AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070451984
Éditeur : Gallimard (26/04/2013)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 58 notes)
Résumé :
On s'amuse ferme en découvrant l'histoire vraie de ces deux années de séjour, aussi épouvantables qu'hilarantes, aux îles Kiribati, petite nation perdue au fin fond du Pacifique Sud - qui pourrait bien être le pire endroit du monde. A vingt-six ans, Maarten Troost - qui s'ingéniait à différer son entrée dans la vie active en accumulant les diplômes universitaires inutiles, avant d'enchaîner les boulots intérimaires - décide de partir pour Tarawa, un lointain atoll d... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
  18 novembre 2013
Qui ne voudrait pas passer deux années sur une petite île de la république des Kiribati, perdue au milieu du Pacifique ? Probablement tous les voyageurs avertis. Pas d'eau d'un bleu profond, ni de plages de sable blanc. Les civilisations occidentales sont arrivées et ont détruit en quelques années le délicat équilibre écologique qui s'était établi. Tout d'abord parce que ces îles servent de cibles privilégiées chaque fois qu'une nouvelle arme atomique rigolote doit être testée. En important ensuite des produits emballés dans du plastique, des canettes, et autre matériau que l'île est incapable de traiter. Et enfin, en arrosant ce paradis de subsides, attirant tous les déshérités du coin, qui finissent par transformer ce morceau de terre en décharge et fosse septique géantes.
Le quotidien offre peu de variété : du poisson, dont on espère qu'il n'a pas été nager souvent dans les eaux proches des concentrations de population ; de l'eau, toujours bouillie afin de détruire tous les bactéries qui se sentent aux Kiribati comme chez elles ; comme musique, la Macarena ; l'électricité arrive et repart de manière aléatoire ; l'eau provient d'une citerne (qui sert également de piscine à toute une série d'animaux), et doit être précieusement rationnée.
Ce roman autobiographique, assez léger, m'a beaucoup amusé. L'auteur se lance dans un guide complet du pays, de la description de la pêche aux structures politiques, des danses rituelles aux beuveries quand arrive enfin la cargaison de bière. On constate que le confort « élémentaire » ne l'est pas pour tout le monde. le ton est parfois un peu moqueur, mais l'ironie ne cache pas l'amour qu'a l'auteur pour le pays qui l'a accueilli deux ans. D'ailleurs, il a finalement décidé d'y retourner, et après la lecture de ce livre, on se rend bien compte qu'il faut un profond attachement pour oser retenter l'aventure.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
loreleirocks
  04 juillet 2013
Mon livre ayant mis un mois à arriver (et oui, les déboires de la lecture en VO avec commande du tome d'occase outre-Atlantique...), j'ai eu le temps de changer trente fois d'avis sur la bonne idée de cette lecture. le résumé me tentait terriblement, dans le genre récit de voyage bourré d'humour... Puis j'ai lu quelques critiques qui m'ont fait douter du ton, du contenu et surtout de l'intérêt.
Quelle bonne surprise! J'avais bien choisi mon livre.
Après quelques brefs chapitres introductifs dans lesquels il nous permet de cerner son personnage principal, Troost nous présente un jeune occidental fraîchement diplômé, avec une excellente culture générale (il a vu du monde, étant néerlando-tchèque ayant ensuite migré aux États-Unis, et donc expérimenté diverses cultures. Occidentales.) et une bonne connaissance (théorique) du monde et de ses rouages, et ses pérégrinations au bout du monde. Ah oui, le personnage en question, c'est lui. Et lui, c'est le roi de la procrastination. J'ai pris quelques notes pour compléter les miennes...
Le voyage, les cultures, les anecdotes sur la vie des îles Kiribati, tout ça c'est très intéressant. C'est même très riche et juste.
Mais tout l'intérêt dans ce petit récit de voyage au bout du monde, c'est la manière dont l'auteur partage à quel point il (et nous avec) est inadéquat, inadapté à la vie parmi une culture et un climat du Pacifique aussi éloignés du mode de vie et de pensée occidental. Et par conséquent à quel point ses attentes (et celles des occidentaux qui s'exportent vers des cultures similaires) sont surréalistes.
