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EAN : 9782844147172
Éditeur : L'Association (19/04/2018)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 30 notes)
Résumé :
La Roya est un fleuve qui prend sa source en France, au col de Tende et se jette dans la Méditerranée à Vintimille, en Italie. Durant l’été 2017, Baudoin et Troubs ont parcouru cette vallée, à la rencontre des membres du collectif "Roya Citoyenne", des gens qui, comme Cédric Herrou, viennent en aide aux migrants qui tentent de passer la frontière. Comme à leur habitude (Viva la vida, Le Goût de la terre) ils ont rempli leurs carnets de portraits et ils interrogent a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  08 janvier 2020
Pour une version courte et pas politisée, commence à (1) et arrête-toi aux pointillés. Tu peux même découper ton écran bien droit, grâce à eux !
Pour un avis long et bourré d'extraits, de témoignages, va directement au (2), et si ça te parle, ne t'arrête surtout pas là. Lis cette BD dans la foulée. Parce que tu peux avoir l'impression que j'ai tout recopié comme une feignasse au lieu de faire un billet avec mes mots à moi, mais non, loin de là. Les auteurs et ceux qu'ils ont rencontrés ont plein de choses à nous dire, à nous apprendre.
(1)
Dans ce livre, il y a des gens noirs qui sont partis de chez eux, et des gens blancs qui les aident. Ça se passe à la frontière franco-italienne. Pourquoi tout ce bazar ? Soit ils ont le droit de venir et ils viennent, les étrangers ; soit ils n'ont pas le droit et ils ne viennent pas 'chez nous'.
Y a aussi des policiers (souvent contre les Noirs, mais pas forcément) et des Vikings (toujours gentils avec les Noirs).
Sinon, c'est bien dessiné, et Menton, ça a l'air joli. J'ai colorié avec du bleu, du jaune, du vert quand y avait la mer et le soleil et les montagnes, parce que du noir et blanc, c'est trop triste pour des beaux paysages comme ça.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
(2)
• « Menton : le bonheur, dessiner. Troubs est sur une barque au milieu d'une mer de solitude intérieure. Dans son dos, il y a une falaise, des fils de fer barbelés, des hommes qui se noient. »
• « Ils arrivent d'ici, et ce ne sont pas les premiers. Il y a eu nous, les Italiens, les Juifs, ceux de l'ex-Yougoslavie, les Tunisiens... »
• « Qui peut croire qu'on peut empêcher le déplacement des humains ? »
Oui, hein, qui peut croire ça !? Notamment parmi ceux qui s'indignent depuis plus de 70 ans contre la Shoah. Les autres, je les exclus d'emblée, leur cas est désespéré.
C'est ce qui se passe dans les Alpes, pourtant. Pensons aux petits activistes blondinets de Génération Identitaire qui surveillent et bloquent farouchement l'accès à notre douce France.*
Et ça se passe partout en France (Calais, Dunkerque, Nantes...), "grâce" au(x) gouvernement(s) :
• « La formule célèbre de M. Rocard, sur 'la France qui ne peut pas accueillir toute la misère du monde' - formule reprise récemment par M. Macron, pour justifier une politique de grande fermeté à l'égard des migrants économiques - est d'abord un total non-sens, si l'on pense à la proportion de réfugiés que comptent de petits pays comme le Liban ou la Jordanie. C'est surtout un déni d'humanité insupportable. »
(JMG Le Clézio, préface)
••• pour les propos de Michel Rocard, voir le commentaire de Bidule62 ci-dessous •••
Les auteurs, Baudoin & Troubs, sont allés en 2017 du côté de la vallée de la Roya, où habite Cédric Herrou, ce formidable monsieur qui s'est fait arrêter plusieurs fois pour avoir aidé des migrants à passer en France.
Il n'est pas tout seul, dans le coin, à être sympa, dévoué, généreux : on peut aussi voir Jacques (blog Jacques Perreux), un curé, un médecin, René Dahon, les 'Vikings' (qui « donnent et n'attendent rien en retour, ça réconcilie avec l'humanité »), Claudine et son ami agriculteur bio, Irène, Hubert Jourdan. Et tous ces bénévoles de 'Roya citoyenne' ou d'autres associations. Et ça réchauffe le coeur, cette solidarité.
