semé d'embûches et elle aurait pu rester toute sa vie en marge de la carrière qu'elle méritait. Le vent de l'histoire a tourné en sa faveur et c'est tant mieux.
Je pourrais monologuer durant des pages et des pages sur ce roman, donner des anecdotes, raconter les moments qui m'ont fait parfois monter les larmes aux yeux, etc... mais je n'en ferai rien, préférant que vous vous plongiez à votre tour dans la vie de cette femme exceptionnelle, ni meilleure ni moins bonne que les autres, comme lui disait son père, mais quand même.

La plume de Carole Trébor est très agréable et pédagogue. Il est assez difficile pour moi de juger un roman jeunesse, n'étant plus, depuis longtemps, une adolescente, mais je pense pouvoir dire que celui-ci est de bonne facture. Un roman que je conseillerais pour des ados à partir de 13 ou 14 ans, plutôt bons lecteurs car ce livre fait quand même près de 450 pages. Je vais m'empresser de le confier à la fille d'une collègue, âgée de 14 ans et qui aime lire en ce moment des histoires vraies, d'autant si cela parle des inégalités.

Pour résumer, un roman que j'ai pris plaisir à lire et que j'ai trouvé très instructif. Je pense pouvoir dire que je connais plutôt bien l'histoire des États-Unis mais j'ai encore appris des choses. Et si personnellement je ne suis pas très friande de science et de calculs mathématiques, n'étant pas non plus particulièrement attirée par l'espace et l'astronomie, dont il est quand même fortement question ici, le roman ne m'a jamais ennuyée pour autant.

Un grand merci à Babelio pour sa masse critique de novembre ainsi qu'aux éditions Albin Michel pour l'envoi de ce livre, sans oublier l'auteure, Carole Trébor.
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Superbe biographie romancée de Katherine Johnson, une grande dame !
Cette critique n'est pas facile à rédiger car il s'agit d'une biographie ; c'est pourquoi j'ai choisi d'y ajouter des citations qui décrivent l'atmosphère de ce très beau "roman".
Katherine naît au début du 20ème siècle dans une famille afro-américaine unie et profondément aimante, où le mot valeur prend tout son sens. Enfant précoce, elle va devoir se battre dans une Amérique où la ségrégation est toute puissante mais, avec en tête les paroles martelées par son père : "N'oublie pas, ma fille, tu n'es pas meilleure que les autres mais les autres ne sont pas meilleurs que toi ! Même les Blancs? Même les Blancs. Ils ont le pouvoir, mais ne sont pas plus intelligents que toi." Depuis son plus jeune âge, sa passion est de compter. Son père dira même à sa femme "Elle devait déjà compter les battements de ton coeur dans ton ventre".
Avec force et détermination, Katherine va réussir à devenir une grande mathématicienne et vaincre tous les préjugés : être une femme noire.
Outre l'amour de sa famille, elle va vivre un grand Amour avec son premier mari, qui décède, emporté par une tumeur, mais qui reste dans son coeur : "un homme comme ça ne disparaît pas, se disait-elle souvent, il laisse derrière lui un halo d'amour, une Voie Lactée. Jimmy était une galaxie à lui tout seul... Il lui avait alors murmuré qu'elle était sa Moïse de l'aéronautique... Elle se promit de travailler sur des équations plus complexes que jamais, qui permettraient un jour d'envoyer des hommes sur la Lune. A ces hommes-lå elle confierait une lettre, pour son Jimmy, perché sur son étoile Polaire."
Une fois à la NACA (devenue depuis la NASA), elle devra également se battre contre le machisme des ingénieurs : "depuis quand les femmes prenaient-elles de telles initiatives ? Leur place était à la maison, avec leurs enfants. Les temps changeaient, bizarrement. Mais cette fille était douée, elle avait fait ses preuves. Il était obligé d'admettre à contrecoeur qu'elle était même meilleure que certains de ses ingénieurs. Et le reconnaître ne lui faisait pas particulièrement plaisir...".

