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ISBN : 2266197304
Éditeur : Pocket (15/04/2010)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Cette nouvelle saga, qui s'amorce dans les années vingt, a pour cadre une famille québécoise dont la mère, hypocondriaque, sombre inéluctablement dans les abîmes de l'alcoolisme et de la dépression aux côtés d'un mari qui se refuse à la vérité. Au début de ce premier tome, Charlotte a quatre ans. Aînée de famille avec une mère presque toujours malade, elle doit, pour sa petite soeur Emilie, être l'exemple à suivre. Charlotte, si responsable, autonome, compréhensive ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  29 juillet 2018
"Charlotte" , le premier tome d'une saga familiale québecoise débute en 1928 avec Charlotte, l'ainée de la famille Deblois.
Raymond , le père, exerce le métier de notaire. Il aime beaucoup ses enfants mais doit composer sans cesse avec sa femme, Blanche, victime de migraines, de différents maux. Ma foi, cela peut arriver d'avoir une constitution délicate. La santé est un trésor !
Le drame dans cette famille, c'est que la mère règne en tyran sur ses enfants , sur son mari, même si elle les aime.
Elle veut dominer et le salut de Charlotte, l'aînée des filles aurait été d'avoir un père qui tienne tête à sa mère mais ce qu'il peut être lâche et résigné cet homme.
Blanche s'enfonce dans ses maux, met ses enfants en danger à cause des multiples remèdes personnels qu'elle leur fait ingérer. Tout va de mal en pis.
Charlotte se sort de ce guêpier en prenant heureusement de la distance tout en aimant ses proches. Il faut savoir le faire !
Le livre commence d'ailleurs par une lettre qu'elle écrit en 1942, lorsqu'elle part loin de sa famille.
C'est une belle histoire de vie au départ qui présente pas mal de longueurs et de répétitions de mots. Cela occasionne un inconvénient certain. Des pages pour des pages, non !
Cela m'apprendra à lire un livre sur un coup de coeur sans renseignement pris chez mes amies babeliotes ou chez mes chroniqueurs préférés.
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LauraLi
  04 août 2018
Blanche, mère au foyer, affectionne incontestablement son mari et ses deux filles, Charlotte et Émilie. Malheureusement, elle est accablée par une hypocondrie tenace et régurgite ses inquiétudes soit sous forme de migraines violentes ou d'une fatigue écrasante, troublant par conséquent la sérénité de la famille. Constamment à l'affût du moindre symptôme d'une maladie insidieuse, la main maternelle distribue, ostensiblement ou furtivement, des cuillères de sirop à sa progéniture. Raymond, quand à lui, comble le rôle parfait du père bienveillant mais passif, s'absentant la majeure partie de la journée en raison de son emploi. Il a donc vaguement connaissance des actions de sa femme. Toutefois, plus le temps passe, plus le doute s'installe dans son esprit. D'autant plus qu'une Blanche étonnamment "effervescente" accueille parfois son retour à la maison... Et puis enfin, les deux enfants : l'aînée, la vigoureuse Charlotte, brille par son intelligence et entretient une belle complicité avec leur père, alors que la cadette, la frêle Émilie, douce et timide, est couvée maladivement par leur mère.
Une saga québécoise unique, poignante, mettant parfaitement en contexte l'hypocondrie sur tous ses angles.
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benjamin2010
  02 janvier 2012
Je viens de finir le premier tome de cette saga très peu connue, que j'ai découverte un peu par hasard.
Au début, j'ai été un peu déçue. Non pas par l'histoire en elle-même, mais par sa lenteur. J'avais l'impression de tourner en rond et de rester engluée dans cette histoire où Blanche, mère de famille hypocondriaque, prévient ses maladies imaginaires en prenant pilules et potions, puis du Brandy. Ce qui forcément aura des répercussions sur le caractère de ses filles, Charlotte et Emilie, et de son mari Raymond.
Jusqu'à la moitié du livre, je me suis un peu ennuyée. Et puis, l'histoire a commencé à "décoller" et j'ai pris beaucoup de plaisir à la dévorer.
La psychologie des personnages est très bien écrite. On se surprend à détester Blanche, à vouloir secouer Raymond, trouver Emilie très superficielle et manipulatrice, et beaucoup apprécier Charlotte.
J'ai beaucoup apprécié également l'écriture de cette auteur très peu connue et vais donc de ce pas ouvrir le 2ème tome de cette saga.
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hibernatus88630
  25 août 2015
Une très agréable surprise, un coup de coeur
Un roman sentimentale dans une énième saga que nenni, l'auteure nous dépeint des personnages hauts en couleurs elle y décrit leurs traits de caractère avec beaucoup de finesse, bravo Madame Tremblay- d'Essiambre, quel talent!
A lire sans modération
Merci à une babéliaute qui grâce à ces lectures m'emmène ou me ramène à de beaux moments de lectures
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mesnil44
  04 février 2012
Une saga réussie une fois encore par un auteur québécois. Une mère comme personne ne souhaite avoir ... Les hypocondriaques se reconnaitront où ceux qui les supportent au quotidien se sentiront moins seuls... Globalement belles analyses des personnages, de leur trait de caractère. L'écriture en elle même pourrait être un peu plus élaborée.... Mais à plonger dedans quand même !
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
GwordiaGwordia   19 mars 2011
Je vais partir.

