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EAN : 9782752905772
256 pages
Éditeur : Libretto (05/04/2012)
3.52/5   81 notes
Résumé :
Nous sommes à Rathmoye, petite ville d'Irlande, dans les années 1950. Lors des obsèques de la vieille et riche Mrs Connulty, Ellie, seconde épouse du fermier Dillahan, rencontre Florian Kilderry. Il photographie les endeuillés, les femmes, le cimetière, la ville.
L'amour s'empare d'eux. Ellie croit qu'elle va rompre avec la monotonie de sa vie, avec la tendresse sans relief et pourtant sincère de son époux. Mais Florian, jeune homme depuis peu orphelin, ne s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
3,52

sur 81 notes

Annette55
  22 septembre 2014
Nous sommes à Rathemoye, une petite ville Irlandaise,dans les années 50 où il ne se passe rien mais où la plupart des habitants continuaient à y vivre, les jeunes partaient pour l'Angleterre,parfois pour l'Amérique, beaucoup revenaient.Il était peut - être exagéré de dire qu'il ne s'y passait rien......
Lors des obséques de la riche madame Connulty, Ellie, une jeune femme , issue d'une institution, enfant du besoin et de l'humilité, née sans rien, n'attendant rien,mariée à un fermier veuf plus par devoir que par amour,croise Florian kilderry, et tombe éperdument amoureuse de lui, lui qui prenait des photos du lieu,du cimetière, du cortége....il loge dans un hôtel spartiate avant de vendre sa maison et de partir en Scandinavie...son passeport est prêt....
L'auteur décrit le quotidien d'une petite ville , raconte la vie des gens simplement, sans fioritures, il observe sans complaisance les personnages qui entourent le couple, le pasteur qui guidait les fidéles et posait les principes spirituels,miss Connulty , jalouse , cancaniére ,qui dirigeait une pension de famille, son frère Joseph Paul ne manquant aucune messe,un certain Orpen Wren, esprit dérangé racontant n'importe quoi à tout le monde dans la rue, le mari d'Ellie, homme honnête, respecté et sobre mais si ennuyeux au fond,....les gens s'épient , se scrutent,chacun a quelque chose à se faire pardonner, une faute passée, un accident oublié....on découvre décrite à petites touches la vie et les secrets de gens ordinaires ..tout en subtilités comme une photo oubliée en noir et blanc....
"Cet été là" scintille d'un amour fugitif, caché, glandestin et déchirant,l'amour qu'Ellie porte à Florian et réciproquement.
Cet amour illumine soudain son existence terne, mélancolique et routiniére...elle se prend à rêver que Florian va l'arracher à son statut d' épouse liée à un quotidien monotone auprés d'un mari qu'elle n'a pas choisi même s'il la traite bien.
L'écriture est délicate et pudique, le style est lent, riche de détails,subtil, l'auteur tisse autour du couple des histoires et des secrets ordinaires enveloppant cet d'amour d'été bref, lumineux et grave à la fois, un émerveillement passager, provisoire...
A la sincérité, à l'élan, à la loyauté d'Ellie répond la désinvolture, la puérilité, la distraction de Florian....partira t- il ailleurs?se construire une autre vie?
Leur relation durera où sera t- elle celle des espoirs déçus?
Il espérait qu'il lui serait difficile d'oublier Ellie, qu'au moins , il y aurait cela?
N'est - il que de passage?un roman irlandais tendre et nostalgique....à l'émotion contenue....
Un amour ...d'été...

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5Arabella
  15 octobre 2019
Nous sommes à Rathmoy, une petite ville irlandaise dans les années 50. La vie y semble paisible, immuable, même si le livre commence par un enterrement, celui d'une femme relativement riche, un personnage dans sa ville. Mais cette vie, où tout le monde connaît tout le monde, fait à peu près la même chose tous les jours, toutes les semaines, où l'on vit devant les yeux de la communauté, où rien n'échappe aux regards vigilants, est aussi étouffante, voire mortifère pour certains. Pour les enfants de Mrs Connulty, la femme morte, qui n'arrivent pas à sortir des rôles assignés par leur mère. Pour la jeune Ellie, mariée à un fermier bien plus âgé qu'elle, et qui a vécu un drame traumatisant avant de la rencontrer. Ellie rencontre un jeune homme, sur le point de quitter la région, et en tombe amoureuse, éprouvant enfin des sensations dont elle ignorait l'existence jusqu'ici. Mais Florian a vendu sa maison et il partira à la fin de l'été.
Comme à son habitude, William Trevor trace tout en finesse des portraits doux-amers de personnages attachants. Rien n'est asséné, tout est suggéré, pas grand-chose ne se passe, mais il y a une grande intensité dans les petits riens du quotidien. Il y a les souffrances enfouies, dissimulées dans des habitudes et routines qui permettent de faire comme si de rien n'était, la nostalgie de ce qui aurait pu être et qui ne sera pas, faute d'audace ou de chance, ou des deux. Et aussi des renoncements assumés, qui ne sont pas forcément que des abdications, des espoirs qui perdurent, entre raison et folie.
Un très beau livre, doux et violent à la fois. L'univers de William Trevor me touche une fois encore, et me donne envie de découvrir tous ses livres.
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Jolap
  22 février 2017
Il s'agit d'une histoire d'amour interdite dans l' Irlande pudibonde des années 50 soumise aux diktats du clergé, aux rumeurs et aux cancanages .