Pourquoi font-ils ça, ces gens ? Est-ce si naturel d'aider son prochain, quand, dans les villes, tout est fait pour dissuader les SDF ('de souche' ou d'ailleurs) de s'installer dehors (mobilier urbain empêchant de s'allonger, espaces verts barricadés, camps fréquemment démantelés...), sans leur proposer de solution digne ?
* * * * * * * * beaucoup d'extraits * * * * * * * *
Les auteurs ont interrogé quelques personnes qui aident :
- Delia : C'est à cause de mes parents, ils m'ont élevée comme ça.
- Nazario : (...) pour aider, pour être avec ceux qui aident, avec l'humanité. Il faut revenir à l'homme et ses libertés primordiales.
- Jacques : Dans le village planétaire, chacun devrait être libre de s'installer où il veut.
- Andrée : J'ai deux raisons pour faire ce que je fais. Depuis toute petite j'ai eu le désir d'aider. Il n'a pas cessé de croître. Et puis j'ai eu une fille handicapée, alors ouvrir les bras est devenu ma vie.
- Claudine : Je me demande pourquoi les autres ne le font pas. Mais peut-être qu'on peut dire que je le fais parce que mon père était juif roumain, qu'il a été caché pendant la guerre, qu'il a perdu ses parents dans un camp. Il n'en parlait pas, je l'ai découvert à l'adolescence. On peut dire que c'est une raison.
- Pascal, photographe : Parce que quand ça a commencé, je vivais à Breil, ma fille avait deux ans. Je veux un monde bien pour elle, qu'elle soit fière de son père.
- François-Xavier, dit 'Tchoi', prêtre : Je suis vivant aujourd'hui. Je croise des vivants, alors je leur souris. Je suis l'aîné de 8 enfants, j'ai toujours l'instinct de protéger les autres. (...) J'estime qu'on a le droit de se révolter quand on pense qu'une loi n'est pas juste.
* * * * * * * * * * * * * * * *
Baudoin & Troubs ont également échangé avec des migrants, essentiellement des hommes jeunes originaires du Cameroun et du Soudan, après avoir instauré avec eux un rapport de confiance (je te dessine, et je t'écoute : donne-moi tes mots, je les partagerai ; c'est important de faire connaître des parcours individuels, ça ré-humanise le drame collectif et impersonnel de l'exil).
Ces hommes sont épuisés moralement et physiquement, le trajet a été long, ils ont subi là-bas ou en route viol, torture, esclavage. Ils ont besoin de répit, de repos, de manger, d'avoir un toit, d'être traités dignement et chaleureusement (on connaît la pyramide des besoins de Maslow), d'apprendre la langue, avant de pouvoir démarrer la nouvelle vie dont ils ont rêvé.
Si on se sent 'envahis' par ces personnes en exil, on peut regarder l'histoire coloniale de pays d'Afrique, d'Asie, d'Amérique ; le bordel que nous, les Européens, y avons mis... Arte diffuse d'ailleurs une série très intéressante en trois parties sur le sujet depuis hier 'Décolonisations' (7, 14 et 21 janvier, ou en replay).
Et on peut aussi penser à la façon dont l'Occident se sert encore, notamment pour SES matières premières...
Sur le sujet des migrations actuelles vers l'Europe, lire aussi lire 'Paris-Venise' (F. Oiseau), 'Douce France' (Karine Tuil), 'Village global' (Geffroy & Lessault), etc.
Je conseille également le film 'Les Invisibles', sur les laissés pour compte, même 'français', ces gens à la rue dont certains populistes prétendent se préoccuper pour légitimer le refus de l'immigration.
Je ne sais pas trop de quoi il parle, Cali(méro) dans cette chanson, mais ça me semble bien coller avec l'admirable esprit de 'nos Justes' du XXIe siècle.
