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ISBN : 2253074128
Éditeur : Le Livre de Poche (02/05/2018)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Histoire de l'amour qui a uni le peintre Gustav Klimt et Adèle Bloch-Bauer, modèle en 1912 de l'un de ses portraits les plus célèbres.

La Dame en or de Gustav Klimt est l’un des tableaux les plus célèbres au monde.

Le modèle du peintre, au regard si mélancolique, s’appelait Adèle Bloch-Bauer. Mariée à dix-huit ans à un homme qui l’adorait mais était bien plus âgé qu’elle, Adèle a vécu dans la Vienne de la grande époque. Son salon attira... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
ClaireG
  25 juillet 2017
Le Baiser est l'oeuvre picturale la plus connue de Gustav Klimt dans le monde. Avec le portrait de la Dame en or – Adèle Bloch-Bauer. Cette Adèle a intrigué Valérie Trierweiler au point de lui consacrer un livre, fort plaisant, bien écrit et foisonnant d'informations sur cette époque à la fois trouble et grandiose marquant Vienne à la charnière du XXe siècle.
Les arts, architecture, peinture, littérature, musique, ainsi que les sciences humaines, médecine et psychanalyse et les idées sociales révolutionnent peu à peu les habitudes pompeuses et grabataires modelées par l'Empire austro-hongrois. Vienne, la majestueuse, regorge de créateurs, de chercheurs, de réactionnaires qui s'expriment à qui mieux-mieux dans les cafés ou les salons mondains.
L'appartement des Bloch-Bauer est l'un des endroits où Sigmund Freud rencontre Arthur Schnitzler, où Gustav Mahler bavarde avec Gustav Klimt, où Stefan Zweig côtoie Rainer Maria Rilke. Ferdinand Bloch-Bauer s'enrichit considérablement dans l'industrie du sucre. Il épouse Adèle et n'a de cesse de la gâter d'autant plus qu'elle a perdu deux enfants à la naissance, ce qui la rend inconsolable. Ainsi commande-t-il au célèbre Gustav Klimt, à l'apogée de son art, un portrait de sa femme tant aimée.
C'est ici que commence le roman de Valérie Trierweiler qui se veut d'amour et de passion. Elle crée cette passion entre Klimt et son modèle sur base de déclarations de la nièce d'Adèle et sur le fait qu'en dehors de sa maîtresse, Emilie Flöge, le peintre refusait de se servir deux fois du même modèle. Or, il existe bien deux tableaux d'Adèle Bloch-Bauer (1907 et 1912).
Il fallut trois ans à Klimt pour achever le portrait d'Adèle, la Dame en or, et donc trois années de séances de pose et de discussions sans fin entre le peintre et son modèle. Car Adèle, grande bourgeoise, s'ennuie beaucoup chez elle et, poussée par sa soeur Thérèse (épouse du frère de Ferdinand Bloch), commence à s'intéresser à l'immigration de ces Juifs de l'Est chassés par les pogroms, qui s'entassent dans les bas-quartiers de la ville. A l'émancipation féminine lancée par les suffragettes anglaises, aux inégalités hommes-femmes et à la dislocation de plus en plus évidente de l'Empire.
L'occasion de poser pour cet homme éminent, fils d'orfèvre, reconnu très jeune pour ses talents de peintre-décorateur, influencé par les mosaïques byzantines de Ravenne, marqué par le symbolisme et par l'Impressionnisme français, ne pouvait que sensibiliser la nature éprise d'esthétisme et de nouveauté de la jeune femme. Co-créateur de la Sécession viennoise, Gustav Klimt voulait promouvoir la peinture autrichienne et les arts plastiques au niveau international en rompant avec l'académisme et le classicisme immuables. L‘une des collaborations les plus caractéristiques de cet enrichissement artistique est la Frise Beethoven peinte par Klimt sur la Neuvième Symphonie jouée par Gustav Mahler, vue par le grand musicien comme l'aspiration au bonheur de l'humanité.
Adèle, comme beaucoup de femmes, et particulièrement à Vienne chez les femmes juives, souffrait de migraines et de mélancolie. L'auteure aurait pu développer le sujet puisqu'elle évoque Freud et la découverte de la psychanalyse. A mon sens, le plus intéressant n'est pas cette passion hypothétique mais tout ce qui entoure cette Europe tourmentée en ce début de XXe siècle. le livre aurait gagné à s'attarder sur ces remous de l'Histoire mais le parti pris de l'auteure était d'écrire sur la passion entre le peintre et son modèle et je respecte ce choix.