Ellie se marie, presque malgré elle au fermier Dillahan, plus âgé et veuf. Il est gentil Dillahan mais il traîne un fardeau bien plus lourd que le travail de la ferme. Un drame le ronge. Ce fardeau s'appelle culpabilité. Et l'auteur nous raconte son histoire. Il gère" sa tonte, son enclos, son amas de vieilles barrières" en tentant vaille que vaille d'échapper à ses idées sombres.
Ellie croise Florian qui vient dans la région régler ses affaires et vendre la maison de ses parents décédés.
Nous vivons, le temps d'un roman, leur amour naissant, puis foudroyant et enfin douloureux mais de toute façon interdit. "Elle lutte contre son fantasme et s'agrippe à la réalité" Florian lui rappelle que" le temps ne pourrait que mettre à nu, ajoutant la blessure à la blessure, la douleur à la douleur et la honte à la honte".
Les personnages sont bien campés dans le décor verdoyant et unique de la campagne irlandaise. Il y a le curé qui accueille ses pélerins au confessionnal. Les soeurs de Cloonhill qui ne manquent pas d'influencer d'éventuels futurs adeptes et Miss Connlty "tranchante comme un rasoir" et qui, finalement se révèle bien différente et plus humaine.
Très beau texte. Très belle histoire qui ne peut s'articuler que dans le contexte auquel elle s'apparente. le style est concis, précis, les caractères parfois suggérés.
Ce livre on ne peut l'oublier, on peut par contre le conseiller.
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pyrouette
  12 janvier 2017
Florian vend la maison familiale trop grande pour lui. Son projet est de partir mais en attendant il trie les affaires de ses parents décédés et se promène à vélo pour faire des photos dans les villages voisins.

Il arrive à Rahtmoye, petit village irlandais, en plein enterrement d'une femme pieuse et renommée. Les villageois sont présents pour lui rendre un dernier hommage. Florian prend des photos du cimetière, des gens, et se fait beaucoup remarquer.

Parmi les villageois se trouve une jeune femme, Ellie, mariée avec un fermier. Elle aussi remarque Florian.
Leurs sentiments comme l'été, prennent un peu de temps pour se mettre en place. Puis, comme une évidence, c'est l'amour fou, les rencontres cachées puisqu'Ellie est mariée, l'espoir d'une nouvelle vie pour elle, un bel été pour lui.

Autour d'eux, certains villageois se posent des questions, s'inquiètent pour Ellie. Puis cet été si beau, si lent ne fait rien pour arranger les choses. Ellie se pose beaucoup de questions sur sa condition de femme mariée, son mari, gentil bonhomme traînant ses propres failles, le fait de ne pas avoir d'enfant. Ellie se met à rêver. le rêve de Florian est de quitter l'Irlande, seul.

