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Elena Zayas (Traducteur)
ISBN : 2264049057
Éditeur : 10-18 (04/03/2010)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Madrid, 1877. Victor Ros, petit délinquant arrêté pour vol à la tire, fascine le sergent Armando par son intelligence et sa perspicacité. Quelques mois plus tard, ce gamin du peuple se retrouve promu sous-inspecteur, chargé d’élucider une affaire qui passionne le tout Madrid: « Le mystère de la maison Aranda ». Et quel mystère!
Trois assassinats ont été perpétrés dans cette riche demeure que l’on dit maudite. Mais Victor Ros est bien trop rationnel pour y cr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
  24 septembre 2015
C'est en regardant avec mémé sa nouvelle saga favorite produite par TVE (Victor Ros, 2015 ) que j'ai découvert ce roman de Jerónímo Trístante qui met en scène le policier Victor Ros, de la Brigada Metropolitana de Madrid au XIXème siècle. Si l'assoupissement est garanti devant l'écran quand on a moins de 80 ans -même si l'ensemble est plus supportable que la scandaleuse adaptation des aventures de Diego Alatriste - la lecture du Mystère de la maison Aranda s'est révélée plutôt plaisante.
Ancien enfant des rues remis dans le droit chemin par un fin limier de la police, Victor Ros finit par marcher dans les pas de son mentor et devient un as de la déduction. Cette enquête un chouïa ésotérique sur laquelle plane l'ombre de Dante vaut surtout pour la description de la société madrilène de la fin du 19ème siècle. On ne peut s'empêcher de penser aux enquêtes de Nicolas le Floch de Jean-François Parot, car Ros, observateur méticuleux des scènes de crime fasciné par l'aristocratie, ne dédaigne ni les dernières méthodes d'investigations scientifiques, ni les putains au grand coeur. C'est donc un 10/18 sympathique et dépaysant qui donne envie de lire le second volume toujours publié chez 10/18 (L'affaire de la veuve noire) et les trois autres parus en Espagne (El enigma de la calle Calabria, La última noche de Víctor Ros, Víctor Ros y el gran robo del oro español ).
Au final, la bonne nouvelle c'est de s'apercevoir que Jerónímo Trístante (qui met également en scène des enquêteurs au Moyen-Âge) a aussi publié deux polars sur la guerre civile espagnole, El rojo en el azul , l'histoire d'un républicain obligé de combattre sur le front russe au sein de la Divizion Azul, et El Valle de las Sombras qui a pour cadre la construction du Valle de los Caídos, deux ouvrages aussitôt commandés. Comme quoi, à tout ennui télévisuel malheur est bon.
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candou42
  15 mai 2019
Je me suis lancé dans ce livre avec l'espoir qu'il soit dans la même veine que d'autres histoires proposant des enquêteurs de la fin du XIX° que j'apprécie beaucoup. Je dois avouer qu'en refermant ce livre, je n'ai pas été totalement convaincue. La faute à une construction de personnages qui ne m'a pas parlé, je n'ai pas réussi à m'attacher au héros ni aux personnages secondaires. Cependant, je serai incapable de véritablement expliquer le pourquoi du comment. ça ne l'a pas vraiment fait avec Victor du coup je suis restée assez extérieure au récit.
Concernant l'intrigue, tout avait bien commencé avec une ambivalence entre explication rationnelle ou fantastique pour expliquer une tentative de meurtre. Cependant, comme mes attentes étaient assez grandes à ce niveau-là, j'ai été déçue par la résolution de cette enquête qui ne casse pas vraiment trois pattes à un canard. A ce niveau-là, la seconde intrigue policière est bien meilleure.
En définitive, ce qui m'a gênée, c'est le passage de l'une à l'autre enquête qui ne se fait pas naturellement. On repère trop facilement les fils déroulés par l'auteur. de plus, la présence de certaines scènes cliché n'arrange pas le tableau final.
En conclusion, une lecture plaisante mais sans grande originalité ni grande maîtrise de la part de l'auteur. Les twists ne sont pas forcément originaux et la construction en parallèle des deux enquêtes n'a pas fonctionné avec moi. de plus, le personnage principal, qui nous est présenté comme un policier exceptionnel, m'a laissée de marbre. Une parenthèse sympathique mais sans plus.
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joedi
  23 janvier 2011
Madrid, printemps 1877, Victor Ros Menéndez intègre le commissariat de la Puerta del Sol.
Pour débuter sa carrière de sous-lieutenant , il est chargé d'élucider trois meurtres perpétrés dans une maison que l'on dit « maudite ».
Notre héros va être initié à ce qui sera qualifié plus tard de police scientifique. En effet, son mentor pour cette partie technique, lui enseignera les rudiments de ce qui deviendra une science.
Ce roman de la collection « grands détectives » est le premier d'une série consacrée au détective hors pair, Victor Ros Menéndez.
C'est avec un réel plaisir que je lirai le second.
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vilvirt
  10 juillet 2011
Victor Ros n'est qu'un jeune voleur de plus qui traîne sa misère dans les rues de Madrid lorsqu'un inspecteur de police zélé le remarque et voit en lui une intelligence hors norme et une grande perspicacité. Il le pousse à s'écarter de ses pratiques malhonnêtes et, grâce à l'amitié de cet homme et à son amour pour la littérature et l'érudition, Victor se transforme et devient, bien des années plus tard, sous-inspecteur de police à Madrid. En cette fin du XIXème siècle et au plus chaud de l'été madrilène, le jeune homme se retrouve confronté à deux enquêtes criminelles qui vont tour à tour le conduire à évoluer dans deux mondes diamétralement opposés : celui des maisons closes et des quartiers sordides où oeuvrent dans l'ombre les prostituées de la ville, victimes d'un tueur en série, et celui de l'aristocratie de l'époque qui cède peu à peu le terrain aux nouveaux riches et à une bourgeoisie dorée qui révolte notre jeune libéral. Doté d'un solide caractère et d'une rationalité à toute épreuve, fasciné par les techniques modernes tout juste découvertes en matière de déduction criminelle, il doit faire la lumière sur cette série de meurtres, mais aussi lever le voile sur un mystérieux cas de folie furieuse qui touche une jeune aristocrate.

