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EAN : 9782226318244
336 pages
Éditeur : Albin Michel (17/08/2016)
3.5/5   52 notes
Résumé :
Août 1942. Avant de s’engager dans l’armée de l’air, Frankie Washburn rend une dernière visite à ses parents dans leur résidence d’été du Minnesota. Il y retrouve Félix, le vieil Indien en charge du domaine, dont il est plus proche qu’il ne l’est de son propre père. Mais aussi Billy, un jeune métis avec qui il a grandi et auquel l’unissent des sentiments très forts. Ce jour-là, au cours d’une battue pour retrouver un prisonnier de guerre allemand échappé du camp voi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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tynn
  11 janvier 2017
Une fillette indienne tuée dans un accident de chasse, des jeunes hommes prêts à l'engagement, à l'entrée en guerre des États Unis, une relation homosexuelle compliquée de non-dits et de culpabilité. le tout sur fond de société américaine durant le conflit européen.
En dépit d'une approche de la culture amérindienne, ce livre me laisse un goût de superficiel ou d'inachevé. Ici se donne à lire une histoire sans véritable histoire, plutôt une chronique villageoise centrée sur quelques personnages, sur une décennie. La chronologie des faits n'est pas fluide, on tourne autour du pot en sachant qu'un événement reste nébuleux, voire secret ( et pourtant si prévisible ), et cette attente devient lassante par les digressions redondantes qui en reportent l'explication.
Je n'aime pas me faire tirer par le fil de la canne à pêche. Ça n'ajoute rien à la psychologie des personnages, au contraire. Et je trouve qu'il manque d'un véritable souffle romanesque. Tout était là pour y parvenir, c'est dommage.
Je referme donc ce livre déçue, pour l'attente qu'il a suscité lors de sa promotion de sortie littéraire. Mon agacement a plombé cette lecture, finie en diagonale.
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Ziliz
  26 août 2016
La date du 3 août 1952 marquera à double titre les habitants de cette réserve indienne du Minnesota : on y a vu pour la première fois un Juif, et on a retrouvé le corps sans vie d'une femme enceinte, dans sa chambre, au-dessus du bar où elle travaillait. Que s'est-il passé ? Qui sont Prudence (la morte), Billy et Félix ?
Retour dix ans plus tôt, en 1942, lorsque le jeune Indien Billy et son ami blanc Frankie Washburn ont passé un dernier été ensemble avant de s'engager comme soldats...
David Treuer a grandi dans une réserve indienne au nord du Minnesota. Son père, Juif autrichien, a émigré aux Etats-Unis en 1938, et sa mère est une Amérindienne ojibwé. Cette biographie explique le cadre et les thématiques choisies pour ce roman : vie dans les réserves et aux abords, relations entre Amérindiens et 'blancs', seconde guerre mondiale pour les Américains envoyés en Europe.
On suit dans ce contexte la jeunesse et le passage à la vie adulte de deux jeunes hommes - passage précipité par un drame et par la guerre.
Malgré quelques longueurs et répétitions, notamment dans l'évocation du couple parental Washburn et dans la description du rôle de bombardier, j'ai apprécié l'écriture de qualité, l'intrigue forte, émouvante, douloureuse - comme souvent avec les ouvrages de la collection 'Terres d'Amérique'.
Il est dommage que la traduction française du titre laisse imaginer une histoire romanesque et simpliste. L'original est 'Prudence', du nom de la jeune femme ojibwé décédée.
- 4,5/5
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Bazart
  22 juillet 2017

Etat du Minnesota Aout 1942, la vie paisible dans une grande maison de vacances au bord d'un lac. En face un camp de prisonniers Allemands. Frankie le fils de famille et son ami Billy un jeune métis indien sont pressés de partir en Europe pour en découdre et défendre la démocratie contre la barbarie nazie.
Bien que tout frais émoulu de Princeton, Frankie se sent tellement plus proche de Félix, l'homme à tout faire de la propriété issu de la tribu Ojibwes, que de son père médecin notable à Chicago. Cet été signe la fin de l'innocence pour Frankie et Billy.
Tragique survivant de la première guerre mondiale, Félix voit tout, entend tout et se tait.
Un bon gros roman que l'on dirait fait de plusieurs nouvelles. Une grande histoire d'amour mais pas celle que l'on croit, plusieurs destins en miroir, un indien au bord du lac. David Treuer, élève de Toni Morrison, écrit et décrit un monde et des personnages avec compassion et empathie.
Récit éclaté en plusieurs points de vue, elliptique et réaliste, « Et la vie nous emportera » est un roman épatant sur ce qui fait l'Amérique.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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JIEMDE
  23 août 2016
Poursuivant mes explorations de cette rentrée littéraire 2016, voici une lecture appréciée, même si elle me laisse un goût d'inachevé.
