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EAN : 9782757860939
Éditeur : Points (07/09/2017)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Le révérend Mark Robarts, qui occupe la cure de Framley, dans le Barset, et Ludovic Lufton, lord et futur maître du manoir de Framley, sont amis d’enfance. La mère de Ludovic, Lady Lufton, qui tient à affirmer son pouvoir social dans ce petit monde de province, a beaucoup œuvré pour favoriser le mariage du jeune ecclésiastique avec Fanny Monsell, et elle se montre tout aussi déterminée à voir son fils convoler avec une jeune fille digne de son rang.
Par l’int... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
AgatheDumaurier
  22 juillet 2018
Rendons hommage à ce grand romancier, dont chaque oeuvre nous enchante !
En plus, c'est un féministe !! Un féministe victorien ! Ca existe ! le seul romancier de cette époque capable d'écrire que la soeur du pasteur est plus intelligente que lui ! de montrer et de remontrer dans tous ses romans que l'éducation des garçons (c'est à dire leur non-éducation) est une catastrophe, et que tout repose, à cette époque, sur les femmes, les soeurs, les mères...Elévées à encaisser et à rattraper toutes les idioties de leurs "seigneurs et maîtres", comme le dit l'expression toujours ironique de notre auteur. Et de fait, il nous prévient dès le début : ses deux "héros" ne sont pas bien remarquables (le pasteur Robart et lord Lufton), mais leurs femmes, soeurs et mères, ah, ça, c'est une autre histoire. D'ailleurs, c'est surtout leur histoire : comment diable vont-elles faire pour se débrouiller de toutes les bêtises de ces deux zouaves.
Le pasteur Robarts et Lord Lufton sont copains d'enfance. La mère de Milord, Lady Lufton, vieille dame vénérable (environ cinquante ans ahahah...) très à cheval sur la morale, la religion et son rang, idolâtre de son fifils mais aussi au coeur tendre, prend en grande amitié Robarts et le nomme pasteur de sa cure à Farmley, son domaine, pour 900 livres par an, ce qui est énorme pour un pasteur débutant de 26 ans. En plus, elle lui fournit aussi une femme, plus intelligente et plus sage que lui, c'est plus prudent, la charmante Fanny, amie intime de sa fille. Tout cela s'arrange très bien, Milady aime faire le bien et qu'on lui obéisse. Mais Mark Robarts et Lord Lufton sont encore trop jeunes pour accepter de se soumettre complètement à l'ordre social et à la politique intérieur du comté du Barsetshire, où Lady Lufton, le baron de Chaldicotes, le duc d'Omnium, l'évêque Proudie (enfin, surtout sa femme) et l'archidiacre Grantly se mènent des guerres intestines à base d'élection de députés et de valeurs morales. Lady Lufton ne parle pas au duc d'Omnium etc...Lord Lufton aime les grandes fêtes et les chasses à courre du duc et du baron, Robarts aussi...D'ailleurs il désobéit à Milady et se rend à des réjouissances...Où il se fait pièger par le baron endetté...tandis que sa soeur, Lucy Robarts, tombe amoureuse de Lord Lufton et réciproquement, ce qui est apocalyptique car Milady voulait qu'il épouse une grande blonde (c'est une petite brune) en la personne de Griselda Grantly, la fille de l'archiduc...Pardon, de l'archidiacre.
Oh là là quelle horreur ! Que faire ??? C'est là tout l'enjeu de ce roman absolument charmant, délicieux et peuplé de personnages extrêmement drôles et pathétiques...On en redemande. D'ailleurs, je vais enchaîner bientôt sur les tours de Barchester !
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sylvaine
  01 mars 2016
Mark Robarts ,fils d'un médecin, est depuis quelques années le révérend de la cure de Framley, il n'a que 26 ans ! Tout depuis son jeune âge semble lui sourire,il est devenu l'ami , le "frère" de Ludovic Lufton, lord et futur maître de Framley court. La mère de Ludovic ,Lady Lufton, ne sait que faire pour lui être agréable , la jeune femme qu'elle lui a présentée et qu'il a épousée est digne de tous les éloges , mère de famille dévouée, elle est aussi une épouse aimante au service de son "maître et seigneur". Mais ne voilà t' il pas que Lord Lufton lui présente Nataniel Sowerby, un député à la réputation sulfureuse; attiré par ce monde de lumière et d'argent, Mark Robarts va aller s'y brûler les ailes. Sowerby , toujours à court d'argent, lui fait endosser des billets de reconnaissance de dettes.....
A la cure, la vie continue. Après le décès de leur père , Lucy Robarts vient vivre chez son frère, cette jeune fille réservée, pas très jolie, menue au teint mat attire le regard de Ludovic....
Le décor est planté, nous sommes en 1850, la guerre de Crimée vient de se terminer, l'Angleterre n'en est pas sortie grandie, les gouvernements tremblent, l'église aussi .
Anthony Trollope romancier prolifique de l'époque victorienne situe son roman, le dernier d'une série, les Chroniques du Barsetshire, dans un comté imaginaire le Barsetshire. Libéral, il s'engagera en politique et tentera , sans succès d'être élu député, rien n'échappe à son regard perçant , sa plume se fait sarcastique, ironique et presque caricaturale quand il s'agit de "croquer" ces messieurs du gouvernement, de la haute société , du clergé. Mais sa plume sait aussi se faire tendre, touchante émouvante quand ses personnages sont malmenés malgré eux, quand l'amour s'en mêle et que des obstacles de la hiérarchie sociale risquent de tout empêcher.
Un roman plein de rebondissements, des personnages bien campés, des portraits de femmes remarquables, une étude de la société victorienne , de la place et du rôle des femmes
dans la vie de tous les jours. Un roman du 19 ème très bien servi par la traduction d'Alain Jumeau , un roman comme je les aime ,
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Rhodopsine
  21 septembre 2018
Et une nouvelle fois, la magie a opéré... mais comment est-ce possible, comment puis-je me passionner pour un curé ambitieux, un jeune Lord fâlot, la fille de l'archidiacre, décorative au bal de l'évêque, un député perdu de dettes de jeu, l'inévitable jeune fille pauvre, les histoires de traites , de prêteurs, d'élections, de luttes de pouvoir?
Et c'est irrésistible de drôlerie, c'est cynique à souhait, mais tendre en même temps, c'est une chronique plus vivante qu'un reportage. Il y a là de ces personnages qu'on aime détester, et d'autres qu'on s'en veut d'aimer, des personnages avec qui on se lie d'amitié, d'autres qu'on moque avec plaisir. Et Monsieur Trollope, complice de ce théâtre qu'il crée de toutes pièces, de ce Barchester qui n'existe que dans son imagination (et maintenant celle de ses lecteurs), chapeau bas!
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Edouard22
  05 novembre 2019
Pas de doute, il se situe bie, dans le veine du roman anglais, Anthony.
On y trouve comme cadre un milieu social bien précis (ici à l'interface du clergé anglican, marié, et de la noblesse au milieu du XIXème siècle), avec soi-disant un roman d'apprentissage pour le personnage principal, mais aussi une histoire d'amour de sa soeur, qui se termine, bien sûr, juste après le mariage (on ne sait pas ce qui se passe ensuite...).
Anthony raconte bien les histoires mas il a tendance à s'écarter de son sujet, pour des considérations un peu longues sur la situation politique de l'époque.
Mais je lui pardonne volontiers car, justement, c'est bien un roman anglais. Avec ses "le croiriez-vous, cher lecteur", il s'adresse uniquement à moi, hic et nunc, et à personne d'autre, et, cela, c'est appréciable. Et aussi avec ses "cher lecteur, si vous le voulez bien, passons dans la pièce d'à côté", cela tombe très bien, je voulais justement y aller : il achève de me conquérir !
Traduction très agréable d'Alain Jumeau
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HUYNH
  18 décembre 2017
Quel plaisir ! Voici un roman suranné à souhait.
Tout y est. Les histoires d'amour, les potins, l'ambition, les faillites, les complots, les inimitiés, …. Un vrai festival.
C'est sur cette toile que le lecteur suit les aventures du révérend Mark Robarts, de son ascension sociale fulgurante et de sa déchéance.
Si les personnages masculins n'ont rien de glorieux - on s'énerve à voir ce révérend cumuler maladresses sur bêtises avec de prétendus remords – les personnages féminins sont intelligents, spirituels et attachants.
A lire sans hésitation. A consommer, avec une tasse de thé, bien entendu.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
sylvainesylvaine   27 février 2016
L'organisation actuelle de nos revenus ecclésiastiques est vénérée, car elle est séculaire, distinguée, anglaise et pittoresque Nous serions tout disposés à nous y attacher aussi longtemps que possible, mais nous savons que nous le faisons par la force de nos préjugés et non par celle de notre raison. Une organisation séculaire, distinguée, anglaise et pittoresque est tout à fait délicieuse, jusqu'à un certain point. Mais n'y-a-t-il pas d'autres qualités très souhaitables,, et même absolument nécessaires , dont cette organisation séculaire et pittoresque manque terriblement ? (p 154 )
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Vidéo de Anthony Trollope
Bande annonce de Doctor Throne, adaptation du roman d'Anthony Trollope
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