Je dois partir.

Tout laisser derrière, tout quitter, faire le vide autour de moi pour retrouver ma dignité et tout recommencer.

Je vais fuir comme si j'étais coupable. Je suis peut-être coupable d'avoir trop aimé.

On me dit forte et c'est comme si j'entendais le reproche dans la voix. Je n'ai besoin ni de sollicitude, ni de soins, ni de présence inquiète, alors je ne suis d'aucun intérêt. Par contre, on attendait de moi que je sois efficace alors qu'on attendait des autres qu'ils soient malades. Et n'est-ce pas que j'ai été efficace tout au long de ces années ? Malgré cela, j'ai l'impression que c'est un crime que d'être forte et en santé. J'ai l'impression qu'on me montre du doigt. Je suis celle qui dérange le cours établi des choses. Je suis différente.

(...) Et tant pis pour les autres, ce n'est pas ma faute s'ils n'ont rien compris. J'ai si souvent eu cette impression qu'ils ne cherchaient même pas à comprendre qu'aujourd"hui, je suis indifférente.
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jeunejanejeunejane   29 juillet 2018
- Tu trouves pas que les mots ont été inventés juste pour faire des images ?
- Des images ?
- Oui, prends le mot "locomotive", par exemple. Si tu le dis très vite et souvent, on entend un train qui passe.
À ces mots, Blanche éclata de rire...
...Raymond, lui, ne trouvait pas qu'il y avait matière à moquerie. Il plia le journal devant lui.
- Moi aussi, Charlot, je trouve parfois que les mots font de très jolies images.
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LauraLiLauraLi   02 août 2018
Tout en écoutant sa mère d'une oreille distraite, car ce n'était pas vraiment le chemin de l'école qui l'inquiétait, Charlotte se disait qu'elle avait l'impression d'avoir deux mamans. Celle qui, comme maintenant, était toute joyeuse, vive comme une petite fille, capable de la comprendre. Puis il y avait l'autre. Celle qui avait des rides dans le visage comme une grand-maman et des cernes sous les yeux, et une voix criarde qui lui faisait peur, et qui n'avait jamais le temps de jouer, ou de parler, ou même de l'écouter. Cette maman-là, Charlotte ne l'aimait pas tellement. Alors que ce soir...
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jeunejanejeunejane   27 juillet 2018
On ne parle pas de la folie sur le ton dont on parlerait d'une vie en quête de bonheur. Car c'est bien ce dont je veux parler ici, une forme de folie. Il n'y aura ni complaisance ni facilité. Quand un être malade remorque sa famille dans son pitoyable voyage au bout de lui-même, volontairement ou non, il ne peut y avoir de compromis.
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GwordiaGwordia   19 mars 2011
Charlotte ne s'ennuyait jamais ou si peu. Elle arrivait en pensée à faire vivre tout un éventail de personnages, d'enfants seuls comme elle, d'orphelins malheureux. Ses idées, ses observations, elle les transformait en géants, en fées ou simplement en amis imaginaires venus combler le vide autour d'elle.
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Videos de Louise Tremblay-d'Essiambre (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louise Tremblay-d'Essiambre
Louise Tremblay d'Essiambre nous parle du troisième et dernier tome de la magnifique saga "L'amour au temps d'une guerre".
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