Un grand bravo à Carole Trébor pour cette biographie complète et bien documentée, destinée à tous, jeunes et moins jeunes, et où on ressent des émotions tout au long de la lecture !
Laissez vous emporter... jusqu'à la Lune... vous ne le regretterez pas !🚀🌚
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critiques presse (2)
Ricochet
27 juillet 2020
L’intelligence de l’héroïne subjugue le lecteur et le maintient en haleine. Sa détermination à braver les préjugés et obstacles nous accapare totalement. Cela constitue d’ailleurs l’une des trames narratives de cette biographie romancée. Soucieuse des vérités biographique et historique, l’écriture de Carole Trébor a réussi le pari de ce voyage vers les étoiles.
Lire la critique sur le site : Ricochet
LePoint
21 novembre 2019
Katherine Johnson, la mathématicienne qui détermina les trajectoires d'Apollo 11 puis qui, jusqu'à sa retraite en 1986, effectua tous les calculs fondamentaux pour le développement de la navette spatiale. Son histoire, merveilleusement racontée par Carole Trébor, est celle d'un édifiant parcours d'obstacles. [...] Un livre pour grands collégiens. Un livre qui fait aimer les mathématiques et invite à défier l'impossible.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
Il lui révéla comment Icare s’était approché trop près du soleil et comment les ailes que lui avait si patiemment confectionnées son père avaient fondu, entraînant sa chute dans la mer, où le héros s’était noyé. Le message de cette histoire fit écho en elle. Elle ne parvenait pas à saisir la raison pour laquelle il lui laissait une si forte impression. Puis elle se souvint que leur mère les avait mis en garde à de multiples reprises : ‘Faites attention à ne pas vous brûler les ailes’. Elle le répétait surtout à Horace, qui rêvait d’aviation à longueur de journée. Elle insistait car, à sa connaissance, il n’y avait aucun aviateur noir. De telles aspirations pouvaient faire beaucoup de mal à son fils aîné, en l’entraînant dans des combats vains où il risquait de voir ses espoirs partir en fumée.
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En tant que femme, elle avait combattu, par la seule force de son esprit, le refus des hommes de lui accorder la place qu'elle méritait ; en tant que scientifique, elle avait combattu, à travers ses prouesses, le dénigrement de ses recherches par des ingénieurs injustes ; en tant que Noire, elle avait combattu, de toute sa dignité, le rejet et le racisme des Blancs. Il était impossible de bailloner son esprit, comme il avait été impossible de lui barrer la route jusqu'à la Lune.
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Les muscles de l’épaule bandés, Joshua Coleman brandit sa hache et l’abattit une fois encore sur l’arbre imposant. Le manche commençait à chauffer dans ses mains. Heureusement, le tronc émit un craquement sinistre : c’était le signe que Joshua attendait. Il recula vivement. Le cèdre fendit le paysage et s’effondra. Joshua refusait de s’habituer à ce bruit, la plainte d’un adversaire respecté.
Il essuya la sueur de son front et regarda l’arbre immense désormais à terre, vaincu.
Le silence était revenu.
Joshua estima le diamètre du tronc. Sans avoir besoin de la règle de Doyle[1] qu’ils utilisaient à la scierie, il sut exactement combien de pieds-planches[2] il en débiterait. Il était ainsi fait. Il avait un compas dans l’œil et une calculatrice dans le cerveau.

[1] Formule de calcul du bois rond, l’échelle de Doyle est utilisée en Amérique du Nord depuis 1825.
[2] Unité de mesure de volume utilisée pour le bois brut de sciage en Amérique du Nord et au Canada : 1 pied-planche = 1 pied x 1 pied x 1 pouce.
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Combien de pâte à papier serait tirée d’un tel volume ?
Combien de papier était nécessaire pour alimenter la ville de Washington en journaux ?
Combien d’arbres faudrait-il pour fabriquer la quantité de papier correspondante ?
Combien d’arpents de bois la ville lisait-elle ?

Son cerveau se mit en branle, véritable horlogerie mécanique.
Il calculait comme d’autres chantent, pour supporter le labeur.
Il calculait comme d’autres prient, pour se donner du courage.
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Katherine commença à compter tout ce qu'elle pouvait: le nombre de pas pour aller à l'école quand elle se faufilait derrière ses frères et soeur le matin, le nombre d'enjambées jusqu'à l'église, le nombre de pommes cueillies dans leur jardin, le nombre de champignons récoltés dans la forêt, le nombre de marguerites dans ses petits bouquets.. Mais les exercices d'addition et de soustraction inventés par son père restaient son jeu préféré.
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