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ISBN : 2742708529
Éditeur : Actes Sud (04/06/1999)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Mais mon coeur chavira aussitôt que le rideau fut ouvert.
(...) Derrière, c'était tellement magique avant même qu'un seul personnage n'apparaisse que j'en eus le souffle coupé. (...) ce morceau de carton ou de bois ressemblait vraiment à un arbre même s'il n'en avait que vaguement l'allure ; le ciel, derrière, trop bleu pour être vrai, l'était quand même, comme les fleurs trop grosses, la balançoire trop jaune... Tout était bâti tout croche mais tout était t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Cielvariable
  27 avril 2018
Quoi qu'il raconte, Michel Tremblay est toujours intéressant, il a le tour de raconté et il se raconte toujours lui-même. Dans ce livre, Michel Tremblay présente douze moments forts de sa vie liés au théâtre tout en présentant un portrait historique du Québec des années 50. de sa première pièce théâtrale à l'âge de six ans jusqu'à sa victoire au Concours de jeunes auteurs de Radio-Canada, Tremblay exprime à quel point cet art a changé sa vie.
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babounette60
  04 août 2014
Douze récits dans lesquels Michel Tremblay raconte son enfance, sa découverte du théâtre, son amour pour la grande musique, sa famille simple, pauvre mais si riche d'amour.
Douze récits qui recréent un monde, un quartier, une époque, les espoirs d'un petit garçon puis d'un jeune homme et ce qui nourrira son oeuvre.
L'histoire de la surdité de son père est le récit qui m'a le plus émue.
Un très beau livre et une véritable jubilation quant au langage.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   09 mai 2013
Elle sentait le camphre. Je voyais la petite épingle dorée retenant le carré de camphre qui n’avait pas quitté sa jaquette depuis le mois de novembre.
- Tu sens l’hiver.
- T’as ben raison, j’devrais ôter ça…
Elle entreprit de dégrafer l’épingle mais ses mains s’étaient déformées un peu plus ces derniers mois ; je dus l’aider avec mes petits doigts malhabiles.
- Tu veux y aller au spectacle demain, hein ?
- Certain… Daniel Paradis y va avec sa matante, j’veux y aller moé aussi !
- J’vas parler à ta mère…
- Pourquoi tu penses qu’a’veut pas que j’aille ?
- C’est pas qu’a’veut pas que t’ailles… c’est juste que c’est pas son idée à elle… pis qu’a’l’a probablement peur d’être inquiète. Tu comprends, a’sera pas avec toé pour te surveiller…
- La madame a l’air fine, a’parle comme dans le radio !...
- Mais on la connaît pas.
Un bruit de pas dans le corridor, la tête de ma mère dans l’entrebâillement de la porte.
« Michel, laisse ta grand-mère tranquille, c’est l’heure du lit.»
Me sentant protéger par la présence de ma grand-mère, je pris mon courage à deux mains.
«C’est-tu vrai que t’as peur de la madame parce qu’on la connaît pas ?»
Maman regarda sa belle-mère avec une lueur de reproche, comme si celle-ci venait de la trahir.
- Qu’est-ce que vous y’avez mis dans’tête, encore !
- J’vois pas pourquoi c’t’enfant-là aurait pas le droit d’aller voir un spectacle…
- Même avec une étrangère qui pourrait… je le sais pas, moi… le vendre !
Elle me prit par la main d’une façon un peu brusque, ce qui ne lui ressemblait pas du tout, pendant que sa belle-mère éclatait de rire.
- Enfant insignifiant ! Arrête donc d’aller toujours bavasser à ta grand-mère comme ça… A’ rit encore de moi, là…
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Madame_litMadame_lit   16 novembre 2016
Au cas. Au cas où j’en entendrais des bouts. On sait jamais. Avant, quand y montraient pas le personnage qui parle, je finissais par comprendre pareil, j’entendais des petits bouts pis je devinais le reste… Mais là… Tout ce que je peux faire c’est lire sur les lèvres des acteurs à condition qu’on les voye parfaitement de face. Quand y sont de profil ou ben donc quand on les voit pas pantoute…. J’ai pas compris grand-chose à la pièce de théâtre, à soir, Michel. C’est la première fois. C’est la première fois que je réussis même pas à suivre l’histoire. Comment ça se fait que c’était un soldat, lui, y’a pas de guerre! Pis ça se passait pas dans les années quarante, y disaient dans les journaux que ça se passait aujourd’hui… De quelle guerre y’arrivait? Pis pourquoi sa mère l’aimait pas? Pis pourquoi y’avait des problèmes avec son père? Pis Béatrice Picard, là, c’tait-tu sa sœur? Pourquoi y vargeait comme ça dans la porte de la chambre de ses parents?
Il leva la tête brusquement. Comme un enfant qui sursaute devant une injustice particulièrement cuisante.
J’pourrai pus jamais regarder la télévision. Vous pourrez baisser le son complètement, si vous voulez, demain. (p. 117-118).
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CielvariableCielvariable   27 avril 2018
Mais mon coeur chavira aussitôt que le rideau fut ouvert.
(. ) Derrière, c'était tellement magique avant même qu'un seul personnage n'apparaisse que j'en eus le souffle coupé. (. ) ce morceau de carton ou de bois ressemblait vraiment à un arbre même s'il n'en avait que vaguement l'allure ; le ciel, derrière, trop bleu pour être vrai, l'était quand même, comme les fleurs trop grosses, la balançoire trop jaune. Tout était bâti tout croche mais tout était tellement beau ! Et que dire de la maison ! Une maison comme dans les livres, voilà, c'est ça qui me ravissait le plus : une maison comme dans les livres s'élevait là, devant mes yeux, grande et belle et dont jailliraient, je le sentais, des merveilles.
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CielvariableCielvariable   09 mai 2013
J'ai tout raconté dans mon langage d'enfant, les formes, les couleurs, les personnages, l'histoire, ce fut long et passablement animé, au point même où ma tante a fini par demander : " C'tu toute vrai, ça, coudonc, ou ben si t'en inventes des bouts ? ", mais j'ai gardé pour moi l'horrible découverte que j'avais faite, cette incapacité que j'avais de m'exprimer au milieu d'une foule, de faire comme elle, de participer à une liesse collective. Mon histoire fut probablement très intéressante, mais elle resta incomplète et personne, pas même ma mère, ne s'en aperçut.
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Moment décisif aujourd?hui : les séries des libraires prennent fin avec un ultime duel qui oppose deux monuments de la littérature québécoise? et deux merveilles de la librairie indépendante. D?un côté, c?est Michel Tremblay, auteur chouchou de notre littérature, et son roman Un ange cornu avec des ailes de tôle qui est défendu par la Superbe de Trois-Rivières, la rayonnante Audrey Martel de la librairie l?Exèdre. de l?autre, c?est la bien-aimée des lecteurs, Anaïs Barbeau-Lavalette, auteure du méga-succès La femme qui fuit, qui compte sur les arguments-chocs de la Menace de Saint-Jean-sur-Richelieu, le passionnant Denis Gamache de la librairie Au carrefour.
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