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ISBN : 2700250931
Éditeur : Rageot Editeur (05/10/2016)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 103 notes)
Résumé :
Hantée par la dernière volonté de sa mère adoptive, Svetlana quitte le Paris des Lumières pour rejoindre la Russie des tsars. Au cours de ce voyage, elle rencontre des êtres mystérieux, Varlaam et Mira, et se découvre d’étonnants pouvoirs...Pour accepter sa véritable identité, Svetlana doit affronter sa part d’ombre. Et qui, de Boris l’officier d’élite, ou d’Aliocha, le paysan rebelle, l’aidera à se révéler à elle-même ?
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
Daniella13
  24 février 2018
Un mélange d'histoire, de mythologie slave et de culture dépaysante.
Nous sommes au siècle des lumières à Paris et Svetlana, vient de perdre sa mère adoptive. Son père adoptif quand à lui, se noie dans la dépression. Elle trouve le carnet de voyage de sa mère qui l'incite à retrouver sa vraie mère en Russie et va se lancer dans une aventure qui va l'amener devant des dangers dont elle ne pouvait pas douter. Grâce à une lettre de Diderot, elle espère pouvoir convaincre la Tsarine, Catherine II de soutenir le travail de son père.
Mais son arrivée dans ce pays inconnu, va devenir une réelle catastrophe...
Carole Trébor, nous fait part de sa grande culture sur la Russie et mêle aussi les grandes figures du siècle des lumières comme Diderot ou Falconnet. J'ai bien aimé son écriture qui se lit facilement mais je n'ai pas vraiment adhéré à l'histoire.
Svetlana qui, a 15 ans décide de partir en Russie en traîneau avec que quelques maigres explications prises sur un carnet de voyages me paraît un peu tiré par les cheveux. Je n'ai pas réussi à être touché par son personnage car trop fantastique à mon goût.
Cependant j'ai beaucoup aimé le personnage d'Aliocha. En opposition à Svetlana qui vit de la culture philosophique, Aliocha, lui vit de la culture de la nature. Il se fit à ce qu'il voit, à ce qu'il entend et ressent. La nature est sa seule source de vie et j’ai adoré le suivre.
Pour les autres personnages je ne m'y suis pas vraiment attachée même si Carole Trébor, nous fait un bon résumé de la vie en Russie sous le règne de Catherine Il.
Au niveau historique le livre était intéressant car nous en apprenons beaucoup sur la Russie et ses coups d'état mais au niveau histoire même du livre je n'ai pas été conquise. J'aurai aimé que l'on approfondisse plus le côté mythologie slave qui était intéressant.
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Stelphique
  01 novembre 2016
Ce que j'ai ressenti:…Un dépaysement glacial…
J'ai apprécié ce petit voyage dans le temps et vers des contrées froides: de Paris à la Russie…Rencontrer Diderot et l'impératrice Catherine II dans un même livre, vous montre à quel point, vous allez voyager avec cette Lumière, et tout ça, sur un traîneau…Dépaysement garanti, mais aussi, force de pensés contraires qui vont se confronter par delà les frontières…Science et traditions qui s'opposent, à moins que, pour une fois, elles ne s'allient ; tel est l'intérêt de ce voyage lumineux…
Ce fut une lecture très plaisante, un bon petit moment. J'ai adoré le côté « roman historique », mais c'est aussi un « roman fantastique », et là, j'aurai préféré qu'il soit un peu plus développé. Je pense que pour un « Jeunesse », l'aspect historique avec l'index de fin qui liste les personnalités importantes est un bon tremplin pour pousser plus loin la curiosité de la tranche d'âge, sur l'Histoire. Je pense que l'aspect mythologie slave aura de bonnes bases pour faire rêver les adolescents en quête de magie . Suivre Svetlana, c'est découvrir une nouvelle forme de pouvoir, et la suivre dans sa quête d'identité, tout autant que le chemin de son coeur, va en passionner plus d'un!
