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EAN : 9782226446206
448 pages
Éditeur : Albin Michel (04/09/2019)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 90 notes)
Résumé :
Dans les années 1920, en Virginie occidentale, Joshua et Joylette habitent une modeste ferme avec leurs quatre enfants, à qui ils transmettent leur curiosité du monde et une dignité teintée de modestie. « Vous êtes aussi bons que n'importe qui dans cette ville, mais vous n'êtes pas meilleurs. », ne cesse de répéter le père. Katherine, la benjamine, passe ses journées à compter. Elle calcule le nombre de pas pour aller à l'école, mesure la hauteur des arbres, se ques... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
Yendare
  13 janvier 2020
Voici mon avant-dernière lecture de l'année 2019, avec la révision des examens du premier semestre puis le passage de ceux-ci en plein mouvement de grève mon université ayant refusé de les retardés mettant ainsi bon nombre d'étudiants en difficulté (mais ça il faut pas le dire) je n'ai pas pris le temps de rédiger mon avis sur ce roman qui pourtant mérite amplement les quelques minutes que je prends à présent pour écrire ses quelques lignes.
J'avais repéré ce dernier lors de la masse critique du mois de novembre, je l'ai acheté peu après et ce dernier n'aura pas trainé trop longtemps dans ma pal curieux d'en apprendre plus sur la femme extraordinaire qu'est Katherine Johnson grâce à cette biographie romancée que nous propose avec talent Carole Trébor.
J'ai vu le très bon film Les figures de l'ombre plusieurs fois et ainsi découvert entre autres le parcours hors normes et incroyable de cette femme, je trouve que ce roman en constitue un excellent complément, on découvre ici l'enfance de cette génie des mathématiques jusqu'à son ascension fulgurante au sein de la NASA contribuant à permettre aux premiers hommes d'aller sur la lune. le parcours de cette femme est incroyable mais aussi semé d'embuche entre racisme et misogyne car oui Katherine Johnson et une femme, une femme noire. Ce roman décrit la bien triste réalité d'une époque pas si lointaine et qu'il ne faut pas oublier, voici une des notes du livre que je trouvais particulièrement parlante « en 1940, 2% des femmes noires sont titulaires d'un diplôme universitaire et 60% de ces femmes deviennent enseignantes ».
Combien de pas jusqu'à la lune est un excellent roman à lire et à faire lire aussi bien pour découvrir la femme extraordinaire qu'est Katherine Johnson que pour le contexte qu'il décrit.
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Ileauxtresors
  28 janvier 2020
Katherine Johnson a longtemps évolué dans l'ombre, mais son destin extraordinaire a été mis en lumière avec le film Les Figures de l'ombre, sorti en 2016. Rien ne prédestinait cette femme noire, née en 1918 dans l'État ségrégationniste de Virginie occidentale d'un père bûcheron et d'une mère enseignante, à devenir mathématicienne à la NASA. On pourrait même dire que tous les déterminismes sociaux, raciaux et de genre s'y opposaient.
Mais l'histoire de Katherine est tout à la fois celle d'une femme douée, passionnée et tenace, indéfectiblement soutenue par un entourage aimant, et celle d'un siècle d'avancées progressivement durement acquises face au racisme, à la ségrégation et à la misogynie. Je recommande chaudement à ceux qui ne l'auraient pas fait de lire la trilogie du siècle, de Ken Follett, qui est particulièrement instructive sur l'histoire du mouvement des droits civiques aux États-Unis. Ce n'est qu'en 1954 que la ségrégation scolaire est interdite, l'accès à l'université restant fermé aux Afro-Américains dans les États ségrégationnistes. C'est grâce à un arrêt de la Cour suprême que Katherine qu'elle deviendra, au terme d'un parcours scolaire exceptionnel, la première femme noire de son État à étudier à l'université. Après des années de travail comme enseignante, elle saisit l'opportunité d'entrer à la NASA comme calculatrice et parvient à grimper les échelons, toujours grâce à ses capacités hors du commun doublées d'une volonté sans faille face aux barrières de genre et de race. C'est ainsi qu'elle jouera un rôle-clé dans la préparation de la mission Apollo 11, au cours de laquelle les premiers humains marcheront sur la lune…
C'est cette histoire incroyable que retrace cette biographie romancée (qui s'inscrit dans la collection DESTINS qui rend hommage à des personnalités marquantes comme Simone Veil, Mohamed Ali ou Marilyn Monroe). Passionnée à la fois par l'histoire des États-Unis, la cause des Afro-Américains, les recherches aérospatiales, les sciences et les difficultés qui persistent pour les femmes à s'y faire une place (je suis bien placée pour m'en rendre compte, en tant que chercheuse au CNRS), je ne pouvais pas passer à côté de cette lecture.