♪♫ https://youtu.be/kkVPFVj-g9U
_____
* https://www.liberation.fr/france/2018/04/22/chasse-aux-migrants-dans-les-alpes-les-xenophobes-au-sommet_1645146
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Fandol
  28 novembre 2018
Baudoin & Troub's, comme ils se présentent en couverture de cette BD hors du commun, reconnaissent qu'ils sont invités partout dans le monde mais que se déplacer comme ils le font est impossible pour un Afghan, un Soudanais ou un Érythréen.
Partant de ce constat, ils sont allés voir sur place, début juillet 2017, près de Nice, dans cette vallée de la Roya, fleuve côtier qui prend sa source en France, passe la frontière et finit son cours en Italie pour se jeter dans la Méditerranée.
Ils rencontrent, se déplacent, découvrent le Pas de la mort grâce à Enzo Barnaba, écrivain et historien qui aide les migrants : « Parce que ça m'énerve qu'on ne puisse rien faire. » Entre Vintimille et Menton, la frontière est là avec son grillage, un trou et la falaise…
À Vintimille, devant la petite gare, la tension est au maximum. Sous la 4 voies, c'est la zone et la Roya est là… Les voilà un peu plus tard avec René Dahon, un des responsables de « Roya citoyenne » qui constate : 180 militaires et gendarmes coûtent 60 000 € par jour et un drône surveille la propriété de Cédric Herrou.
De jeunes Allemands, Hollandais, Suédois, Italiens et Français assurent la cuisine, venant compléter l'action des bénévoles de la vallée : « Ils donnent et n'attendent rien en retour. Cela réconcilie avec l'humanité. » Pour Humains, la Roya est un fleuve, les auteurs rencontrent Claudine dans son gîte, à 1000 m plus Enzo, Andrée et d'autres. Ce sont des Justes.
Les témoignages s'accumulent, ils racontent la Lybie, l'horreur au quotidien. Chamberlain vient du Cameroun où on viole, torture, pratique l'esclavage. Ils font des portraits en échange de réponses : Adam, Abdoul, Manson, Khalil, Abdoul, Albert (Sierra Leone), Adam, Kedir, Sherif Alan, Abdala, Yah Ya (Soudan) et bien d'autres venant aussi du Tchad. Leurs yeux sont émouvants. Il faut les regarder et le dessin leur redonne vie et espoir…
Cédric Herrou explique à tous les démarches à faire et recommande de ne pas mentir à la PADA (Plate-forme d'accueil des demandeurs d'asile). Au col de Fenestre, un panneau rappelle « La memoria delle Alpi », en mémoire de centaines de Juifs qui fuyaient la France, en septembre 1943…
Le 15 août 2017, des demandeurs d'asile ont été ramenés en Italie. Sur ordre de qui ? Gedo Abdalha, poursuivi dans la montagne par la police, a fait une chute et se retrouve à l'hôpital. Malgré toutes ces épreuves, ils disent tous : « Si c'était à refaire, je le referais. »
Jeudi 31 août, le Tribunal Administratif de Nice juge que : « L'administration porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile. »
Hélas, quelques mois plus tard, d'autres drames se produisent au col de l'Échelle et c'est un poème de Lou Nodet (12 ans) qui conclut ce livre aux dessins précis, vagues parfois, évocateurs surtout, des portraits émouvants, des vies saisies au hasard d'une rencontre, des humains qui ne demandaient qu'une chose : qu'on les traite comme des êtres humains !
Heureusement, ces Justes du XXIe siècle sont là, magnifiques de désintéressement. Ils sauvent, aident, secourent, nourrissent et rassurent d'autres Humains.
Un Grand Merci à Simon pour m'avoir fait découvrir cette BD si importante.
Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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jamiK
  11 février 2020
Cette bande dessinée est un témoignage poignant sur l'émigration clandestine. Edmond Baudouin et Troubs mêlent leur traits et leur écriture, bruts, pris sur le vif, pour un reportage fait de portraits, de gens, de lieux, sur la frontière franco-italienne. On va y faire de très belles rencontres, de gens qui aident, de gens qui fuient, d'humanité quoi… le ton est simple, pudique, ce n'est pas spectaculaire, c'est juste la réalité.
