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ISBN : 2742740295
Éditeur : Actes Sud (07/11/2002)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 86 notes)
Résumé :
La petite enfance de Michel Tremblay contient en germe la sensibilité et l'émotivité si vives de l'oeuvre à venir.
Quand il ouvre le tiroir de ce paradis perdu, les trésors qu'il y découvre sont plus vivants que jamais, plus savoureux parce que plus de cinquante ans ont passé, qui les ont affinés en vibrants récits. C'était l'époque où la magie du père Noël opérait encore et où les gentils mensonges des adultes tenaient lieu de vérités : ceux de son frère Jac... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Moan
  15 mai 2013
Avec Bonbons assortis, Michel Tremblay conte des souvenirs d'enfance dans les années 1950, à l'époque où ses oncles, tante, cousins et grand-mère (12 personnes) vivaient dans un appartement de 7 pièces dans le quartier Mont-Royal à Montréal.
Avec une langue que l'on goûte avec plaisir et sans concession, il raconte :
- le cadeau de mariage pour la voisine: ( des dialogues à mourir de rire!)
- Comment son père lui a appris à ne plus avoir peur de l'orage, à aimer son ours en peluche alors qu'il désirait une poupée!
-Comment chacun s'accorde pour lui raconter l'arrivée du Père Noël.
- L'amour de sa mère pour Luis Mariano.
-Les chaussures de sa première communion
- La vente de "petits Chinois " à l'école!
Ces "Bonbons assortis" sont un régal, rempli de l'amour de son père, du bon sens de sa mère et de la présence de toute cette grande famille.
Michel Tremblay sait donner vie à tous ces événements de son enfance avec des dialogues savoureux: un voyage à Montréal!
J'ai beaucoup aimé tourner les pages de ce livre d'autant plus qu'elles étaient très agréables au toucher!
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book-en-stock
  21 février 2017
«L'odeur de ces petits papiers imprégnés du parfum du chocolat parvenait parfois jusqu'à nous et tous, les yeux tournés vers la porte de sa chambre, nous salivions.» p. 11
L'auteur nous offre ici des souvenirs d'enfance alors qu'il avait environ 5 ans et qu'il vivait au sein de sa grande famille: père, mère, grand-mère, oncles, tantes, cousins, frères et soeur. La promiscuité constante entre les femmes créaient de vives tensions et les chamailleries n'étaient pas rares. J'ai trouvé un côté très méridionale dans la mise en scène de la mauvaise foi.
La personne la plus importante pour l'enfant est sans conteste Nana, sa mère. Mais il est amusant de constater qu'à 5 ans il a déjà une belle répartie et peut contrer les adultes.
Le récit se déroule à Montréal dans les années 40, époque illustrée surtout par les chansons écoutées dans cette famille.
Le style du narrateur est fluide et agréable tandis que les dialogues sont une plongée dans le langage quotidien tant par l'accent que les expressions québécoises toutes plus savoureuses les unes que les autres.
Une lecture récréative et appréciée.
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Neneve
  19 décembre 2017
Petits instantanés de l'enfance de Tremblay à-travers 8 courts récits pour 175 pages. C'est tout court, tout simple, mais c'est rempli d'amour, de couleurs, de chicanes et de moments émouvants... Notamment, cette nuit d'orages en plein été, où le père de Michel le prends dans ses bras et lui apprends à ne plus avoir peur des éclairs. Ce que je retiens surtout de cette oeuvre, c'est à quel point Tremblay sait nous écrire et raconter notre vie quotidienne où tout un chacun se reconnaîtra. Mais c'est lui ça, un écrivain qui dresse le portrait toujours juste d'un Québec populaire, où les cadeaux noces se recyclent, où les enfants se cachent sous les tables pour écornifler les conversations de grands, où les ruelles de Montréal sont peuplés d'enfants et du linge sur la cordes à linge, où les familles s'entassent dans des apparts trop petits et où des chicanes éclatent pour un rien... Tremblay, c'est la vraie vie... J'en aurai pris vraiment plus de ses Bonbons assortis, pour me rappeler les coups pendables que me faisaient mes frères plus vieux, pour me souvenir des gros partys de famille de quand j'étais petite, des cadeaux sous le sapin qui venaient chez Dupuis Frères... bref... à lire sans retenu, pour le plaisir de SE lire !
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patrick75
  04 septembre 2012
Quelques anecdotes de jeunesse racontées par michel Tremblay.
Ecrit sans fioritures, le récit d'un enfant de Montréal vivant dans une famille pauvre en argent mais riche en coeurs.
Un petit "bémol" quand à certaines expressions où mots Québécois qui, de ce côté-ci de l'Atlantique sont assez hermétiques pour un péquenot de parigot comme moé.
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Kawane
  29 janvier 2016
Souvenirs d'enfance qui vont écho aux nôtres...on écoutait aux portes, ou cachés sous la table, on écoutait les discussions "des grands" et des adultes...c'est drôle, tendre, acidulé par l'accent québécois des dialogues des personnages. ...livre à déguster avec bonheur en suçant des bonbons bien sûr !
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
MoanMoan   15 mai 2013
La pluie nous tombait dessus, les éclairs éclataient, suivis du tonnerre qu'on prétendait si dangereux, les arbres étaient secoués par un vent violent et produisaient un bruissement qui aurait dû me terroriser, mais plus rien ne semblait dangereux parce que j'étais à vingt pieds du sol, dans les bras de mon père qui, par la seule force de sa volonté, faisait en sorte que rien ne m'arrive!
Rien ne pouvait m'arriver!
Protégé contre tout mal, rendu invincible par la présence de mon père qui affrontait la tempête au lieu de se cacher, j'étais l'enfant le plus heureux du monde.
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VALENTYNEVALENTYNE   21 septembre 2013
On n’avait pourtant rien annoncé de particulier pour cette nuit-là, à part une belle pluie d’août qui viendrait enfin dissiper cette horrible et collante humidité que nous avions eu à endurer sans relâche plusieurs semaines de suite. Un front froid s’avançait ; on disait qu’il balaierait tout le Québec d’un air sec et vivifiant, précurseur de l’automne. Toute la maisonnée s’était préparée à cette pluie en soupirs de satisfaction et remarques désobligeantes pour le maudit été trop chaud, trop long, trop collant. Ma grand-mère prétendait soudain détester l’été, ma tante Robertine rêvait au mois d’octobre, mes frères parlaient déjà de hockey. Six mois plus tard, aux premiers frémissements du printemps ils profèreraient des horreurs semblables au sujet de l’hiver. Ma mère déclara que les habitants des pays tempérés ne sont jamais contents et qu’ils critiquent tout le temps ; ma grand-mère lui répondit que le Canada n’était tempéré qu’au printemps et à l’automne. Le reste du temps, c’était un pays insupportablement excessif.

