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ISBN : 2264060972
Éditeur : 10-18 (07/05/2014)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 164 notes)
Résumé :
Drew Silver n’a pas toujours fait les bons choix. Sa gloire éphémère de batteur dans un groupe de rock – qu’un seul et unique tube a propulsé brièvement aux sommets des charts – remonte à près de dix ans. Aujourd’hui, il vit au Versailles, une résidence qui accueille des divorcés un peu paumés, comme lui. Pour gagner sa vie, il a intégré un orchestre spécialisé dans les cérémonies de mariages. Son ex-femme, Denise, est sur le point de se remarier. Et Casey, sa fille... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  08 août 2016
Silver a connu la gloire et l'amour. Mais aujourd'hui, à 44 ans, il ne lui reste presque rien de tout cela. Sa femme, Denise, qui a obtenu le divorce il y a maintenant 7 ans et 4 mois (à peu près), et dont il semble encore épris, va se remarier avec Rich, un brillant médecin. Il y a 8 ans, son groupe s'est disloqué après un seul album et un unique tube qui a fait d'eux des rocks stars le temps d'un été. Un succès qui, aujourd'hui, lui permet de vivre de ses royalties. En plus de son don de sperme hebdomadaire! Il est le père, le géniteur pour être plus précis, d'une fille, Casey, aujourd'hui âgée de 18 ans, qu'il ne voit quasiment plus. Et il habite une résidence pour hommes divorcés, à Los Angeles, le Versailles, où il passe le plus clair de son temps à mater les petites étudiantes en compagnie de ses comparses, Jack et Oliver, tout aussi paumés que lui. Sa vie va quelque peu prendre un tournant le jour où Casey vient lui annoncer qu'elle est enceinte, et ce uniquement parce qu'elle a moins de scrupules à le décevoir lui, plutôt que sa mère. Comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, Silver va être victime d'un malaise suite auquel on va lui diagnostiquer une déchirure aortique. En somme, il va mourir rapidement s'il ne subit pas une opération qui peut le sauver...
Jonathan Tropper met au devant de la scène cet ancien batteur, Silver, qui de bourdes en mauvais choix en passant par des conneries, va se retrouver tout seul, ou presque, dans cet établissement pour hommes divorcés ou ruinés par une pension alimentaire. Silver, qui a le sentiment d'avoir foiré sa vie en long, en large et en travers, va faire un choix surprenant et contestable aux yeux de sa famille. Car, ce qu'il souhaite avant tout, c'est réparer certaines erreurs auprès de siens. Pour ce faire, Jonathan Tropper nous a dépeint une galerie de personnages farfelus, truculents et terriblement attachants, que ce soit Silver; ses amis, Jack et Oliver, tout aussi paumés; Casey, sa fille tombée enceinte par accident; ses parents ou encore son ex-femme. L'auteur traite intelligemment, avec humour et légèreté, des sujets plus ou moins graves, tels que l'amour, la mort, les relations familiales ou la vie. L'on rit, l'on sourit et l'on s'émeut devant ces situations à la fois cocasses, douloureuses, touchantes ou bouleversantes. Truffé de bons mots et de dialogues savoureux, ce roman doux-amer fait la part belle à ces petits riens du quotidien.
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iris29
  08 août 2016
"Une dernière chose avant de partir "où le livre que j'ai attendu 6 mois !
[ Ah , les limites d'une médiathèque ...où quand certains lecteurs se la joue perso et gardent les livres un peu trop longtemps , sans penser aux autres !]
- Est-ce que ce livre a été à la hauteur de l'attente ?
- Oui à 300% ... ( Dés fois babélio devrait inventer les 7 étoiles ...)
Avec Jonathan Tropper, qu'importe le sujet : il écrit "drôle" , il écrit "émouvant " , il écrit "intelligent " .
Silver a 44 ans et a déjà eu 2 vies .
Dans la première , il était batteur dans un groupe de rock au succès prometteur , était marié, et avait une fille .
[ Vous remarquerez que je conjugue les verbes au passé ...]
Dans la deuxième , on va dire que la vie a évolué dans le mauvais sens ... Silver est divorcé , passe ses journées avec deux potes , loosers magnifiques , au bord de la piscine de sa résidence le Versailles, à mater des nanas de vingt ans . Il ne voit plus trop sa fille car il ne s'en est pas vraiment occupé , et sa carrière de future rock star n'est plus qu'un lointain souvenir .
Mais pour l'heure Silver a deux problèmes : sa fille de 18 ans est enceinte et il a fait une attaque . Seule une opération peut le sauver . (Il est à noter que cette opération sera pratiquée par le futur mari de son ex-femme ...)
