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ISBN : 2369812281
Éditeur : Rue de Sèvres (02/05/2018)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 16 notes)
Résumé :
C’est l’été, Fabienne et Roland arrivent à Palavas pour une semaine de vacances. Il a tout organisé, réservé, payé et noté dans un carnet les moments importants du séjour. Un accident tragique survient alors qu’ils n’ont pas encore déposé leurs bagages à l’appartement... et elle se retrouve seule. Contre toute attente, elle décide de rester sur place et faire ce qui était prévu. Son hébétude et son déni laisseront-t-ils de la place à l’imprévu ?... BD Ado-Adulte.
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  04 mai 2018
Fabienne et Roland ont prévu de passer une semaine de vacances à Palavas.
Main dans la main, le couple marche tranquillement, le sourire aux lèvres. Une bourrasque de vent sème la panique. Les parasols s'envolent, les grains de sable se nichent dans les yeux, les ballons gonflables des enfants roulent à toute allure. Amusée, Fabienne cherche son homme des yeux et découvrent, effarée, que le pire est arrivé. Des le lendemains les journaux titreront relayeront la nouvelle du vacancier décapité par un auvent.
Fabienne va alors faire le choix singulier de rester à Palavas et de suivre le programme que Roland leur avait concocté.
Partant d'une Nouvelle de Lewis Trondheim sur l'absurdité de la vie, et sur la précarité du lien amoureux , cette BD publiée par les toujours excellents Rue de Sèvres nous amène dans un voyage assez incongru à Palavas Les Flots cité languedocienne ou l'on pense plus à faire du farniente qu'un travail de deuil comme Fabienne est un peu obligée de faire de façon assez inattendue.
Même si il aime bien être toujours là ou ne l'attend pas, et qu'il nous surprend une fois de plus, on n reconnait quand même bien dans ce nouvel album le ton de l'auteur de Lapinot, ce mélange de burlesque et de gravité dans un même élan, ces tranches de vie toujours moins simples qu'elles en ont l'air de prime abord.
Une aventure intimiste et introspective assez atypique, bourré de nostalgie, avec une héroïne qui a tellement du mal à réaliser l'irréalisable qu'elle donne l'impression de flotter. sans mesurer la gravité des faits . Une femme pleine de mystère que l'album ne percera d'ailleurs pas vraiment préférant instiller une atmosphère finalement assez sereine, qui tranche avec les habituels oeuvres sur le deuil.
Une ambiance presque fantomatique, éthérée que les dessins d'Hubert Chevillard accentue pour un album, qui mine de rien nous interroge le sens de la vie, et sur les dernières volontés d'une personne qui disparait brutalement. et qui grâce aux belles illustrations et au regard tendre que pose l'auteur sur ses personnages est finalement plein d'humanité et d'empathie.. .
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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MonsieurHyacinthe
  02 mai 2018
Mazette ! Je ne m'y attendais pas ! Je n'avais parcouru nul synopsis, pour ne pas m'en altérer le plaisir, bien m'en a pris. Gardez-vous des descriptions, des résumés et autres condensés, ne comptez pas sur moi pour vous révéler quoique ce soit, je suis une tombe au royaume des muets. Faites confiance à ce duo d'auteurs, et savourez l'inconnue. Pour ma part, j'ai été littéralement saisi, surpris, happé par ce début d'histoire, pourtant mutique. le dessin agréable et personnel d'Hubert Chevillard m'a totalement pris de court, armé du scénario de Lewis Trondheim. Bien malin celui qui s'attend à pareil scénario ! Comme il fait plaisir d'être ainsi ballotté, désarçonné, secoué sur ses fondations dans un grand rire inattendu et nerveux. Bravo aux auteurs ! J'avais les zygomatiques tendus comme rarement !
Tout d'abord, joli coup de coeur pour le trait d'Hubert Chevillard que je découvre ici (j'ai toujours voulu lire sa saga "Le Pont dans la vase" (avec Sylvain Chomet), sans jamais ne l'avoir croisée dans mes bibliothèques ni mes bouquinistes). Voilà une belle approche de son travail. Le trait est brillant, léger, plein de mouvement, on sent le crayon, les esquisses dessous, le travail à l'ancienne, c'est attirant et fleure bon l'authenticité, l'artisanat sincère, sans triche informatique.
