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EAN : 9782742788903
250 pages
Actes Sud (30/11/-1)
4.18/5   51 notes
Résumé :
Août 1915, Montréal suffoque et la guerre fait rage en Europe.
Maria amène ses enfants, Nana et Théo, en vacances à Duhamel, clans les Laurentides, en compagnie de ses soeurs, Teena et Tititte. Avec une finesse de peintre jouant des infinies nuances de la lumière, Michel Tremblay fait se rencontrer lors de cette escapade initiatique l'âme des plus vieilles montagnes du monde, dit-on, et celles de ces femmes attachantes, prises dans des lignes de vie aux parco... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  18 avril 2016
Montréal, 1915, tome 3 de la saga des Desrosiers. Pour la première fois depuis bien longtemps, Maria a décidé de prendre des vacances à la campagne avec ses soeurs. Et après bien des hésitations, elle acceptera d'amener avec elle sa fille Nana et son bambin Théo.

Pour la première fois, ses enfants découvrent la nature des Laurentides. Nana connaissait les plaines de l'Ouest, mais n'avait jamais vu d'arbres sauf dans les parcs de la ville. Elle est éblouie par tout ce qui l'entoure : les forêts qui sentent le sapin de Noël, les baignades dans l'eau froide d'un lac de montagne, l'orage qui tonne et la pluie qui déferle sur le chalet.

C'est un été important dans la vie de la jeune Nana puisqu'elle y fait une autre découverte qui changera sa vie, celle de la lecture, qui l'entraine dans des rêves de pays lointains et de vies merveilleuses. Elle caresse même l'espoir d'apporter sa contribution au monde imaginaire et de devenir un grand écrivain.

Presque adolescente, elle commence à être troublée par les secrets de l'amour et de la sexualité. Ces non-dits qui prennent beaucoup de place dans les romans, mais ne sont jamais expliqués, suscitent d'étranges émotions.

Une traversée de sentiments qui mène au fond des bois et sur la piste des grandes amours à venir.
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Errant
  04 février 2018
Troisième opus de « La diaspora des Desrosiers », on retrouve ici principalement Maria qui va prendre des vacances en compagnie de ses deux soeurs et de deux de ses enfants, Nana et Théo. C'est l'occasion pour Nana, du haut de ses douze ans, de mûrir un bon coup au contact ses hôtes et de ses tantes, en découvrant aussi des lectures pour adulte et de mieux comprendre sa mère, elle-même aux prises avec des doutes profonds sur ses capacités maternelles. C'est d'ailleurs un thème fort de ce livre où chaque femme s'interroge là-dessus. le cadre rural évoque pour Maria et Nana leur Saskatchewan où tout a commencé; nostalgie quand tu nous tient...
Encore une fois Tremblay réussit à aborder des thèmes universels en nous narrant, très simplement mais avec brio, un épisode qui aurait pu être banal dans la vie du clan Desrosiers mais qui, sous sa plume, s'anime comme par enchantement et nous laisse un sourire en coin devant la résilience et le bagout qui semblent innés dans cette famille. En prime il introduit une très légère touche de fantastique qui surprend mais s'intègre bien tellement elle est discrète; peut-être est-ce un prélude qui se développera dans les épisodes suivants? Cela ne me fera qu'un autre prétexte pour poursuivre cette charmante saga.
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MarionVictoria
  21 février 2013
«La traversée des sentiments» de Michel Tremblay
Ce livre est le dernier volet d'une trilogie dont les deux premiers titres sont : «La traversée du continent» et «La traversée de la ville». Cette traversée des sentiments humains effectuée par Rhéauna, jeune enfant d'une dizaine d'années qui passe ses premières vacances en famille, permet au lecteur d'explorer des sentiments humains qui sont ici décrits avec minutie dans leur complexité, leur cruauté, mais aussi parfois (et souvent lors de moments inattendus) dans leur tendresse et leur authenticité.

Lors de la rencontre de notre club de lecture autour de ce livre de Michel Tremblay, une chose rare est arrivée : nous étions toutes d'accord !
Toutes d'accord pour dire à quel point les sentiments exprimés par Rhéauna, sa mère, ses tantes, son petit frère auraient pu être les nôtres.
Toutes d'accord pour saluer ce grand auteur qui sait parler de son pays avec toutes les nuances et les détails qui permettent à chacune de se reconnaître comme en faisant partie.
Toutes d'accord pour dire que ce livre nous avait simplement émues.