Adèle meurt de méningite à 44 ans en 1925, son mari est spolié de ses biens par les nazis et meurt dans la misère.
Valérie Trierweiler s'est intéressée au destin douloureux d'Adèle Bloch-Bauer suite à l'acharnement de la nièce d'Adèle qui procéda contre l'Etat autrichien pour récupérer les tableaux volés par les Allemands lors de la Deuxième Guerre mondiale. Procès qu'elle finit par gagner. le tableau de la Dame en Or se trouve à présent à la Neue Galerie de Ronald Lauder à New York, spécialiste des oeuvres allemandes et autrichiennes du début du XXe siècle.
Ce livre m'a permis de me remémorer un spectacle grandiose que j'ai vu en 2014 dans les Carrières de Lumières aux Baux-de-Provence sur Klimt et Vienne. Sur les murs et les sols de calcaire blanc défilaient, non pas en diaporama, mais en s'entremêlant dans un enchaînement d'images numériques par thèmes, les oeuvres de Klimt et de son élève Egon Schiele, notamment. Des détails des tableaux étaient agrandis, rapprochés, formant de nouveaux tableaux émouvants et surprenants. Spectacle rehaussé par des musiques de Mahler, de Strauss et de Wagner. Tout à fait extraordinaire et inoubliable.
Mille mercis à Kielosa pour ce cadeau distrayant qui m'a replongée dans les tableaux d'or, dans les arbres stylisés et la nature fleurie que chérissait Klimt et dans la créativité de cette époque Art Nouveau et Jugendstil tellement emblématique.
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palamede
  01 mai 2018
À la suite d'un mariage arrangé, Adèle Bauer a épousé Ferdinand Bloch, plus âgé mais homme d'affaires avisé pas si déplaisant à ses yeux. Seulement la perte de deux enfants en bas âge, suivi d'autres drames transforment la vie conjugale d'Adèle. Et malgré l'amour de son mari, Adèle se sent seule, cherche des dérivatifs — faciles à trouver dans la Vienne du début du XXe siècle.
Ainsi, Arthur Schnitzler, Hugo von Hofmannsthal, Stefan Zweig, Richard Strauss, Gustav Mahler, les Wittgenstein, Sigmund Freud et surtout Gustav Klimt qui fait son portrait, font partie depuis longtemps des gens qu'elle et Ferdinand reçoivent chez eux. Mais si Adèle est une femme libre qui s'intéresse aux intellectuels et aux idées nouvelles de son temps — au féminisme anglais, au Jugendstil, à l'Art nouveau et au Sécessionnisme, notamment — elle se préoccupe aussi des autres, surtout des plus pauvres.
Partant du célébrissime tableau de Klimt, La Dame en or, volé par les nazis en 1938, récupéré et vendu par la nièce d'Adèle après cinquante ans de combat, Valérie Trierweiler raconte la relation amoureuse de Gustav Klimt avec Adèle Bloch-Bauer. Une idylle, réelle ou supposée, qui a lieu à l’époque de la fin de l'empire des Habsbourg et du début de la Première Guerre mondiale — dans une ville contrastée habitée par l'élite juive, mais aussi par des réfugiés juifs démunis qui, venant de Galicie, Moravie, Bucovine, Bohême et Hongrie, fuient les pogroms.
Alors Adèle, pendant ses longs tête à tête où elle a posé pour lui, a-t-elle cédé au séducteur invétéré et peintre de génie, Gustav Klimt ? Nul ne le sait, d'ailleurs peu importe, l'essentiel étant que Valérie Trierwieler ait su restituer la genèse d'une oeuvre exceptionnelle, et cela à une époque passionnante.
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
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daniel_dz
  08 novembre 2018
Une version romancée de la relation entre le peintre Gustav Klimt et Adèle Bloch-Bauer, qui a été son modèle pour un tableau qui avait été dérobé par les nazis, pour finalement revenir dans les mains la nièce d'Adèle, 60 ans plus tard. Un livre intéressant pour son portrait de Klimt qu'il esquisse et pour le tableau qu'il brosse de la bourgeoisie et aussi des nécessiteux dans la Vienne survoltée du début du XXe siècle.
