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EAN : 9782207124284
304 pages
Denoël (19/02/2015)
3.89/5   28 notes
Résumé :

Mille regrets : une femme réfugiée à Nice pendant la guerre glisse dans la misère, les privations et, pour finir, la mort.Henri Castellat, c'est le portrait d'un homme lâche : en amour, en politique, en tout.Le destin personnel raconte un drame, à la campagne, sous l'Occupation, un drame qui démasque la fausse apparence du bonheur.La belle épicière, mariée à un homme-serpent, va se perdre dans les amo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Il y a certains grands auteurs de la littérature française dont on a malheureusement beaucoup de mal à trouver les oeuvres aujourd'hui car elles ne sont plus éditées. Vient alors la chasse aux occasions chez les bouquinistes ou sur la toile mais les prix souvent exorbitants refroidissent considérablement le pauvre lecteur qui n'a plus qu'à se morfondre de frustration.
Elsa Triolet, la non moins talentueuse compagne du célèbre Aragon, fait partie de ces auteurs difficilement trouvables mais pour notre plus grande joie les éditions Denoël rééditent son recueil de nouvelles Mille regrets paru à l'origine en 1942 chez le même éditeur.
Ce recueil se compose de 4 nouvelles que j'ai toutes aimées sans préférence particulière. Trois d'entre elles mettent en scène une femme et la deuxième dans l'ordre du recueil, la plus longue, est entièrement consacré à un homme. Quatre portraits donc, d'un homme et de trois femmes confrontés à leur destin, aux affres de l'amour et du mariage. Et ce que j'ai adoré chez Elsa Triolet c'est sa capacité à faire abstraction de son propre sexe et de pouvoir mettre en scène aussi bien des hommes que des femmes avec leurs propres désirs, soucis, inquiétudes sans que jamais cela ne sonne faux. Elsa n'est pas comme ces auteures qui ne savent/ veulent pas sortir de la littérature de genre. Ses propos sont unisexes et elle évoque des thèmes qui parlent à tous. Elle ne fait pas de favoritisme et est aussi dure avec les femmes qu'avec les hommes. Les portraits qu'elle brosse ne sont donc pas toujours flatteurs. Bien au contraire. Les destinées qu'elle imagine sont empreintes de nostalgie, de mélancolie, de souffrance et de tragique.
La première nouvelle porte le titre du recueil. le personnage principal qui est aussi la narratrice et dont on ignore le nom se trouve en zone libre à Nice. Elle est seule, l'homme qu'elle aime est apparemment mort, elle n'ose pas demander confirmation car il était marié à une autre. Sans famille, ni amis vers qui se tourner, elle doit se débrouiller pour survivre dans un contexte de guerre où la nourriture et les vêtements sont un luxe. La misère et les privations impriment leurs marques sur ses traits et son corps. Une curieuse rencontre l'aide momentanément à mieux vivre. Une autre, qu'elle cherchait pourtant à éviter, va bouleverser sa vie.
J'ai adoré cette nouvelle. J'aimerais vous dire en détails pourquoi mais je serais obligée de spoiler et ce n'est pas concevable. Cette nouvelle m'a beaucoup touchée et émue. L'atmosphère y est très mélancolique et Elsa Triolet parvient incroyablement bien à rendre l'état d'esprit de son personnage.
La deuxième nouvelle, intitulé « Henri Castellat » nous emmène à Paris peu avant la guerre. Henri est écrivain et est en âge de se marier, sa mère ne cesse de l'y pousser. Il rencontre une jeune femme magnifique Annabelle avec laquelle il s'entend à merveille au tout début. Mais la belle commence à avoir quelques exigences, de ces exigences qui font fuir les hommes. Un lâche, voilà ce qu'est Henri pour elle. Il fuit l'amour et ses responsabilités. Conscient de l'approche de la guerre, Henri cherche à quitter l'Europe. Une nouvelle assez cocasse avec un personnage qui refuse tout engagement quel qu'il soit. Ses rapports avec les femmes, sa mère ou ses fréquentations, sont l'occasion de scènes amusantes qui peuvent paraître « cliché » mais qui reflètent néanmoins la réalité. Elsa Triolet y montre tout son humour et n'hésite pas à tacler les petits travers féminins … et masculins.
La troisième nouvelle « le destin personnel » s'ouvre sur un monologue désabusé de Charlotte, femme mariée à un homme qu'elle n'aime pas. La guerre l'oblige à accueillir chez elle la famille de son beau-frère ainsi que sa mère. Son beau-frère ne travaille pas, sa belle-soeur est convalescente, son neveu un véritable chenapan. Charlotte s'use la santé à gérer sa maisonnée et trouve une bouffée d'oxygène lorsqu'elle peut enfin s'échapper à l'occasion d'une invitation à rejoindre un couple d'amis à la campagne. Là encore les conditions de vie sont difficiles mais Charlotte trouve son bonheur dans cette grande maison dépeuplée et ces paysages envoûtants. Magnifique nouvelle avec des descriptions courtes mais somptueuses qui invitent vraiment au rêve. On se prend à envier les escapades champêtres de Charlotte. Mais Elsa Triolet nous mène par le bout du nez et les apparences sont trompeuses.
Quatrième et dernière nouvelle « La belle épicière » me fait penser à un mélange de Madame Bovary, L'Assommoir et Nana. Madame Louise est l'épicière du quartier. Aimée de tous ses voisins, son commerce ne désemplit pas et malgré un mauvais mariage et un garnement qui n'en fait qu'à sa tête, tout va plutôt bien. Madame Louise est une belle femme, en témoigne les visites quotidiennes et ponctuelles de « L'amoureux », visites attendues et accompagnées des éclats de rire des voisins. Oui, Madame Louise est une belle femme, elle ne s'en rendait pas compte jusqu'à maintenant, prisonnière qu'elle était de son quotidien. Mais dorénavant, elle en est consciente, elle a du « sex-appeal », une révélation qui va complètement chambouler la vie de cette brave épicière. Une nouvelle qui tient presque de la fable, j'ai adoré encore une fois.