Et la vie nous emportera est un bout d'histoire d'un coin retiré du Minnesota, entre la fin de la Seconde guerre mondiale et le début des années 50, dans un petit village où cohabitent tant bien que mal des Américains moyens de ces contrées profondes et perdues, des Amérindiens (clin d'oeil à Cronos) tentant de conserver leur place et leur histoire malgré le temps qui passe et de riches villégiataires venus des états voisins se poser le temps d'un été pour perpétuer une tradition familiale bien établie. Sans parler d'un camp de prisonniers allemands établi au bord du lac. Bref, un équilibre typiquement US, un équilibre typiquement fragile, qu'une étincelle peut suffire à faire exploser.
La conjonction de l'évasion d'un prisonnier allemand, d'un jeune fils de famille revenant profiter de l'été avec ses copains dans la propriété familiale, de la fugue désespérée de deux jeunes Amérindiennes désireuses de conserver leur seul lien familial restant, et de tant d'autres choses encore, vont apporter les éléments d'un drame qui bouleversera les vies de chacun.
Porté par un récit choral, David Treuer nous emmène dans ce roman dans une remarquable montée en puissance du drame, de ses conséquences, de ces - jeunes - destins brisés, de ces impasses de vie affligeantes autant que regrettables, d'une certaine interprétation du proverbe "Petite cause, grands effets". Dévastateurs effets ! L'écriture est un peu trop douce, simpliste, parfois naïve au début, pour monter en puissance dans la deuxième partie du livre et toucher à davantage de profondeur.
Mais dans une intrigue qui reste parfois confuse, il reste un sentiment d'inachevé, tellement Trauer aborde de thèmes différents, avec une sorte d'impression qu'il les survole tous sans jamais aller au bout de chacun d'entre eux. le drame, les destins brisés, l'homosexualité, la situation ambigüe des Amérindiens dans cette Amérique "moderne" de l'après-guerre, le destin tragique des jeunes GI's envoyés en Europe en 1944, l'ancien Nazi en fuite et retrouvé, le Juif descendant du train dans ce village paumé, la jeune Amérindienne sauvée par son mariage inespéré... et j'en passe... Cela fait beaucoup pour un seul livre.
L'ensemble reste plaisant mais aurait peut-être valu quelques angles de moins, ou quelques pages de plus.
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Cronos
  20 août 2016
Je sais que je suis tatillon sur ce point mais il faudrait penser à remplacer le terme « indien » par amérindien ou natif américain qui est plus juste et n'a pas de connotation péjorative. C'est clarifié, je peux passer à la suite en toute tranquillité.
La première phrase est accrocheuse, elle en dit beaucoup sur le roman, notamment à quelle époque il va se dérouler, qui on va suivre et commencer à deviner l'ambiance, j'adore ça ! L'incipit est : « Tout le monde se rappelle ce jour d'août 1952 où le Juif est arrivé à la réserve ». le début de la phrase indique un évènement marquant, bon ou mauvais je ne sais pas mais ça m'intrigue. Ensuite août 1952, un passé pas si éloigné dont je peux facilement trouver des informations pour vérifier si ce qui se passe dans le livre est véridique, j'aime bien faire ça, c'est une sorte d'enquête personnelle et un bon moyen pour en apprendre un peu plus sur une époque, bref ça me plaît aussi.
Ensuite le personnage, sans plus de détails, un homme, juif mais en 1952 et après un évènement important qui, avec la fin de la phrase, indique qu'il se trouve aux Etats-Unis. J'ai déjà beaucoup trop de scénario en tête et passé beaucoup trop de temps sur une simple phrase alors place à la suite !
Les premiers chapitres ne sont pas intenses mais important pour la suite, on souligne le fait que même si cette famille s'investit corps et âme, ils ne seront jamais considérés comme étant du coin par exemple. le reste est palpitant, je l'ai lu d'une traite, l'envie de connaître la suite était forte.
Ici pas de héros, juste des gens qui sont poussés par leurs sentiments, le regard de la société de l'époque, je pense notamment aux deux jeunes hommes et la relation d'amour qu'ils entretiennent. Si le résumé du livre vous donne envie, foncez, moi je n'en dirais pas plus, c'est typiquement le genre de livre qu'il ne faut pas spoiler.
L'auteur nous peint un drame émouvant… j'ai envie d'utiliser les mots, touchant, poignant, vrai mais c'est ce que je lis sur chaque bande rouge et ces mots perdent leurs sens et je veux vous faire comprendre qu'avec cette lecture j'ai perdu les miens, mes sens sont devenus ceux des personnages. J'ai vraiment été touché par ce livre, et qu'à chaque fois qu'on me demandera ce que j'aime lire, je le sortirais en référence. Une première phrase accrocheuse avec un peu de mystère, des premiers chapitres me mettant dans l'ambiance, détaillant juste ce qu'il faut et ensuite… être pris dans un tourbillon et vouloir absolument connaître la suite.
