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ISBN : 2844141625
Éditeur : L'Association (18/02/2005)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 34 notes)
Résumé :
En pleine quarantaine angoissée, l’heure du bilan a sonné pour Lewis Trondheim. Ou pour mieux dire, le cliquetis de la pendule intime de Trondheim prend des airs de tocsin scandant les
pages de son dernier petit opus, Désœuvré.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
AmelieDeslivres
  14 décembre 2011
Que fait un auteur de BD quand il est désoeuvré ? Il réfléchit à la manière de continuer une oeuvre, de se renouveller sans pour autant tomber dans le nécessairement "en rupture".
La grande qualité de Trondheim, en dehors du fait qu'il cogite par la main, est sans doute sa liberté : peu "casé", sachant capter le réel comme jouer avec les rêves et autres digressions oniriques, il est drôle et perplexe à la fois.
Inclassable, cette BD est pour moi une réussite. On a plaisir à entendre et voir les grands dessinateurs donner leur avis, disserter avec l'auteur sur l'influence des femmes sur la réussite de chacun ou les addictions des uns et des autres.
Au final, c'est un passionné qui parle, et on est touché par le respect qu'il manifeste pour ses compères.
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Gwordia
  30 avril 2012
Entre autres achats bédéesques compulsifs, j'ai enrichi ma collection de Trondheim de deux tomes de la série Carnet de Bord. Je pourrais aborder une fois de plus, comme en témoigne ma catégorie Bande dessinée, le génie de l'auteur et patati et patata. Mais aujourd'hui est un jour nouveau dans l'ère de ma fan-attitude trondheimesque ou ma trondheimite aiguë, au choix. Oui, l'auteur de génie, incontestablement vénéré au fil des lecture a commis LE faux pas dans mon esprit on ne peut plus objectif de lectrice détenant la vérité absolue de la critique.
A la lecture de Désoeuvré, ma déception a été grande, mais finalement, je suis contente. Contente de prouver à mon lectorat que non, je ne suis pas rémunérée par l'auteur pour dithyrambie propagandiste. Et heureuse de constater que non, vraiment non, la perfection n'existe pas, nul n'est infaillible, je peux déculpabiliser.
Désoeuvré donc est une nouvelle crise d'angoisse du névrosé number one de la littérature illustrée - car oui, une fois pour toute la BD, de qualité j'entends, EST de la littérature. Ici, L.T. s'interroge sur le bien vieillir, ou plutôt son contraire, des auteurs de bande dessinée. Sa réflexion, véritable étude sociologique de niche, analyse au cas par cas pour établir l'inéluctable statistique qui nourrira son anxiété. Sauf que, véridique ou pas, la recherche bédéifiée est une accumulation de sucre cassé sur le dos des membres de la corporation. Bref, ça balance grave et personnellement, je trouve ça de moyen bon goût.
Pour faire un parallèle, je dirais que Désoeuvré est à la BD ce que 99 Francs est au roman : une in-joke qui n'aurait pas du sortir du milieu autorisé.
Lien : http://gwordia.hautetfort.co..
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Culturopoing
  12 janvier 2012
J'aime bien la BD. Je ne suis pas un grand connaisseur de cet art mais certains de ses auteurs me suivent dans ma vie de tous les jours. Certains depuis mon enfance : Gotlib, Franquin, Greg, F'Murr et bien sur Hergé. D'autres sont arrivés plus tard comme Frank Miller, Bill Watterson, Mandryka et beaucoup d'autres dont les noms m'échappent au moment où j'écris ces quelques lignes. Plus récemment, il y a environ 3-4 ans j'ai découvert dans la nouvelle génération Lewis Trondheim, rien d'exceptionnel il était déjà très connu à l'époque. J'ai été très rapidement séduit par son style graphique et sa manière d'écrire, me sentant souvent proche de ses préoccupations. Car étant malheureusement un bien piètre lecteur de littérature , et je le regrette énormément (c'est surement d'ailleurs à cause de ça que je n'écris pas très bien, et j'en suis fort désolé au vu de la qualité de l'écriture de mes camarades sur ce site!), il n'est pas rare, qu'en plus du cinéma, ce soit chez certains auteurs de BD que je trouve le meilleur écho à mes questionnements...

Suite et fin sur Culturopoing !
Lien : http://www.culturopoing.com/..
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chartel
  05 novembre 2007
La crise de la quarantaine, les auteurs de BD la vivent autant que le commun des mortels. Période de doutes, de retour sur soi et temps du bilan. C'est le cas de Lewis Trondheim, génialissime auteur de ce petit essai dessiné sur les difficultés qu'ont les auteurs de BD de poursuivre leur parcours artistique sans tomber dans le déjà vu et déjà fait.
Malgré le titre et le sujet, cette BD nous fait souvent sourire, grâce au décalage de l'auteur sur sa propre démarche et grâce à son dessin , toujours très poétique et enfantin.
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Coline Pierré
  27 juillet 2013
C'est lorsqu'il se rapproche de l'essai que je préfère le travail de Lewis Trondheim, notamment celui-ci qui interroge son rapport au travail, à la création, à un moment où il décide de faire une pause dans toutes les séries dans lesquelles il est engagé. Excellent, intéressant.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
chartelchartel   05 novembre 2007
Car il faut que ce soit clairement dit; les auteurs de BD vieillissent mal.

Cela est dû à un phénomène de répétition. Normal, la BD est beaucoup axée sur le principe de la série.

Répétition de personnages, de codes, de ficelles narratives, tics graphiques,

le terrain idéal pour toutes formes de scléroses...
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PavlikPavlik   12 juin 2014
J'ai plutôt une vie facile et heureuse...Mon angoisse qui traîne en sourdine est : quand et comment tout cela va voler en éclats ? Peut-être jamais, mais peut-être un jour. Et si cela arrive un jour, est-ce que je peux le contrer ? Voilà...J'ai le bonheur inquiet.
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GregorGregor   24 septembre 2012
Le problème est que nous avons fait un métier de cet isolement, de cette sorte de névrose... De ce travail de puceau, nous en tirons un revenu. Alors, soit on se soigne et on n'a plus envie de faire de BD avec le même allant. Soit on s'enfonce dans nos problèmes pour être sûrs d'y trouver toujours de la matière. Je me trouverais plutôt dans la première catégorie. Et je n'ai plus la même énergie primaire et naïve quand j'attaque un livre, sauf en cas de challenge. Toujours chercher à gravir une montagne plus haute... Ou tout du moins une montagne différente.
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