Sublime découverte que la plume d'Elsa Triolet. Son style concis, efficace, sans fioritures ni artifices dégage une grande force qui exacerbe les sentiments de ces personnages. Les descriptions sont sublimées par des métaphores bien choisies et d'une grande poésie. le ton est libre, parfois familier sans être vulgaire, je ne m'attendais pas à ça venant d'une femme de l'époque, j'avais parfois l'impression que c'est un homme qui écrivait !

J'ai beaucoup aimé la façon dont Elsa aborde les sujets de la solitude, de la lâcheté, de la souffrance sentimentale. C'est triste, mélancolique, désespéré. Elle est directe mais le fait avec beaucoup de pudeur et de tact. La guerre est toujours là, son ombre plane sur chaque récit, non pas à travers la présence de l'occupant mais à travers la vie quotidienne, des petites choses qui semblent, en dehors des grands malheurs, insignifiantes ou banales.
Bref, je suis complètement conquise ! Je crois bien avoir enfin trouvé l'auteurE qui me corresponde par son style et les sujets qu'elle aborde. Elle me parle.
Et puis me voilà réconciliée avec le genre de la nouvelle.
J'espère vraiment que les éditions Denoël continueront leur travail de réédition des oeuvres d'Elsa Triolet.


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La préface de Louis Aragon témoigne bien de l'atmosphère qui prévaut dans ces quatre nouvelles écrites alors que le couple était entré en Résistance et qu'il vivait dans la clandestinité (Lyon, la Drôme, Villeneuve-les- Avignon…) Ce sont des chroniques romancées à la fois très réalistes , lucides, mais aussi surréalistes qu'Elsa a pu observer et analyser.
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Il ne m'est pas possible de parler de ce recueil de nouvelles sans parler, d'abord, de son auteure : Elsa Triolet (1896-1970), compagne de Louis Aragon mais pas que. Elle a une production littéraire assez conséquente et surtout de qualité. Femme forte et engagée elle a participé activement à la seconde guerre mondiale.

Elsa Triolet nous offre avec Milles regrets un recueil de vies ordinaires qui se transforment en extraordinaire à travers sa plume. de ce fait, le premier élément que j'ai le plus apprécié, vous vous en doutez, est son écriture.

Un style d'écriture recherché mais accessible à tous, telle est la beauté de son écriture, elle ne voile pas ses idées d'élitisme. Elle se contente de laisser l'histoire se raconter d'elle-même, elle nous pousse à aimer ou à détester un personnage, à nous impliquer émotionnellement.

Quatre nouvelles composent donc le recueil et qui mettent en scène trois femmes et un homme. Ce qui m'a le plus frappée dans les portraits qu'elle dresse c'est la profonde tristesse de ses personnages, j'avais l'impression que tous portaient le poids du monde sur leurs épaules. Une noirceur quasi tragique rodait d'une nouvelle à une autre qui m'a profondément touchée.

La première nouvelle, Mille regrets, ma préférée d'ailleurs, l'histoire se passe en temps de guerre. J'ai trouvé bien curieux que le personnage n'ait pas de nom, une femme qui voit son monde s'écrouler en apprenant que son amant était mort, sans personne à qui demander d'accréditer cette mort, elle aire comme un fantôme, jusqu'à presque en avoir l'aspect par manque de nourriture, en zone libre, Nice. Elsa Triolet dépeint si bien la solitude et la nostalgie que c'est d'une beauté à vous couper le souffle.