Côté mise en scène, l'homme aime à nous balader, nous endormir un peu pour mieux nous surprendre trois cases plus loin. C'est très plaisant, vif et vivant. Les longs passages sans dialogues sont divertissants à souhait, sans lassitude, on en voudrait toujours plus. On mesure le temps passé, les vacances présentes, les touristes bien brossés, les petits moments, les moindres détails, jusqu'à diffuser un parfum de poésie dans cet amoncellement d'instants de vies volés. On ne voit vraiment pas passer les 126 pages de cette épopée fine et sensible, humaine.
Côté dialogues, Lewis Trondheim fait mouche (pour citer une de ses références). On peut pourtant parler d'économie de mots dans cet ouvrage. Mais alors, à chaque ouverture de clapet, c'est pensé, direct et souvent comique. Il faut dire que la situation crée un tel décalage que tout sonne absurde, sensible ou drôle (n'insistez pas, vous ne saurez rien ici). Un bien bel ouvrage, vraiment.
Enfin, je tiens à remercier les éditions "Rue de Sèvres" et le site Babelio pour leur "Masse Critique Graphique". J'ai reçu cette bande dessinée en offrande en échange d'une critique neutre et sentie. Je dois admettre que c'est un véritable cadeau, tant l'ouvrage m'a séduit. Longue continuation à cette opération généreuse, c'est une chance, et une belle alternative à la promotion habituelle.
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Bdziles97
  25 mai 2018
(EM971) J'ai beaucoup aimé cette BD : un moment de saisissement avec ce début absurde, surprenant et tellement ironique. J'ai beaucoup aimé le graphisme (couleurs, cadrage, façon de saisir les personnages, points de vue) qui sert parfaitement le scénario : un beau travail sur le déni, le deuil, la vie qui continue quand tout a basculé et que l'on se sent au bord, vie que l'on regarde plus intensément encore...Les discussions autour de cette BD s'annoncent riches. Je la retiendrais pour le prix (Lycée).
(LX971) Pas pour moi. J'ai trouvé cette BD déprimante, sans cette leçon de vie qui semble pourtant à portée de mains, entre déni et libération. L'univers choisi peut-être n'aide pas, au milieu des touristes venus en masse à Palavas les flots. Je ne vois pas nos élèves s'intéresser au déni d'une quadra, encore prisonnière de l'esprit psycho-rigide du défunt et qui, soudain seule, erre aux côtés d'un gars qui se soulage dans un bocal...








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LFolavril
  16 mai 2018
Fabienne et Roland débarquent à Pavalas ; ils ont prévu d'y passer une semaine de vacances. Leur logement est réservé, les places pour les spectacles achetées. Roland est une homme prévoyant et organisé. Cette station balnéaire est pleine de souvenirs d'enfance pour lui, c'est pourquoi il voulait la faire découvrir à Fabienne.
Ils sont en avance alors ils décident de marcher sur la plage, en amoureux, insouciants. Autour d'eux, le vent se fait violent, il ébouriffe les cheveux des vacanciers et fait s'envoler grains de sable, parasols et serviettes de plage. de façon si abrupte et soudaine, Fabienne se rend compte que son homme vient de se faire décapiter.
La jeune femme ne semble pas réaliser ce qu'il vient de se passer. Se réfugiant dans une sorte de déni, Fabienne décide de rester, malgré tout. Elle s'installe dans leur location et suit le programme que son homme leur avait concocté.
Elle fait la rencontre de Paco, un homme étrange qui collectionne les morts absurdes ; celle de Roland vient naturellement s'ajouter à sa collection.
De façon surprenante, il se dégage beaucoup de douceur de ce roman graphique – dans le déroulement de l'intrigue et dans le trait de crayon. Alors que le drame a eu lieu, cette femme a l'air si sereine. Pas de déchirement, ni de larmes, aucun éclat. le chagrin de Fabienne est silencieux, muet.
Cette femme et ses réactions m'ont beaucoup questionnée, interrogée. J'avoue avoir été étonnée – voire perplexe – face à son comportement car elle n'agit pas du tout comme on s'y attendrait. Et finalement c'est ce qui m'a plu en elle. Jour après, Fabienne se rend aux divers manifestations et spectacles prévus, mais n'est pas vraiment là ; elle est comme absente aux autres et au monde. Spectatrice de la vie qui se déroule devant ses yeux. Personne ne fait attention à ce joli fantôme en robe verte à part Paco.
Une très jolie BD sur le deuil, qui m'a profondément déroutée et charmée.
Lien : https://folavrilivres.wordpr..
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FunamBulle
  02 mai 2018
Bande dessinée intuitive et délicate, dessin léché comme un yaourt façon grand-mère, j'ai vraiment goûté l'onctuosité poétique de cette narration. A l'image d'un "Je vais bien, ne t'en fais pas", les gestes remplacent les mots, le deuil est traité avec mesure, distance et précaution.