Mais Silver ne veut pas être opéré , à quoi bon vivre cette vie ... Il a tout raté .
Ce qu'avait mésestimé Silver , c'est qu'en fait , il n'est pas si seul et ♫ qu'il y a trop d'gens qui l'aiment ♫ ...
Entre ses potes divorcés, son ex femme, son père rabin , etc... La vie de Silver est un joyeux bordel qui vous fera rire, pleurer et réfléchir .
C'est magnifique comme toujours avec cet auteur , que je supplie de se mettre au boulot , fissa fissa , afin qu'il nous ponde un nouveau roman , parce que là, j'ai tout lu ...
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Ziliz
  15 juillet 2017
Silver est séparé de Denise depuis huit ans. Tandis que celle-ci s'apprête à se remarier avec un brillant chirurgien, il continue à dégringoler depuis qu'il vit seul, soutenu dans sa lose par deux comparses du même acabit. Vaincu d'avance, Silver a laissé tomber sa fille Casey en même temps que sa femme, il n'était forcément pas à la hauteur.
La "petite" a aujourd'hui dix-huit ans, et face à une décision importante à prendre, elle revient vers son papa...
D'un roman à l'autre, Jonathan Tropper garde ses sujets fétiches et on aime ça, puisqu'il les traite avec brio : difficultés conjugales et familiales, relations entre parents et enfants adultes, amitié.
C'est tendre, pertinent et percutant, plus ou moins drôle - pour l'humour, mon préféré reste le premier que j'ai lu : 'C'est ici que l'on se quitte'...
On n'échappe pas à quelques bourre-pifs 'virils' et à des scènes de drame conjugo-familial un peu outrées.
J'ai manqué de patience par moments, j'ai trouvé des longueurs, mais peut-être ne l'ai-je pas lu assez rapidement, faute de temps...
J'ai particulièrement savouré les paroles franches mais pleines d'amour assénées à Silver par ses parents, et par sa fille - car oui, aussi sympathique soit-il, ce quadra mérite d'être secoué !
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la_fleur_des_mots
  15 novembre 2013
A quarante-quatre ans, Silver n'est pas loin de posséder tous les accessoires de la parfaite panoplie du loser. Il est divorcé depuis 8 ans d'une femme qu'il aime probablement encore, il est le géniteur plus que le père d'une jeune femme de 18 ans qui le méprise, il vit des royalties du seul et unique tube de son groupe aujourd'hui dissout et il passe ses journée au bord de la piscine de sa résidence à mater les étudiantes avec ses deux voisins tout aussi paumés que lui. Rien n'aurait bougé si, à la suite d'un malaise, on ne lui avait pas diagnostiqué une déchirure aortique. Et si une façon de donner un sens à sa vie était de refuser l'opération qui seule peut le sauver ? Il se résout à mourir non sans avoir au préalable tenté de réparer certaines erreurs.
L'auteur dresse, avec un humour caustique, le portrait d'un homme attachant. Il nous entraîne dans une histoire pleine de rebondissements peuplée de personnages décalés et profondément humains. Mêlant sérieux, situations cocasses et dialogues savoureux, ce roman, à la fois drôle et plein de tendresse, est l'occasion d'aborder des sujets graves et parfois douloureux avec beaucoup de légèreté et d'insouciance, sans jamais tomber dans le pathos.
Un vrai gros coup de coeur pour ce livre !
Lien : http://bloglavieestbelle.ove..
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aider
  27 août 2016
C'est le deuxième livre de Jonathan trooper que je lis et l'écriture est toujours aussi belle.
Dès les premières pages j'ai l'impression que l'on me masse les cervicales !!! Tellement la forme en est agréable. ...quand au fond pour celui ci je l'ai trouvé un peu longuet ....
Le personnage principal, le batteur d'un groupe qui a connu son heure de gloire le temps d'un seul morceau et qui vit à présent dans la médiocrité d'une vie qu'il a totalement loupée.
Divorce , démission complète dans l'éducation et l'accompagnement de sa fille et pour finir l'annonce du diagnostic d'anévrisme de l'aorte mortel à très court terme si on ne l'opere pas.
Tout le livre tourne autour de cette intervention qu'il refuse !!
Bon livre, mais qui traîne un peu je trouve. Enfin à mon avis!
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critiques presse (1)
LesEchos   26 juillet 2013
A l'arrivée, on goûte ce roman talentueux qui se lit vite et dont les répliques brillantes claquent comme un solo de Fred Astaire.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
FRANGAFRANGA   25 mars 2016
La nuit, il se représentait Dieu se mouvant dans la maison comme une brise, pour vérifier que chacun était bien bordé sous ses couvertures, en sécurité. Il se souvient de Lui avoir parlé depuis son lit, toujours en chuchotant, avec une pointe de timidité. Il dénichait les traits de Dieu-Son sourire, Son front plissé-dans les traces de ponçage qui dessinaient des volutes sur le plafond de sa chambre. Quand le radiateur claquait, il imaginait que Dieu remettait en place une brique descellée. A ses yeux, il était moins une déité qu'un majordome/homme à tout faire omnipotent.