Cette bande dessinée révolte, c'est fort, elle ne plaira pas au adeptes du repli sur soi, du racisme, à ceux qui sous des prétextes fallacieux stigmatisent et montrent du doigt, haïssent par principe, par égoïsme et par ignorance.
Cette bande dessinée donne aussi de l'espoir, ces gens, ces “justes”, nous laissent entrevoir que l'humanité, la générosité et l'altruisme on encore de beaux jours devant eux. Je pourrais conclure par cette célèbre phrase de Stéphane Hessel, “Indignez-vous !” Il parlait bien de ça, de notre façon d'être humain, de se comporter vis à vis de l'autre, à l'échelle individuelle et politique, nationale et internationale.
Alors, cette bande dessinée remet les pendules à l'heure, elle m'a donné envie de m'indigner, car comme un des interlocuteur le dit dans ce livre : “Ce n'est pas la misère du monde qu'on accueille, c'est la misère du monde qu'ils ont fui.”
C'est à lire absolument.
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Apikrus
  02 décembre 2019
Comme l'indique le titre, la Roya est un fleuve ; il nait en France et se jette dans la Méditerranée en Italie près de Vintimille (cf. carte page 78). Cette Bande dessinée dresse les portraits, par l'image et par le texte, de réfugiés qui passent ou tentent de la passer d'Italie en France, ainsi que de ceux que les auteurs appellent « les justes », parce qu'ils portent secours à ces immigrants (comme certains portèrent jadis secours à des juifs persécutés). Les actes de ces nouveaux « justes » sont d'autant plus admirables qu'ils sont désintéressés financièrement. Parmi eux figure Cédric Herrou dont la ferme est situé en France près de la frontière Italienne, devenu célèbre parce qu'il fut poursuivi en justice par les autorités françaises pour avoir secouru des personnes en danger. A la question « pourquoi faites-vous cela ? », la plupart apportent une réponse laconique, certains indiquant simplement qu'aider ces personnes leur semble une évidence.
Le texte est remarquable, et met en évidence l'hypocrisie des personnalités politiques au pouvoir, qui vantent le droit d'asile comme une valeur forte de la République mais oeuvrent pour en réduire l'application (ordonnant d'illégales reconduites au-delà de la frontière). Certains d'entre eux, notre Président en tête, se permettent même de donner des leçons à l'Italie voisine !
Je n'ai en revanche pas beaucoup apprécié le graphisme en noir et blanc (contrairement à ce que peut laisser penser le rouge de la couverture).
Je recommande la lecture de cet ouvrage qui donne espoir dans l'humanité.
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LiliLee
  28 mai 2018
J'ai beaucoup aimé cette bd qui explique le parcours difficiles des migrants ayant fui les atrocités de leur pays, et l'aide que leur fournissent des bénévoles qui suivent ce que leur dictent leur coeur et leur conscience. J'ai trouvé cet ouvrage magnifique car il questionne le lecteur sur son propre engagement quant à cette question. Il est beaucoup question de morale intérieure et d'humanité dans cette bd. Pour ma part, j'ai repensé aux Justes de la deuxième guerre mondiale. On s'est tous demandés un jour ou l'autre ce qu'on aurait fait à cette époque. Et on espère se dire qu'on aurait résisté, parce que c'est toujours plus valorisant pour l'ego de le penser. Mais honnêtement, combien d'entre nous tendent réellement la main à ces réfugiés aujourd'hui? N'a t-on pas tendance à détourner les yeux, en s'agrippant fermement à notre confort et notre chance de vivre dans un pays en paix? C'est de cela que parle cette bd. Elle engage la réflexion et quelle que soit la réponse qu'on y donne, elle vient titiller nos consciences. C'est donc très réussi. A noter aussi les superbes planches avec tous ces magnifiques portraits. Je la recommande vivement.