Dans la seconde nouvelle, Henri Castellat, j'ai trouvé le personnage détestable, la lâcheté n'est pas un défaut que j'affectionne. L'histoire se passe avant le début de la guerre et dépeint un homme allergique à toute responsabilité, écrivain qui n'arrive plus à écrire et dont la mère essaye de marier, j'ai bien aimé le personnage de la maman qui apporte de l'humour au texte.

Troisième nouvelle, le destin personnel, la pauvre Charlotte, mariée à un homme qu'elle n'aime pas se retrouve obligée d'accueillir sa très envahissante famille chez elle à cause de la guerre. Elle s'use à la tâche mais trouve une échappatoire grâce à une invitation d'amis et les rejoint à la campagne, dans un décor de rêve, qui sait ce qu'elle pourra y trouver.
Je tiens à remercier les Éditions Denoël pour cette agréable lecture.

Quatrième et dernière nouvelle, La belle épicière, Madame Louise nous invite dans son épicerie, une dame d'une simplicité ! Aimée de tous mais elle a eu la malchance de faire un mauvais mariage. Un personnage attachant qu'on découvre et qui se découvre dans la nouvelle… mais que va-t-elle découvrir ?

Elsa Triolet aux doigts de fée nous dépeint l'âme humaine et ses circonvolutions, comment ne pas aimer un tel texte ? La tragédie y côtoie la nostalgie, la tristesse, l'amour et bien plus encore. Mille regrets, un recueil à découvrir pour les amoureux des lettres.

Un dernier mot, j'ai beaucoup aimé la très belle préface de Macha Méril qui parle avec beaucoup d'émotions d'Elsa Triolet.
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C'est une agréable pause de lecture qu'offre ce recueil de quatre nouvelles. Elles mettent en scène respectivement trois femmes, un homme et nous font partager leur vie et leur cheminement.
Dans toute leur humanité : ce ne sont pas, ou plus, des personnages flamboyants ; ce sont simplement des êtres humains aux prises avec leur réalité et leur vie sentimentale, qui les mènent plutôt vers un destin tragique.
La guerre est là, mais en toile de fond.
C'est un texte écrit dans une langue simple, élégante, précise, toujours actuelle.
Les détails simples illustrent ce texte, et les décors esquissés avec un certain minimalisme dans l'écriture en rendent la lecture vive et rapide ; l'atmosphère de l'époque est alors bien restituée. C'est visuel.
Des esquisses des tourments éternels de l'âme humaine, quelle que soit l'époque, c'est mélancolique indéniablement.
Et d'une grande lucidité de la part d'Elsa Triolet, qui en dit long sur l'acuité de son sens de l'observation, et probablement, de sa propre expérience de la vie.
C'est une excellente introduction à cette auteure, certes célèbre de par sa relation avec Aragon, mais que l'on connait moins pour son oeuvre personnelle.

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Quatre nouvelles écrites en 1940 et 1941. Quatre histoires de femmes et d'hommes, entre Nice et Paris, à l'époque où la ligne de démarcation existait. Curieusement, le contexte de la guerre qui s'annonce ou qui débute est peu présent, au second plan, latent. Les éditions Denoël rééditent ces histoires d'Elsa Triolet dans la collection Empreinte, une belle idée qui permet de remettre en rayonnages cette écrivaine sans doute un peu oubliée, morte depuis 45 ans et qui dans l'esprit de beaucoup, est avant tout la femme de Louis Aragon.

Trois nouvelles assez égales en nombres de pages : Mille regrets, le destin personnel et La belle épicière qui parlent de femmes. L'autre nouvelle, la plus longue, presqu'un roman de 120 pages, est consacrée à un homme Henri Castellat ; titre de l'histoire éponyme.

- Mille regrets : Une femme plus toute jeune mais pas encore vieille, veuve, apprend que son amant, Tony est mort. Elle vivote dans un meublé minable de Nice jusqu'au jour où elle rencontre un vieil homme étrangement riche, Oléonard, qui lui propose de l'argent en échange de son manteau de vison.

- le destin personnel : en 1940/41, Charlotte se voit contrainte d'héberger sa mère, ses beau-frère, belle-soeur et neveu pendant que son mari Georges est prisonnier. La cohabitation est plus que délicate entre les reproches de la mère, les jérémiades de la belle-soeur, les pitreries du neveu. Pour souffler, Charlotte accepte de passer l'été en zone libre chez des amis, Jean-Claude et Margot, en pleine campagne. Margot déprime. Jean-Claude se débrouille pour améliorer l'ordinaire de guerre.