Au regard des attentes très fortes que j'avais à l'égard de ce livre, j'ai été un peu déçue. La destinée de Katherine Johnson gagne certes sans aucun doute à être connue. Mais j'ai perçu la façon dont elle est restituée ici comme trop linéaire, ne laissant pas suffisamment de place aux doutes, aux détours forcés de la vie de Katherine. L'issue heureuse de l'histoire est connue dès la lecture de la quatrième de couverture. J'aurais aimé trembler plus pour la jeune femme, mais je n'ai pas douté un seul instant qu'elle tracerait sa route. Les signes d'un destin exceptionnel sont présents dès ses premiers jours de bébé, et même avant, au travers de la curiosité et des capacités surprenantes de ses parents. Et j'ai eu l'impression que le personnage de Katherine manquait d'épaisseur, de failles qui la rendraient plus humaines, étant peut-être trop ramenée à ses capacités intellectuelles. L'exercice de la biographie romancée est difficile, à cet égard. Carole Trebor s'est attachée à rester près des faits, même si elle explique dans le prologue avoir projeté sa propre sensibilité sur le personnage de Katherine. Cette flamme qui vous touche, vous prend à la gorge même dans certains romans, m'a manqué, me donnant l'impression d'un propos parfois trop pédagogique. le travail de documentation réalisé par l'autrice est impressionnant, mais j'ai trouvé que d'une certaine manière, on le sentait trop à la lecture (et c'est un détail, mais la multiplication des notes de bas de page était-elle vraiment indispensable ?).
Malgré ces réserves, j'ai passé un bon moment avec ce livre et je suis ravie d'avoir découvert la vie de Katherine Johnson. Je regarderai à la prochaine occasion Les Figures de l'ombre, curieuse de voir comment cette vie hors des sentiers battus a été transcrite au cinéma !
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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Foufoubella
  02 décembre 2019
Ce roman jeunesse nous embarque sur les pas de Katherine Johnson née Coleman, une des fameuses figures de l'ombre du film éponyme. Cette femme, âgée de 101 ans aujourd'hui, est une véritable héroïne.
Née en 1918 en Virginie-Occidentale, un état plus progressiste sur les droits des Noirs aux États-Unis que, par exemple, la Virginie, sa voisine, ou d'autres États bien plus au sud, Katherine a pu bénéficier d'une éducation à sa hauteur de surdouée malgré la ségrégation ambiante.
Ce livre retrace son enfance, son adolescence, ses débuts en qualité de professeure de mathématiques en alliant son rôle d'épouse et de mère de trois jeunes enfants puis sa carrière à la NACA qui deviendra par la suite la NASA. C'est grâce aux savants calculs de Katherine que John Glenn put sereinement partir en orbite autour de la Terre ou que Neil Armstrong et ses coéquipiers purent rentrer sains et saufs après avoir posé le pied sur la lune.
Mais ce roman nous apprend aussi beaucoup sur l'histoire, ce XXème siècle en pleine mutation. Car Katherine non seulement était noire mais était aussi intelligente et, surtout, était une femme. On peut dire qu'elle cumulait les difficultés. Mais elle a su s'imposer dans un monde d'hommes blancs, par de petits pas, de petites victoires. Sa vie est un exemple à elle seule, montrant qu'on a raison de croire en ses rêves, qu'ils peuvent se réaliser. Saint-Exupery a dit qu'il faut viser la lune car en cas de chute on tombe dans les étoiles; Katherine a non seulement visé la lune mais l'a atteinte. Car n'oublions pas que ce n'était pas gagné à la base, son parcours était semé d'embûches et elle aurait pu rester toute sa vie en marge de la carrière qu'elle méritait. Le vent de l'histoire a tourné en sa faveur et c'est tant mieux.
Je pourrais monologuer durant des pages et des pages sur ce roman, donner des anecdotes, raconter les moments qui m'ont fait parfois monter les larmes aux yeux, etc... mais je n'en ferai rien, préférant que vous vous plongiez à votre tour dans la vie de cette femme exceptionnelle, ni meilleure ni moins bonne que les autres, comme lui disait son père, mais quand même.