Est-ce un hommage caché à Hergé ou une déformation de mon oeil, mais l'héroïne prend des allures de Tintin, observatrice, solitaire, vadrouilleuse, rousse, souvent coiffée d'une légère houppette, les cheveux courts, et seul personnage à avoir des yeux pleins la plupart du temps.
Livre qui se permet le temps de la contemplation, voici une jolie bulle douce-amère, ni totalement triste, ni totalement joyeuse, qui s'offre à nous. Un moment de recueil partagé, une digestion après une claque subie de plein fouet, à l'image de ce qui se joue dans ces pages. Roman graphique basé sur le ressenti, l'expérimentation, en immersion, il parle davantage à notre fibre sensible qu'à la raison. Soyez donc déraisonnables, et laissez-vous submerger.
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critiques presse (4)
Auracan   22 mai 2018
Le tour de force du scénariste aura été, tout au long de ces 120 pages, d’entraîner de belle manière le lecteur à suivre les errances de Fabienne dans ses rencontres. Beaucoup de tendresse, d’émotions, voilà une belle tranche de « vie » racontée par ce toujours surprenant Lewis Trondheim.
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   15 mai 2018
Réflexion sur le sens de la vie au travers de celle des autres, Je vais rester s'avère être un album tout en douceur et en mélancolie ; peut-être celle d’être passé à côté de son existence et de s’en accommoder.

Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   14 mai 2018
Avec Je vais rester, Lewis Trondheim et Hubert Chevillard nous racontent un fait divers dramatique mais réussissent à lisser la gravité des faits par la dignité de la principale victime. C'est dérangeant, c'est terrible, mais n'est-ce pas beau, au final ? Un extraordinaire exemple de (sur)vie à découvrir aux éditions Rue de Sèvres...
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDZoom   04 mai 2018
Trondheim s’est acoquiné avec un dessinateur qui rend très humains ses personnages. Rien qu’à les voir, on a très vite de l’affection pour eux.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
MonsieurHyacintheMonsieurHyacinthe   02 mai 2018
"(...) franchement, y'a un paquet de gens qui meurent comme des slips qui craquent. (...)"
Lewis TRONDHEIM & Hubert CHEVILLARD, Je vais rester, 2018, Rue de Sèvres (p. 38).
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FunamBulleFunamBulle   02 mai 2018
"(...) Holà, très peu pour moi, les trucs de vachettes avec une piscine et de la mousse. Pourtant, j'ai adoré ça. Mais j'avais 6 ans. (...)"
Lewis TRONDHEIM & Hubert CHEVILLARD, Je vais rester, 2018, Rue de Sèvres (p. 29).
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MonsieurHyacintheMonsieurHyacinthe   02 mai 2018
"(...) Je collectionne les morts à la con et c'est la première fois qu'il en arrive une si près de chez moi. (...)"
Lewis TRONDHEIM & Hubert CHEVILLARD, Je vais rester, 2018, Rue de Sèvres (p. 37).
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FunamBulleFunamBulle   02 mai 2018
"(...) c'est bien ça, les fiancés. C'est comme une chaise après une longue marche, ça fait toujours plaisir. (...)"
Lewis TRONDHEIM & Hubert CHEVILLARD, Je vais rester, 2018, Rue de Sèvres (p. 39).
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Videos de Lewis Trondheim (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lewis Trondheim
Les Petits Riens de Lewis Trondheim sera en librairie à partir du 4 AVRIL 2018 !
Saynètes délicates et introspectives? Lewis Trondheim reprend ses petites chroniques du quotidien, ses petits riens disséminés aux quatre coins du globe, pour notre plus grand plaisir ! Comparaison raisonnée entre l?art précolombien et les Pokémons, moment père-fils à base de pets foireux faits avec les mains, révélations sur la face cachée des lieux paradisiaques? Lewis Trondheim continue de nous conter, avec toujours autant d?autodérision et de sens de la narration, ce grand principe de vie si parfaitement universel : les petits riens du quotidien.
En savoir plus : https://www.editions-delcourt.fr/serie/petits-riens-de-lewis-trondheim-8-tout-est-a-sa-place-dans-ce-chaos-exponentiel.html
Retrouvez-nous sur le site internet et réseaux sociaux pour plus de BD : http://www.editions-delcourt.fr https://www.facebook.com/editionsdelcourt https://twitter.com/DelcourtBD https://www.instagram.com/delcourt_soleil_bd/
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