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Nathalie Peronny (Traducteur)
ISBN : 2264049073
Éditeur : 10-18 (05/02/2009)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 205 notes)
Résumé :
J'avais une femme. Elle s'appelait Hailey. Aujourd'hui, elle est morte. Et je suis mort aussi. Doug a 29 ans et il est veuf. Depuis deux ans. Depuis que l'avion dans lequel voyageait Hailey a explosé en plein vol. Et depuis, Doug se noie dans l'autoapitoiement comme dans le Jack Daniel's... Jusqu'à ce que sa petite famille débarque en force. Son beau-fils, Russ, en conflit avec l'humanité entière. Sa jumelle, enceinte, qui décide de s'installer chez lui. Et sa plus ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  30 avril 2018
À 29 ans, Doug est mort. Non pas physiquement mais moralement, psychologiquement, socialement... Depuis que sa femme, Hailey, est décédée dans un tragique accident d'avion, il y a maintenant un an, Doug survit plus qu'il ne vit. Il ne travaille plus, ne voit plus trop sa famille (n'en déplaise à sa maman qui ne manque pas de l'appeler toutes les semaines), végète dans son canapé, la télé allumée et la bouteille de Jack's Daniel à portée de main. Sa seule activité : écrire, pour la presse, une chronique pertinemment intitulée "Comment parler à un veuf". Nul doute que ceci ne va pas l'aider à remonter la pente. Sa famille le voyant s'effondrer de jour en jour va tenter de l'aider. Et tout va commencer par l'intrusion de son beau-fils, le fils d'Hailey, qui vient trouver du réconfort chez lui...

Quelle drôle de famille que celle de Doug ! Entre un père qui perd peu à peu les pédales, une mère accro aux médicaments et à la bouteille, une soeur jumelle enceinte de son mari qu'elle n'aime plus, une soeur cadette qui va se marier avec son ex-meilleur ami et un beau-fils qui ne sait plus où il en est et qui accumule les conneries, Doug ne sait plus où donner de la tête, d'autant qu'il a beaucoup de mal à surmonter le deuil de sa femme. Et pourtant, c'est bien cette famille un brin bancale qui va l'aider. Jonathan Tropper manie brillamment humour et émotion, légèreté et gravité dans ce roman à la fois drôle, enjoué et tragique. Il aborde avec finesse le deuil et ses étapes inhérentes, la tristesse, la dépression mais aussi la solidarité, l'amour et l'amitié. Il dépeint des personnages terriblement attachants, émouvants et hauts en couleurs. Un roman touchant et vivant, servi par une plume riche et des dialogues savoureux.
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Lolokili
  12 septembre 2018
Certes, le pitch a priori n'est pas joyeux : un jeune veuf éploré peine à se remettre de son deuil malgré les efforts de ses proches déterminés à le sortir du trou, fut-ce à grand renfort de péripéties aussi embarrassantes que fortuites.
Mais qu'on ne s'y fie pas, car Doug (le jeune veuf éploré qui peine à… tout ça tout ça), astrologiquement parlant, ce serait le genre scoumoune ascendant pas-de-cul à un point qui frise le désopilant comme dirait mon coiffeur (qui n'a toutefois rien à voir avec cette histoire).
Pour le résumé détaillé du bouquin faut aller voir ailleurs, je ne m'étendrai pas. Je confesse en revanche qu'il m'aura fallu vaillamment combattre l'envie de reproduire ici le texte intégral en une gigantesque citation babelienne, tant la prose irrésistible de Tropper m'a jovialisé l'humeur (d'ailleurs ça rime, il n'y a pas de hasard moi je dis).
Chez Tropper en général, et ici en particulier, l'on trouvera
- des personnages décalés,
- des situations absurdes,
- un sens de la formule qui désopile,
- tendresse, humour et dérision par paquets de douze.
Un genre de Marie-Sabine Roger, en mec et en américain, pour peu que l'on hasarde un rapprochement un chouille audacieux.
Quoi qu'il en soit et pour faire bref, si t'as le moral dans les chaussettes sache que Tropper c'est trop d'la boulette.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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GeorgesSmiley
  25 janvier 2019
« J'avais une femme. A présent elle est morte. Et je suis mort aussi. »
Veuf inconsolable, ça vous parle ? A moi un peu, et à Doug, le héros de Perte et Fracas beaucoup. Faut dire que Doug, il a commencé tôt, à vingt-huit ans exactement. Sa chérie « avait pris l'avion pour rendre visite à un client en Californie et quelque part au-dessus du Colorado, le pilote avait semble-t-il loupé le ciel. » Il ne lui reste que son chagrin : nous voici donc partis pour explorer les affres de la condition de veuf et les tourments qui assaillent le malheureux d'autant que sa défunte épouse lui a laissé le soin de veiller sur Russ, son fils né d'un premier mariage. « Russ est défoncé. Cela se voit au blanc de ses yeux, plutôt d'un rose vitreux sous les tremblements de la lampe jaunâtre du perron, aux deux disques sombres formés par ses pupilles dilatées, à ses paupières molles et à sa façon de s'appuyer nonchalamment contre le flic furibard qui vient de l'amener devant ma porte, comme s'ils étaient deux potes de beuverie sortis d'un bar en titubant. » Pauvre Doug ! Alcool, déprime et repli sur soi ! Ca ne va pas être drôle avec en plus un ado à problèmes !