Valérie Trierwieler est journaliste à Paris Match. En août 2016, dans le cadre d'une série d'aventures romanesques liées à l'art, elle y publie un article intitulé « La dame en or » à propos du premier des deux portraits d'Adèle Bloch-Bauer peints par Klimt. Ce tableau avait défrayé la chronique suite à la longue lutte de la nièce d'Adèle, qui lui avait permis de reprendre possession en 2006 du tableau dont sa famille avait été spoliée par Göring.
C'est à sa relation avec François Hollande, que Valérie Tierwieler a consacré son premier livre, « Merci pour ce moment », en 2014. Je ne l'ai pas lu, je n'émettrai donc pas d'avis sur cet ouvrage qui a défrayé la chronique. S'étant prise d'une certaine passion pour Adèle Bloch-Bauer et Klimt, suite aux recherches effectuées pour son article, elle décide d'en faire le thème de son second livre. Dans une interview, elle déclare: « La campagne présidentielle s'annonçait, je ne voulais pas être amenée à la revivre malgré moi. J'ai hésité à partir six mois pour une mission humanitaire à l'étranger. Mais j'ai opté pour l'écriture. Deux de mes enfants vivent avec moi, même s'ils sont grands. Je mènerai ce projet humanitaire quand ils seront partis. Grâce à ce roman, j'ai pu suivre la campagne sereinement ». Et elle termine son livre en écrivant « Au moment où je referme le livre de sa vie, je remercie Adèle de m'avoir aidée à écrire une nouvelle page de la mienne », comprenez la page où elle se découvre, ou se confirme, comme écrivain.
Ma première impression était positive. L'écriture est fluide, le texte se lit agréablement, et comme je l'ai écrit en commençant, le tableau de société qu'il présente est intéressant. Mais à froid, j'ai commencé à déchanter. Car finalement, c'est un roman. Et j'ai senti monter en moi une certaine frustration à ne pas savoir où placer la frontière entre la réalité historique et la fiction. Quelle était réellement la nature de la relation entre Adèle et Klimt ? Que s'est-il réellement passé entre eux ? L'auteure ne donne aucune indication à ce sujet, se contentant d'écrire qu'elle « avait fouillé dans les informations que l'on pouvait trouver sur Adèle, en français, en anglais aussi, mais que les éléments sur sa personnalité et son intimité étaient rare ». Elle raconte comment elle a ensuite sillonné Vienne avec une chercheuse allemande, elle mentionne des lieux, mais rien qui laisserait penser qu'elle avait pu accumuler de nouvelles informations sur la personne d'Adèle.
Finalement, tout ceci importerait peu si elle avait écrit une belle histoire d'amour, qu'elle soit vraie ou pas. Mais quand on y pense, son histoire est un cliché: une jeune bourgeoise qui s'ennuie auprès d'un mari pourtant très attentionné découvre la passion grâce à un artiste qui vit en homme libre. Et puis, même si le texte se lit facilement, je ne dirais pas que l'on y sent le potentiel d'un grand écrivain.
Allez, je suis heureux d'avoir appris l'histoire de ce tableau, je suis heureux d'avoir eu un aperçu de la vie artistique et sociale à Vienne dans les années 1900, j'ai maintenant envie d'en savoir plus. Je vous souhaite le même plaisir si vous lisez ce livre. Mais je n'irais pas jusqu'à vous recommander de le placer au sommet de votre pile de livres à lire.
Au moment où j'écris cette critique, la critique qui avait été la plus appréciée pour ce livre était celle que Claire avait postée en juillet 2017. Je dédie celle-ci, ma centième, à sa mémoire.
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scaalaire68
  20 août 2018
Mme « Rotweiler » serait-elle en définitive un véritable écrivain ? Une fois de plus c'est le hasard d'un vide grenier qui m'a permis de découvrir sa nouvelle oeuvre. C'est tout d'abord la couverture avec la « Dame en Or » de Gustav Klimt qui a attiré mon regard et suscité ma (petite) pulsion d'achat. Le sujet avait tout pour m'intéresser et son précédent livre (qu'on ne présente plus !) avait déjà retenu mon attention. Mon attirance pour la peinture, l'histoire de l'art et la bijouterie n'a pas été étrangère à ce nouveau choix de lecture.