Pour ma part, j'ai juste regretté le fatal triangle amoureux qui apparaît comme toujours dans ce genre de littérature. Ca m'énerve à un point….Mais bon, heureusement il ne prend pas une place prépondérante dans l'histoire, donc ça passe…
Le petit plus à mon sens, en plus, de trouver un index très documenté et explicatif, ce sont les illustrations de Sébastien Pelon qui jalonnent la lecture. J'ai adoré son style entre flou et ombres, tout en monochrome.
En bref, une belle petite histoire à mettre dans le traîneau d'un certain bonhomme rouge, pour illuminer la jeune génération….
Remerciements:
Je tiens à remercier chaleureusement Babelio et sa masse critique, ainsi que les éditions Rageot pour l'envoi de ce livre! Ce fut une lecture dépaysante!

Lien : https://fairystelphique.word..
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thedoc
  01 février 2017
Paris, 1774. La jeune Svetlana, d'origine russe, a été adoptée à l'âge de trois ans par Jeanne et André Horville. Avec un père scientifique et une mère artiste-peintre, la jeune fille est éduquée dans l'esprit éclairé du siècle des Lumières. En découvrant les carnets de voyage de sa mère, Svetlana se souvient de la promesse qu'elle a faite à cette dernière avant qu'elle ne meure : à ses 15 ans, la jeune fille doit retourner en Russie retrouver ses parents biologiques, Ania et Piotr Gronine. Après avoir convaincu son père de se lancer dans ce grand voyage, la jeune fille quitte Paris pour partir à la rencontre de Catherine II. Durant ce périple, Svetlana va vivre de multiples aventures, rencontrer d'étranges créatures et découvrir sa vraie nature.
Roman destiné au lectorat adolescent, "Lumière" propose un voyage au pays des tsars au temps des philosophes des Lumières. Mêlant à la fiction des figures historiques comme le philosophe Diderot, le sculpteur français Falconet ou encore la Grande Catherine, ce roman historico-fantastique permet au lecteur d'allier culture et imaginaire. L'auteure, historienne et spécialiste de l'histoire culturelle russe, fait la part belle aux descriptions et agrémente son récit de ses connaissances. Si je reconnais la qualité de ses commentaires historiques, j'ai nettement moins adhéré à l'histoire de sa jeune héroïne.
Sa petite Svetlana est bien sympathique mais peu crédible dans ses réactions. L'intrigue en elle-même m'a paru un peu bâclée et les personnages guère travaillés. Seul Aliocha me paraît le plus abouti comme personnage. En somme, je trouve que la partie historique du récit, avec une accumulation d'informations sur la Russie du XVIIIe et ses anciens mythes, a été trop développée au détriment de l'histoire de Svetlana elle-même, qui m'apparaît comme un « faire-valoir ». Et alors le coup de foudre avec le beau Boris, au secours !
« Lumière » conviendrait, au vue de la naïveté de l'histoire, à de jeunes collégiens qui n'auraient pas peur de ce gros roman qui, par ailleurs, se lit très bien et est agrémenté d'illustrations. Mais le côté historique peut les rebuter.
Un dossier en fin d'ouvrage permet de prendre connaissance des références citées dans l'histoire : personnages historiques russes, textes des Lumières, cartes, voyageurs français du XVIIIe siècle en Russie, …
Pour conclure, je reste vraiment mitigée sur ce roman ado. Carole Trébor nous révèle plus ses talents d'historienne que de romancière.
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LaChimere
  13 novembre 2016
Jusqu'ici, je ne connaissais Carole Trébor que grâce à la saga U4, dont elle est l'un des auteurs. Difficile de véritablement découvrir la plume d'un écrivain avec un U4 : le cadre est restreint, imposé. Et force est de constater que dans un roman en solo, Carole Trébor semble préférer l'historique et les mythologies au post-apocalyptique.
Je pense que Lumière s'adresse à des lecteurs un peu plus jeunes que moi, jusqu'à quinze ans environ. Mais cela ne m'a pas empêchée d'apprécier ma lecture, loin de là.