La plume de Carole Trébor est très agréable et pédagogue. Il est assez difficile pour moi de juger un roman jeunesse, n'étant plus, depuis longtemps, une adolescente, mais je pense pouvoir dire que celui-ci est de bonne facture. Un roman que je conseillerais pour des ados à partir de 13 ou 14 ans, plutôt bons lecteurs car ce livre fait quand même près de 450 pages. Je vais m'empresser de le confier à la fille d'une collègue, âgée de 14 ans et qui aime lire en ce moment des histoires vraies, d'autant si cela parle des inégalités.
Pour résumer, un roman que j'ai pris plaisir à lire et que j'ai trouvé très instructif. Je pense pouvoir dire que je connais plutôt bien l'histoire des États-Unis mais j'ai encore appris des choses. Et si personnellement je ne suis pas très friande de science et de calculs mathématiques, n'étant pas non plus particulièrement attirée par l'espace et l'astronomie, dont il est quand même fortement question ici, le roman ne m'a jamais ennuyée pour autant.
Un grand merci à Babelio pour sa masse critique de novembre ainsi qu'aux éditions Albin Michel pour l'envoi de ce livre, sans oublier l'auteure, Carole Trébor.
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tomsoyer
  11 septembre 2019
Ce sera un presque un coup de coeur.
Oui me direz vous un roman sur la ségrégation noirs blancs
Ce livre nous raconte l'histoire d'un couple et de leur 4 enfants qui font d'énormes sacrifice pour leur quatre enfants
Le livre commence en 1918 pour se terminer en 1969.
Un voyage dans le temps dans l'espace et dans le monde des mathématiques.
C'est une histoire de volonté où tout n'est pas permis .
C'est l histoire d'un combat féminin sans violence toujours d'actualité où les problèmes de société sont encore actuels.
Un livre qui vaut la peine d'être lu et qui ne fait pas la une.
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EsseG71
  11 juillet 2020
Immense méga coup de coeur pour ce roman, qui met un peu plus en lumière le destin de Katherine Johnson, une des mathématiciennes héroïnes des Figures de l'ombre.
Depuis toute petite, Katherine est passionnée par les mathématiques. Enfant précoce, qui a appris à lire toute seule, elle passe son temps à tout compter, à calculer, et n'est jamais rassasiée d'apprendre. Elle saute régulièrement les classes et rattrape ses aîné·es en classe. le seul problème est que Katherine est née en 1918, dans un état du sud des Etats-Unis. Même si ses parents sont propriétaires de leur ferme, même si ils l'élèvent dans l'ouverture, la curiosité, ils ont la peau noire. Et pas accès à tous les droits, ni à tous les métiers. Katherine ne pourra compter que sur son intelligence et sa pugnacité pour avancer et exercer le métier qui lui plait. Sans compter qu'elle va rencontrer les bonnes personnes.
Un roman qu'on devrait obligatoirement faire lire à tou·tes nos collégien·nes ! Même si l'autrice avertit que la jeunesse de Katherine Johnson est largement romancée, elle a au moins le mérite d'éclairer les jeunes lecteurs et lectrices sur ce qu'était la vie pour les personnes à la peau noire, qu'ils soient hommes, et pire encore, femmes.
Je suis d'une admiration sans bornes (moi qui suis tout sauf scientifique) pour ces femmes qui ont fait tomber tellement de murs. Il est plus que temps de le mettre dans la lumière, et leur donner toute la place qu'elles méritent dans le milieu scientifique et aéronautique. Les héros américains que sont John Glenn , Michael Collins, Buzz Aldrin et Neil Armstrong ont su reconnaître leur expertise et leur ont confié en partie leur vie. N'oublions jamais que c'est une femme qui, la première, a maîtrisé le premier super ordinateur installé à la NACA et dirigé une équipe de femmes, noires, à le programmer.
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critiques presse (2)
Ricochet   27 juillet 2020
L’intelligence de l’héroïne subjugue le lecteur et le maintient en haleine. Sa détermination à braver les préjugés et obstacles nous accapare totalement. Cela constitue d’ailleurs l’une des trames narratives de cette biographie romancée. Soucieuse des vérités biographique et historique, l’écriture de Carole Trébor a réussi le pari de ce voyage vers les étoiles.