J'ai tout particulièrement aimé toutes les références aux puissances impérialistes passées, présentes et préparant déjà l'avenir, leur interférence pour des raisons purement économiques, stratégiques ou ridicules, sans aucune considération pour la population locale.
Maarten Troost partage aussi de manière très drôle des tranches d'Histoire des îles Kiribati, ou du moins ce que l'on en sait, nous offre un condensé des essentiels pour éviter les faux-pas culturels et se faire avoir par les I-Kiribati, et la manière dont les diverses influences et objets occidentaux ont été intégrés à leur propre culture (et très souvent, pas les choses les plus utiles ou saines).
Et c'est son usage permanent de l'autodérision qui rend l'auteur aussi intéressant et même parfois attachant. Okay, carrément attachant.
Parmi mes thèmes préférés, toutes les histoires de Troost face aux requins, à la vague "surprise", la Macarena (et Ice Ice Baby) et aux avions.
Sur ce, je l'avoue, je file commander "Getting Stoned with Savages: A Trip Through the Islands of Fiji and Vanuatu". Parce que bon, des récits de vie sous des cieux aussi exotiques par un type que les embrouilles trouvent sans qu'il les cherche, ça me paraît incontournable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Magenta
  19 juin 2013
Grosse déception!
Je pensais trouver un récit de vacances catastrophiques plein d'humour comme j'en ai déjà lu et je me suis retrouvée à lire le récit d'un européen citadin, qui vit à New-York, le vrai citadin, quoi, qui part s'installer pour deux ans au bout du bout du monde et qui s'étonne de ne rien y trouver de la vie moderne...
Déjà, la 4ème de couverture parlait de l'envers de la carte postale mais vous en avez vues beaucoup, vous, des cartes postales des îles Kiribati?
Certes, il y a des anecdotes qui m'ont fait sourire mais quel ennui tout au long de la lecture! J'ai tenu jusqu'au bout péniblement, parce que je l'ai reçu dans le cadre de l'opération masse critique et que je me devais d'en faire une critique objective. Mauvais pioche, ça arrive, je remercie quand même Babelio!
Même le titre, je n'en ai pas trouvé la signification...tout à la fin du bouquin, on comprend qui sont les cannibales mais c'est tout.
Par contre, je pense presque tout connaître des îles Kiribati (prononcez Kiriiibass!) dont l'auteur à rempli des pages et des pages!
Que ces îles soient hyper mal desservies ne m'a, bizarrement, pas étonnée, qu'il y manque cruellement d'hygiène, non plus, qu'on y mange tout ce que l'on y trouve encore moins!
En bref, entre les 3/4 du livre consacrés à la géographie et quelques chapitres parlant de la corruption des fonctionnaires, on a droit à quelques mésaventures qui nous font gentiment sourire.
J'avoue avoir lu quelques pages en diagonale, d'autant plus que chaque chapitre est annoncé par un texte commençant par "où l'auteur va..." et qu'il ne fait que développer par la suite.
Même la fin était tout à fait prévisible.