"L’hiver y fait trop frette, pis l’été y fait trop chaud. Moé, j’me contenterais du mois de mai ou ben du mois de septembre à l’année ! Y paraît qu’au Paradis terrestre, là ; c’était le mois de septembre à l’année ! Y avait tout le temps des fruits, pis tout le temps des légumes ! Y pouvaient en manger du frais à l’année longue, les chanceux ! Tiens, ça veut même dire, Nana, que quand t’es venue au monde, un 2 septembre, y faisait la même température qu’au Paradis terrestre! "

Ma mère a posé ses deux mains sur ses hanches comme lorsque j’avais fait un mauvais coup et que le ciel allait me tomber sur la tête.

"Madame Tremblay ! Franchement ! Vous lisez trop pour croire des niaiseries pareilles ! Qui c’est qui est allé tchéker ça ? Hein ? Y avais-tu un météorologue au Paradis terrestre ? C’est-tu dans la Bible, coudonc ? Dieu inventa le mois de septembre et vit que c’était bon ? Vous êtes trop intelligente pour croire ça !

- Chus comme toé, chère tite-fille! J’cré ce qui fait mon affaire !" Ma mère, bouche-bée, était retournée à sa besogne. (P57)
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MoanMoan   15 mai 2013
C'est donc mon père qui m'a fait aimer mon teddy bear. Avec une simplicité qui m'étonne encore aujourd'hui.
Il a commencé par nous asseoir l'un en face de l'autre, l'ours en peluche et moi, il nous a en quelque sorte présentés l'un à l'autre une seconde fois, puis il a parlé tout doucement.
Il a d'abord parlé de moi au teddy bear avec une telle chaleur, me déclarant à travers lui un amour d'une telle force, que j'ai été obligé de m'appuyer contre la tête de mon lit: pour la première fois de ma vie, je pouvais entrevoir la place prépondérante que je tenais dans le coeur de mon père, et j'en étais foudroyé.
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TampopoTampopo   10 septembre 2010
— Pas votre beau plat à pinottes !
Elles avaient parlé en même temps, sur le même ton de désespoir, et ma mère leur fit signe que oui, un petit oui piteux qui contenait, qui soulignait surtout, qui le sublimait presque, le grand sacrifice qu’elle était sur le point de faire. « Faut ben faire quequ’chose… Si on donne rien à c’te fille-là pour son mariage, ses parents nous regarderont pus jamais ! On va passer pour des sauvages ! On va passer pour des ignorants ! On va passer pour des sans-dessein ! »
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patrick75patrick75   04 septembre 2012
A mon arrivée sur le trottoir, ils ne virent évidemment que mes souliers. Et me le dirent.
" Que c'est que t'as dans les pieds ?
- C'est-tu les suyers de ta cousine ?
- Ta mère s'est-tu trompée ?
- C'est-tu des suyers de l'ancien temps ?
- Ta mère a-tu sorti ça des boules à mites ?
- Vas-tu garder ça dans les pieds pour aller à l'église ? Comment tu fais ? Moé, je serais pas capable, j'aurais trop peur de faire rire de moé !"
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Videos de Michel Tremblay (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Tremblay
Moment décisif aujourd?hui : les séries des libraires prennent fin avec un ultime duel qui oppose deux monuments de la littérature québécoise? et deux merveilles de la librairie indépendante. D?un côté, c?est Michel Tremblay, auteur chouchou de notre littérature, et son roman Un ange cornu avec des ailes de tôle qui est défendu par la Superbe de Trois-Rivières, la rayonnante Audrey Martel de la librairie l?Exèdre. de l?autre, c?est la bien-aimée des lecteurs, Anaïs Barbeau-Lavalette, auteure du méga-succès La femme qui fuit, qui compte sur les arguments-chocs de la Menace de Saint-Jean-sur-Richelieu, le passionnant Denis Gamache de la librairie Au carrefour.
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