Je suis donc entrée avec intérêt dans l'intimité d'Adèle Bloch-Bauer, jeune femme ayant vécu au début du 20ème siècle et dont la richesse matérielle n'a pas exclu les drames personnels.
J'ignore dans quelle mesure Valérie Trierweiler s'est inspirée d'éléments biographiques et jusqu'à quel point elle a fait courir son imagination car il s'agit d'un roman et non d'une biographie mais j'ai lu avec intérêt l'histoire de cette femme qui a côtoyé le grand peintre ainsi que l'élite intellectuelle et artistique de Vienne à son époque (Freud, Zweig...). Cela ne l'a pas empêchée de venir également en aide aux déshérités et migrants en leur apportant vivres et vêtements. Contrairement à son époux, Adèle veut entrer de plain-pied dans le modernisme de son siècle naissant et s'intéresse à l'art « contemporain » bien sûr, mais également à la politique et au droit des femmes. Sa courte vie lui laisse, hélas, tout le temps de se passionner pour ces sujets puisque la maternité lui est refusée par le destin...
L'histoire d'amour entre Adèle et Klimt, aventure brève mais intense est très bien restituée et semble tout à fait plausible malgré les conventions de cette époque et de ce milieu.
Cette jeune femme d'origine juive et devenue athée, qui a connu quelques bonheurs et beaucoup de drames a suscité ma sympathie, que sa vie décrite dans ce roman soit réelle ou partiellement imaginaire.
Le dernier chapitre aborde les "pérégrinations" du chef d'oeuvre de Klimt, volé par les nazis et qui sera finalement récupéré par la nièce et héritière d'Adèle au prix d'une longue procédure.
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Iletheunefois
  03 juin 2017
Merci Mme Trierweiler pour ce bel hommage rendu à cette femme
Adèle qui avait tout pour être heureuse (un mari aimant, de l'argent, très bons rapports familiaux), juste une ombre dans sa vie la perte de trois enfants, dont deux en cours de grossesse. Elle s'ennuie et pour ne pas sombrer dans la tristesse elle se laisse aller et succombe aux avances de Monsieur Klimt, artiste avec beaucoup de talent même auprès des femmes.
Livre passionnant
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critiques presse (3)
LePoint   05 juillet 2017
Une belle histoire d'amour avec Vienne pour décor, où l'on croise les ombres de Freud, de Mahler ou encore de Stefan Zweig...
Lire la critique sur le site : LePoint
Bibliobs   18 mai 2017
On s'ennuie ferme.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   18 mai 2017
Dans son nouveau livre, Valérie Trierweiler raconte l'histoire d'Adèle Bloch-Bauer, une grande bourgeoise viennoise qui pose pour le peintre Klimt.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
mandrake17mandrake17   14 février 2019
Adèle et Ferdinand se sont tus, les larmes aux yeux. De leur vie, un jour, il ne restera rien. La réussite de Ferdinand, son nom et sa fortune disparaîtront à jamais. La beauté d'Adèle fanera, son regard s'éteindra et son corps se mélangera à la poussière. Gustav rejoindra lui aussi son frère sous terre. La mort aura raison de leurs amours comme du reste. Mais ce tableau restera. Cette évidence les écrase et les bouleverse.
+ Lire la suite
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mandrake17mandrake17   14 février 2019
- Quels sont vos projets, Gustav, désormais?
- J'achève Le Baiser. Même si on ne devrait jamais terminer un baiser...
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mandrake17mandrake17   14 février 2019
Sa femme est unique, fascinante par la manière dont se succèdent les saisons de son âme. Elle porte à la fois la douleur et la compassion, tout en goûtant la vie d'une manière frémissante. Avec elle, chaque jour est un autre jour.
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mandrake17mandrake17   14 février 2019
Vous avez cette chose indescriptible qui fait de vous une reine. Une grâce que l'on ne rencontre qu'une fois dans une vie.
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mandrake17mandrake17   14 février 2019
Ce verre est un présage. A la nostalgie, à la nostalgie de ce que nous n'avons pas encore vécu!
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