Lumière commence dans un cadre historique très réaliste : les parents adoptifs de Svetlana sont adeptes de la philosophie des Lumières et notre héroïne adhère complètement à ce mode de pensée ; alors, difficile de croire en l'existence des forces surnaturelles qu'elle va rencontrer au cours de son voyage. Pourtant, elle devra bien se résoudre à leur accorder le crédit qu'elles méritent, surtout qu'elles sont directement liées à son propre destin. Autant l'arrivée du fantastique dans le récit m'a un peu fait l'effet d'un chien dans un jeu de quilles (ça arrive assez brutalement et ce n'est pas très crédible au début), autant par la suite il s'intègre parfaitement à l'intrigue. En fait, nous suivons l'état d'esprit de Svetlana : d'un début réaliste et très terre-à-terre nous passons au rejet logique d'une dimension surnaturelle soudainement abordée et, par la force des choses, nous finissons par l'accepter. le côté un peu « facile » de l'histoire vient peut-être aussi du public visé (je passerai sur la lettre miraculeusement retrouvée dans le grenier et qui poussera Svetlana à entreprendre son périple, c'est un schéma récurrent dans ce genre de romans…).
Côté historique, rien à redire. le roman est très bien renseigné, quel que soit le milieu dans lequel évoluent les protagonistes. Les architectures de Saint-Pétersbourg vendent du rêve, le froid mordant de l'hiver russe est omniprésent et donne une ambiance particulière au récit. Une très bonne immersion. Certaines illustres personnalités de l'époque apparaissent dans le roman : Diderot le philosophe, Catherine II la tsarine de Russie… L'auteure a réussi à leur donner une réelle consistance, un grain unique dans son oeuvre, en s'inspirant de faits avérés tout en leur conférant quelques traits de caractère issus de sa propre imagination. Je souligne la présence, à la fin du roman, de quelques quarante pages documentaires sur les contextes politique et culturel de la Russie du XVIIIème siècle. Il y a de tout dedans : des cartes géographiques, des explications clarifiées, des extraits de textes écrits par Diderot même… Un bonus indéniable, et très parlant quant à l'implication de l'auteure dans son projet. Je vous déconseille néanmoins de le feuilleter avant d'avoir fini le roman, cela pourrait vous gâcher quelques surprises.
Je m'attendais, après avoir lu la quatrième de couverture, à ce que le voyage de Svetlana soit plus long, plus périlleux. Mais ce n'est pas un malus pour l'histoire, malgré cette petite déconvenue, elle a su me surprendre.
Côté fantastique, que du bon également, bien qu'un petit peu moins développé que l'aspect historique. Evidemment, nous avons ici affaire à la mythologie scandinave, mais l'intrigue se centre particulièrement – presque exclusivement – sur les divinités. L'aspect fantastique se calque et se mêle rapidement à l'historique, ils fonctionnent en tandem sur toute la fin du roman. C'est pour cela que la magie s'est trouvée, en un sens, « simplifiée » : plus assez de temps ni de place pour la développer à loisir. Mais ce n'est qu'une hypothèse, bien sûr. J'ai tout de même apprécié la diversité des dieux, leur répartition en castes – je n'en dis pas plus pour ne rien spoiler. Ici aussi, l'auteure en a inventé certains, quand d'autres sont issus de véritables mythes scandinaves.
C'est ce mélange de réel et de fiction qui donne un aussi bon résultat : un roman auquel on peut se fier pour enrichir sa culture, mais qui a su tirer son épingle du jeu en proposant du contenu inédit. L'occasion est rare, de surcroît, d'explorer la culture russe au travers d'un roman.
Parlons de l'histoire en elle-même, désormais. Dans l'ensemble, je me suis facilement prise au jeu, et j'ai suivi avec plaisir les aventures de Svetlana. Mais j'ai quelques détails à relever.
