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ISBN : 2253100641
Éditeur : Le Livre de Poche (03/04/2019)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Au début de l'année 1929, un jeune couple rachète un magasin de jouets en faillite dans le quartier de Pigalle. Gustave et Valentine pensent qu'à vendre le bonheur, on ne peut que le trouver soi-même. Ils repeignent la boutique couleur mimosa : le magasin jaune naît. C'est un soleil. Les parents et les enfants tournent autour ; les jouets s'animent ; la vitrine s'illumine. Les odeurs et les bruits de la rue meurent à sa porte.
Mais au-dehors, le monde change.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  09 avril 2019
Après la lecture de ce roman , je me suis dit que j'avais finalement bien fait de ne pas renoncer , de " passer " sur cette lenteur qui , dès le début , pourrait s'avérer lassante . Alors pourquoi continuer et bien tout d'abord pour une expression , un style " léchés" qui dénotent chez cet auteur une très belle maitrise de la langue française, une écriture efficace , vraiment .Ensuite , il y a cette variation des genres très intéressante qui permet d'aller au - delà du récit , de pénétrer dans les pensées profondes de certains personnages . Justement , ces personnages , pour être relativement peu nombreux à jouer un role actif , ils n'en sont que mieux dépeints aussi bien dans leur vie quotidienne que lorsque surgissent les circonstances de l'histoire .Tour à tour , on partage des moments de vie avec Gustave , Valentine et leur fille Quinze qui vont côtoyer Pierre , Léa ou encore Socrate , un personnage qui m'a bouleversé dans toutes ses attitudes , notamment les plus difficiles .Car ne nous trompons pas , sous une couverture de rêve , de bonheur , c'est un livre que j'ai trouvé difficile , un livre plus profond qu'il n'y parait de prime abord .La vie du quartier , avec l'insouciance des jours fastes , les doutes lors des jours moins heureux , la vilénie des adultes et de leurs rejetons lorsque surgissent les jours tragiques de la guerre....un livre universel.
Et puis , bien sûr , il y a ce magasin , ce magasin jaune, vous voyez , là , face à vous , le magasin devant lequel grands et petits s'arrêtent tous les jours pour admirer la vitrine .Allez , poussez la porte et entrez , vous découvrirez tous ces objets d'un autre temps qui vont s'animer pour vous rappeler que le " bonheur existe " et qu'il faut le protéger tant il est fragile .
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Harioutz
  29 août 2018
Accrochée par les 50 premières pages, je me suis ensuite surprise à m'ennuyer... cela m'arrive vraiment rarement en pleine lecture, dommage, car j'ai aimé le fil conducteur du magasin de jouets, mais le reste était trop attendu. S'attaquer à un sujet très souvent traité demande beaucoup d'originalité, et le magasin jaune en manque.
Commenter  J’apprécie          480
oran
  26 mai 2018
Une boutique peinte en jaune lumineux, celui du mimosa en pleine floraison , un magasin de jouets, merveilleux comme il n'en existe plus, géré par le couple que forme Gustave et Valentine, situé au coeur de Pigalle, dans une modeste rue , celle qui célèbre Germain -Pilon un sculpteur de la Renaissance.
Un roman à la fois conte par la fiction et récit réaliste étayé par l'Histoire où se confrontent, s'affrontent la violence des adultes, et l'innocence de l'enfance, de l'adolescence, ceux qui résistent, ceux qui collaborent, ceux qui font régner la barbarie.
C'est bien écrit, bien documenté, Marc Trévidic , d'origine bretonne aquarellise son récit de folklore breton, et puis il y a les vrais héros de cette histoire : tous ces jouets omniprésents longuement énumérés, longuement décrits qui ont une âme "qui s'attache à notre âme" , désormais désuets et remisés au grenier ou disparus à jamais, qui nous ont fait (et font toujours) rêver.
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spleen
  13 mai 2018
Qui n'a pas rêvé , enfant, d'habiter dans un magasin de jouet ?
Un monde imaginaire, un monde idéalisé mais comme le rappellent les petits écrits avant chaque chapitre, un monde également hiérarchisé et qui n'est finalement qu'un monde faussement parallèle de celui de la vie réelle avec en chute parfois brutale, la fin de l'enfance surtout lors de périodes difficiles comme dans les années 1940 lorsque les illusions d'un monde protégé s'envolent devant la réalité crue imposée à des yeux enfantins .
C'est tout cela le Magasin Jaune et tout d'abord le rêve de Gustave et Valentine, jeunes mariés lorsqu'ils rachètent la boutique dans une petite rue de Paris loin des Grands Boulevards et la repeignent en jaune puis le paradis de Quinze , leur fille .
La Grande Histoire s'invite avec ses secousses et les accents dramatiques du roman évoquent parfois Uranus de Marcel Aymé .
Une lecture très agréable , j'ai été surprise de voir si peu de critiques même si le sujet a été archi rabâché, Marc Trévidic avec son Magasin Jaune lui donne une touche originale et sensible .
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montmartin
  09 mai 2018
Le grand-père et le père de Gustave étaient ébénistes dans le Jura. Ils avaient étendu leur activité à la fabrication de jouets en bois. Devenu modeste employé de banque, Gustave se rend chez les Muller qui tiennent un magasin de jouets pour leur signifier la suppression de leur ligne de crédit. Gustave trouve un magasin vide de jouets et de clients et les Muller pendus avec des cordes à sauter.
Sa fiancée, Valentine veut bien épouser Gustave à une condition qu'ils achètent le magasin de jouets. Gustave déploie toute son énergie pour faire de ce vieux magasin le paradis des enfants. Nous sommes en 1929.