Vous l'avez compris, je n'ai pas aimé, mais alors là, pas du tout! Je m'empresse d'oublier le peu que j'ai retenu pour en faire ma critique!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
Dune00
  13 juillet 2015
Une femme se fait muter dans les îles Kiribati en plein milieu du pacifique, son mari la suit et nous raconte leurs 2 ans passés là-bas, loin de leurs espérances. Ce livre a été salué comme le livre le plus drôle de ces dix dernières années par Publishers Weekly...euh...alors ils sont vraiment très, très bon public et doivent sûrement être pliés de rire sur les blagues Carambar. Personnellement, j'ai esquissé quelques sourires mais ça va pas plus loin. J'ai trouvé le livre paradis avant liquidation de Julien Blanc Gras plus drôle et mieux écrit. Il traite a peu près du même sujet, la vie sur ces îles isolées et menacées maintenant de disparition. du coup ayant déjà lu un livre sur le même sujet, j'ai appris peu de choses nouvelles, l'effet de découverte n'étant plus là mais là ce n'est pas la faute de l'auteur. J'ai trouvé le livre assez long avec des phrases à rallonge où on remontait à la surface quand le point final arrivait enfin. Des anecdotes parfois banales sur ses non exploits en surf...tout le monde peut en écrire autant en revenant de ses vacances.Tout le long du livre, l'auteur va s'étonner des problèmes d'eau et d'hygiène...sur une île pauvre et isolée..., de la chaleur et l'humidité (et insister pour prendre des pulls en faisant sa valise)...on est dans le pacifique sud avec un climat équatorial. Je pense que si il est muté en Sibérie en hiver, il prendra sûrement que des shorts!! Pour finir toutes les îles du pacifique ne font pas forcément l'objet de cartes postales comme bora- bora et le livre permettra donc aux lecteurs de découvrir une facette de ces îles peu connues. Et le titre dans tout ça? Juste un coup de pub avec un titre papier tue-mouche pour attirer le lecteur....rien à voir avec l'histoire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Amethyst
  23 juin 2013
Le titre et le résumé de ce livre m'intriguaient. Finalement, cet ouvrage ne correspond pas du tout à ce que j'imaginais. Je n'ai toujours pas compris pourquoi ce titre a été choisi et alors que je croyais avoir affaire à une fiction humoristique, il s'agit en fait du récit d'un vrai voyage dans le pacifique Sud. En effet, l'auteur raconte deux années passées dans les kiribati avec sa femme Sylvia. Il décrit les moeurs particulières de la population, la beauté des paysages mais aussi l'envers du décor c'est-à-dire le manque d'hygiène, de nourriture, d'eau....
J'ai donc d'abord été plutôt déçu de ne pas trouver dans ce livre ce que j'attendais. de plus, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. le style m'a paru aux premiers abords ennuyeux et lent. Je suis passée vite sur certains passages qui m'ennuyaient profondément. Il m'est arrivé de sourire à plusieurs reprises aux sarcasmes de l'auteur mais La vie sexuelle des cannibales est loin d'être humoristique, il s'agit plutôt d'un récit autobiographique.
J'ai finalement commencé à apprécié ce livre après quelques chapitres. le style de l'auteur devient plus agréable à lire, comme je le disais plus haut, il nous fait souvent sourire et découvrir les kiribati m'a intéressé. Comme beaucoup, je ne connaissais pas du tout cet endroit avant de lire ce livre. C'est sur une île minuscule que l'auteur et sa femme ont séjourné, tellement petite que peu de livre et de carte géographique la mentionne. Malgré tout, Maarten Troost parvient à nous captiver. On découvre en même temps que lui les lieux avec nos yeux d'occidentaux, ont sourit à l'évocation de ses (nombreuses) mésaventures et ont prend plaisir à apprendre au fur et à mesure de nouvelles informations sur cette île.
On finit par s'attacher au kiribati mais aussi à l'auteur à force de le suivre au quotidien. Sa femme, elle, reste en retrait dans son récit, les autres personnages également. J'ai d'ailleurs eu du mal à me repérer parmi tous les personnages secondaires qui font que très peu d'apparition. le nom des habitants de l'île sont difficiles à retenir et je ne me souvenais plus à chaque fois si la personne était originaire de l'île ou de l'extérieur.
Pour conclure, après une entrée en matière décevante, j'ai passé un agréable moment à lire La vie sexuelle des cannibales. La plume de l'auteur est appréciable et travaillée et j'ai beaucoup aimé découvrir la vie sur une île du pacifique sud, pas aussi paradisiaque que l'on peut penser.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

critiques presse (1)
Lexpress   09 juillet 2012
Un récit de voyage très drôle dans lequel la vie sur une île du Pacifique vire au cauchemar.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   16 novembre 2013
Pour vous représenter les Kiribati, imaginez donc que tous les États-Unis (continentaux) disparaissent fort opportunément, ne laissant à leur place que Baltimore et une vaste étendue d’océan d’un bleu intense. Ensuite, hachez menu Baltimore, afin d’en faire trente-trois morceaux, mettez-en un là où se trouvait le Maine, un autre à l’endroit de la Californie, et ainsi de suite jusqu’à ce que vous ayez trente-trois petits bouts de Baltimore disséminés de manière à être sûr que trente-deux Baltimoriens sur trente-trois n’assisteront plus jamais à un match de l’équipe des Orioles. Après quoi, supprimez l’électricité, l’eau courante, les toilettes, la télévision, les restaurants, les buildings et les avions (à l’exception de deux très anciens modèles à hélice, entretenus par des personnes dont la langue ne comporte aucun mot signifiant « entretien »). Remplacez le tout par du chaume. Aplatissez toutes les terres pour obtenir une surface uniforme de soixante centimètres au-dessus du niveau de la mer. Jouez avec ces îles en faisant fondre les calottes polaires. Ajoutez des palmiers. Saupoudrez d’hépatite A, B et C. Incorporez de la dengue et des parasites intestinaux, sans cesser de remuer. Éloignez tout médecin. Isolez et faites cuire à une température constante de trente-huit degrés. Vous obtiendrez la république des Kiribati.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
LuniverLuniver   18 novembre 2013
Il existait, me semblait-il, un décalage considérable entre les diverses hantises des Occidentaux concernant la santé publique et les réalités du Pacifique. La diarrhée et les infections aiguës des voies respiratoires, par exemple, tuaient près de dix pour cent des enfants de moins de cinq ans. Seulement, les « people », eux, ne meurent pas de diarrhée. Elizabeth Taylor n’organise pas de soirées payantes au bénéfice des personnes qui ont la courante. Donc, l’argent s’en va plutôt vers le sida que vers les diarrhées enfantines. Qu’il en soit ainsi ! Si les généreux donateurs veulent aider à combattre le sida plutôt que la diarrhée et la malaria qui tuent infiniment plus de monde dans les pays en voie de développement, je me garderai bien d’émettre la moindre critique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
LuniverLuniver   16 novembre 2013
Le type a tamponné nos passeports. J’ai été content de constater qu’il s’agissait d’un petit tampon discret, ce qui nous changeait de la plupart des pays en voie de développement, qui paraissaient avoir décidé que, s’ils ne pouvaient pas être de grandes puissances, ils pouvaient au moins avoir de grands tampons, des témoignages de leur grandeur, surchargés d’ornements, occupant une page entière d’un passeport ordinaire, quand ce n’était pas deux. Plus le pays était insignifiant, houleux, dictatorial, plus le tampon était maousse. Donc la petite traînée d’encre laissée par notre préposé me paraissait prometteuse, comme si les Kiribati nous déclaraient : "Nous sommes petits. Nous nous en satisfaisons. Nous n’avons pas d’illusions."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
LuniverLuniver   15 novembre 2013
Un jour, avec ma bonne amie Sylvia, je suis allé m’installer sur un atoll dans la zone équatoriale de l’océan Pacifique. Cet atoll s’appelait Tarawa, et si quelqu’un qui croit avec ferveur que la Terre est plate devait atterrir un jour sur son rivage étique, il (ou elle) serait bien forcé (ou forcée) d’admettre qu’il (ou elle) vient d’arriver au bout du monde. Les cartographes eux-mêmes relèguent Tarawa dans les abîmes de la pliure ou bien à la lointaine périphérie de leur carte, signalant l’endroit sous la forme bienveillante d’un point minuscule qui n’en réussit pas moins à donner une idée tout à fait exagérée de sa taille.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          91
LuniverLuniver   16 novembre 2013
Dans ces îles, il n’y a pas de force armée, parce que les citoyens reconnaissent, avec beaucoup de sagesse, que personne d’autre ne veut de leur pays. D’ailleurs, eux-mêmes ne sont pas fous de joie de l’avoir.
Commenter  J’apprécie          130
autres livres classés : voyagesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr




Quiz Voir plus

Voyage en Italie

Stendhal a écrit "La Chartreuse de ..." ?

Pavie
Padoue
Parme
Piacenza

14 questions
400 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , voyages , voyage en italieCréer un quiz sur ce livre
.. ..