Ce qui m'a le plus bloquée dans ma lecture, on s'en doute… c'est l'histoire d'amour, CQFD. Dans un roman pour plus jeunes que moi, en plus, ce fut encore pire… Je ne m'attarderai pas trop dessus parce que c'est évidemment du spoil, et je ne vous révélerai pas le nom de l'heureux courtisan de Svetlana, mais croyez-moi, ça se voit à des kilomètres. C'est pas simple formalité que je ne le nomme pas ici. Mais la conclusion de leur amourette tristement prévisible m'a complètement gâché la fin du roman.
Et la brusque idylle de Svetlana pour Boris, on en parle ? Non, on n'en parle pas, ça vaut mieux. Même schéma : idée cliché, final trop prévisible. Aucun roman n'est parfait, et je sais que je suis dure, mais les histoires d'amour, rien à faire, je ne peux pas les blairer…
Pour finir, petite mention à la première scène violente du roman aux alentours du chapitre 10 ; scène à évoquer avec un luxe de précautions car les risques de spoil sont élevés. C'est l'élément scénaristique que j'ai trouvé le plus étrange, pas un deus ex machina non plus mais je l'ai jugé… trop facile. Dur à prendre au sérieux. Dommage, parce qu'il est lourd de conséquences, mais je pense qu'il est arrivé « trop tôt » pour avoir un réel impact sur les émotions du lecteur. Ceux qui ont lu – ou qui liront – Lumière comprendront.
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labandeabaudelaire
  27 janvier 2018
Mettre au jour son passé et affronter son avenir, voilà ce qui attend Svetlana dans Lumière, le roman historico-fantastique de Carole Trébor, l'une des auteurs d'U4, la fameuse saga française écrite à quatre mains. Retour ici sur un périple, qui au coeur du siècle des Lumières, vous conduira de Paris à Saint-Pétersbourg.
Le résumé :
Paris, 1774. Svetlana Horville est une jeune adolescente d'origine russe adoptée à l'âge de trois ans par Jeanne et André Horville, un couple d'intellectuels français. Élevée dans ce siècle des Lumières, amoureuse de la raison et de la science, Svetlana s'est épanouie au contact des découvertes et des théories qui ont jalonné son époque. Il ne pouvait en être autrement avec un père auteur d'articles de l'Encyclopédie, (ami de Diderot et D Alembert) et une mère artiste-peintre reçue à la cour de la Tsarine Catherine II de Russie. Mais, depuis la mort de sa mère adoptive, l'adolescente est hantée par une promesse et par les mystérieuses paroles prononcées par Jeanne. Au prix de grands efforts, la jeune fille parvient à convaincre son inconsolable père d'effectuer un long voyage qui la conduira jusqu'en Russie, sur le chemin de ses origines.
Accompagnée de son père et de Guy, l'ami fidèle, et munie d'une lettre écrite par la main de Diderot lui-même, la jeune adolescente entreprend la difficile traversée des plaines enneigées et espère trouver refuge à Saint-Pétersbourg chez la Tsarine en personne. Car Svetlana est convaincue que les réponses à ses questions se trouvent sur les terres du pays qui l'a vue naître. Qu'a tenté de lui faire comprendre dans un dernier souffle, Jeanne, sa mère adoptive ? Qui pourrait l'éclairer sur les étranges circonstances qui entourent la mort de ses parents biologiques ? Qui était réellement Ania Gronine, sa véritable mère ?
À travers le froid polaire et les dangers, Svetlana essaye de ne pas perdre pied sur la route de sa propre histoire. Dans cette quête identitaire, la jeune fille se verra confrontée à ses propres ambiguïtés et devra faire face à sa propre part d'ombre, aux mystères et la magie qui sommeillent en elle ... Secourue par Aliocha, un jeune cosaque russe sale et ébouriffé, elle trouvera en lui un guide et un compagnon de route. le jeune homme, un paysan rebelle en connexion avec la nature et les anciens dieux païens est en totale contradiction avec la philosophie qui habite Svetlana. Mais, fort, rusé et courageux, il se révélera aussi être un allié précieux et un interlocuteur plus curieux qu'il n'y parait.
Face à des pouvoirs qui la dépassent, la jeune Svetlana devra user de toute la force sa raison, mais également suivre son coeur ...