Ainsi, Michel Tremblay a permis à huit femmes de tous les âges, de tous les horizons et de toutes les cultures, à travers ses personnages si authentiquement beaux et faibles à la fois, de se rejoindre, de se comprendre, d'exprimer des sentiments communs.
Est-ce parce-que ces sentiments traversés sont universels ? Il y a de fortes chances.
Il y a donc aussi une grande probabilité pour que ce livre parle également de vous, puisque vous êtes humain, puisque vous êtes simplement vous-même. Michel Tremblay parle de nous tous et, sous sa plume, nos imperfections deviennent des atouts, nos défauts des richesses et notre humanité, un trésor inestimable.
Bonne lecture !
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luocine
  15 décembre 2021
C'est peu dire que j'aime cet auteur, je veux bien partir avec lui dans toutes « ses traversées » à l'origine de la famille Desrosiers sans jamais m'ennuyer. Après, « Victoire » et surtout « La traversée du Continent » qui avait vu la petite Rhéauna, arriver chez sa mère Maria qui l'a fait venir pour s'occuper de son petit frère né d'un autre père, nous voilà avec elle, sa mère et son petit frère en 1914 à Montréal. Rhéauna, a fini par accepter et aimer son sort car son petit frère est adorable et sa mère fait tout pour qu'elle aille à l'école et satisfasse son envie de lecture. Elle ne s'occupe du petit que lorsque sa mère travaille dans le bar le soir. Mais cette enfant écoute les conversations des grands et évidemment, en 1914, on parle de la guerre, comme c'est une enfant courageuse, elle décide de sauver sa mère et son petit frère et d'acheter des billets de train pour rejoindre ses grands-parents et ses deux soeurs à la campagne dans le Saskatchewan. On suit donc le trajet de cette enfant à travers la grande ville de Montréal et tous les dangers qu'elle est capable d'affronter seule. Mais le roman n'est pas construit de façon linéaire, parfois nous sommes en 1912 quand Maria arrive chez son frère Ernest et ses deux soeurs Tititte et Tina et qu'elle explique pourquoi elle est venue les rejoindre : elle est enceinte d'un homme qui n'est pas de son mari et qui a disparu .
Dans « la traversée des sentiments » les enfants sont un peu plus grands et les soeurs ont décidé de revenir à Duhamel. Là où la famille a des attaches racontées dans le roman « Victoire ». Ce roman est l'occasion de plonger dans la vie des trois soeurs dans ce qu'elle a de plus intime. Michel Tremblay est un analyste de l'âme féminine d'une finesse et d'une délicatesse incroyable. Les huit jours de vacances à Duhamel le petit village de campagne vont donner le courage à Maria pour aller chercher ses filles chez ses propres parents dans le Saskatchewan.
Tout le charme de ces romans vient du style de l'auteur et du temps qu'il prend avec chaque personnage pour nous faire comprendre leurs choix de vie. Et puis il y a le charme du québécois qui chante à mes oreilles. C'est un auteur qui me fait du bien alors qu'il ne raconte pas des vies faciles, je préfère largement cette approche par la littérature de la vie très dure aux romans où l'auteur se plaît dans le glauque.
Lien : https://luocine.fr/?p=14027
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traversay
  29 août 2012
Elles sont à nouveau là, les soeurs Desrosiers, dans le Canada de 1915, et c'est un vrai plaisir de les retrouver. Après La traversée du continent et La traversée de la ville, La traversée des sentiments achève de bien belle manière cette trilogie amoureusement tricotée par Michel Tremblay. le cadre est différent, pourtant, et, cette fois, c'est à une partie de campagne que nous convie le romancier québécois, tout aussi à l'aise pour décrire montagne et lacs des Laurentides que pour évoquer la jungle montréalaise. Et la tendresse, Tabarnac ? Elle est bien présente, rugueuse, tapie sous les secrets plus ou moins avouables des trois soeurs, autour desquelles gravitent des personnages fascinants, la jeune fille en fleur ou le viril Simon, qui ne comprennent pas tout, hormis ce lien indicible qui unit les Desrosiers. Cette formidable saga, au goût de tarte aux framboises et de rôti de veau (on aime ça, chez Tremblay, manger, et puis jaser, aussi) prend fin, mais déjà s'annoncent Les contes de Josaphat-le-violon. On en salive déjà, parce que le talent de Tremblay c'est le fun garanti. Il connait sa job, l'animal !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   18 avril 2016
Toute sa vie, quoi qu’elle fasse ou décide, malgré les décisions prises après mûre, ou sur des coups de tête, ou même les sanctions qu’elle s’imposait pour se punir de n’être jamais satisfaite, le besoin de liberté, l’envie de ruer dans les brancards, de tout envoyer promener et de se sauver, la soif de se retrouver sans attaches, sans responsabilités, la peur de rater quelque chose de plus beau et de plus gratifiant ailleurs, là-bas, loin, bref, cette maudite bougeotte lui sautait à nouveau dessus et la submergeait sous une vague de doutes, de tâtonnements, d’incertitude.
(Québec Loisirs, p.62)
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SachenkaSachenka   03 janvier 2017
Les dimanches, les hommes devenaient fous d'ennui, pis finissaient toujours par se battre parce qu'y avait rien d'autre à faire... Ça s'appelle la cabin fever, ça existe encore, c'est le fléau des chantiers.
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bilodohbilodoh   02 avril 2016
… la guerre, c’était toujours la même chose : deux gangs d’hommes orgueilleux et arrogants qui soulaient se montrer les plus forts en essayant par tous les moyens et de façon définitive de voler tout ce que les autres possédaient. Rhéauna, pour sa part, trouve que cette interprétation simpliste n’explique pas, n’excuse pas, surtout, les centaines de milliers de mort, les villes détruites, les vies brisées. Tout ça juste à cause de l’orgueil des dirigeants? Est-ce que c’est possible?