Meurtres abjects, mystères, drames familiaux, livre diabolique et maison hantée foisonnent dans ce récit qui m'a d'abord enchanté, grâce à l'ambiance, l'époque et le choix du lieu de l'intrigue. Malheureusement, ça n'a pas duré. Au fil de ma lecture, j'ai eu de plus en plus de mal à m'attacher à Victor - tout séduisant qu'il soit - et à adhérer au style de l'auteur qui tiens coûte que coûte à noircir les traits de certains de ses personnages au mépris du lecteur - qui, soit dit en passant, est parfaitement capable de se faire sa propre opinion.

Les doutes de Victor le libéral rongé par sa fascination pour la noblesse et son aisance, et sa propre condition de fonctionnaire de police issu des quartiers pauvres, ne m'ont pas parut crédibles un seul instant. La psychologie de chacun des personnages du roman - qu'il soit bon ou mauvais - est loin d'être approfondie, Jeronimo Tristante tient absolument à nous mâcher tout le travail et parsème son récit de dialogues inutile, de descriptions simplistes, et de révélations fulgurantes issues du cerveau formidable de son enquêteur. L'enquête elle-même semble parfois s'embourber et bien des pages se tournent sur des longueurs qui auraient pu être évitées avant de commencer à entrevoir le fil de l'intrigue.

Par contre, reconnaissons que le contexte historique est passionnant, et qu'il m'a permis de poursuivre ce récit parce que je souhaitais vraiment en apprendre plus sur cette partie de l'histoire et les nombreux conflits politiques qui se sont joués à cette époque.
Lien : http://tranchesdelivres.blog..
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GribouilleChat
  09 janvier 2011
Victor Ros, un mauvais garçon pris sur le fait se voit proposer l'abandon des poursuites s'il accepte d'entre dans la police, ce qu'il fait. Nous sommes à Madrid au XIXe siècle.
Des années plus tard, le voilà de retour dans la capitale après un passage en province où il s'est distingué par la prise d'un groupuscule d'opposants politiques, non sans remords d'ailleurs car ses opinions sont plutôt libérales.
Dès son arrivée dans son nouveau service, il se lance dans deux enquêtes: l'une qui concerne un maison présumée hantée où des dames de la bonne société ont agressé leur époux possédées par un livre, l'autre à la poursuite d'une sorte de Jack l'éventreur madrilène qui occit des prostituées. Cette enquête ne plait guère à ses chefs que n'intéressent pas ces filles de peu!
Victor Ros nous entraine sur ses pas dans les toutes les couches de la société espagnole, que ne réunit qu'une seule chose: la machisme ambiant.
Ce roman est enlevé, rempli de péripéties nombreuses sans un moment creux et on y rencontre une foule de personnages divers: voyants, aventuriers, escrocs, mystérieux gentlemen, mauvais garçons... On en redemande!
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
joedijoedi   21 janvier 2011
Alors, le corrégidor remarqua un mouvement derrière un rideau et dit : "Que cachez-vous là ?" La dame répondit : "Un portrait du roi, mais vous ne devez pas le regarder, car il est si parfait qu'il trouble l'entendement de qui le contemple, - Sornettes !" rétorqua l'autre en ouvrant le rideau. Et sais-tu ce qu'il vit ?
- Quoi ? demanda don Alfredo, intrigué.
- Le roi en personne, nu comme un ver et raide comme une statue. Le corrégidor en fut saisi. Il y eut un silence. Le roi tremblait de froid en cet appareil. "Je n'ai jamais vu un portrait aussi fidèle de mon roi, pas même ceux que peint Velazquez", dit alors Vozmediano pour se sortir du mauvais pas où il s'était fourré.
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joedijoedi   20 janvier 2011
La simplicité dans les raisonnements, c'est la clé. N'oublie pas, mon cher Alfredo, que la distance la plus courte entre deux points est ...
La ligne droite !
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joedijoedi   23 janvier 2011
Il comprenait dans toute sa dimension tragique que, sur cette terre, l'homme était le pire des fléaux.
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joedijoedi   20 janvier 2011
Aimer sa mère est le propre des gens bien.
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