Mon avis :
J'ai fort bien choisi mon moment pour entreprendre ma lecture de Lumière. Au chaud sous un plaid, profitant des vacances d'hiver et d'un temps qui n'avait pas grand-chose à envier aux grandes pleines enneigées qu'arpentait au même moment l'héroïne. J'ai donc beaucoup apprécié ces paysages blancs, ce froid mordant et ce climat particulier joliment installé par l'auteure. La toile de fond russe est d'ailleurs travaillée à grand renfort de mots, de références historiques et géographiques. Mieux qu'un guide touristique le roman vous offre une découverte du Saint-Pétersbourg du XVIIIe et de ses lieux emblématiques. Les croyances et le folklore russe figurent également en bonne place et sont richement exploités dans ce roman de Carole Trébor. Sans alourdir son récit, l'auteure, également historienne spécialiste de la Russie, a su me faire voyager. de Paris à Saint-Pétersbourg, j'ai vraiment éprouvé avec Lumière la sensation de cheminer au côté de Svetlana dans les paysages enneigés de la Pologne et de la Lituanie.
Ce que j'ai donc aimé dans Lumière, c'est donc incontestablement l'atmosphère qui s'en dégage. L'autre point fort du roman serait le sujet en lui-même qui me semble pouvoir trouver un écho favorable auprès du jeune public. Ce roman d'apprentissage, de formation met en scène une jeune héroïne qui part en quête de ses origines et doit affronter sa destinée. Volontaire et déterminée, Svetlana s'interroge, se questionne et doit affronter la part d'ombre d'un monde qu'elle croyait si bien rationalisé. Obligée de faire face à la complexité de l'univers, la jeune Svetlana découvre également que tout n'est pas tout aussi lumineux qu'elle le croit. Des révélations sur sa famille jusqu'à l'affirmation de soi, l'adolescente devra prendre des décisions et assumer ses choix. Si l'on ajoute à cela de l'action, du danger, un semblant de romance et une bonne dose de fantastique, il semblerait que Lumière ait sur le papier tout pour plaire.
Oui, mais ... je suis malgré tout restée sur ma faim. de nombreux éléments ne sont pas assez développés à mon goût. L'ensemble manque pour moi de fond et de profondeur. Si Carole Trébor a su matérialiser le décor dans lequel évoluent ses personnages, ses héros manquent selon moi de corps et de matière. le personnage d'Aliocha se révèle d'ailleurs peut-être plus intéressant que l'héroïne elle-même, c'est dire. Quant aux amourettes de Svetlana, je trouve qu'elles desservent franchement le roman. Dans un roman jeunesse mettant en scène une jeune adolescente, elles font un peu ici figure de "passage obligé" d'ailleurs assez agaçant.
Quant aux explications et aux clés de l'histoire, j'ai trouvé qu'elles étaient souvent données trop vite. Les informations sur les origines de Svetlana, ses pouvoirs ou les anciens dieux païens défilent rapidement sous nos yeux. S'il s'agit ici de mettre en place de toute une mythologie et de poser les bases d'une saga (ce que je me suis légitiment demandé lors de ma lecture), tout cela est un peu trop rapide à mon goût.
J'aime lorsque certaines choses s'installent dans la lenteur, quand l'auteur donne de l'épaisseur, du corps, de la matière aux personnages et aux éléments. Et à mon sens, le roman historique se prête parfaitement à ce genre de narration. Il en va de même pour le fantastique. J'aime le deviner, le soupçonner, puis peu à peu le voir poindre, avant qu'il ne fasse sa grande entrée à grand renfort d'effets quasi cinématographiques ! Ici, le fantastique, presque timidement annoncé sur la 4e de couverture, arrive un peu de nulle part. À ses prémices, il prend vaguement la forme d'une pierre magique, puis s'incarne dans un couple de personnages : Varlaam et Mira dont on reporte sans cesse la levée de leur véritable identité et qui selon moi font plus office de faire-valoir que d'êtres fantastiques à part entière.