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critiques presse (2)
BoDoi   19 juillet 2018
Les deux auteurs alternent la prise de parole, et la prise de pinceaux, pour créer une jolie osmose, malgré la différence de leur style, avec pour objectif de ne jamais se décentrer de leur sujet : l’homme dans ce qu’il a de plus noble.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   07 mai 2018
Humains, la Roya est un fleuve fait partie de ces livres dont l’esthétique n’est pas écrasée par son sujet. Au contraire, l’art vient ici donner encore plus de force aux témoignage.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   02 décembre 2019
René [Dahon] est un ami de longue date, un des responsables de 'Roya Citoyenne' inculpé pour aide aux migrants :
- Il y a 180 militaires et gendarmes qui sont arrivés par ici et qui restent dans les hôtels pendant environ trois semaines. Du pain bénit pour les hôteliers. Ça coûte 60 000 euros par jour, ce dispositif. Ils testent des dispositifs et entourent la propriété de Cédric Herrou.
Un drone survole à 3 000 mètres d'altitude.
(p. 33)
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ZilizZiliz   08 janvier 2020
Il y a de tout dans la police, comme partout. L'un s'est fait attraper, il passait des migrants. Il prenait 200 euros par personne. L'autre, à qui j'avais dit que j'avais honte pour la France, m'a répondu : 'Monsieur, hier, j'ai donné mes chaussures à un réfugié.'
(p. 32)
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okkaokka   21 juin 2019
p.40.
" Tchoi "
François-Xavier (prêtre)
" Je suis vivant aujourd'hui. Je croise des vivants, alors je leur souris. Je suis l’aîné de huit enfants, j'ai toujours l'instinct de protéger les autres. La pauvreté et la fragilité n'empêchent pas d'être fort.
J'ai passé cinq années merveilleuses au Burkina Faso, dans les années 60/70. les Africains m'ont beaucoup appris à être un homme. Leur organisation sociale était plus forte que la démocratie qu'on essayait de leur imposer par la force. Ensuite j'ai été prêtre ouvrier et j'ai beaucoup appris des ouvriers et des immigrés musulmans de cette époque.
Il y a des chrétiens qui vont à la messe du dimanche, et qui se sont chargés de me dénoncer. Quelle est la foi de ces gens-là ? Et je ne vous parle pas des lettres anonymes que je reçois.
J'estime qu'on a le droit de se révolter quand on pense qu'une loi n'est pas juste."
+ Lire la suite
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okkaokka   21 juin 2019
p.37.
Ludovic me raconte : " En Lybie, même les enfants ont des armes et vous tirent dessus dans la rue. N'importe qui vous enlève, vous met dans un coffre de voiture et ensuite dans une pièce noire et fermée. Tu ne sais pas où tu es, ni comment t'en sortir. La plupart des Lybiens ont des prisons privées chez eux."
" Pendant plus de 6 mois, j'ai travaillé sur un chantier. On construisait un immeuble. On était affamés, épuisés. On coulait du béton sans outils, avec les mains. Mais un jour, j'ai réussi à m'enfuir. Il y a des frères qui dijonctent, des forces de la nature qui s'écroulent d'un seul coup. Nous vivions avec des cadavres tous les jours. L'extraordinaire faisait partie de notre quotidien."
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NievaNieva   19 novembre 2018
Très vite on prend nos "fonctions" avec les portraits échangés contre des réponses.
Des réponses à des questions comme : "Parlez-nous de votre voyage... Quels sont vos rêves ?" Les candidats voulant un portrait sont nombreux, ils attendent dans un grand calme.

Il réfléchissent mais il y a tellement de souvenirs qui leur reviennent qu'ils restent muets.

Ils préféreraient prendre le temps d'expliquer leurs histoires, parce que parler d'une seule chose, c'est comme nier toutes les autres.

Et ils veulent absolument se souvenir de tous et de toutes.
Ne surtout rien oublier.
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Vidéo de Jean-Marc Troubet
Des forêts françaises à la ville de Beyrouth, Troubs signe une ode à la nature, à la simplicité, à la terre et au ciel. En nous racontant son lien avec les oiseaux, il nous livre aussi ses réflexions sur ce que l’homme, dans sa quête de modernité et de vitesse, à tout simplement oublié. Un grand moment de poésie et l’un des plus beaux albums du début d’année 2021.
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