C'est l'amour d'un bel été dans les années 50, une pause agréable dans ce monde.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Corboland78
  07 septembre 2012
Sir William Trevor de son vrai nom William Trevor Cox est né le 24 mai 1928 dans le comté de Cork en Irlande. Romancier, nouvelliste, dramaturge et scénariste, lauréat de nombreux prix littéraires aussi bien en Irlande qu'en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, membre de l'Académie irlandaise, il a été anobli par la reine Élisabeth II d'Angleterre. Paru en 2009, Cet été-là est l'un de ses romans les plus célèbres.
Plantons le décor, une petite ville d'Irlande au début des années 50. Ensuite présentons les personnages : Dillahan, un fermier veuf d'une femme et d'un bébé, tous deux tués dans un accident agricole. Depuis, il s'est remarié sous la pression de ses soeurs avec Ellie, une jeune femme recueillie et élevée par une institution religieuse, qu'il prend d'abord comme gouvernante avant d'en faire son épouse. Au village, Miss Connulty tient un « Bed & Breakfast » réputé et son frère Joseph Paul gère le dépôt de charbon, on peut les considérer comme des notables. Enfin, parmi les ombres familières dans ce petit pays, Orpen Wren, jadis secrétaire il erre misérablement, l'esprit un peu dérangé depuis la déchéance et la mise en liquidation il y a une trentaine d'années, de la riche demeure des St John.
Un jour, au début de l'été, un jeune inconnu arrive en ville. Avec son vélo, son appareil photographique et son chapeau, il ne passe pas complètement inaperçu, sans que personne ne sache exactement qui il est. Florian Kilderry est orphelin, revenu au pays le temps de vendre la propriété familiale tombée au plus bas, avant d'entreprendre un long voyage à l'étranger où il espère des cieux meilleurs. Ellie va tomber amoureuse de Florian, inutile de le cacher ou de créer un faux suspense. Il rompt la monotonie de sa vie et lui ne réalise pas assez tôt l'importance de sa présence pour elle. Je tairai le dénouement, bien entendu, « Amour d'été, on le sait, ne dure pas toujours » nous chantait l'autre jadis, mais là n'est pas l'essentiel encore qu'il atteigne au sublime par sa simplicité désarmante. le synopsis n'a que peu d'importance, il ne s'agit pas d'un thriller ou d'un polar.
Si ce roman est remarquable, et il l'est, ô combien ! C'est à l'écriture et au style de William Trevor qu'il le doit. Comment vous décrire ce talent consistant pour l'écrivain à faire ressentir au lecteur, la manière dont s'instille à petites touches, la présence de Florian dans l'esprit d'Ellie ? Comment résumer cette façon d'écrire, où des phrases importantes sont introduites abruptement au milieu de digressions ou descriptions sans importance particulière ? Il faut aussi évoquer la précision du vocabulaire employé par l'écrivain, la densité de son écriture même si paradoxalement elle semble très légère quand on ne s'attarde qu'à une seule phrase.
La construction du roman est elle aussi un pur chef-d'oeuvre, si les deux amants sont le centre du roman, pour autant leur présence physique conjointe n'occupe que peu de pages dans l'ouvrage. Ce sont les autres personnages, traités comme des acteurs principaux qui par leurs actions et interactions créent l'ambiance et le ton général. William Trevor nous donne avec ce livre, le grand roman de la délicatesse des sentiments qui culmine avec un épilogue qui nous évite de tomber dans le nunuche ou l'improbable.
Un très, très beau livre qui touche le lecteur au coeur de sa sensibilité.
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critiques presse (5)
LaLibreBelgique   13 juin 2012
Tout en subtilité, en dégradés sépias, en délicatesse et sensibilité, "Cet été-là" demeurera inoubliable.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   31 mai 2012
Sur cette tragédie silencieuse, l'auteur d'En lisant Tourgueniev dépose le linceul d'une écriture aussi dépouillée que les landes de son pays: une merveille de pudeur et d'émotion retenue. Trevor, ou la littérature au violoncelle.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   16 mai 2012
C'est toute une communauté humaine qui prend vie et s'anime dans les pages de Cet été-là, une assemblée d'hommes et de femmes sur laquelle le regard de Trevor est d'une justesse et d'une empathie proprement saisissantes.
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation   02 mai 2012
Sans jamais s’appesantir, sans prolonger la visite plus qu’il ne faut, [William Trevor] passe d’un personnage à l’autre, adopte donc chaque fois un point de vue différent, revient à Ellie (son héroïne), rejoint Florian, s’en va planter des piquets avec Dillahan.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeSoir   02 mai 2012
Lumineux et grave à la fois, le roman raconte un émerveillement provisoire, un engagement qui n'est pas vraiment partagé entre les deux protagonistes.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   22 septembre 2014
Les derniére images de l'Irlande lui sont soustraites: ses rochers, ses ajoncs. ses petits ports, le phare lointain.
Il regarde jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de terre, seulement la lumiére du soleil dansant sur les flots.
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5Arabella5Arabella   13 octobre 2019
Les stores des maisons particulières, baissées lors du passage du cercueil, furent relevés aussitôt après. Les boutiques qui avaient fermé rouvrirent leur porte. Les hommes qui s'étaient découverts remirent leur casquette ou leur chapeau, les enfants qui avaient cessé de s'amuser dans Hurley Street purent reprendre leurs jeux sans gêne. Les employés des pompes funèbres descendirent les marches de l'église. La messe du lendemain verrait la venue d'un évêque ; jusqu'au bout, il serait rendu à Mrs Connulty ce qui lui était dû.
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pyrouettepyrouette   12 janvier 2017
Lorsqu’elle recommença sur une nouvelle page, elle ne trouva pas d’autres mots, pas d’autre manière d’exprimer, sans trop se dévoiler, le désespoir qu’elle éprouvait. Et même le peu qu’elle dévoilait risquait de déconcerter et d’alarmer.
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5Arabella5Arabella   14 octobre 2019
Le souvenir des événements de cette journée ne s'était pas estompé, pour Miss Connulty, et elle le préservait par sa cruauté envers la défunte : le temps de la souffrance était révolu, et pourtant elle aurait voulu qu'il n'en fût rien, elle aurait voulu qu'il en restât toujours une trace - une grimace de douleur, un frisson, une partie de sa colère non encore assouvie.
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5Arabella5Arabella   15 octobre 2019
Cette nuit-là, dans son sommeil, Ellie pleura. Elle essaya de se réveiller, de crainte que ses sanglots ne finissent par s'entendre. Elle-même les percevait, mais lorsqu'elle réussit à ouvrir les yeux, elle constata que son mari dormait paisiblement. Son oreiller étant mouillé, elle le retourna et, le lendemain matin, ses larmes avaient disparu, comme si elles les avaient imaginées, mais elle savait qu'il n'en était rien.
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