Lire la critique sur le site : Ricochet
LePoint   21 novembre 2019
Katherine Johnson, la mathématicienne qui détermina les trajectoires d'Apollo 11 puis qui, jusqu'à sa retraite en 1986, effectua tous les calculs fondamentaux pour le développement de la navette spatiale. Son histoire, merveilleusement racontée par Carole Trébor, est celle d'un édifiant parcours d'obstacles. [...] Un livre pour grands collégiens. Un livre qui fait aimer les mathématiques et invite à défier l'impossible.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
3bchallenge3bchallenge   26 novembre 2020
En tant que femme, elle avait combattu, par la seule force de son esprit, le refus des hommes de lui accorder la place qu'elle méritait en tant que scientifique, elle avait combattu à travers ses prouesses, le dénigrement de ses recherches par des ingénieurs injustes; en tant que Noire, elle avait combattu, de toute sa dignité, le rejet et le racisme des Blancs.
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3cchallenge3cchallenge   17 novembre 2020
Tu n'est pas meilleure que les autres mais les autres ne sont pas meilleurs que toi.
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IleauxtresorsIleauxtresors   30 novembre 2019
Il lui révéla comment Icare s’était approché trop près du soleil et comment les ailes que lui avait si patiemment confectionnées son père avaient fondu, entraînant sa chute dans la mer, où le héros s’était noyé. Le message de cette histoire fit écho en elle. Elle ne parvenait pas à saisir la raison pour laquelle il lui laissait une si forte impression. Puis elle se souvint que leur mère les avait mis en garde à de multiples reprises : ‘Faites attention à ne pas vous brûler les ailes’. Elle le répétait surtout à Horace, qui rêvait d’aviation à longueur de journée. Elle insistait car, à sa connaissance, il n’y avait aucun aviateur noir. De telles aspirations pouvaient faire beaucoup de mal à son fils aîné, en l’entraînant dans des combats vains où il risquait de voir ses espoirs partir en fumée.
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palmaiceteepalmaicetee   08 septembre 2019
En tant que femme, elle avait combattu, par la seule force de son esprit, le refus des hommes de lui accorder la place qu'elle méritait ; en tant que scientifique, elle avait combattu, à travers ses prouesses, le dénigrement de ses recherches par des ingénieurs injustes ; en tant que Noire, elle avait combattu, de toute sa dignité, le rejet et le racisme des Blancs. Il était impossible de bailloner son esprit, comme il avait été impossible de lui barrer la route jusqu'à la Lune.
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AproposdelivresAproposdelivres   12 décembre 2019
Les muscles de l’épaule bandés, Joshua Coleman brandit sa hache et l’abattit une fois encore sur l’arbre imposant. Le manche commençait à chauffer dans ses mains. Heureusement, le tronc émit un craquement sinistre : c’était le signe que Joshua attendait. Il recula vivement. Le cèdre fendit le paysage et s’effondra. Joshua refusait de s’habituer à ce bruit, la plainte d’un adversaire respecté.
Il essuya la sueur de son front et regarda l’arbre immense désormais à terre, vaincu.
Le silence était revenu.
Joshua estima le diamètre du tronc. Sans avoir besoin de la règle de Doyle[1] qu’ils utilisaient à la scierie, il sut exactement combien de pieds-planches[2] il en débiterait. Il était ainsi fait. Il avait un compas dans l’œil et une calculatrice dans le cerveau.

[1] Formule de calcul du bois rond, l’échelle de Doyle est utilisée en Amérique du Nord depuis 1825.
[2] Unité de mesure de volume utilisée pour le bois brut de sciage en Amérique du Nord et au Canada : 1 pied-planche = 1 pied x 1 pied x 1 pouce.
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Vidéo de Carole Trebor
Après le métier de bibliothécaire, je vous invite à découvrir les métiers scientifiques dans la littérature de jeunesse, ou - plus exactement - les femmes exerçant des métiers scientifiques !
Venez à la rencontre de Marie Curie et de sa sœur Bronia Dluska, et du pacte qui leur a permis d'être des scientifiques (re)connues ; de Katherine Johnson, qui a conduit les hommes sur la Lune, et du si injuste "effet Matilda"... heureusement contrebalancé par l"'effet Scully" ! Pour découvrir tout ça et bien plus encore, il vous suffit de lancer la vidéo. C'est mathématique !
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