Cependant, j'ai apprécié la réelle prise de risque de Carole Trébor et elle est a saluer. Elle place sa jeune héroïne au coeur d'un siècle riche et passionnant, peu connu des jeunes lecteurs de collège. Les références au siècle des Lumières sont nombreuses : Diderot, D'Allembert, L'Encyclopédie, Falconet, Newton ... L'appareillage proposé en fin de roman est très intéressant et illustre bien la dimension didactique de cet ouvrage. Mais, là encore, si l'auteure aborde cette soif de savoir et de connaissances ou cette foi dans la science et le progrès qui animait tout ce siècle, il me semble que les idées de tolérance, de respect insufflées et véhiculées par cette époque sont quelque peu laissées de côté. Les dialogues entre Svetlana et Aliocha par exemple, illustrent a minima la lutte contre l'ignorance et l'obscurantisme. Pour ma part, je regrette un peu que Carole Trébor n'ait pas saisi la trop belle occasion de présenter plus en profondeur ce siècle si riche ...
Les photos sont disponibles sur le blog ! Et toutes celles des autres critiques aussi, d'ailleurs !
Lien : http://www.la-bande-a-baudel..
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critiques presse (1)
Ricochet   28 mars 2017
L'intrigue est riche, entre rigueur historique et fantastique aux accents slaves.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
LaChimereLaChimere   13 novembre 2016
La salle est envahie d’une fumée si dense qu’à peine entrée, je suis secouée d’une quinte de toux, l’odeur du tabac me dégoûte. Assis près d’un fourneau, autour d’une grande table éclairée d’une multitude de chandelles, les clients fument de longues pipes comme je n’en ai jamais vu en France. Ils parlent fort, en levant leurs verres de vin. Certains sont ivres, avachis, leurs vestes déboutonnées. Une servante m’apostrophe :
– Qu’est-ce qu’elle veut, la petite dame ?
[…]
Alors que je bafouille laborieusement, je les vois apparaître tous les deux à travers l’épaisse fumée. Je suis certaine que ce sont eux, je ne pourrais expliquer pourquoi, c’est comme si je les reconnaissais, comme si je les avais déjà rencontrés et qu’ils faisaient déjà partie de ma vie. Et tandis qu’ils s’approchent, leurs visages se teintent tour à tour d’une multitude d’expressions – incompréhension, stupeur, joie.
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ExulineExuline   25 octobre 2016
Comme m'a maintes fois expliqué ma mère, admirative des principes de son ami d'Alembert, il faut toujours partir des faits (qui sont ici bien mystérieux) et non des opinions. Puis il faut prendre du recul (ce n'est pas facile parce que j'ai le nez dans le carnet). enfin, il fat utiliser à parts égales sa mémoire (je n'ai aucun souvenir des événements survenus quand j'avais trois ans), sa raison (supérieure à nos opinions et croyances) et son imagination, qui permet d'émettre des hypothèses. Moi, je tourne en rond à force d'hypothèses.
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Daniella13Daniella13   20 février 2018
Personne ne peut nous empêcher de croire en ce qu’on veut
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thedocthedoc   29 janvier 2017
Lorsque les hommes adorent des dieux quels qu'ils soient, j'ai peur qu'ils ne perdent dans un excès de frénésie leur faculté de penser. J'ai peur qu'ils ne perdent leur liberté...
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Evelyne73Evelyne73   13 octobre 2016
Les encouragements de maman résonnent souvent dans mon esprit, son exigence était un phare, sa patience me rassurait plus que tout.
Elle m'a appris à lire, à écrire, à écouter, puis à raisonner, à exercer mon 'esprit critique' comme elle me disait d'un ton sérieux.
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Vidéo de Carole Trebor
Dans le nouveau roman de Carole Trébor, nous suivons de jeunes comédiens qui vont devoir affronter beaucoup de défis pour réaliser leur rêve !
Vous avez envie de vous dépasser, de montrer à tous ce que vous valez ? Alors foncez ! C?est ce que nous disent tous ces artistes qui ont accepté de nous raconter le moment de leur vie où ils ont libéré l'ours en eux !
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