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EAN : 9782848932255
352 pages
Éditeur : Les Deux Terres (15/04/2015)

Note moyenne : 3.23/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Susie Moran est une femme de caractère. Elle dirige sa propre entreprise de céramique, qu'elle a fondée quand elle avait une vingtaine d'années. Depuis toujours, chaque décision lui appartient, et elle n'envisage pas qu'il en soit autrement. Chez les Moran, travail et famille ne connaissent pas de frontière. Ses trois filles et l'un de ses gendres ont tout naturellement rejoint l'entreprise familiale. Le retour du vieux père de Susie, après des années d'absence, po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
pyrouette
  20 décembre 2015
Susie a fait de ses failles d'enfance, une force. Femme d'affaires, mère de trois superbes filles, épouse d'un musicien qui lui a apporté calme et soutien, elle mène tout son monde à la baguette, enfin du moins en est persuadée. Les filles et surtout les maris des filles se rebellent. Chacun veut sa part de gâteau de l'affaire familiale et la dernière décision de Susie d'acheter une maison presque en ruine, simplement par qu'elle est à l'origine de l'entreprise familiale crée des tensions au sein de la famille. Susie a l'impression s'être trahie par ses filles. L'arrivée de son vieux père, comme un chien dans un jeu de quilles, qu'elle ne connaît pas, puisque abandonnée à la naissance et élevée par ses grands-parents, est à l'origine du chaos familial. Chaque membre de la famille va se retrouver déstabilisé et revoir ses priorités et ses convictions. Un roman sur les conflits familiaux, sur l'évolution d'une famille, sur le chaos mais aussi sur la place de chaque individu au sein de la famille.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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adtraviata
  27 février 2016
Pour vous inciter à lire ce livre, je pourrais vous dire « oh bien des choses en somme » . Par exemple, que son ouverture est parfaite : comme dans une pièce classique, l'héroïne n'entre en scène qu'au deuxième chapitre après que les personnages (d'abord) secondaires qui l'entourent, ses filles, son mari, aient bien annoncé sa venue et son caractère bien trempé en discutant de sa dernière « lubie », l'achat d'un cottage dans la région des Potteries où elle a créé et dirige sa propre entreprise. Une entreprise familiale, certes, mais florissante. Elle pourrait l'être davantage si on en croit les ambitions de Cara, la fille aînée, et son mari Dan. Mais Susie s'accroche à son pouvoir décisionnel et à ses intuitions de départ.
Suit alors un premier acte où nous faisons connaissance de chacune des filles, des deux gendres, du mari de Susie, de ce qui motive chacun, de leurs énergies, de leurs espoirs, de leurs difficultés relationnelles ou de leurs amour, de leurs complexes, de leurs doutes. Jusqu'à l'arrivée totalement imprévue du personnage qui va bouleverser l'ordre établi : Morris, le père de Susie, parti en Afrique quand sa fille avait à peine un an, le père inconnu (tout comme la mère de Susie, mais elle vient de mourir), le père lâche, le père absent… avec qui Susie ne sait absolument pas comment se comporter. le père qui va déséquilibrer tout et tout le monde.
Celui qu'on pouvait soupçonner de manipuler les autres au début du roman, pour assurer son petit confort de fin de vie, va finalement permettre à chacun de mettre au jour ses ambitions, ses failles, ses manques, ses désirs. Et le roman avance alors, donnant tour à tour un coup de projecteur sur chacun des membres de la famille. Et Susie est sans doute celle sur laquelle Joanna Trollope envoie le moins la lumière, permettant ainsi à Cara, Ashley et Grace de prendre la place qui leur revient, de même qu'à leurs maris, Dan et Leo et à leur père Jasper. Ce ne sera pas sans mal, sans larmes mais elles y arriveront, avec l'appui très discret d'un Morris qui révèle peu à peu sa personnalité (pas toujours très glorieuse, mais comme il le dit, le passé est le passé et on ne peut plus le changer).
On le comprend, c'est un roman familial, classique dans sa construction, mais il est bien mené par Joanna Trollope qui nous pose subtilement les questions liées au pouvoir et à la concertation, aux relations entre hommes et femmes, à l'amour maternel et paternel, pour ne citer que les plus évidentes. Les personnages sont particulièrement étudiés, ils ont de l'épaisseur, jusqu'à Maisie, la petite-fille très autoritaire de Susie. Ce sont eux qui font avancer l'histoire, qui lui donnent chair et nous arriment au roman. Jusqu'au perroquet Polynesia et ses gros mots !