(Québec Loisirs, p.71)
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VALENTYNEVALENTYNE   03 août 2020
Elle ne pense presque plus à la guerre. Elle sait maintenant que les Allemands ne viendront pas jusqu’à Montréal, que sa famille n’est pas en danger. Qu’elle ne l’a d’ailleurs jamais été. La peur de l’année dernière s’est donc évanouie au fur et à mesure que les nouvelles, toujours terribles et sanglantes, arrivaient d’Europe où, disait-on, le conflit allait se confiner. Elle a suivi, sans trop le comprendre, le récit pigé ici et là que ses tantes et sa mère faisaient des combats en Pologne, Varsovie qui tient encore bon contre les assauts des hordes allemandes, la description de la fin tragique du steamer anglais Clintonia coulé par un sous-marin ennemi il y a quelques jours, le 2 août.
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luocineluocine   15 décembre 2021
Les autres femmes n’osent pas intervenir. Elles ne se regardent même pas. Titille à connu un mariage blanc catastrophique avec un Anglais frigide, Tina a aimé avec passion un homme qui l » a laissé tomber quand il a appris qu’elle attendait un enfant de lui, Maria a quitté deux ans plus tôt un vieux monsieur bien gentil et fort généreux mais qui était loin de combler ses attentes après avoir été marié à un marin toujours absent et qui ne revenait que pour lui faire des enfants. Et voilà que leur cousine disparue de la Saskatchewan des années avant elles, celle qu’on tant conspué dans les soirées de famille, dont elle disait qu’elle était allée s’enterrer dans le fond des Laurentides, dans l’Est Du pays, pour cacher sa vie de misère avec un batteur de femmes, celle qu’on donnait en exemple pour faire peur aux jeunes filles qui voulaient quitter le village à la recherche du grand amour, Rose Desrosiers, qui portait presque un nom de sorcières, se révélait être la seule comblée d’entre elles, sans doute la plus heureuse, en tout cas la plus satisfaite de son sort.
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Videos de Michel Tremblay (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Tremblay
Le Salon dans tes oreilles - S1E41 - Confidences d'écrivain: Michel Tremblay
Confidences avec Michel Tremblay, figure emblématique et incontournable de la littérature québécoise, mais aussi du Salon du livre de Montréal.
Présenté par
SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Et LEMÉAC ÉDITEUR
Avec Michel Tremblay, Auteurrice Danielle Laurin, Animateurrice
Livre(s) Victoire !
Le Salon dans tes oreilles est un balado issu des entrevues, tables rondes, et cabarets enregistrés dans le cadre du Salon du livre de Montréal 2020. Écoutez des auteurs, autrices et personnalités parler de livre, de lecture et d'écriture et échanger autour des cinq thématiques suivantes: le Féminisme, la Pluralité des voix, 2020, et après?, Récit et inspiration et Famille et enfance. Bonne écoute!
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