Les deux rêves de Valentine prennent forme, un enfant qui pousse dans son ventre et l'inauguration du magasin de jouets « le magasin jaune ». Germaine naît en 1930 et est surnommée Quinze, le numéro du magasin jaune dans la rue Germain Pilon.
La crise financière n'a pas de conséquences immédiates et le chiffre d'affaires se développe. Mais petit à petit, l'argent ne rentre plus et Gustave devient angoissé, ses nuits sont agitées. Gustave prend l'habitude de passer ses soirées au bistrot pour échapper au silence de son couple. Valentine découvre qu'elle commence à ne plus l'aimer. L'euphorie du Front populaire s'est éteinte et tout le monde parle de guerre avec l'Allemagne. L'illusion vit ses derniers instants.
Un autre roman sur cette période de la deuxième guerre mondiale, mais Marc Trévidic nous surprend par la construction originale puisque c'est à travers un magasin de jouets que nous suivons la vie quotidienne d'une rue de Paris dans le quartier de Pigalle de 1929 à 1942, un magasin jaune comme la couleur de l'étoile que devront porter les juifs, un magasin symbole du monde de l'enfance face à la barbarie.Des personnages attachants avec à leur tête Quinze, la chef de bande des gamins du quartier qui refont la guerre entre les frisés et les résistants dans une cave à coup de morceaux de charbon, un esprit ferme et résolu à la limite de l'impertinence, elle ne boude jamais, mais ne cède jamais. Socrate un colosse de deux mètres, le patron du bistrot qui incarne la sagesse du comptoir et aussi l‘amitié et la fidélité jusque dans la mort. Et puis Léa la petite Youpine heureuse d'être juive.
L'auteur nous entraîne avec bonheur, à travers les petites histoires de ce quartier dans la grande Histoire celle de l'horreur. Son écriture est agréable et sait donner vie à ses personnages dont Gustave qui rêve de mettre sa vie en danger pour s'apprécier lui-même, car il n'est qu'une pâle copie de son père.
Premier vice-président au tribunal de grande instance de Lille, Marc Trévidic nous avait agréablement surpris avec son premier roman « Ahlam » sur la montée de l'islamisme en Tunisie, ce second roman est une vraie réussite, bien éloigné du monde professionnel qu'il côtoie chaque jour.

Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   28 août 2018
Il m'a dit que les jouets ont été inventés, il y a très longtemps, afin que les enfants aient quelqu'un à qui parler.
Il m'a dit aussi que chaque jouet est un individu différent. Même s'il a été fabriqué par milliers, il est singulier pour l'enfant qui le possède. C'est un peu comme si l'enfant lui donnait vie.
Je lui ai demandé si ma poupée avait une âme. Avec un sourire très tendre, il m'a répondu qu'elle avait une âme d'enfant.
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oranoran   25 mai 2018
Gustave était déçu. Il aurait voulu être affecté sur la ligne Maginot, dans une de ces forteresses souterraines imprenables. Louis Montreuil, le boucher de la rue Germain-Pilon avait fait son service militaire, trois ans auparavant, dans un fort aussi imposant qu’un cuirassé. Il leur avait décrit avec lyrisme et moult détails, lors d’une soirée arrosée au Coup du rouquin, le symbole de l’invulnérabilité de la France :
-Pour sûr que si les Boches veulent remettre ça, ils ne passeront pas. Faut le voir pour le croire. Les trois quarts du fort sont enterrés. Là-dedans y’a des kilomètres de galeries, des monte-charges pour les obus, des escaliers mécaniques, une centrale électrique avec des batteries de ventilation, un réservoir d’eau dans lequel on pourrait mettre un cachalot, un magasin d’approvisionnement cent fois plus grand que l’épicerie d’Eugène, une salle de repos et un hôpital propres comme des sous neufs. Et puis,au-dehors, cinq postes de mitrailleuses, les unes au-dessous des autres avec des pièces antichars et de canons de 75 !
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nelly76nelly76   06 juin 2019
Dans le magasin jaune,les parents veulent se faire pardonner le monde violent et absurde qu'ils ont légué à leurs enfants.Ils veulent acheter leurs sourires par de menus présents.Les sourires des enfants sont un trésor que les Allemands ne peuvent pas voler.
Dans le magasin jaune ,parce qu'au-dehors l'indispensable est difficile à se procurer,le superflu est essentiel.
Dans le magasin jaune le bonheur apporté aux enfants est un acte de résistance autorisé. (Page 159).
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montmartinmontmartin   07 mai 2018
- Ma grand-mère m'a dit que vous aviez tué le petit jésus. c'est vrai ?
- D'abord, il n'était pas si petit que ça. Il avait trente-trois ans. En plus, il se prenait pour le fils de Dieu. Rien que ça !
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rkhettaouirkhettaoui   19 mars 2018
Elle voulait être excitante sans être provocante, à mi-chemin entre la déesse inaccessible et la future épouse. Le choix du maquillage fut cornélien. Elle opta, après beaucoup d’hésitations, pour un fard couleur crème estompé sur les joues, un peu de mastic brun sur les cils et du rouge pourpre sur les lèvres. Elle enfila une robe moderne beige, moulante à la taille avec un tombé droit, une ceinture noire pour mettre en valeur son ventre plat et des bas blanc cassé. Ses escarpins munis de boucles discrètes lui faisaient des pieds minuscules. Son chapeau et ses gants, de couleur marron glacé, donnaient une touche plus appuyée à l’ensemble. Un châle de coton transparent lui recouvrait les épaules. Évidemment, elle le laisserait glisser pour laisser Gustave admirer le grain parfait de sa peau.
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Videos de Marc Trévidic (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc Trévidic
Payot - Marque Page - Marc Trévidic - Ahlam
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