Mais au-delà de tout ce que je peux vous dire, je retiens surtout que A parts égales m'a fait passer un excellent moment de lecture, il m'a une fois de plus fait goûter le plaisir de découvrir l'histoire originale imaginée par une romancière anglaise, de celles que j'apprécie et que j'ai vraiment eu plaisir à retrouver ici. Si vous craquez à votre tour, prévoyez des litres de thé ou de café, car ils coulent à flots dans le roman. Vous aurez peut-être même envie de vous précipiter en Angleterre pour acquérir une des ces poteries décorées de fleurs et de motifs géométriques, dans le style des pots Susie Sullivan. Vous voilà prévenu(e)s !
Lien : http://desmotsetdesnotes.wor..
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Nadael
  03 juillet 2015
Susie Moran, est une femme de poigne. À la tête d'une grande entreprise de céramique à Stoke-on-Trent en Angleterre depuis plus de trente ans, qu'elle a montée pièce par pièce avec persévérance, travail et ambition, Susie peut être fière de son parcours. Jasper, son époux s'est toujours effacé derrière sa femme, la soutenant avec bienveillance dans toutes les difficultés qui traversaient son chemin. Conciliant, il a laissé de côté sa passion pour la musique afin d' élever lui-même leurs trois filles ; Cara, Ashley et Grace. Susie pouvait être ainsi toute à son travail, du matin au soir, et du soir au matin. Les filles devenues grandes ont fait naturellement leur entrée dans l'entreprise de leur mère, chacune à des places stratégiques.
Toute la famille participe ainsi au bon fonctionnement de l'entreprise, dont les rouages semblent parfaitement bien huilés. Mais si les fondations tiennent bon, c'est surtout dû au regard implacable de Susie, qui dirige tout ce petit monde avec conviction et autorité. Jusqu'au jour où le mécanisme de l'engrenage va se gripper.
À quatre-vingts ans passés, le père de Susie, Morris, fait irruption dans sa vie. Cet homme, elle le connaît à peine ; il l'a laissée seule avec sa mère, Susie était encore bébé. Morris déboule dans la vie de sa fille comme dans un jeu de quilles... pour le bien de tous.
Son arrivée déstabilise complètement Susie. Désarçonnée, fragilisée, les langues commencent à se délier. Sans s'en rendre compte, Morris va bouleverser l'équilibre apparent de la famille. Mari, filles et gendres profitent de la faille pour faire entendre leurs voix teintées de colère et d'amertume.
Chacun s'exprime enfin, s'ouvre à la discussion, expose ses idées propres... sous l'oeil hagard de la patronne. Plus ils se libèrent, plus Susie se ferme...
Un roman sur la famille et ses tourments, d'une facture plutôt classique mais efficace et juste. Les personnages ont de la consistance et il est vraiment plaisant de suivre leur évolution – les caractères de chacun se révèlent - au fil du livre. Les priorités changent, les personnalités s'affirment. Un vent de liberté souffle sur l'entreprise et la famille et ce, grâce à Morris, le père jadis absent, si important aujourd'hui voire essentiel à la cohésion de tous ; la pièce maîtresse du roman.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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Albertine22
  14 août 2015
"La part de la lionne", ce pourrait être un bon résumé du roman de Joanna Troloppe. Susie Moran a fondé lorsqu'elle était jeune son entreprise de céramique et laissé son mari Jasper s'occuper de leur foyer et de l'éducation de leurs trois filles pour se consacrer pleinement à son travail. Cara, Ashley et Grace ont rejoint l'entreprise à des postes importants mais leur mère garde la mainmise sur tout. Cet arrangement, cet équilibre n'est pas remis en cause et pourtant il est loin de satisfaire les enfants devenus grands et en âge de s'affranchir.
Ce statu quo va être bouleversé par l'arrivée totalement inattendue du père de Susie. Il débarque non pas du diable vauvert, mais de l'île de Lamu, déboulant dans l'existence de celle qu'il a quittée bébé, la laissant aux bons soins de ses grands-parents. Que faire de ce vieil homme, sorte de hippie sur le retour ?
J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de cette histoire. L'auteur nous montre de l'intérieur aussi bien le fonctionnement d'une fabrique de céramique que d'une famille où chacun aspire à trouver sa place.