En fait si, parce qu'il faut bien le dire, on est assez loin du veuvage classique. Pensez-y, si vous devenez veuf (ou veuve, je ne veux pas faire de discrimination), le crash de l'avion de ligne est, voyez-vous, une excellente solution. Bien sûr, vous n'avez pas le temps de vous préparer au pire comme dans le cas d'une longue et grave maladie, vous n'avez même pas le temps de comprendre ce qui se passe puisque vous n'êtes pas sur place, mais (essayons de positiver) d'un autre côté, les indemnités versées par la compagnie aérienne vont vous permettre de ne plus avoir de soucis financiers. Inutile de conserver votre job plus ou moins foireux, vous pouvez, à loisir, vous consacrer à vous saouler et à vous apitoyer sur votre triste sort. Notez aussi que si la présence d'un adolescent aussi déprimé que vous n'arrange rien, elle va quand même vous permettre de rencontrer la psychologue de son lycée, laquelle semble aussi avenante que possible. Je sais ce que vous allez me répondre : vous n'avez pas le coeur à vous en rendre compte, vous pleurez votre amour défunt, vous êtes mort. Je sais tout cela, mais il est de mon devoir de vous rappeler qu'il ne faut jamais dire jamais.
Votre statut de veuf même pas trentenaire présente un autre avantage. Les voisines, et donc amies de votre défunte épouse, s'inquiétant de votre santé, il n'est pas impossible que vous soyez l'objet de visites pour s'assurer de votre état psychique. Elles peuvent également mettre en place, pour soigner votre physique, un système de portage de repas à domicile, un peu comme celui dont vous bénéficierez à soixante-dix ans quand l'employé du service municipal vous livrera chaque jour votre repas sans sel. Doug, lui n'en est pas encore là, il a droit au sel… et lorsque «Laney passe en fin d'après-midi m'apporter son fameux hachis de boeuf pour le dîner … elle met son hachis au frigo et me prend dans ses bras pour me dire bonjour. Elle m'étreint de tout son corps – pas vraiment comme devrait le faire une femme mariée avec un homme seul – me touche quand elle me parle, me demande si je vais bien et adorerait me voir m'effondrer devant elle pour le simple plaisir de pouvoir me consoler. Laney est une belle rousse rutilante, dotée d'un corps à la fois robuste et tout en rondeurs, de lèvres gonflées comme une star du X et d'un mari âgé de quinze ans de plus que moi.» Oui, je sais, vous n'avez pas le coeur à plaisanter. Alors soyez sympa, dégustez simplement ce hachis de boeuf, comme dit un personnage « C'est une tuerie ! ». Pensez à tous ces petits vieux qui ne sont pas livrés par des « rousses rutilantes » et cessez un peu de gémir !
Bien sûr, il y a votre famille des plus excentriques, un mariage mouvementé et de nombreuses autres péripéties. Avec des dialogues et des situations franchement drôles, on referme ce roman en se disant qu'on a passé un bon moment et qu'on a pas mal souri à propos d'un sujet qui, à priori, ne s'y prêtait pas. On redécouvre, comme l'indique la bande annonce du roman, qu'il vaut toujours mieux être jeune et beau quand on est veuf, ce qui vous rend irrésistible ! Lisez le donc tout de suite, car il n'est pas impossible que vous le trouviez moins à votre goût lorsque sera venu le temps du régime sans sel. Carpe Diem !
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iris29
  26 septembre 2015
Vous est -il arrivé en refermant un livre de vous précipiter sur la bibliographie de l'auteur , afin de savoir si vous pourrez poursuivre le voyage avec lui , tellement vous avez aimé son style ? Et bien , moi, c'est fait avec celui-ci... (et ,oh.!.. bonheur , il en a écrit 3 autres!!!).
Tropper réussit le pari fou d' un livre qui grouille de vie et d'humour tout en parlant de la mort et de la dépression.
Doug a perdu sa femme , il est dévasté et son entourage voudrait bien le voir remonter la pente et refaire sa vie .
Son beau-fils voudrait bien rester avec lui car il ne s'entend pas avec son père, mais Doug a déjà du mal à s'occuper de lui même , alors élever un adolescent ...
Son agent voudrait bien qu'il écrive des chroniques et pourquoi pas écrire un livre qui raconterait son deuil?
En attendant , c'est Jonathan Tropper qui raconte et il raconte très bien la vie qui peut être magnifique , et horrible en une seconde, les gens qui ne sont ni bons ni mauvais qui font juste de leur mieux, la solidité des liens familiaux et les nouveaux qu'on se crée , et l'amour sous toutes ses formes qui redonne goût à la vie.