En grandissant, Silver jugea que la présence de Dieu devenait trop intrusive. Il ne voulait pas qu'Il écoute ses conversations téléphoniques et s'agaçait du mécontentement qui devait se peindre sur son visage à compter du jour où ses pensées prirent un tour vaguement, puis spécifiquement impur. On pourrait penser que l'omniprésence de Dieu dans les parages aurait constitué un sérieux handicap aux pratiques auto-érotiques d'une vie sexuelle bourgeonnante, mais d'une certaine façon, il n'était pas à la hauteur pour contrecarrer les hormones d'un garçon de quatorze ans. C'est Toi qui a inventé ce truc, lui rappelait Silver en ces occasions où il avait la sensation de se faire prendre la main dans le sac.
Et puis un jour, à la fin de son adolescence, alors qu'il contemplait les traces de papier de verre au plafond, il se souvint, avec une nostalgie mêlée de tendresse, qu'elles lui évoquaient autrefois le visage de Dieu. C'est là qu'il comprit que Dieu s'en était allé, et qu'il était sans nouvelles de Lui depuis quelques années déjà. C'était comme apprendre la mort d'un grand-oncle auquel on n'a plus pensé depuis des années. On s'efforce d'éprouver de l'affliction, on se rabat finalement sur la nostalgie, puis on passe à autre chose, résolu à ne pas s'appesantir sur le fait qu'on demeure un peu perturbé, jusqu'à ce que ce deuil ne soit plus qu'un des multiples fils de tapisserie de pertes et de regrets que nous tissons tous en grandissant.
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ZilizZiliz   17 juillet 2017
- Et toi, pareil [...]. Va te faire foutre, enchaîne Jack, qui est lancé. Va te faire foutre avec ton cancer du cul, tes secrets et tes platitudes de vieillard. Tu as cinquante-six ans, bordel ! Ressaisis-toi. [...] Je n'ai pas de famille. C'est vous, ma fichue famille. Et, croyez-moi, je sais pertinemment à quel point c'est pathétique, mais c'est là que j'en suis. Alors j'en ai ras le bol de vous voir traiter la mort par-dessus la jambe. La mort est la dernière chose à traiter par-dessus la jambe, dans ce monde. Si tous les deux vous m'abandonnez ici, parce que vous êtes infoutus de prendre soin de vous comme des gens normaux, je mettrai un point d'honneur à aller chaque semaine sur vos tombes pour vous pisser dessus.
Il conclut par un hochement de tête emphatique, puis redémarre.
- Je suis désolé, lâche-t-il, comme pris de remords.
- Ne le sois pas, répond O.
- C'était une belle tirade, renchérit S.
- Tu trouves ? Je me disais que j'avais peut-être poussé le bouchon un peu loin, avec l'histoire d'aller pisser sur vos tombes.
- Nan, fait S. C'est pas grave.
- T'es sûr ?
- Ouais. t'étais bon.
- Parce qu'en réalité, c'était une sorte de métaphore, précise Jack.
(p. 309-310)
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marina53marina53   13 août 2016
À un moment donné, la solitude devient moins un mal qui vous ronge qu'une habitude. Avec le temps, on cesse de contempler son téléphone en s'étonnant de ne pas savoir qui appeler, on arrête d'aller chez le coiffeur, de faire du sport, de penser que demain sera la premier jour du reste de notre vie. Parce que demain sera comme aujourd'hui, qui est comme hier.
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iris29iris29   19 juillet 2016
- Tu es en train de me vanter la synagogue comme agence matrimoniale?
- La meilleure qui soit . Crois-tu vraiment que tous ces gens viennent pour prier ? Je prie . Le chantre prie . Eux viennent pour se rencontrer . Bienvenue dans une religion organisée .
- Et Dieu dans tout ça ?
- Dieu ne veut pas que tu sois seul , pas plus que moi .
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marina53marina53   24 août 2016
Quand on vit seul, on a tout le temps de réfléchir, on en parvient pas forcément à des conclusions, car la sagesse repose avant tout sur l’intelligence et la conscience de soi et non sur un trop plein de temps libre dont on ne sait que faire. En revanche on devient très fort dans l’art de s’empêtrer dans les méandres du désespoir en moitié moins de temps qu’il n’en faudrait à une personne normale.
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