AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2351780698
Éditeur : Gallmeister (03/10/2013)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 90 notes)
Résumé :
Années 1970, Montréal. The Main, autre nom du boulevard Saint-Laurent, est la colonne vertébrale d’un quartier où prostituées, escrocs minables et clochards cohabitent avec les ouvriers et les nouveaux imigrants en quête d'un monde meilleur. Bourdonnant d'accents divers, mouvant et bruyant comme la foule qui s’ presse, the Main connait aussi son lot de crimes. Depuis trente ans, le lieutenant Claude La Pointe le parcourt en veillant jalousement sur “son” quartier. A... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  13 juillet 2018
La couv' Gallmeister pocket est belle, le titre sobre et accrocheur.
Allez hop, The Main dans les mimines, je me lançais gaillardement sur les traces du lieutenant Claude LaPointe, aucun lien de parenté avec Bobby affiché à ce jour, pour arpenter ce bruissant quartier de Montréal aux antipodes d'un long Saint-Laurent tranquille.
Un polar, pas vraiment.
Un crime talonné par une enquête au cordeau tenteront vainement de nous faire croire à un roman de genre mais l'intérêt est ailleurs.
J'y suis rentré timidement, peu rompu à ce type d'atmosphère.
De plus, pour une raison subliminale qui m'échappe encore, j'ai mis un certain temps à me débarrasser des oripeaux du King et de son Maine entêtant pour laisser libre cours à Trevanian et ses descriptions ensorceleuses.
Le flic est bourru, veuf, condamné.
Flanqué professionnellement d'un assistant dont il se fout complet et, dans le privé, d'une jeune asphalteuse qui le trouble, LaPointe trace son sillon laborieusement.
Qui suis-je, où vais-je, dans quel état j'erre?
Trevanian interroge sur le sens de la vie.
A force de rencontres hasardeuses, d'amitiés malmenées, de souvenirs dévorants et de no future promis à très courte échéance, ce vieux flic séduit terriblement.
Une errance quasi mystique au travers d'un quartier sublimé par une plume descriptive aussi forte qu'un vieux steak de caribou boucané, la balade est somptueuse, l'ambiance surannée et amère qui s'en dégage palpable.
De plus, Trevanian possède l'élégance de la subtilité et du non-dit.
Aux évidentes descriptions factuelles, l'auteur préfère laisser libre-cours à l'imaginaire du lecteur, accentuant par là même une émotion déjà intense.
J'ai adoré déambuler dans la Main aux côtés de ce vieil argousin au bord du gouffre.
Nul doute que j'irai refaire un tour du côté de chez Trevanian à la recherche du temps suspendu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          524
Kirzy
  02 mai 2018
Pour apprécier ce polar atypique, il faut accepter de se laisser porter par le rythme lent de l'intrigue. Si vous ne jurez que par la frénésie des polars actuels qui jouent la montre, la course aux rebondissements et le dénouement abracadantesque, passez votre chemin. Ici, la trame est ultra simple en mode traditionnel pépère meurtre – enquête – résolution.
En fait, l'enquête en elle-même n'est qu'un prétexte pour nous promener dans La Main, quartier central de Montréal, à la lisière des communautés et des milieux sociaux, pas loin du taudis cosmopolite. C'est toute l'ambiance des années 70 que l'on hume. Magistral comme ce quartier prend vie à travers une approche quasi sociologique de toute la faune locale : drogués, prostituées, jeunes filles paumées, escrocs minables, robineux ( SDF en québécois ). Pas un hasard si le personnage central, l'enquêteur LaPointe lit inlassablement la saga naturaliste de Zola.
J'ai eu un coup de coeur pour ce personnage de vieux flic fatigué mais toujours passionné par la protection des anonymes de son secteur, rongé par des fêlures inguérissables. Un personnage profondément humain et touchant.
Le tout est porté par une très belle langue, vivante, puissante et envoutante.
Un faux polar sensible inclassable. Mon deuxième Trevanian après la déflagration Shibumi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5015
Cath36
  31 mai 2014
Entre la réalité complexe de la vie d'un quartier, celui du Maine, et des lois politiciennes qui mettent un violeur, un trafiquant de drogue ou un assassin sur le même plan que leurs victimes, le policier Claude LaPointe à vite choisi : ce sera l'adaptation au terrain et aux criminels, les mettant dos au mur par des moyens politiquement incorrects mais o combien efficaces. Très mal vu par ses supérieurs LaPointe est un policier intègre admiré par ses pairs et respecté par la pègre mais quelque peu retors et parfois violent. Et ça marche ! Ou plutôt ça marcherait si sa hiérarchie lui fichait la paix. Hélas....