C'est touchant , émouvant et drôle.
Irrésistible!

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patrick75
  03 septembre 2012
Voilà un auteur qui a trouvé une "recette" qui marche (apparemment) et qui ne veut plus lâcher le morceau. Autrement dit, ses romans se ressemblent énormément. Peut importe l'histoire d'ailleurs, car en fait tout est dans les dialogues. Une famille déchirée, un peu "border-line", un langage cru, un franc- parler, voilà les ingrédients. A partir de là, on brode. Par moments, il y a bien quelques répliques qui font sourire, mais cela suffit-il à faire un bon roman ?
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
LolokiliLolokili   12 septembre 2018
Ensuite, à l’approche de l’orgasme, elle me livre le récit détaillé de sa progression, étape par étape, avec commentaire à l’appui. « Mon Dieu, ça y est, je vais jouir ! Non pas encore, pas encore. Ooooooh ! C’est si bon de te sentir à l’intérieur, oh, mon Dieu, oh, mon Dieu, ma chatte est trempée, je dégouline. Oui, oui, ne t’arrête pas, continue ! Laisse tes doigts là, oh mon Dieu, oui ! Je jouis ! Je jouis ! Je jouis ! »
Entendre ma partenaire me décrire mes propres ébats sexuels n’est pas dans mes habitudes et j’avoue trouver cette pratique un tantinet déconcertante. Au point de me demander si c’est vraiment moi qui me trouve en ce moment entre ses cuisses car, si oui, pourquoi diable éprouve-t-elle le besoin de tout me raconter par le menu ? Pourquoi ne peut-elle pas se contenter de grogner, de gémir et de pousser des cris, comme une adulte normale ?
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marina53marina53   30 avril 2018
Vous jurez que vous ne deviendrez jamais vos parents. Vous écoutez de la musique branchée, vous portez des fringues à la mode, vous baisez debout ou sur des tables de cuisine, vous proférez des insanités à la pelle... Et puis, un jour, sans crier gare, voilà que leurs mots à eux se mettent à sortir de votre bouche, tels des agents dormants soudain réactivés. Vous êtes encore assez jeune pour entendre ces propos avec l'oreille de l'adolescent assis à côté de vous, mais vous comprenez à quel point vos efforts seront vains et pathétiques, tout juste quelques sacs de sable impuissants à contenir la marée implacable de la fatalité génétique.
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LolokiliLolokili   13 septembre 2018
« Casse-toi, marmonne Claire d’une voix rauque.
– J’essaie seulement de comprendre comment vous avez tous les deux atterri dans ma chambre, et dans le même lit, répond Russ, obstinément planté sur le pas de la porte. J’essaie, mais je n’y arrive pas.
– Quelle heure est-il ? demandé-je.
– Huit heures et des poussières.
– Bien. Alors reviens demain.
– Demain, il sera trop tard. »
Je me retourne, ouvre les yeux et m’efforce de faire le point.
« Trop tard pour quoi ?
– J’espère que ça ne t’embête pas, mais j’ai décidé d’emménager un peu plus tôt que prévu. Sauf s’il se passe des trucs bizarres dans cette baraque, auquel cas je me verrais contraint de quitter la ville pour rejoindre une secte et vendre des fleurs aux arrêts de bus. »
Je repousse l’édredon pour lui montrer que je porte encore mes vêtements de la veille.
« Dieu merci, commente-t-il.
– Quand est-ce que tu emménages ? » dis-je en me roulant hors du lit pour poser lourdement mes pieds par terre.
Russ consulte sa montre.
« En gros, maintenant.
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marina53marina53   02 mai 2018
Aucun de nous ne sait quand il va mourir. Mais peut-être quelque chose au fond de nous le sent-il, une sorte de conscience cellulaire reliée au Grand Comte à Rebours et capable de planifier les choses en conséquence, parce que le dernier soir avant sa mort, Hailey est apparue devant moi vêtue d'une courte robe rouge sang, moulante à tous les endroits stratégiques. Comme si elle pressentait ce qui l'attendait, comme si elle savait que ce serait notre dernière nuit ensemble et qu'elle était bien décidée à ne pas pâlir trop vite au milieu des couleurs délavées du souvenir.
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marina53marina53   01 mai 2018
Voilà ce qui se produit invariablement chaque fois que Jim et moi nous retrouvons contraints de feindre une relative cordialité. Lui m'en veut parce que Hailey m'aimait, bien que notre histoire ait démarré longtemps après leur rupture, et je lui en veux d'avoir trompé Hailey, bien que cette affaire remonte bien avant que je n'entre en scène. La chronologie des événements devrait abroger, du moins tempérer, cette hostilité instinctive, mais lui et moi sommes dotés de pénis, aussi toute forme de rationalité est-elle à exclure.

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