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critiques presse (1)
LeFigaro   16 septembre 2016
Une histoire d'amour et de haine entre Blancs et Indiens en 1942.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   24 août 2016
Dans l'une de ses tentatives pour endurcir [son fils] Frankie, [Jonathan] l'avait inscrit chez les scouts. C'était censé faire de lui un homme, l'habituer à la vie au grand air et à la saine camaraderie entre jeunes aventuriers. Baden-Powell* avait mis le doigt sur quelque chose. Un jour, cependant, ne trouvant rien à lire, Jonathan avait pris 'Le guide du scout'. Il avait passé la soirée dans son bureau [médical] à se tordre de rire. Le chapitre sur la puberté était particulièrement hilarant. « Tu te réveilleras peut-être avec un pénis en érection, lisait-on. Parfois, tu feras des rêves étranges, tu sentiras comme un chatouillement et ton caleçon sera humide parce que tu auras émis un fluide nocturne. » Le guide conférait à tout cela un côté tellement mystérieux, tellement compliqué. Et le terme de « fluide nocturne » avait quelque chose d'ésotérique. Qu'est-ce qu'ils s'imaginaient ? Quel était leur but en écrivant des inepties pareilles ? Les scouts étaient supposés faire de garçons des hommes, et non les amener à avoir peur de leur propre queue.
(p. 70)
[* fondateur du scoutisme]
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ZilizZiliz   25 août 2016
Bien sûr, c'était drôle d'imaginer une bande de types qui regardent un film ['un peu chaud'], déclenchent une bagarre, puis sautent sur leur vélo pour parcourir un peu plus de trente kilomètres à seule fin de parler à une fille. C'était peut-être drôle, mais triste aussi, parce que les camarades aviateurs de Frankie avaient beau se battre, s'égosiller, pédaler comme des fous et s'abrutir d'alcool, la plupart n'avaient jamais été avec une femme ni avec qui que ce soit. Et si jamais ils l'avaient été, ce n'était tout au plus qu'une passade trop vite oubliée. Aussi, quand ils parlaient 'cul', c'était en réalité pour laisser entendre qu'ils espéraient trouver une occasion. Une occasion d'étreindre. D'étreindre et d'être étreint, longtemps, longtemps, longtemps. C'était sans doute ce qu'on appelait l'amour, présumait Frankie. Ou du moins, une version de l'amour.
(p. 184)
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ZilizZiliz   27 août 2016
Mary aurait aimé aller à l'école dans les Plaines, à Flandreau, comme nombre des autres filles [indiennes], mais ni les missionnaires, ni l'agent des Affaires indiennes, ni le directeur de l'école ne l'auraient acceptée. Quand, petite, elle allait à l'église, le prêtre ne semblait nullement se soucier de son salut. Et pourquoi ? Parce qu'elle avait une jambe plus courte que l'autre ? Parce qu'elle n'était pas jolie ? Quelle sorte de Dieu avait à son service des hommes comme celui-là ?
(p. 271)
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ZilizZiliz   25 août 2016
C'est en raison de sa gentillesse - le désir de ne pas causer de peine à ses parents - que l'enfance de Frankie avait été un calvaire. Pour eux, il avait feint de vouloir être « un athlète », tout comme, plus tard, il avait feint de vouloir être « un artiste ». Mon Dieu, quel soulagement il avait éprouvé en sachant qu'il allait être bombardier - un boulot qui n'exigeait ni force ni créativité, et pour lequel sa frêle ossature constituait un atout. L'armée de l'air [en temps de guerre] représentait en définitive la liberté. Il se sentait libéré de l'absurdité, libéré de la nécessité de simuler, libéré d'une certaine forme d'humour, libéré des rapports sociaux, libéré des sentiments.
(p. 117)
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ZilizZiliz   24 août 2016
[années 1930-1940]
Il ne parlait pas beaucoup, mais il racontait à Frankie des histoires sur les luttes d'autrefois entre tribus, l'arrivée de l'homme blanc, et il lui apprit à identifier les traces d'animaux, lui rapporta des choses trouvées dans la forêt et lui fit même cadeau de clochettes cousues à des poignets en cuir qui, expliqua-t-il, étaient des clochettes de cérémonie ayant appartenu à un homme-médecine. Pas étonnant que Frankie ait été attiré par lui. Tous les garçons devraient avoir un Indien avec qui jouer. Quelle belle enfance il avait eue !
(p 25)
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