Chargé de former un apprenti policier, LaPointe va lui montrer la vie telle qu'elle est et non telle qu'on la voudrait, et la façon d'y survivre.... Quelque peu choqué par ses méthodes, le jeune homme modifiera cependant ses idées sur le métier et sur le genre humain mais refusera d'y laisser son âme.
Ce roman, réaliste sans être brutal, et davantage societal que policier, confrontant sans cesse les idées à la réalité, est profondément humain, plutôt gris que tout blanc ou tout noir et sonne très juste.
C'est le monde des petits, des humbles qui apprennent à survivre au jour le jour, qui est décrit ici, face à celui des "grands",des faiseurs d'idées et des donneurs de leçon, de ceux qui croient faire le monde. Et LaPointe, meurtri par la mort de sa femme, cardiaque, coincé entre les deux, suivra son chemin sans céder à aucune pression, mais en s'ajustant à ce qui se présente avec intelligence, pragmatisme et conviction de ce qui est mal et de ce qui l'est moins mais avec lequel on peut s'accommoder.
Un grand livre, admirablement bien écrit et d'une grande profondeur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
Bazart
  02 juillet 2014
Connnaissiez vous la légende du romancier américain Trevanian? En effet, celui ci est un des auteurs sur lequel les rumeurs les plus incroyables ont circulé et qui a attisé la plus folle curiosité du monde littéraire.
Un écrivain sans visage dont les livres se sont vendus à plus de cinq millions d'exemplaires et on,été traduits en près de quinze langues sans qu'il ait jamais fait de promotion dont le célèbre La Sanction en 1972, succès planétaire qui sera adapté au cinéma trois ans plus tard par Clint Eastwood.
En 1983un article du Washington Post révèle qui se cache derrière Trevanian, et l'éditrice du Who's Who in America renchérit : elle indique que le véritable auteur s'appelle Rodney Whitaker, qu'il est né au Japon en 1925, est titulaire d'un doctorat en communication et a été professeur à l'université du Texas. Bien que l'auteur véritable ait été découvert, cela n'empêche pas le mythe de perdurer au rythme des parutions sporadiques de Trevanian :
Parmi ses romans les plus célèbres, figure "The Main", réédité à la rentrée 2013 chez l'excellente maison d'édition Gallmeister, et un polar très noir, certes un peu daté, mais au rythme très envoutant que j'ai lu il y a quelques semaines.
The "Main", c'est le nom qu'on donne au boulevard Saint-Laurent à Montréal, la véritable colonne vertébrale d'un quartier où prostituées, escrocs minables et clochards cohabitent avec les ouvriers et les nouveaux immigrants en quête d'un monde meilleur. Bourdonnante d'accents divers, mouvante et bruyante comme la foule qui s'y presse, la “Main” connaît aussi son lot de crimes. Depuis trente ans, le lieutenant Claude LaPointe la parcourt en veillant jalousement sur “son” quartier.
Accompagné d'un jeune policier qui s'étonne de ses méthodes peu orthodoxes, LaPointe enquête sur un meurtre commis au fond d'une ruelle de son territoire. Cette affaire d'apparence banale le conduira face à ses propres démons et le poussera peut-être à accepter l'inacceptable.
"The main" présente la particularité, comme certains autres grands romans noirs d'être autant une peinture sociale d'un quartier misérable, presque à la manière d'un roman de Zola qu'un roman policier.
Avant même d'être une enquête policière, ce roman est surtout une belle et puissante une étude de moeurs, une réflexion sur le bien et le mal, Lapointe et son jeune acolyte vont croiser, lors de leurs recherches, tous ces êtres qui composent cet melting pot qu'est la Main : immigrés italiens, prostituées, commerçants, rescapés de la Seconde Guerre Mondiale, marginaux....On pense parfois un peu au chef d'oeuvre d'Hubert Selby Jr last exit to Brooklyn, mais ce roman possède néanmoins sa petite musique bien à lui.