- La belle épicière : Louise est l'épicière d'une petite rue parisienne. Mariée à Simon qui gagne sa vie en faisant l'homme serpent et maman de Michel, un garnement d'une dizaine d'années. Sa vie s'écoule paisible au comptoir de sa petite épicerie, sa gentillesse et son charme faisant la joie des clients et voisins. Louise qui entend dire à longueur de journée qu'elle est bien belle et attirante est sage et fidèle. Oui, mais Simon part pour trois mois, et Raymond, le nouveau serveur du café d'en face fait une cour assidue à la belle épicière.

- Henri Castellat : Henri est écrivain. Deux de ses romans ont eu un accueil très favorable quinze ans auparavant faisant de lui, le romancier du moment. Mais Henri n'écrit plus depuis. C'est un homme égoïste qui ne se soucie que de lui, aime briller dans les salons. Dans l'un d'eux il rencontre Annabelle Soriento, femme d'un peintre. Ils tombent amoureux et vivent des moments délicieux. La mère d'Henri voudrait qu'il épouse Jeanne, une jeune propriétaire terrienne de sa région natale, qu'il a mise enceinte deux ans auparavant. Henri répugne à régulariser la situation, Jeanne n'étant pas aussi séduisante qu'Annabelle ni sa région natale aussi attirante que Paris. C'est alors que les menaces de guerre se font de plus en plus fortes.

Je ne connaissais pas les écrits d'Elsa Triolet, et voici donc une belle découverte que ces portraits de femmes qui pour vouloir frôler la frivolité vont payer cash. Alors que Henri Castellat, homme dont l'intérêt unique est sa petite personne, s'en sortira par relations. Couard, veule, c'est un type assez minable qui se sert d'autrui pour lui et encore lui. Il y a 70 ans, on était encore très loin de l'égalité hommes-femmes (encore aujourd'hui me direz-vous), et Elsa Triolet le montre admirablement. Elle ajoute aussi une question de classe sociale, car H. Castellat est un homme du monde alors que les trois femmes dont elle parle sont d'un milieu populaire.

Étrangement, bien qu'écrites en 1940 et 1941, ces nouvelles ne font pas état de la guerre, elle n'est qu'un contexte lointain, même si elle peut être déclencheur de certains comportements. Mais sans doute est-il plus aisé d'écrire sur la guerre une fois qu'on en est sorti, avec un peu de recul.

La langue d'Elsa Triolet n'est point trop datée, elle se lit très bien. Une écriture simple, directe, de belles descriptions de paysages, de personnages : une écriture très visuelle et même odorante lorsqu'elle décrit certains lieux.

Une belle manière d'aborder l'oeuvre de cette écrivaine que ces nouvelles rééditées.
Lien : http://lyvres.over-blog.com
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Je suis rentrée à l’aube. Dans les collines le vent vient me souffler au visage tous les parfums de la nuit. Il ne fait pas encore assez jour pour voir, mais je sais que les pierres qui roulent sous mes pieds et me fuient, sont rondes et jaune clair, si semblables aux pommes de terre qu’il faut les voir rouler et se rendre compte de leur poids pour croire que ce ne sont pas de vraies pommes de terre. On pense beaucoup aux pommes de terre de nos jours, à quoi voulez-vous qu’on pense ? A la dignité de l’homme, comme on disait dans le temps ?
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Le temps de déjeuner, et l’eau s’était déjà retirée des rues. Sur les quais détrempés, des hommes enlevaient les galets que la mer avait laissés jusque devant les grands hôtels et les belles villas. Le soleil n’avait rien d’apaisant. La mer grondait et montrait ses dents blanches. La Promenade était presque vide à cause du temps et de l’heure. Soudain, je vois la mer qui se creuse, des vagues se cabrent comme des chevaux, queues et crinières blanches au vent, elles sautent par-dessus le parapet ! Je suis restée longtemps à regarder faire les vagues. Les balayeurs ont presque fini d’enlever les galets, remettent en place les fauteuils blancs renversés, trempés. Je suis bien dans mon manteau, je n’ai pas froid.
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L'hiver est passé, malgré tout. Le printemps aussi. J'ai appris que pour être prophète il suffisait d'être pessimiste, puisque chaque question se résout toujours dans le sens le plus tragique. Je finirai par m'attendre à ce que tout ce que je crains arrive, irrémédiablement. C'est ça, le pessimisme; c'est quand chaque crainte devient certitude....
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Il y eut des nuits d’orage. Ça commençait vers le soir par un grand vent. Les sorcières du pays arrivent sur leurs manches à balai, et mènent la danse au-dessus du plateau, avec une rapidité et un bruit d’hélices. Puis on voit dans le ciel une étincelle de court-circuit et c’est la catastrophe : le ciel a reçu le choc, se fend comme une tasse de porcelaine fine et s’écroule dans un énorme bruit de casse. Longtemps après on entend rouler les morceaux…
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Le silence est comme le vent : il attise les grands malentendus et n'éteint que les petits.
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