Susie, le personnage central, est souvent vu à travers le regard de ses filles ou de son mari. C'est une sorte de pionnière, de self-made woman, passionnée par l'art de la céramique à l'éponge. Elle est fière de ce qu'elle a accompli et ne se livre que peu à l'introspection. Toujours dans l'action, elle mène sa barque où elle l'entend sans tenir compte du fait que ses passagers, filles, gendres, époux, n'ont peut-être pas la même destination en tête.
Ce roman est centré sur l'affranchissement, sur les changements, les ruptures parfois nécessaires pour exister pleinement. Les personnages, bien campés, nous sont montrés dans leur quotidien et le lecteur s'attache à eux, éprouve une certaine empathie quand ils se montrent hésitants, comme des oisillons, au bord du nid, à la fois heureux et apeurés avant de prendre leur envol.
La trame est classique ( ce qui n'est pas pour moi un défaut), l'ensemble est très agréable à lire, accompagné d'un mug de thé avec des biscuits au gingembre !
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choupinette91
  05 juillet 2015
Une histoire familiale comme les autres? Non ce n'est pas le cas. Susie patronne et régnant en reine sur l'entreprise familale, va voir resurgir du passé, le père de l'une de ces filles...
Etrange, on se s'attendait pas à cela et l'univers de cette famille au grand complet va s'en trouver bouleverser.
Discussions, réflexions, tous vont se mettre à revendiquer et à dire ce qu'ils ont au plus profond d'eux.
Tous les personnages aux caractères affirmés vont alors se lâcher.
Cette famille est bien comme toutes les autres. Oui parce que faite de toutes les petites choses du quotidien, elle vit. Mais elle se révèle au grand jour et la maîtresse des lieux ne sait plus quoi faire.
Ce roman d'une famille anglaise aux pouvoirs financiers et intellectuels marque encore une fois une société dans laquelle le silence est d'abord de notoriété.
Un roman de détente et dont l'écriture fluide nous entraîne au plus profond de chacun des personnages.
J'ai adoré découvrir cet auteur.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   03 juillet 2015
« Elle s'agrippa au rebord de la fenêtre près duquel elle se tenait. Cette usine, cette entreprise, revêtait tant de sens pour elle. Cela ne représentait pas seulement ce qu'elle avait édifié, ou ce à quoi elle était arrivée ; elle incarnait son passé, le passé de son grand-père, le passé de ces Six Bourgs et les richesses de la terre sur laquelle ils étaient construits, ainsi que tous les efforts humains inimaginables consentis jadis pour extraire du charbon de ses profondeurs et façonner son argile en toutes sortes d'objets et ustensibles indispensables à la vie quotidienne. Et c'était cela, cette conviction qu'elle avait de saisir l'essence même de cette partie de l'Angleterre, et de ce que voulaient les gens, sous leur toit et dans leur foyer, en maîtrisant une minuscule parcelle du vaste, du très vaste monde, pour en faire un sanctuaire solide, qui lui permettait de résister à l'idée de ne céder en rien le contrôle de l'entreprise à des acteurs extérieurs. »
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pyrouettepyrouette   14 décembre 2015
J'aime vraiment les enfants. Mais je n'ai pas envie d'en avoir. J'imagine qu'un psy m'expliquerait que c'est lié au fait que maman a toujours été tellement préoccupée par ses affaires quand j'étais petite, que je me sentais toujours privée de son attention pleine et entière ou je ne sais pas quoi. Je ne suis pas certaine que cela m'importe vraiment.
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pyrouettepyrouette   17 décembre 2015
Quand je ne me sentais à ma place nulle part, je me contentais de me sauver. Si les choses ne fonctionnaient pas, je m'éclipsais. Je ne peux plus, maintenant. Mais si je le pouvais, je le referais.
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NadaelNadael   03 juillet 2015
« - Ce que j'ai détesté, moi, dit-elle d'une voix forte, quand j'étais petite, c'était que tu fasses passer le travail avant moi. Ce que j'ai détesté, c'était de ne pouvoir rien y changer. J'étais obligé d'accepter ce qui m'était donné là. (…) Nous étions obligés d'accepter ce que tu avais décidé. Ash, Grace, papa. Tout le monde. Il s'est toujours agi de ce que tu voulais, toi, et rien d'autr
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luocineluocine   11 août 2015
our Suzie, il n’y avait alors aucune décision à prendre. Elle avait un pied dans la trentaine, une famille en pleine croissance, et une flopée de puissantes impulsions qui la poussaient en avant, la principale étant sa détermination à commémorer le nom de son grand père dans le lieu et de la manière les plus appropriées qui puissent se concevoir
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