On apprécie dans ce roman tout particulièrement l'excellent peinture de ce flic bien de son époque (les seventies), et ce roman policier se lit avec une pointe de nostalgie particulièrement agréable.
Si l'enquête patine parfois un brin, avec quelques passages un peu moins passionnants, le dénouement, surprenant enlève le morceau et font de "The Main" un incontournable du roman noir des années 70 et une façon de tenter de percer ce mystère Trevanian.
Lien : http://www.baz-art.org/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
medsine
  22 août 2014
The Main
Claude Lapointe est l'archétype du vieux flic rompu à toutes les combines de la rue qu'il fréquente depuis des décennies. La rue, c'est peut-être l'autre personnage principal de ce roman noir, à mi-chemin entre l'enquête policière et l'étude de moeurs. Elle donne d'ailleurs son nom au livre, « The Main », étant le surnom du boulevard principal de Montréal, le secteur que s'est approprié le lieutenant Lapointe. Ce dernier y règne en maître. Il est respecté par tous les habitants du quartier, craints par ses malfrats et fait l'admiration de ses collègues. Tout cela exaspère sa hiérarchie, qui souhaiterait se séparer de ce flic trop autonome et aux méthodes brutales.
Un « Joan » lui est confié au début du récit. C'est un bleu, dans le jargon de la police. Élève brillant, frais émoulu, encore plein d'idéaux, il se frotte à la rue avec comme tuteur ce vieux flic borderline qui se fait un malin plaisir de détruire petit à petit toutes ses illusions. Un meurtre est commis dans le secteur. Lapointe s'empare du dossier évidement, même si ce n'est pas lui qui est officiellement chargé de l'enquête. Mais comme cela s'est passé sur la Main, c'est son affaire et personne ne le conteste.
Trevanian prend l'enquête comme fil rouge ou plutôt comme toile de fond de son récit. Mais son propos est de raconter l'écosystème humain de ces années 70. Cette faune à demi civilisée, profondément mélancolique et résolument violente se cristallise dans le comportement de Lapointe. Il semble avoir absorbé au fil des ans tous ces détritus de la vie. Son corps commence à dérailler comme ivre et trop plein de rancoeur et de tristesse. Il recueille une « petite » trouvée par hasard dans la rue qui lui rappelle l'image de sa femme défunte, frappée en pleine jeunesse. Elle lui fait prendre conscience de sa vieillesse et de sa solitude. Finalement, très peu de choses le distinguent des clodos et des paumés de la Main. Tous sont très seul et basculent, qui dans l'alcoolisme, qui dans la prostitution, qui dans la folie.
Au fil des pages l'enquête progresse tout de même, jalonnée de rencontres et d'indics. Tous les personnages de Trevanian ont leur côté sombre. Ils s'accrochent tous au vieux policier comme à une bouée au milieu d'un océan noir et déchaîné. Mais cette bouée dérive, car elle n'est ancrée à rien.
Août 2014
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
TJACTJAC   26 octobre 2013
Alors la vague de changement successifs se retire, laissant derrière elle une traînée d'épaves de marchandises, vestiges de la marée haute des grandes espérances et de la marée basse de l'indifférence de la clientèle
Commenter  J’apprécie          40
fannyvincentfannyvincent   16 novembre 2017
- Est-ce que je suis ton seul suspect ?
- Non. Mais t'es le meilleur.
- Voilà ce qui compte. Sois toujours le meilleur dans ce que tu fais.
Commenter  J’apprécie          51
fannyvincentfannyvincent   13 novembre 2017
LaPointe est saisi d'une certaine pitié. Un cadavre peut paraître laid ou apaisé, ou torturé ; mais il ne faut pas qu'il ait l'air idiot. C'est injuste.
Commenter  J’apprécie          40
TJACTJAC   26 octobre 2013
Il ne peut pas savoir que, dans la Main, personne non plus ne comprend vraiment cette plaisanterie, mais qu'on la répète quand même parce qu'elle doit être drôle.
Commenter  J’apprécie          20
fannyvincentfannyvincent   07 mars 2014
La Main est un réservoir d’immigrants et les nouveaux venus, les bleus, apprennent vite que la langue du succès est l’anglais et non le français.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Trevanian (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Trevanian
Shibumi - Middleman
autres livres classés : Montréal (Canada)Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1645 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre